L’EXALTATION

 

MEDITATION 6 DU MONDE DE L’EAU

Catégories de la fausse motivation : 
l’imagination exaltée.

L’homme est un être vivant doué d’une forte imagination. Cette faculté de représentation mentale du réel est à l’origine de sa vie intérieure. Mais l’imagination comporte aussi un piège, celui de se laisser entraîner par des jeux imaginatifs qui conduisent à prendre ses désirs pour des réalités ou à intensifier outrageusement ses peurs.

Pour Paul Diel, l’exaltation de l’imagination est une faute, une “ coulpe vitale ”, car elle bloque le travail de délibération conscient qui permet de regarder la réalité en face, de la confronter à ses désirs et d’en tirer des conclusions pratiques.

L'EXALTATION dans MEDITATIONS du JEU du TAO a-300x300Comme ce travail de bon sens demande du courage et de la volonté, on préfère se réfugier dans l’imagination, évasion qui tôt ou tard, confrontée au réel, laisse un coup amer et un sentiment de culpabilité tout aussi essentiel.

Ce sentiment diffus entraîne généralement un dysfonctionnement du processus de délibération. On se demande si le désir choisi doit être gardé ou abandonné sans avoir tenté de regarder vraiment comment il pourrait se réaliser ou sans avoir pesé le pour et le contre des deux solutions.

L’imagination exaltée délibère dans l’absolu, par “ oui ” ou par “ non ”. Et comme ces solutions extrêmes ne tiennent pas longtemps, le psychisme oscille d’un pôle à l’autre : garder, ne pas garder le désir. A la fin, cette ambivalence mène à ne plus savoir ce qui est bon ou pas pour nous. On pourrait encore rectifier le tir, mais la plupart du temps on triche avec soi-même pour cacher la faille.

Paul Diel a identifié deux manières de se masquer la réalité et d’engendrer de fausses motivations. On peut devenir vaniteux ou en se sentir coupable.

La vanité permet de justifier ses erreurs et de survaloriser ses talents. C’est “ je veux changer le monde sinon rien ” ! “ La vanité fait naître souvent le sentiment d’une tâche imaginée et exaltée par laquelle se concrétise l’idée de dépasser tous les autres. Son but dévie de la tâche naturelle et essentielle – la formation du caractère et de la personnalité – vers un but superflu ”, explique Paul Diel.

La culpabilité, elle, trouve des excuses en dévalorisant à outrance la personne. On se sent nul, bon à rien. Là aussi, l’ambivalence est reine et le va-et-vient fréquent entre vanité et culpabilité. Projetées sur le monde extérieur, ces tendances se traduisent par deux attitudes également ambivalentes envers les autres, prenant la forme de la sentimentalité ou de l’accusation.

 - La sentimentalité représente pour Diel une projection de notre propre vanité sur autrui. On survalorise les autres que l’on prend comme modèles ou idoles dans l’espoir de leur ressembler ou d’être accepté dans leur milieu. On attend généralement de ceux qu’on admire, ou qu’on affectionne avec excès, qu’ils en fassent autant et l’on peut projeter sur les différentes divinités ses plus beaux idéaux avant de se prosterner et de retourner dans la culpabilité.

 - L’accusation est plus courante. Elle permet de se disculper en inculpant les autres. De la simple parole venimeuse à la misanthropie et à la haine destructrice et brutale, elle se décline en une multitude de méfaits dont il est inutile d’égrainer la liste.

Tu t’es certainement reconnu à un moment ou à un autre dans tous ces masques de sur- ou sous-valorisation de toi et des autres. Le remède, tu le connais : calmer ton imagination, regarder les choses lucidement et affronter le réel.

Cet « enseignement clé » est pour toi . 
Il est important dans ton histoire. 
Qu’as-tu appris ou ressenti à sa lecture ?

 

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