Archive pour 25 novembre, 2012

La relation aux autres dans le Monde du Tao

 

MEDITATION DU MONDE DE LA TERRE 6

“Sommes”-nous nos relations aux autres ?

Et si, à tout faire, il valait mieux avoir entretenu avec les autres des relations dures, méchantes, violentes, que pas de relations du tout ? Où l’on passe de “ Ce que tu donnes est à toi ” à “ Ce que tu donnes EST toi ! ”

La relation aux autres dans le Monde du Tao dans MEDITATIONS du JEU du TAO masqieLors des récentes Rencontres Spirituelles de l’an 2000, au Palais du Luxembourg, sur le thème “ Dieu et la mort, ou l’absolu et le changement ”, des représentants des grands courants spirituels (*) se posaient cette question : quand nous passons au travers du tamis le plus rigoureux et le plus serré qui soit – la mort – que reste-t-il de nous ?

Tous les orateurs sont grosso modo parvenus à cette réponse : nous sommes ce que sont nos relations à l’autre. Il y a mille façons de se représenter cette définition fluide et vectorisée de nous-mêmes et de notre âme.

La plus simple qui me vient à l’esprit est celle du “ jugement ” que rapportent certains rescapés de NDE. C’est l’un des moments les plus forts de la fameuse expérience : la personne raconte en effet qu’elle a soudain vu défiler toute sa vie, dans les moindres détails (2), et qu’elle en a revécu tous les sentiments, mais vraiment tous : ceux qu’elle avait déjà connus à l’époque, mais aussi ceux des personnes que ses gestes et paroles avaient alors influencées.

Et l’idée émerge que la conscience, dans sa susbtance principielle, pourrait être constituée de la somme de ces sentiments, de ces relations affectives. Et l’on comprend que quelqu’un qui aurait très peu interagi avec autrui n’existe finalement pas beaucoup et que l’Évangile dise : “ Malheur aux tièdes. ” Comme si, à tout faire, il valait mieux avoir entretenu avec les autres des relations dures, méchantes, violentes, que pas de relations du tout. Où l’on passe de “ Ce que tu donnes est à toi ” à “ Ce que tu donnes EST toi ! ”

*Pier Vilayat Khan, maître soufi ; Inge Ganzevoort, pasteur protestant ; Hermann Cantenbein, instructeur de yoga ; Armand Abécassis, professeur de philosophie, auteur de La Pensée juive ; Jacques Lafitte, psychologue et analyste des religions ; Cheickh Abdoulaye Dieye, chef spirituel afro-musulman au Sénégal ; Lama Puntso, corresponsable du centre de Kagyu Ling, en Dordogne ; Patrick Levy, organisateur des rencontres ; Bernard Ginisty, directeur de Témoignage chrétien ; Ananda Giri Mai, ermite et saddhu… 

2- Comme le fait remarquer Armand Abécassis, le temps du rêve est formidablement élastique et l’on peut rêver à une longue scène de la Révolution française, qui se termine par une arrestation et la guillotine… le tout provoqué par la chute d’un tableau sur le cou du dormeur… qui n’a donc disposé que d’une fraction de seconde pour revivre ce qui semblait durer des heures. 

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C’est ce que tu donnes qui te fais riche

MEDITATION DU MONDE DE LA TERRE 6

C’est ce que tu donnes qui te fais riche

Citation de Jean Giono (1895-1970)

– « Tu te souviens, dit Bobi, de la grande nuit ? Elle fermait la terre sur tous les bords.
– Je me souviens. 
– Alors je t’ai dit : regarde là-haut, Orion-fleur de carotte, un petit paquet d’étoiles. Jourdan ne répondit pas. Il regarda Jacquou, et Randoulet, et Carle. Ils écoutaient. 

– Et si je t’avais dit Orion tout seul, dit Bobi, tu aurais vu les étoiles, pas plus, et, des étoiles ça n’était pas la première fois que tu en voyais, et ça n’avait pas guéri les lépreux cependant. Et si je t’avais dit : fleur de carotte tout seul, tu aurais vu seulement la fleur de carotte comme tu l’avais déjà vue mille fois sans résultat. Mais je t’ai dit : Orion-fleur de carotte, et d’abord tu m’as demandé : pardon ? pour que je répète, et je l’ai répété. Alors, tu as vu cette fleur de carotte dans le ciel et le ciel a été fleuri. 

C'est ce que tu donnes qui te fais riche dans MEDITATIONS du JEU du TAO bois-300x225- Je me souviens, dit Jourdan, à voix basse. 
– Et tu étais déjà un peu guéri, dis la vérité.
– Oui, dit Jourdan. Bobi laissa le silence s’allonger. Il voulait voir. Tout le monde écoutait. Personne n’avait envie de parler.
– De cet Orion-fleur de carotte, dit Bobi, je suis le propriétaire. Si je ne le dis pas, personne ne voit ; si je le dis tout le monde voit. Si je ne le dis pas je le garde. Si je le dis je le donne. Qu’est-ce qui vaut mieux ? Jourdan regarda droit devant lui sans répondre. 

– Le monde se trompe, dit Bobi. Vous croyez que c’est ce que vous gardez qui vous fait riche. On vous l’a dit. Moi je vous dis que c’est ce que vous donnez qui vous fait riche. Qu’est-ce que j’ai moi, regardez-moi. Il se dressa. Il se fit voir. Il n’avait rien. Rien que son maillot et, dessous, sa peau. Il releva ses grands bras, agita ses longues mains vides. Rien. Rien que ses bras et ses mains. 
– Vous n’avez pas d’autre grange que cette grange-là, dit-il en frappant la poitrine. Tout ce que vous entassez hors de votre cœur est perdu. »

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Méditation du Jeu du Tao

MEDITATION DU MONDE DE LA TERRE 6

Méditation du Jeu du Tao dans MEDITATIONS du JEU du TAOPaul Diel : philosophe de la psychologie

La vie de Paul Diel (1893-1972) est celle d’un homme en quête de paix intérieure au travers de difficultés extérieures incessantes.

Elle est aussi originale que son œuvre.

Né à Vienne le 11 juillet 1893, de père inconnu et d’une mère institutrice, il sera orphelin, vagabond, infirme, mais aussi bachelier et intellectuel, comédien ou agent d’assurance. Très tôt, les difficultés d’une vie particulièrement mal servie par le sort le placent devant la nécessité de maîtriser les excès de son imagination. Pour y parvenir, il lit les philosophes (Kant l’influencera particulièrement), il étudie la psychologie moderne (spécialement Freud, Adler et Jung).

Ce travail de recherche le conduit à la rédaction d’un ambitieux ouvrage, qui ne sera jamais publié mais servira de base à ses futurs écrits. Le manuscrit est fortement apprécié par Einstein :  » Votre œuvre, écrit celui-ci en 1935, nous propose une nouvelle conception unifiante du sens de la vie et elle est à ce titre un remède à l’instabilité de notre époque sur le plan éthique. «  Familier de la précarité, antinazi notoire, Diel se réfugie en France après l’Anschluss, et se retrouve incarcéré pendant la guerre, en tant que ressortissant étranger, dans un camp du sud de la France.

A la Libération, les recommandations d’Einstein et de Joliot Curie permettent à Paul Diel d’entrer au CNRS, dans le laboratoire de psychobiologie de l’enfant, où il applique avec succès ses idées sur de jeunes prédélinquants. Il a 51 ans, mais se montre d’autant plus efficace qu’il a lui-même connu l’errance et compris les motifs qui l’animent. Disposant enfin d’un statut, il peut vivre de ses talents et se consacrer à la diffusion de sa pensée. Psychologie de la motivation, son œuvre maîtresse, paraît en 1948. Consacrée à une question – comment se motive-t-on ? – que les psychologues ont préféré laisser aux philosophes, elle rencontre le mépris des uns et le dédain des autres. C’est que Paul Diel dérange, en renvoyant dos à dos idées spiritualistes et pensée matérialiste. Malgré l’appui d’intellectuels éminents, une chaire au Collège de France lui sera toujours refusée. Il connaît pourtant un relatif succès dans les milieux étudiants. Cela sera moins vrai vingt ans plus tard, en 1968, quand Diel, face à une génération particulièrement politisée, peinera pour faire entendre que  » le progrès ne vient pas de l’extérieur, par les idéologies, mais que seul l’esprit de l’homme peut faire évoluer la vie par la connaissance de plus en plus scientifique et consciente du monde intérieur. « .

Atteint d’un cancer, il meurt le 5 janvier 1972. Dix ans plus tard, la revue Psychologie lui rend enfin hommage, dans un article dont le titre résume son parcours et son œuvre :  » Penser sa vie, vivre sa pensée « .

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Prière et guérison du monde du Tao

 

MEDITATION DU MONDE DE LA TERRE 6

 

Selon une enquête menée pour le National Institute of Health (NIH), par le Dr Larry Dossey, dans divers hôpitaux américains, les effets thérapeutiques de la prière seraient à la fois indéniables et complètement imprévisibles.

Se fondant sur une impressionnante palette d’expériences, depuis les récits de guérisons miraculeuses répertoriées par les annales religieuses jusqu’à des cas incontrôlables, où le sujet dit avoir “prié en rêve”, en passant par d’incroyables cultures de cellules malades, guéries après que le laborantin ait prié pour elles (sic!), l’enquêteur du NIH aboutit à cette conclusion : peu importe qui l’on prie – quel dieu, déesse, force ou saint –, c’est le fait même de se mettre dans une “ attitude de prière ” qui semble avoir de l’effet. 

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Désir derrière les désirs du Jeu du Tao

MEDITATION DU MONDE DE LA TERRE 

 

T’intéresses-tu surtout au Désir
qui se tient caché derrière tous les désirs ?

Entretien avec Juliette Binoche, par Patrice van Eersel

Vous est-il déjà arrivé de cesser de désirer ? 
Juliette Binoche : Non, il y a tant de choses à faire, de gens à rencontrer ! Plusieurs vies n’y suffiraient pas. Même si, du point de vue des rencontres, j’ai changé : je pense qu’il ne faut plus perdre de temps avec des gens qui, humainement, ne nous poussent pas, comme disent les Dialogues avec l’Ange, « au sommet de nos questions ».

Existe-t-il des désirs négatifs ? Qu’est-ce qu’un désir, au fond ? 
C’est la tension qui pousse le petit moi à rencontrer le grand Moi.

Comment cette convergence pourrait-elle être négative ? 
Il existe sans doute des désirs mal compris, mal pris dans le temps. Mais c’est comme le mal : il s’agit du bien encore inaccompli.

Les désirs doivent-ils mener notre vie ? 
Oui, puisque, finalement, derrière tous les désirs se cache un seul grand désir : celui d’être vrai, c’est-à-dire d’être, tout simplement.

Les désirs se cultivent-ils, ou doit-on les laisser vivre comme les fauves d’une jungle ? Les deux ! En travaillant beaucoup sur soi-même, on s’ouvre à la nouveauté brute de l’inspiration créatrice, qui a la fraîcheur de la plus enivrante des jungles. Mais c’est une « sauvagerie » plus humaine que toute l’humanité actuelle réunie ! La vraie nouveauté n’est pas la jungle cruelle, ni la guerre, c’est l’Homme. Qui dort au fond de chaque enfant.

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