LE ROMARIN SELON LA TRADITION CHINOISE

 

 

Nature : tiède, aromatique

Saveur : Amer, piquant

Tropisme : Rate, Estomac, Reins, Foie 

romarin


Propriétés énergétiques

  • Fortifie l’Estomac, facilite la digestion
  • Elimine l’Humidité froide
  • Asséchant
  • Apaise le mental
  • Active la circulation du Qi et du sang

 

Dans la section suivante, nous reprendrons les indications données par les hygiénistes occidentaux et nous essaierons de démonter le mécanisme de chaque pathologie selon la médecine chinoise afin d’expliquer pourquoi le romarin est tout indiqué pour chacune d’entre elles (en précisant les limites d’application).

 

Rosmarinus_officinalisIndications

Asthénie (faiblesse générale) :

Le romarin est un tonifiant des Reins (sa nature est réchauffant et il possède un tropisme vers les Reins). En réchauffant, en asséchant, il libérant de l’HUMIDITE FROID, il permet au Yang des Reins de mieux circuler (attention le romarin ne tonifie pas directement le Yang des Reins !) .

N.B : Le romarin est considéré comme un stimulant des cortico-surrénales.

 

Indigestion, flatulence, digestion difficiles, 
douleurs gastriques :

Le romarin stimule, réchauffe La Rate et L’Estomac. Il aide donc le Feu digestif et assèche l’Humidité (le froid et l’Humidité étouffent le le feu digestif et ralantit le transit intestinal). Attention, le romarin est donc contre indiqué en cas de vide de Yin de l’Estomac. D’autre part il aide la vésicule biliaire dans ses fonctions, toujours en dégageant l’Humidité digestive.

N.B : Le romarin est considéré comme stomachique, carminatif…. 
Il est aussi considéré comme cholagogue et cholérétique…

 

Troubles des règles, dysménorrhées et leucorrhées :

Le romarin sera utile surtout en cas d’Humidité Froide qui entrave la libre circulation du qi et du sang et qui stagne dans le Foyer inférieur causant : règles rares, leucorrhée blanchâtres…

N.B : Le romarin est considéré comme emménagogue.

Céphalées, migraines :

Le romarin sera utile lors de céphalées de type  » migraines digestives  » par faiblesse du feu digestif (Le Yang de la Rate). Avec sensation de tête lourde, nausées, comme embrumée ou enserrée, également accompagnée de selles molles. Le romarin est également très Intéressant aussi en cas d’Humidité externe.

N.B : Le romarin est considéré comme céphalique.. 
Il favorise la circulation cérébrale.

Rhumatismes :

Le romarin est efficace contre le VENT HUMIDITE et contre le Froid qui entrave la libre circulation du Qi et du Sang dans les Jing Luo (luttant ainsi contre les douleurs). Il est donc indiqué dans les rhumatismes aggravés par le Froid et l’Humidité et/ou ceux avec douleurs (stase de sang)

N.B : Le romarin est considéré comme un antirhumatismal.

Hypotension artérielle :

En luttant contre l’Humidité, en soutenant la Rate, Les Reins, le Foie, il aide le Yang pur à monter…

NB : Le romarin est aussi considéré comme hypertenseur et tonique cardiaque.

Glaires froides, toux grasse :

Un  » Froid – Humidité ‘ bloquant la Rate dans ses fonctions empêche à celle-ci de  » nourrir  » correctement le Poumon. Des glaires froides peuvent alors apparaître au niveau du Poumon, entraînant expectorations claires, blanches et/ou toux grasse. Le romarin peut donc aider également à lutter contre l’humidité ou les glaires froid du Poumon.

NB : Le romarin est considéré comme un antiseptique pulmonaire, béchique

Fermentations intestinales, diarrhées, gaz :

L’Humidité digestive, bloquée dans le réchauffeur inférieur (intestins), sera fort utile par son coté asséchant, d’autant plus s’il y a des selles molles, claires, lientériques, voire diarrhées claires ou malodorantes (dans la cas ou l’Humidité Froid se transforme en Humidité chaleur) …

NB : Le romarin est considéré comme un antidiarrhéique, antifermentescible, carminatif

Excès de poids, rétention, d’eau :

Dans ce cas, le romarin peut être utile surtout si associé à d’autres plantes  » diurétiques « , sudorifiques comme : thym, gingembre frais, fenouil, cumin etc.. Il favorise l’élimination de l’Humidité, et fait transpirer.

NB : Le romarin est considéré comme un diurétique.

Impuissance :

L’humidité en excès peut empêcher l’énergie des Reins de se déployer. C’est ici une impuissance par obstruction plus que par vide de Reins

Hypercholestérolémie :

L’humidité froide peut être générée ou aggravée par une alimentation inadéquate selon les principes de la médecine chinoise à savoir des excès de : boissons froides et sucrées, glaces, produits laitiers, excès de céréales comme le blé, tout cela favorise l’excès de cholestérol et vient obstrue les artères et la libre circulation du qi et du sang. C’est une forme de cholestérol que l’on peut observer notamment chez les végétariens qui consomment trop des produits cités.

Affections du foie : 
hépatisme, ictère, lithiase biliaire, cholécystite

L’Humidité et le Froid viennent entraver les fonctions digestives et s’accumuler aussi au niveau de foie. L’accumulation se transformant par stagnation en chaleur, peuvent alors apparaître les phénomènes de congestion et d’inflammation au niveau du foie et de la vésicule biliaire .

NB : Le romarin décongestionne les voies hépatiques.
Il est particulièrement indiqué dans l’hépatisme, l’insuffisance biliaire, les dyskinésies biliaires, les digestions lentes …
 

Contre Indications

  • Insuffisance de liquides
  • Vide Yin
  • Signes de sécheresse
  • grossesse

 Romarin_jt

 

Utilisation

En cuisine

C’est une plante aromatique très prisée dans la cuisine italienne. Elle est souvent associée avec le thym et le laurier. On en place une brindille dans les ragoûts, les rôtis de porc, d’agneau, les poissons gras, les barbecues… Il est remarquable dans les plats mijotés avec du vin, de l’huile d’olive et de l’ail. On ajoute aussi du romarin aux sauces tomates, aux légumes farcis, aux pizzas…. 

Utilisation thérapeutique :

  • En infusion une cuillère à café pour une tasse d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes, une tasse après chaque repas.
  • Dans un litre de vin rouge faire macérer 200 g de feuilles fraîches ou 60 g de feuilles séchées pendant 15 jours en agitant, filtrer et sucrer, un petit verre avant les repas.
  • Une poignée pour un litre d’eau faire bouillir 10 minutes en compresses chaudes sur les rhumatismes.

Remarques :

attention, l’huile essentielle de romarin est encore plus asséchant que la plante à l’état naturel. Il est important de faire un bon bilan énergétique avant d’utiliser le romarin.

Le romarin était recommandé dans les temps médiévaux pour traiter la mélancolie et surtout la dépression.

 

SELON LA VISION OCCIDENTALE

Résumé des propriétés (selon le docteur Jean Valnet)

  • Stimulant général
  • Stomachique
  • Antiseptique
  • Carminatif
  • Antispasmodique
  • Antirhumatismal
  • Antinévralgique
  • Détoxiquant
  • Diurétique
  • tonique cardiaque
  • draineur spécifique hépatique et biliaire
  • Augmente la sécrétion de bile et facilite son écoulement


Portrait de CHENG MAN CHING

 

 CHENG

Le Tai Chi Chuan (Taiji Quan), profondément enraciné dans la tradition Taoïste, est un art martial chinois interne, voie de la

CHENG1

 douceur, orienté vers une intime compréhension des lois de la nature régissant l’univers, le vivant et l’être humain. Il se

 pratique en état de relaxation avec des mouvements continus, ronds, lents, sans tension ni raideur. Corps, conscience et 

esprit s’unissant au rythme d’un souffle apaisé et calme permettant au Chi (Qi), l’énergie interne, d’imprégner le corps en douceur et de conférer vitalité, bien-être et tranquillité.

 

 

 

Le Style Cheng Man Ching

 

Cheng Man Ching (Zheng Man Qing) de son vivant n’a jamais prétendu avoir fondé son style. Il insistait toujours qu’il enseignait la forme longue de l’école de la famille Yang en 37 pas, respectueux de la filiation d’avec son maître, le grand et fameux maître Yang Cheng Fu. C’est après sa mort que certains de ses élèves et disciples commencèrent à parler d’un style Cheng Man Ching.

  CHENG2

Si maître Cheng refusait d’adhérer à cette idée, on ne peut nier, toutefois, certaines évidences extérieures lorsque l’on observe les caractéristiques de sa forme :

  • le pas est d’ampleur moyenne (de la largeur des épaules).
  • la stature du dos est verticale.
  • les poignets, à part le crochet du simple fouet (Tan Pian), ne sont pas pliés formant ainsi une ligne continue des avant-bras jusqu’à la pointe des doigts.
  • Neijing Tu, carte du chemin de l’élixir
Image de prévisualisation YouTube

Ceci dit, la caractéristique majeure réside dans la douceur singulière, source de transformation intérieure, issue du fruit de ses recherches en Nei Jing (Alchimie Interne Taoïste) que maître Cheng a su infuser dans son Taichi. N’oublions pas qu’il était un érudit, lettré, médecin traditionnel et qu’il fut initié à la méditation taoïste depuis son plus jeune âge.

Tout cela, il a l’a ainsi rendu disponible en synthétisant la forme en 37 pas et en y déposant la somme de ses réalisations permettant à ses héritiers que nous sommes de restaurer notre santé et de parfaire les plus hauts niveaux d’accomplissements intérieurs et martiaux. “Dans la pratique de la forme, cherchez ce qui est invisible !” disait-il.



DA ZAO (datte chinoise)

Ziziphus jujuba

Da Zao est la datte chinoise, qui peut être mangé tel quel mais qui est souvent utilsé séché dans les prescriptions.Doux, neutre, de saveur délicieuse, elle a avec une affinité sur le foyer médian, qu’elle tonifie
de façon douce. C’est également un « harmonisant » car, ajoutée aux presciptions de plusieurs « herbes », elle semble apporter une certaine harmonie.

Partie utilisée : le fruit

CATEGORIE : TONIQUE DU QI

 Le jujube (nom masculin), ou datte chinoise (étymologie: du grec ancien :  zizuphon) appelé en mandarin  (pinyinzǎo), en berbère ziεrur, et anèbe ou zefzouf en arabe, est un petit fruit produit par le jujubier commun (Ziziphus jujuba, ou Ziziphus zizyphus), arbre de la famille des Rhamnacées. Il est probablement originaire de Chine, où il est cultivé depuis plus de 4 000 ans.

 L’arbre, utilisé comme ornement, peut atteindre une hauteur de 5 à 12 mètres, avec des feuilles vert brillant, et parfois des épines. Cet arbre tropical a l’avantage de supporter des températures hivernales jusqu’à – 15 degrés Celsius.

On trouve cet arbrisseau dans le Midi de la France, dans le Nord de l’Algérie (principalement dans la région d’Annaba, surnommée en arabe Medinat el Unnab soit la ville des jujubes, où l’on fabrique du miel de jujubes), en Tunisie, au Maroc et au Tchad.

Le fruit jeune, à noyau dur comme celui d’une olive, est vert et a le goût et la consistance de la pomme. À maturation, la couleur s’assombrit et devient violet-noir, puis le fruit se flétrit pour atteindre la consistance et le goût d’une datte, d’où son surnom de datte chinoise

Le jujube est employé en décoction comme adoucissant. À la Réunion, le fruit sert à la préparation du rhum arrangé. Il fait partie, avec la datte, le raisin sec et la figue sèche, des quatre fruits pectoraux.

 DATTES CHINOISES

 

Originaire de la Chine du Nord, le jujubier est passé en Asie du sud-est, en Inde et en Perse 3000 ans avant notre ère. Puis plus tard au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et enfin dans les pays méditerranéens de l’Europe. Des fouilles archéologiques menées dans le désert égyptien, non loin de la mer Rouge, ont mis à jour dans le village où vivaient les ouvriers des carrières du Mons Claudianus, des restes de jujube. Les Égyptiens aimaient beaucoup les jujubes, les dattes, les noix du palmier dum au goût de gingembre, ainsi que les « dattes du désert » (les drupes de la balanite). Ils plaçaient ces fruits entre deux disques de pâte à pain avant de les faire cuire.

Le jujubier est arrivé en Europe sous le règne d’Auguste où il était apprécié autant pour ses qualités médicinales que gustatives.

Il n’a été introduit en Amérique qu’au 19e siècle au Venezuela et en Floride.

Homère raconte dans l’Odyssée que les compagnons d’Ulysse furent accueillis sur l’île des Lotophages par les indigènes qui leur offrirent des petites baies rouges : « Aucun de ceux qui eurent mangé du fruit mielleux du lotos ne voulut y renoncer, ni retourner dans son pays. » Frappès d’amnésie, ils oublièrent si bien et leur pays natal qu’il fallut les garrotter pour les réembarquer de force.

D’après la mythologie grecque, la nymphe Lotis se transforma en jujubier, arbuste on ne peut plus épineux et on ne peut plus défensif, pour échapper aux assauts de Priape.

Selon certains, les épines de la couronne du Christ étaient sans doute celles du «  jujubier épine du Christ  »,Zizyphus spina christi, assez courant en Israël.

Jusqu’à la Renaissance, le jujube joua un rôle important dans la pharmacopée surtout pour ses vertus pectorales, et contre les affections de la vessie et des reins. Il entrait dans la composition de «  l’eau céleste  »que l’on parait de toutes les vertus. Elle éloignait les animaux venimeux, protégeait de la peste et de la lèpre. 

Parmi les nombreux plats qui figurent sur les tables pour les fêtes de Nouvel An chinois, il y a des vermicelles transparents, les fen si, à base de haricots mungo, avec au centre un jujube. Le jujube rouge représente l’insigne des dignitaires mandarins qui portaient un bouton rouge sur leur bonnet. Ce plat annonce la réussite et la bonne fortune qui arrivent.

Pour ces fêtes du Nouvel An chinois, on sert aussi des jiaozi, des raviolis farcis, salés ou sucrés en forme de demi-lune et légèrement bombés. Celui qui prend par hasard dans tout un assortiment, un ravioli au sucre aura une existence douce dans l’année. Si le ravioli est farci d’un mélange de jujubes et de marrons, il verra ses souhaits vite réalisés. En effet, il y a homophonie entre «  jujube  », «  marron  » et «  vite réalisé  »,zaolizi. Le lendemain des mariages, la mariée fait la cérémonie du thé pour sa belle famille. Après s’être inclinée devant ses beaux-parents et tous les membres importants de l’assistance, elle offre un thé sucré aux jujubes et aux marrons. En effet, un proverbe dit: «  Manger des jujubes permet d’avoir un garçon, manger des marrons, une fille.  » Et la jeune femme montre ainsi qu’elle entend donner naissance à un fils ou une fille, le plus rapidement possible.

Coucher un nouveau-né dans un berceau en jujubier prédispose celui-ci aux dignités précoces.

Alors qu’au quotidien, les Chinois boivent le thé nature et ne le sucrent pas, lors du réveillon du Nouvel An, on sert du thé aux jujubes et aux graines de lotus qui représentent la douceur d’une vie heureuse. On l’accompagne traditionnellement de nian gao aux cent fruits, une gourmandise faite de farine de riz glutineux et de farine de riz, parfumée à l’alcool de cannelier et enrichie de fruits secs, jujubes, dattes, litchis séchés… Et on se souhaite mutuellement une vie de plus en plus «  élevée  » en tous domaines, en faisant un jeu de mots, entre gao  » gâteau  » et gao qui signifie «  élevé  ». 



SAVOIR Se réinventer

 

A tous les âges de la vie, une transformation est là, mais elle se fait plus vive à certains moments. Je vis depuis trois ans l’un de ces moments. Plusieurs causes à cela. Altermondialiste depuis toujours, je ressens intensément la « métamorphose » de l’humanité qui pointe, la bascule nécessaire vers une autre vie sur notre planète sous peine de nous détruire collectivement. J’ai eu la chance d’être en lien avec des forces positives qui s’incarnent dans le nouveau « monde déjà là » : une autre manière de cultiver et de se nourrir avec l’agro-écologie, les nouvelles monnaies pour retrouver une qualité d’échange entre humains, la révolution numérique, l’espoir d’une connaissance et d’une décision/action partagée, fluide et décentralisée, les espoirs suscités par les mouvements populaires à l’échelle de plusieurs pays en Amérique Latine… Une mise en réseau de toutes ces belles énergies avance, lentement, mais sûrement. Et j’y mets mon grain de sel.

4

Mais œuvrer dans ces collectifs me renvoie à moi-même. Je sais que je n’y serai utile, mais aussi nourri, que si je m’engage également dans une métamorphose plus personnelle. Retrouver une attention à mon corps, à mon alimentation et à mes émotions ; je suis trop dans le mental, et depuis trop d’années ! Trouver aussi une juste attention à mon environnement physique. Retrouver un chemin spirituel, bien au-delà des traces de la religion de mes origines. Normal, dirait-on, à mon âge (72 ans), de me « replier » sur des bases plus calmes. Telle n’est pas ma démarche. Urbain de région parisienne depuis toujours, j’ai pris conscience que je devais changer mon mode de vie, et que la meilleure façon de le faire était d’inventer un collectif loin de Paris. Je prépare depuis une année avec quatre autres personnes plus jeunes un projet de vie en habitat partagé, en périphérie d’une petite ville de province. Nous travaillons très activement les prises de décisions en tenant compte du point de vue de chacun et des émotions qu’elles peuvent susciter. C’est un collectif ouvert à la « rumeur du Monde ».

Dans ce chemin plein de découvertes et d’invention, la pratique d’un art corporel permet d’accéder à la dimension du ressenti intérieur, à mon écologie corporelle, si longtemps négligée. Mon intérêt pour l’alimentation suit naturellement cette voie.

Le récit Extrait de la revue : Génération Tao n°63



Massage ou pratique spirituelle

 

Traditionnellement, le massage thaï n’a jamais été considéré comme une pratique spirituelle étroitement liée à l’enseignement bouddhiste. Le temple était le lieu où étaient dispensés et enseignés les massages ; encore actuellement, une des plus grandes écoles est le Wat Pho (wat = temple) à Bangkok (les salons de massage sont récents). Le nuad-bo-rarn («ancien massage» en thaïlandais) puise ses sources dans les traditions chinoises et indiennes. Si cette pratique est ancestrale en Thaïlande, elle reste inédite en France. A ne pas confondre avec le fameux body-body des quartiers chauds de Bangkok, sa technique repose sur une succession de pressions sur des points d’énergie (la digitopuncture), associés à des mobilisations articulaires et des étirements (stretching). Le nuad-bo-rarn fait partie du véritable art de vivre des Thaïs. En Thaïlande, il est pratiqué dans les centres médicaux, mais aussi au temple et dans le cadre familial. Se faire masser fait partie, depuis des siècles, du quotidien, favorisant ainsi une bonne circulation des énergies. Si les Thaïs désirent rendre leur corps sains et vigoureux, sensible et calme, c’est afin d’avoir un mental harmonieux, détendu et silencieux, de façon à libérer l’esprit. Recevoir le nuad-bo-rarn, c’est envisager le massage, non plus comme une pratique exceptionnelle mais comme un nouvel art de vivre contemporain, accessible à tous.

http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-image-feet-massage-image5761816

Comment se déroule une séance de massage ?


Un bon masseur commence par se recueillir afin d’être totalement concentré sur la personne ; l’acte de masser est une méditation ; le masseur œuvre avec une conscience, une attention et une concentration totales. Ceci n’est pas toujours facile ; mais tout un monde sépare un massage dispensé dans cet état d’esprit méditatif d’un «travail». Dans l’attitude méditative, le donneur développe sa sensibilité et sa disponibilité au receveur, en état de «bonté aimante», et il propose au receveur le meilleur pour ce dernier. Le receveur du nuad-bo-rarn est habillé de confortables vêtements de coton. Habitude asiatique, de peuples respectueux et pudiques ; respect du donneur pour le receveur, respect de l’autre, de sa peau, le vêtement protège physiquement le receveur (la séance est longue, le corps peut se …

Les femmes et les hommes ont un capital comportemental double, composé du principe masculin et du principe féminin. Carl Gustave Jung a défini à ce propos les notions de Logo et Eros qui correspondent aux principes masculin et féminin conscients et à Anima et Animus qui en sont les versants inconscients.

Les forces conscientes


 Le principe masculin est « logos ». Le logos est une aptitude à penser et à ordonnancer ; cela consiste à discriminer avec détachement les différents éléments d’une situation puis à les structurer pour en faire un assemblage rationnel. Le logos est organisateur du monde.

 Le principe féminin est « éros ». L’éros est une aptitude relationnelle ; cela consiste à faire naturellement des liens avec les éléments en présence, les entrelacer. Les situations sont prises dans leur globalité. Le propos est davantage de « faire avec » que de transformer.
L’observation nous montre cependant la plupart des hommes « frontalement » logos et la plupart des femmes « frontalement » éros ; cela ne veut pas dire que c’est exclusif. La pression sociale est forte et les hommes sont plus poussés vers le logos et les femmes vers l’éros.

Les forces inconscientes
Dans la perspective jungienne l’inconscient possède deux types de contenants :
 L’inconscient personnel qui se remplit avec les événements vécus par le sujet. Ce sont en général des émotions et des souvenirs trop forts que l’on ne peut pas garder au niveau de la conscience. Ils sont ainsi oubliés, déniés, refoulés.  L’inconscient collectif, qui ne correspond pas à un inconscient de groupe, mais à un réservoir personnel empreint, bien au-delà du sujet lui-même, des traces de l’histoire de l’humanité. Ces traces sont des énergies en potentiel qui peuvent se manifester à l’insu de la personne. Jung les a appelées « archétypes ».

Anima et Animus
La vie est faite de dualités. Les forces en présence se complètent ou s’opposent. Les éléments du conscient et de l’inconscient vont être soumis à ce mouvement de balancier. A un contenu conscient va correspondre un contenu inconscient en miroir. La psyché consciente masculine étant chargée de logos va avoir dans l’inconscient des forces à connotation d’éros. Ces forces vont s’exprimer en utilisant l’affect.

Extrait de la revue GénérationTao.com



DANG SHEN : tonique du QI

 

Dang Shen est une racine dont les effets sont voisins du fameux Ginseng (Ren Shen). C’est donc une plante tonique (en particulier du foyer médian et du Foyer Supérieur). Toutefois il est moins puissant mais aussi beaucoup moins cher. Ce qui est explique qu’il est fréquemment employé, avec un dosage plus élevé.

Parties utilisées : racines

DangShen

CATEGORIE : TONIQUE DU QI

 Dang Shen est appelé le ginseng du pauvre car il a des propriétés et des fonctions similaires au Panax Ginseng mais moins puissantes, et parce qu’il est nettement moins cher.

Le ginseng a un champ d’action plus large et doit être utilisé lorsque le trouble est sévère ou demande un soulagement immédiat. Un effondrement de Yang pourra être traité avec Panax Ginseng, pas avec Dang Shen.
La racine de Codonopsis tonifie le Qi et augmente indirectement le sang et les liquides, mais, au contraire du ginseng, il ne tonifie pas le Yuan Qi (Qi originel), ne génère pas les liquides directement, et ne calme pas le Shen (Esprit). Ses effets sont limités à la rate et au poumon, et est moins puissant que Panax Ginseng. Dang Shen est cependant suffisant dans la plupart des cas, et est donc un bon substitut du ginseng lorsque les syndromes ne sont pas sévères.

 

 Lorsque Dang Shen est préparé (Páo Zhì), on trouve deux principales méthodes de préparation:

  • Chao Dang Shen est de nature tiède et est meilleur pour tonifier la rate et l’estomac. Sauté avec du son de blé est plus tonifiant, avec du riz blanc renforce la rate, harmonise l’estomac, réduit les stagnations d’aliments et le potentiel effet d’anéantissement de la digestion que pourrait avoir la tonification. Avec de la terre jaune, cela augmente le Qi de la rate, arrête la diarrhée et réduit les nausées, et avec Halloysitum Rubrum  cela améliore la capacité d’arrêter la diarrhée et est approprié lors de vide de rate sévère avec diarrhée continuelle.
  • Zhi Dang Shen est préparé avec du miel et permet de non seulement tonifier le Qi du foyer médian (estomac et rate) mais aussi d’humidifier le Yin de la rate. Dang Shen préparé de cette manière est donc approprié pour traiter le vide de Qi de la rate, le vide de Yin ou le vide de Qi et de sang.

 

La racine de codonopsis a un goût doux et agréablement sucré, elle a des effets proches du ginseng traditionnel, elle est moins puissante mais elle est surtout beaucoup moins chère, ce qui fait qu’elle peut s’acquérir en plus grande quantité. La racine de codonopsis joue un rôle majeur comme tonique énergétique, elle fortifie notre organisme, l’aide à mieux gérer le stress en réduisant efficacement le taux d’adrénaline. Elle est donc très appréciée dans les périodes de fatigue chronique.

Pour tout savoir sur les propriétés du ginseng, cliquez sur le lien.



Derniers commentaires

Articles récents

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes