Archive pour 23 septembre, 2012

Le jeu du Tao avec Richard Bandler

Le jeu du Tao avec Richard Bandler dans RESSOURCES et Savoirs en TAO richard-bandler-portraitRichard Wayne Bandler (né 24 février 1950) est un auteur américain et le co-inventeur (avec John Grinder) de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) et créateur de l’Ingénierie Conceptuelle du Génie Humain (ICGH) (Design Human Engineering (DHE)) et du Rematriçage Neuro Hypnotique (RNH).

Richard Bandler fut invité par Bob Spitzer, ayant en sa possession le livre ‘Science and Behavior’ (science et comportement) pour participer à une formation de Fritz Perls et Virginia Satir, et fut plus tard engagé par Spitzer pour l’aider à rédiger un des livres de Perls : The Gestalt Approach (L’approche de la Gestalt).

Pendant qu’il était étudiant à Université de Californie à Santa Cruz, Bandler animait également un atelier de Gestalt-thérapie où il invita un professeur de linguistique, John Grinder en tant qu’observateur. Grinder dit à Bandler qu’il pouvait expliquer la plupart des questions et commentaires que Bandler faisait en utilisant la grammaire transformationnelle; sujet dans lequel Grinder s’était spécialisé. Ils développèrent un modèle thérapeutique, qu’ils appelèrent le méta-modèle. C’est devenu leur premier livre : The Structure of Magic, Volume I (1975) (La structure de la magie).

Ils rencontrèrent Gregory Bateson qui a enseigné à l’UCSC, comme l’avait fait Grinder, et avait, par la suite déménagé dans une communauté sur Alba Road près des montagnes de Santa Cruz, la communauté de Ben Lomond. Bateson et Grinder auraient eu une profonde influence sur l’évolution de Bandler. Grinder et Bateson apportèrent beaucoup sur le plan des fondations intellectuelles et Bateson introduisit la paire à Milton Erickson, lequel apporta quelques uns des modèles fondamentaux de la programmation neuro-linguistique. En 1975 Bandler forma alors sa propre maison d’édition, Meta Publications, et publia Patterns of the Hypnotic Techniques of Milton H. Erickson Volume I (1975).

Bandler et Grinder ont rédigé The Structure of Magic Volume II (1976), Patterns of the Hypnotic Techniques of Milton H. Erickson Volume II (1977) et Changing With Families (1976), dont Virginia Satir elle-même était co-auteur.

Bandler a également modélisé un physicien Israélien et fondateur de l’école Feldenkrais du travail du corps, Moshe Feldenkrais, et publia, ensuite, son livre « The Elusive Obvious ». Dans plusieurs de ses classes, il a enseigné les éléments de cette forme de travail du corps qu’il avait modélisé

En 1980 la compagnie de Bandler Pas Limité avait enregistré des revenus dépassant les 800,000 US$ et lui, et sa femme d’alors : Leslie Cameron-Bandler, vivaient un style de vie opulent. À la fin de 1980 la collaboration entre Bandler et Grinder — tant au sujet de leurs échanges, que de leurs formations et de leurs éditions — prend fin abruptement et sa femme demande le divorce (après 2 années de mariage).

En 1986, Bandler fut poursuivi et en 20 minutes, il était unanimement acquitté d’un meurtre au premier degré à Santa Cruz (Californie).

En juin 1996, Bandler assigna John Grinder, puis, à nouveau en janvier 1997, il assigna Grinder et nombre de membres à la tête de la communauté PNL, incluant, Carmen Bostic-St. ClairSteve and Connirae Andreas. Bandler attaquait pour, infraction contre une marque déposée, la propriété de la propriété intellectuelle de la PNL, escroquerie frauduleuse et la rupture de l’accord de règlement et l’injonction permanente par Grinder.

331px-Honjo_Shigenaga_parriying_an_exploding_shell-207x300 dans RESSOURCES et Savoirs en TAOEn plus de réclamer (rétrospectivement) l’unique propriété de la PNL, Bandler réclamait des « dommages et intérêts contre chaque défendant pour un montant à être débattu en cour de justice, mais en aucun cas moins de 10,000,000.00 US$ ». La liste des défendeurs incluait 200, i.e. des noms vides à être spécifié plus tard. Ces querelles internes détournèrent du mouvement certains collaborateurs comme Clayton-John Beaver par exemple.

Fin 2000 des tentatives de rapprochements entre Bandler et Grinder furent réalisées quand les parties se sont dégagées l’une de l’autre, et ont convenu entre autres, qu’ »ils sont co-créateurs et co-fondateurs de la technologie de la Programmation Neuro-Linguistique. Grinder et Bandler ont reconnu les efforts et contributions de chacun dans la création du développement initial de la PNL. » Dans le même document, « Dr. John Grinder et Dr. Richard Bandler s’entendent mutuellement pour réfréner leurs efforts respectifs de se discréditer mutuellement, de quelque façon que ce soit concernant leur contribution au développement du champ de la Programmation Neuro-Linguistique. » (« Publication » reproduit en tant qu’ Appendice A du Whispering in the Wind de Grinder et Bostic St Clair (2001)).

Contributions

Richard Bandler a inventé l’expression ‘Programmation Neuro-Linguistique’ et a dit que « c’est le nom que j’ai donné au travail de ma vie. » C’est la majeure partie du développement de l’idée la plus importante qui soit considéré comme faisant partie de la PNL. Parmi les idées et techniques que Bandler a développé ou co-développé incluez, « The Swish Pattern », Le méta modèle, Le modèle de Milton, Le changement de croyance, les ancrages, Les modes d’accès oculaires, Les boucles imbriquées, les enchainements d’états, les applications avancées de la sous modalité et la ligne de temps

Richard Bandler en conjonction avec Todd Epstein développèrent plus sur la théorie de la PNL et la pratique associée avec sous modalités, i.e. « les qualités perceptuelles particulières qui peuvent être enregistrées par chacun de nos 5 sens ».

Livres

  • (en) Bandler, Richard & John Grinder, The Structure of Magic I: A Book About Language and Therapy, Palo Alto, Palo Alto, CA: Science & Behavior Books., 1975a, poche(ISBN 978-0-8314-0044-6) (LCCN 75012452) - lire en ligne, p. -
  • (en) Bandler, Richard & John Grinder, The Structure of Magic II: A Book About Communication and Change, California, PaloAlto, CA: Science & Behavior Books., 1975b, poche(ISBN 978-0-8314-0049-1) (LCCN 75012452) - lire en ligne, p. -
  • (en) Grinder, John, Richard Bandler, Patterns of the Hypnotic Techniques of Milton H. Erickson, M.D. Volume I, Cupertino, CA :Meta Publications., 1976 - lire en ligne, p. -
  • (en) John Grinder, Richard Bandler, Judith Delozier, Patterns of the Hypnotic Techniques of Milton H. Erickson, M.D. Volume II, Cupertino, CA :Meta Publications., 1977 - lire en ligne, p. -
  • John Grinder, Richard Bandler, Frogs into Princes: Neuro Linguistic Programming, Science and Behavior Books., 1976 - lire en ligne, p. -
  • (en) John Grinder, Richard Bandler, Frogs into Princes: Neuro Linguistic Programming, Moab, Moab, UT: Real People Press., 1979, 6e éd. (ISBN 978-0-911226-19-5) (LCCN 79013255- lire en ligne, p. 194pp
  • (en) Grinder, John and Richard Bandler, Trance-Formations: Neuro-Linguistic Programming and the Structure of Hypnosis, Moab, Moab, UT: Real People Press., 1981, poche(ISBN 978-0-911226-23-2) (LCCN 81015342- lire en ligne, p. -
  • Reframing: Neurolinguistic programming and the transformation of meaning, Moab, Real People Press, 1983, ISBN 0-911226-25-7
  • Using Your Brain for a Change, 1985 (ISBN 0-911226-27-3)
  • Magic In Action, 1992 (ISBN 0-916990-14-1)
  • Time for a Change, 1993 (ISBN 0-916990-28-1)
  • Persuasion Engineering - 1996 (ISBN 0-916990-36-2)
  • Bandler R.(2002) Le temps du changement – La Tempérance, Chabreloche (Fr) ISBN 2-9505753-5-8 - Lire un extrait
  • Bandler R.(2004) Peurs, phobies et compulsions – La Tempérance, Chabreloche (Fr) ISBN 2-9505753-7-4 - Lire un extrait

 

Henri Bergson et le jeu du Tao

Description de cette image, également commentée ci-aprèsHenri Bergson, né le 18 octobre 1859 à Paris où il est mort le 4 janvier 1941, est un philosophe français. Il a publié quatre principaux ouvrages : d’abord en 1889, l’Essai sur les données immédiates de la conscience, ensuite Matière et mémoire en 1896, puis L’Évolution créatrice en 1907, et enfin Les Deux Sources de la morale et de la religion en 1932. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1927. Son œuvre, tombée dans le domaine public au 1er janvier 2012, est étudiée dans différentes disciplines : cinéma, littérature, philosophie, neuro-psychologie, etc.

Henri Bergson est né à Parisrue Lamartine. Il descendait par son père d’une famille juive polonaise, et par sa mère d’une famille juive anglaise. Sa famille vécut à Londres quelques années après sa naissance, et il se familiarisa très tôt à l’anglais avec sa mère. Avant ses neuf ans, ses parents traversèrent la Manche et s’établirent en France. C’est à ses 18 ans qu’Henri est devenu citoyen français.

Il fit sa scolarité à Paris au lycée Fontanes, aujourd’hui nommé lycée Condorcet. Il gagna en 1877 le premier prix du concours général de mathématiques. Sa solution du problème fut éditée l’année suivante dans les Annales de Mathématiques et constitue sa première publication. Après quelques hésitations à propos de sa carrière, balançant entre les sciences et les humanités, il opta finalement pour ces dernières, et entra à l’École normale supérieure l’année de ses dix-neuf ans dans la promotion d’Émile Durkheim, de Jean Jaurès et de son ami Pierre Janet, où il suivit les cours d’Émile Boutroux. Il y obtint une licence en lettres, puis l’agrégation de philosophie en 1881.

Cette même année, il fut nommé professeur au Lycée David d’Angers. Deux ans plus tard, il fut muté au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il publia en 1884 des morceaux choisis deLucrèce, accompagnés d’une étude critique du texte et de la philosophie du poète, ouvrage plusieurs fois réédité. En parallèle à son enseignement, Bergson trouva le temps de mener des travaux personnels. Il rédigea l’Essai sur les données immédiates de la conscience qu’il soumit en même temps qu’une courte thèse en latin sur AristoteQuid Aristoteles de loco senserit (L’idée de lieu chez Aristote), pour son diplôme de docteur ès lettres qu’il obtint en 1889. Sa thèse principale fut publié la même année par l’éditeur parisien Félix Alcan dans la série La Bibliothèque de philosophie contemporaine.

Bergson dédicaça l’Essai à Jules Lachelier, alors ministre de l’instruction publique, qui était un fervent défenseur de Félix Ravaisson, et l’auteur d’un ouvrage philosophique Du Fondement de l’induction paru en 1871 (Lachelier était né en 1832, Ravaisson en 1813 et ils furent tous deux professeurs à l’École normale supérieure).

Bergson s’installa ensuite de nouveau à Paris, et, après avoir enseigné quelques mois au collège Rollin, il fut nommé au lycée Henri-IV, où il resta huit ans. Il eut en 1891-1892 Alfred Jarry pour élève. En 1892, il épouse Louise Neuburger. Ils eurent une fille, Jeanne. En 1896, il publia son second ouvrage majeur, Matière et mémoire. Ce livre relativement difficile, mais très riche, explore les fonctions du cerveau, entreprend une analyse de la perception et de la mémoire, et propose des considérations sur les problèmes de la relation entre l’esprit et le corps. Bergson a consacré des années de recherches pour la préparation de chacun de ses ouvrages principaux. C’est particulièrement évident pour Matière et mémoire, où il montre une connaissance pointue des recherches médicales qui ont été menées pendant cette période.

En 1898, Bergson devint maître de conférence à l’École normale supérieure, et obtint ensuite le titre de professeur la même année. En 1900, il fut nommé professeur au Collège de France, où il accepta la chaire de philosophie grecque, en remplacement de Charles Lévêque.

Bergson se rendit à Londres en 1908 et rendit visite à William James, philosophe américain de Harvard plus vieux que Bergson de 17 ans, et qui fut l’un des premiers à attirer l’attention du public anglo-américain sur ses travaux. Ce fut une entrevue intéressante et nous retrouvons les impressions de James dans une de ses lettres du 4 octobre 1908 : « C’est un homme si modeste, mais quel génie intellectuellement ! J’ai la conviction la plus ferme que la théorie qu’il a développée finira par s’imposer, et que l’époque que nous vivons sera une sorte de virage dans l’histoire de la philosophie.» James dont Bergson commente, défend et explique les idées notamment dans Sur le pragmatisme de William James (Édition critique des œuvres de Bergson dirigée par F.Worms, PUF, Paris, 2011), fit sur lui une profonde impression et est à l’origine de plusieurs idées que l’on retrouvera dans Les Deux Sources de la morale et de la religion.

Peu avant sa mort, James assista le Dr. Arthur Mitchell dans sa traduction de L’Évolution créatrice, publiée en 1911. La même année parut en France la traduction d’un livre de James Le Pragmatisme, dont la préface Vérité et réalité est de la main de Bergson. Il y exprime sa sympathie pour l’originalité du travail de James et sa « grandeur d’âme », mais apporte d’importantes réserves.

Bergson distingue l’intelligence de l’intuition. L’intelligence est réglée sur la matière, c’est-à-dire qu’elle a une fonction pratique. L’intelligence est une force de calcul qui permet de prévoir, de se mettre à l’abri du danger, d’élaborer des instruments pour notre confort et notre survie. C’est dans la technique que l’intelligence réalise son essence. Elle comporte aussi une faculté de connaître, ce que résume Frédéric Worms: « L’intelligence est (…) la faculté qu’ont certains êtres vivants (les êtres humains) d’agir sur la matière par l’intermédiaire d’outils et de connaître certains objets par l’intermédiaire de leurs rapports, donc avant tout par l’intermédiaire de l’espace.»

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L’intuition, quant à elle, est réglée sur la durée. « L’analyse opère sur l’immobile alors que l’intuition se place dans la mobilité ou, ce qui revient au même, dans la durée. Là est la ligne de démarcation bien nette entre l’intuition et l’analyse.» Elle transcende les cadres clos que l’intelligence fabrique pour s’approprier le monde, et va chercher à l’intérieur de la vie une source de connaissance. Bergson ouvre ainsi la voie à une métaphysique nouvelle, en affirmant que le réel, dans son origine, est connaissable. « C’est dans l’expérience, sensible, temporelle, immédiate, qu’il doit y avoir intuition ou pas du tout. Mais si l’intuition est donnée, elle livre alors les caractères d’une réalité, sans aucune relativité due à nos sens ou à notre connaissance, et prend donc un sens métaphysique : le critère de la durée est alors la garantie intrinsèque de la portée métaphysique de l’intuition. C’est sur ce point que Bergson s’oppose à Kant, en faisant revenir au sein de la « matière » de « l’intuition sensible » sa forme (le temps), les concepts mêmes de l’entendement (avec l’intution de la matière qui fonde l’intelligence), et surtout les grandes expériences métaphysiques du moi, du monde et même de Dieu, inaccessible au philosophe comme tel, de l’expérience mystique

Si l’intuition est différente de l’intelligence, elle ne s’y oppose pas. L’intuition n’est possible qu’au terme d’un long effort intellectuel, comme une ressaisie synthétique des données analysées par l’intelligence. Par ailleurs, l’intuition ne peut se communiquer qu’à l’aide de l’intelligence. C’est pourquoi la philosophie est bien, dans son mode d’exposition, un raisonnement.

Pour Bergson, « la conscience est coextensive à la vie ». Dans L’Évolution créatrice, il s’oppose tant au modèle mécaniste qu’au modèle finaliste de l’histoire de la vie, en ôtant de cette dernière à la fois toute prévisibilité et tout caractère programmé d’avance. Il définit l’élan vital, « force créant de façon imprévisible des formes toujours plus complexes », pulsion créatrice d’où surgissent les réalités vivantes. Cette théorie fut contestée par le prix Nobel de médecine Jacques Monod.

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Œuvres de Bergson

David BOHM et physique quantique

 

David BOHM et physique quantique dans RESSOURCES et Savoirs en TAO 200px-David_BohmDavid Joseph Bohm (né le 20 décembre 1917, mort le 27 octobre 1992) est un physicien américain qui a effectué d’importantes contributions en physique quantiquephysique théoriquephilosophie et neuropsychologie. Il a participé au Projet Manhattan et conduit de célèbres entretiens filmés avec le philosophe indien Krishnamurti.

 

Bohm est né à Wilkes-Barre en Pennsylvanie de parents juifs, son père était originaire de Hongrie et sa mère de Lituanie. Il a été élevé principalement par son père, propriétaire d’un magasin de meubles et assistant du rabbin de sa région. Bohm étudia au State collège en Pennsylvanie. Il obtint son diplôme en 1939 puis étudia au California Institute of Technology pendant un an. Il fut ensuite transféré à l’université de Berkeley en Californie dans le groupe de recherche en physique théorique de Robert Oppenheimer, où il obtint son doctorat.

Dans « Science, Order and Creativity« , un ouvrage publié en 1987, Bohm déclare « Je n’ai jamais été capable de voir une séparation entre la science et la philosophie. D’ailleurs, dans des temps plus reculés, on parlait de philosophie naturelle et cette expression correspond parfaitement à la façon dont je perçois toute cette discipline« . Un point de vue qui est à la base du travail de toute sa vie.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le projet Manhattan mobilisa de nombreux physiciens de Berkeley afin de produire la première bombe atomiqueOppenheimer avait demandé à Bohm de travailler avec lui au laboratoire national de Los Alamos, le laboratoire secret construit en 1942 afin de construire la bombe. Le chef du projet Manhattan, le général Leslie Groves, ne fit pas confiance à Bohm en raison de ses convictions politiques.

Après la Seconde Guerre mondiale, Bohm enseigne à Princeton University où il devient proche d’Albert Einstein. En mai 1949, au début de la période du MacCarthysme, Bohm est convoqué pour être interrogé sur des liens supposés avec de supposés communistes. Bohm invoqua le cinquième amendement de la constitution et refusa ainsi de témoigner contre certains de ses collègues. Il fut arrêté en conséquence mais acquitté en 1951. Princeton l’avait cependant déjà radié. Bohm, sur la liste noire du sénateur MacCarthy, se voit contraint de quitter les États-Unis pour le Brésil puis Israël et Londres.

Bohm est à l’origine de la théorie de l’ordre implicite (invelopped order, hidden order, implicate order) :

Dans l’ordre implicite (ou implié), l’espace et le temps ne sont plus les facteurs dominants qui déterminent les relations de dépendance ou d’indépendance entre les éléments. Un type entièrement différent de connexions fondamentales est possible, dont nos notions ordinaires de temps et d’espace, ainsi que celles relatives à des particules existant séparément, deviennent des abstractions de formes dérivées d’un ordre plus profond. Ces notions ordinaires apparaissent dans ce qui est appelé l’ordre explicite (ou déplié), qui est une forme spéciale et distincte contenue dans la totalité générale de tous les ordres implicites / impliés (Bohm, 1980, p xv.)

Cette théorie rejette la fragmentation de la physique Newtonnienne et se fonde sur le holisme également présent dans la théorie de la relativité et la physique quantique. Trois analogies sont utilisées par Bohm pour illustrer l’ordre implicite : l’hologramme, la goutte insoluble d’encre diluée dans la glycérine, le poisson d’aquarium filmé sous deux angles différents.

L’hypothèse rejette le dualisme, la séparation entre la conscience et la matière : l’ordre implicite expliquerait la relation entre matière et conscience. Dans ce modèle, l’esprit et la matière sont perçus comme des projections dans notre ordre explicite de la réalité sous-jacente, l’ordre implicite.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDans la mécanique classique, le mouvement d’une particule chargée ne peut pas être affectée par la présence d’un champ magnétique si elle se trouve hors de ce champ. L’effet Aharonov-Bohm est un phénomène quantique décrit en 1949 par Ehrenberg et Siday et redécouvert en 1959 par David Bohm et Yakir Aharonov. Il décrit le paradoxe suivant :

Un champ magnétique (le cercle bleu B, ci-contre) peut affecter une région de l’espace (parcouru par les trajectoires en rouge) même si cette région en est protégée, le potentiel vecteur n’ayant par contre pas disparu.

L’effet Aharonov-Bohm demontre donc que ce sont les potentiels électromagnétiques, et non les champs électriques et magnétiques, qui fondent la mécanique quantique. Le potentiel vecteur magnétique, qui n’existait jusqu’alors que comme entité mathématique utile, pouvait avoir de véritables effets physiques (quantiques).

Après la publication de ses résultats en 1959, Bohm fut informé du travail d’Ehrenberg et Siday. Bohm et Aharanov reconnurent le travail de leurs précurseurs dans leurs travaux ultérieurs.

Bibliographie de l’auteur :

The Essential David Bohm par Lee Nichol Routledge, 2002

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