Archive pour 9 septembre, 2012

ANDRE Christophe

ANDRE Christophe dans RESSOURCES et Savoirs en TAO Christophe_Andre-b3469Christophe André est un médecin psychiatre et psychothérapeute français.

Biographie

Né à Montpellier en 1956, il passe sa thèse de médecine à Toulouse en 1980, puis son mémoire de psychiatrie en 1982, et exerce depuis 1992 à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, au sein du Service hospitalo-universitaire de Santé mentale et de Thérapeutique. Il est spécialisé dans la prise en charge des troubles anxieux et dépressifs, et tout particulièrement dans le domaine de la prévention des rechutes.

Christophe André est l’un des chefs de file des Thérapies comportementales et cognitives en France, et a été l’un des premiers à y introduire l’usage de la méditation en psychothérapie.

Chargé d’enseignement à l’Université Paris X, il est auteur de nombreux livres de psychologie à destination du grand public.

220px-Universit%C3%A9_de_la_Terre-2011 dans RESSOURCES et Savoirs en TAOPrincipales publications à destination du grand public

  • La Peur des autres. Trac, timidité et phobie socialeOdile Jacob, 1995 et 2000 (2e édition revue et corrigée, avec Patrick Légeron)
  • Comment gérer les personnalités difficiles, Odile Jacob, 1996 (avec François Lelord)
  • L’Estime de soi, Odile Jacob, 1999 et 2007 (2e édition, avec François Lelord)
  • La Force des émotions, Odile Jacob, 2001 (avec François Lelord)
  • Petites angoisses et grosses phobies, Seuil, 2002 (avec le dessinateur Muzo)
  • Vivre heureux. Psychologie du bonheur, Odile Jacob, 2003
  • Petits complexes et grosses déprimes, Seuil, 2004 (avec le dessinateur Muzo)
  • Psychologie de la peur. Craintes, angoisses et phobies, Odile Jacob, 2004
  • Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi, Odile Jacob, 2006
  • De l’art du bonheur, L’Iconoclaste, 2006
  • Petits pénibles et gros casse-pieds, Seuil, 2007 (avec le dessinateur Muzo)
  • Guide pratique de psychologie quotidienne, Odile Jacob, 2008 (ouvrage collectif)
  • Les États d’âme. Un apprentissage de la sérénité, Odile Jacob, 2009
  • Méditer, jour après jour, l’iconoclaste, 2011

d’AQUIN Thomas

 

 

d'AQUIN Thomas dans RESSOURCES et Savoirs en TAO St-thomas-aquinas-150x150Thomas d’Aquin (né en 1224/1225 au château de Roccasecca près d’Aquino en Italie du Sud, mort le 7 mars 1274 à l’abbaye de Fossanova près de Priverno dans le Latium), est un religieux de l’ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique. Considéré comme l’un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il a été canonisé en 1323, puis proclamé docteur de l’Église par Pie V, en 1567 et patron des universités, écoles et académies catholiques, par Léon XIII en 1880. Il est également un des patrons des libraires. Il est aussi qualifié du titre de « Docteur angélique ». Son corps est conservé sous le maître-autel de l’église de l’ancien couvent des dominicains de Toulouse.

De son nom dérivent les termes :

  • « thomisme » / « thomiste » : concerne l’école ou le courant philosophico-théologique qui se réclame de Thomas d’Aquin et en développe les principes au-delà de la lettre de son expression historique initiale ;
  • « néo-thomisme » : courant de pensée philosophico-théologique de type thomiste, développé à partir xixe siècle) pour répondre aux objections posées au christianisme catholique par la modernité ;
  • « thomasien » : ce qui relève de la pensée de Thomas d’Aquin lui-même, indépendamment des développements historiques induits par sa réception.

En 1879, le pape Léon XIII, dans son l’encyclique Æterni Patris, a déclaré que les écrits de Thomas d’Aquin exprimaient adéquatement la doctrine de l’Église. Le concile Vatican II (décret Optatam Totius sur la formation des prêtres, no 16) propose l’interprétation authentique de l’enseignement des papes sur le thomisme en demandant que la formation théologique des prêtres se fasse « avec Thomas d’Aquin pour maître ».

Dans la continuité du propos de l’Église catholique, Thomas d’Aquin a proposé, au xiiie siècle, une œuvre théologique qui repose, par certains aspects, sur un essai de synthèse de la raison et de la foi, notamment lorsqu’il tente de concilier la pensée chrétienne et la philosophie d’Aristote, redécouvert par les scolastiques à la suite des traductions latines du XIIe siècle. Il distingue les vérités accessibles à la seule raison, de celles de la foi, définies comme une adhésion inconditionnelle à la Parole de Dieu. Il qualifie la philosophie de servante de la théologie (philosophia ancilla theologiae) afin d’exprimer comment les deux disciplines collaborent de manière ‘subalternée’ à la recherche de la connaissance de la vérité, chemin vers la béatitude.

Thomas a trente-quatre ans lorsqu’il part pour l’Italie où il enseigne la théologie jusqu’en 1268, tout en jouissant déjà d’une grande réputation.

Il est d’abord assigné à Orvieto, comme lecteur conventuel, c’est-à-dire responsable de la formation permanente de la communauté. Il trouve toutefois le loisir d’achever la rédaction de la Somme contre les Gentils (commencée en 1258) et de l’Expositio super Iob ad litteram (1263-1265). Il rédige notamment l’explication continue des évangiles, appelée par la suite la Chaîne d’or (Catena aurea), un florilège de citations patristiques organisées de manière à constituer un commentaire continu des Évangiles, verset par verset. Cet ouvrage d’importance considérable du point de vue de l’histoire de la réception des auteurs chrétiens grecs, est rédigé de 1263 à 1264 à la demande du pape Urbain IV auquel Thomas dédie la chaîne sur Matthieu.

220px-Saint_Thomas_Aquinas dans RESSOURCES et Savoirs en TAOThomas est envoyé à Rome entre 1265 et 1268 comme maître régent. Durant ce séjour, affecté à la formation intellectuelle des jeunes dominicains, Thomas rédige également De potentia Dei (1265-1266), la première partie du Compendium de théologie et commence en 1266 la rédaction de laSomme théologique. Il entame ses commentaires sur Aristote par le Commentaire « De l’âme » (1267-1268), en adoptant la méthode d’explication mot à mot propre aux sentencia en vigueur dans les écoles. C’est également en Italie qu’il compose l’Office du Saint-Sacrement au moment de l’instauration de la Fête du Corpus Christi. Il rédige aussi plusieurs opuscules, en réponses aux questions de personnes particulières ou de supérieurs, portant sur des questions diverses : économiques, canoniques ou morales.

Durant cette période, il eut l’occasion de côtoyer la cour pontificale (qui ne résidait pas à Rome). Assigné à des couvents dans lesquels il remplissait une tâche particulière, rien ne dit qu’il suivit le pape dans ses déplacements continuels. La curie n’avait pas alors de siège fixe.

C’est probablement durant cette période qu’il eut l’occasion de prêcher les sermons sur le Credo, le Pater et l’Ave Maria, puisque ceux-ci furent prêchés durant le carême dans la région de Naples et que Thomas n’était plus en mesure de le faire en 1273.

Dieu est l’objet de tout le travail de Thomas d’Aquin. Selon Thomas, la philosophie étudie d’abord les êtres créés, pour s’élever ensuite à la connaissance de Dieu ; dans l’ordre de la théologie, au contraire, on commence par l’étude de Dieu, et c’est précisément cet ordre qui est suivi dans les Sommes. L’ordre de la théologie est ainsi spécifié dans la Somme de théologie : « l’objet principal de la doctrine sacrée est de transmettre la connaissance de Dieu, non pas seulement selon ce qu’il est en lui-même, mais aussi selon qu’il est le principe et la fin des choses, spécialement de la créature raisonnable ».

Philosophie et théologie diffèrent donc par l’objet premier de la connaissance humaine, et elles diffèreront aussi en conséquence par leur méthode : il y a un statut épistémologique propre à chacun de ces deux discours, ce qui pose la question de savoir si l’on aboutit dans les deux domaines à des vérités qui s’accordent ou non et de quelle manière.

La thèse de Thomas est que foi et raison ne peuvent se contredire car elles émanent toutes deux de Dieu ; la théologie et la philosophie ne peuvent donc pas parvenir à des vérités divergentes. C’est l’argument de la double vérité que l’on trouve dans la Somme contre les Gentils et dans la question 1 de la Somme théologique : comme la lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, elles ne peuvent se contredire. Mieux encore, la foi se sert de la raison tout comme la grâce se sert de la nature, c’est-à-dire que les vérités de la raison naturelle (ratio naturalis) servent à éclairer les articles de foi, parce qu’elles donnent des raisons de croire.

Ainsi, il n’y a pas de rupture radicale entre la théologie et la philosophie (contrairement à Bonaventure de Bagnorea, par exemple, qui dit que « la théologie commence là où la philosophie se termine »). Thomas d’Aquin rendra célèbre l’adage selon lequel « la philosophie est la servante de la théologie » (Philosophia ancilla theologiae) dans la mesure où la philosophie, en réfléchissant sur les conditions d’un usage cohérent des concepts et du langage, permet à la théologie de rendre raison de manière fondée et rationnelle des vérités de foi qui sont, par définition, inaccessibles à la raison mais non contraires à celle-ci. Il y a donc collaboration hiérarchisée entre la servante et la maîtresse, toutes deux subordonnées à la science divine, mais chacune à son rang : la théologie comme science supérieure parce qu’elle tient directement ses principes de la Révélation et se sert des conclusions de toutes les autres sciences, tandis que la philosophie, dont les fins sont ordonnées à celle de la théologie, tient ses principes de la seule raison.

livresVoici une petite sélection de travaux sur la vie de saint Thomas d’Aquin et le contexte de son œuvre mais il en existe bien d’autres encore :

  • Hubert Jacobs, Bibliographie pour l’étude de saint Thomas en langue française reprenant des publications parues depuis une soixantaine d’années (liste non exhaustive), Bruxelles, Institut d’études théologiques ; Namur, Facultés Notre-Dame de la Paix, 2010.
  • Jean-Pierre Torrell, o.p., «Situation actuelle des études thomistes», Recherches de sciences religieuses 91 (2003) 343-371.
  • Guillaume de Tocco, l’Histoire de saint Thomas d’Aquin (Vie écrite en vue du procès de canonisation de Thomas. Ce livre propose la traduction française du dernier état du texte (1323) avec introduction et notes par Claire Le Brun-Gouanvic). – Paris : les Éditions du Cerf, coll. « Sagesses chrétiennes », 2005. – 223 p., 20 cm. – (ISBN 2-204-07729-1). – Titre original : Ystoria sancti Thomae de Aquino.
  • Jean-Pierre Torrell, O.P., Initiation à saint Thomas d’Aquin. Sa personne et son œuvre, Initiation 1. (Pensée antique et médiévale, Vestigia 13), Paris-Fribourg, Les Éditions du Cerf – Éditions Universitaires, 1993, 2e éd. 2002, XVIII-650. voir site.
  • Jean-Pierre Torrell O.P., Saint Thomas d’Aquin, maître spirituel. Initiation 2. (Pensée antique et médiévale, Vestigia 19). Éditions universitaires, Fribourg – Éditions du Cerf, Paris, 1996, 2e éd. 2002, VIII-600 p. voir site.
  • Marie-Dominique ChenuIntroduction à l’étude de saint Thomas d’Aquin, éditions VRIN. Introduction méthodologique et historique menée par le biais d’une étude des méthodes scolastiques du xiiie siècle.
  • Otto Hermann Pesch, Thomas d’Aquin, Cerf, Cogitatio fidei, Paris, 1994
  • René-Antoine Gauthier, Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, Introduction, Éditions universitaires, Paris, 1993. Introduction historique à la lecture de la Somme contre les Gentils.
  • Michel Nodé-Langlois, Le Vocabulaire de saint Thomas d’Aquin, Ellipses, 1999
  • Étienne GilsonLe Thomisme : introduction à la philosophie de saint Thomas d’Aquin, éditions VRIN, 6e réédition : 2005. (ISBN 2-7116-0297-4).
  • Stanislas BretonSaint Thomas d’Aquin, Paris, Seghers, 1965.
  • Jacques MaritainLe Docteur angélique, Paris, Paul Hartmann, 1929.
  • Antonin-Dalmace SertillangesSaint Thomas d’Aquin (2 volumes), Paris, 1910.

Vie de saint Thomas d’après les auteurs du Moyen Âge

Introductions à la lecture de Thomas d’Aquin

Essais de synthèse de la pensée de Thomas d’Aquin

AMPERE André-Marie

André-Marie Ampère

 (1775-01-20 – 1836-06-10)

Principales découvertes :

AMPERE André-Marie dans RESSOURCES et Savoirs en TAO ampère-300x298Fondateur de l’électromagnétisme, André Ampère est également le précurseur de la théorie électronique de la matière en émettant l’hypothèse de l’existence du courant particulaire et le créateur du vocabulaire de l’électricité.

Physicien et chimiste français, André-Marie Ampère est né à Lyon, le 20 janvier 1775, et fut le fondateur de l’électromagnétisme.

Fils d’un juge de paix lyonnais guillotiné sous la Révolution, André-Marie Ampère mène une brillante carrière scientifique : titulaire de la chaire de mécanique à l’École polytechnique en 1809, il est élu à l’Académie des sciences en 1814, puis à la chaire de physique du Collège de France en 1824.

André Ampère, créateur de l’électromagnétisme

En 1820, Ampère assiste à une reconstitution de la célèbre expérience du Danois Hans Christian Ørsted (1819), où une aiguille aimantée se trouve déviée au voisinage d’un courant électrique. Arago reproduit cette expérience devant l’Académie quelque temps plus tard. Ampère se penche alors sur ce phénomène et, en une semaine, en trouve l’explication. Il découvre ensuite la source des actions magnétiques dans un courant, étudie les actions réciproques des aimants et démontre que deux courants fermés agissent l’un sur l’autre.

Il est également le précurseur de la théorie électronique de la matière en émettant l’hypothèse de l’existence du courant particulaire. Observant que le courant électrique crée des effets similaires à ceux d’un aimant, celui que Maxwell appelait le « Newton de l’électricité » jette alors les bases d’une discipline nouvelle, l’électromagnétisme, et en donne les premières formulations mathématiques. Il montre que deux courants peuvent agir l’un sur l’autre, fondant ainsi l’électrodynamique. Tous ces résultats sont publiés dans son ouvrage : Théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques uniquement déduite de l’expérience (1827). Se basant sur ses théories, Ampère met aussi au point plusieurs appareils comme le galvanomètre, le télégraphe électrique et l’électroaimant.

Inventeur de l’électroaimant

220px-Ampere-o-meter-vintage-HDR-0h dans RESSOURCES et Savoirs en TAOCréateur du vocabulaire de l’électricité (il invente les termes de courant et de tension), Ampère apparaît aujourd’hui comme l’un des plus grands savants du XIXesiècle, père d’une branche entière de la physique.

Mathématicien, physicien, Ampère est aussi chimiste : il est l’un des premiers à distinguer les atomes des molécules. Indépendamment d’Avogadro, il formule en 1814 la loi, dite parfois loi d’Avogadro-Ampère, selon laquelle tous les gaz, à volume égal et à pression égale, renferment le même nombre de molécules.

Ampère est aussi l’inventeur de nombreux dispositifs expérimentaux et d’appareils de mesure : la boussole astatique, dont le principe est à la base du galvanomètre, le solénoïde, le télégraphe électrique et, avec Arago, l’électroaimant. À la fin de sa vie, il s’intéresse à la philosophie des sciences. Mort pratiquement dans l’oubli, Ampère a laissé son nom à l’unité de courant électrique, l’ampère.

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