Archive pour janvier, 2013

Présentation du JI

 

Présentation du JI  dans Le Livre des Mutations 170px-confucius_02-147x300« En 1939, sur un marché de Chine du Nord, un officiel du Guomindang découvre un livre de recettes d’immortalité. A la fin de l’ouvrage se trouve un court traité de stratégie : Les 36 stratagèmes. Ce recueil secret datant probablement de l’époque de la dynastie des Ming (1366-1610) offre un tableau exhaustif de toutes les ruses et des différentes méthodes, accompagnées de commentaires, qui permettent de les interpréter en termes de stratégie militaire. Manuel de guérilla ou traité de philosophie inspiré du Livre des mutations (Yijing), il permet de faire face à toutes les situations conflictuelles, et de l’emporter sur l’adversaire, jusque dans les batailles presque perdues : Rien dans les mains / Rien dans les poches / Ruse des mauvais jours / Ruse des ruses / Le Yiking dit: « A la frontière en force et faiblesse. » Cf. la traduction française de François Kircher.

Reconnue le plus souvent pour sa littérature philosophique, morale ou poétique, la Chine a produit aussi une importante littérature militaire, dont l’Art de la Guerre de Sun Zi est le représentant le plus illustre. Il peut sembler à l’amateur que les sinologues ont rarement inclus ce terrain dans leur recherches. Pourtant, les businessmen ou les joueurs d’aujourd’hui, outre quelques proverbes faussement attribués à Confucius, connaissent de la Chine avant tout le Sunzi, et l’ont lu. Tous les chemins sont bons pour qui découvre une autre culture. La lecture de ce petit « recueil d’exceptions », de ce vade-mecum de ruses passablement diaboliques, incarnées chacune dans un proverbe courant se référant la plupart du temps à une vieille anecdote de l’Histoire militaire chinoise ; l’approfondissement nécessaire à sa compréhension mèneront le lecteur vers diverses autres parties de la culture chinoise, comme le fameux Livre des Mutations, la rude philosophie légiste et ses fables machiavéliques répertoriés par Hanfei Zi, ou bien l’Histoire des Trois royaumes (un des quatre plus fameux romans en langue commune, avec le Voyage en Occident, le Rêve dans le Pavillon rouge et Au bord de l’eau, magistralement traduit par Jacques Dars). On peut aussi orienter ses recherches vers les Chengyu, ces innombrables proverbes en quatre caractères dont s’émaille aujourd’hui encore la langue écrite et parlée, qui sont comme des résidus de la distillation par les siècles de la culture chinoise, et qui servent de titres aux trente-six stratagèmes.

Dans les romans d’aventures, on lit souvent que « des trente-six stratagèmes, le meilleur est le dernier » ou encore qu’« entre trente-six solutions, la meilleure est la fuite », ce qui relève d’une sagesse pragmatique. Si trente-six choix équivalents s’offrent à vous, c’est certainement qu’aucun n’est le bon… Cependant, des Trente-six Stratagèmes proposés ici, on peut préférer le tout premier, intitulé « 6 × 6 = 36 » et servant de préface (voir ci-dessus), que François Kircher interprète comme une allusion à un petit reste, un espace vide permettant à tout l’appareil de fonctionner harmonieusement, bref : un jeu au sens mécanique du terme. Marcel Granet décrit en détail une « tendance si souvent rencontrée d’ajuster les ensembles et de déterminer les proportions en réservant toujours le jeu d’une unité. » (La Pensée chinoise p. 220). Cette imprécision assumée d’une unité permet par exemple d’égaler 80 (8 × 10) et 81 (9 × 9), puis de construire une cosmologie des nombres (incluant la théorie des cinq éléments) qui décrive adéquatement le monde, et permette aussi de construire une gamme musicale. Ce « petit rien qui fait tout » rappelle aussi ce vide au milieu du moyeu qui permet à la roue de tourner, proposé à la méditation par Lao-tseu, ainsi que la conception du « non-agir » donnant au roi sa pleine puissance.

Le commun des lecteurs n’étant pas roi, ni même général, il pourra se contenter de consulter cet étrange opuscule en y cherchant matière à réflexion sur, par exemple, le hacking, la pratique du jeu de Go, des arts martiaux, les stratégies commerciales, l’infinie réversibilité de la tromperie, la crudité de la condition humaine, ou même sur les problèmes actuels de géopolitique.

SOURCE : http://wengu.tartarie.com 

Conscience émergente

 

Conscience émergente dans Le Livre des Mutations 14

Dans le bouquet japonais, la branche SHU s’élance toujours ardemment vers le ciel. Je vous propose d’y voir ici le symbole d’une autre source puissante de la vitalité humaine, la poursuite vivante par l’idiomorphon (la forme humaine idéale), du projet divin, du but inconnu fixé à l’espèce au terme « téléonomique » de son évolution. Cette branche pourrait donc représenter la partie « cérébrale » de la découverte de l’Univers par l’Homme, sachant bien qu’il s’agit également de la perception intuitive de l’outre Monde, et l’image de gauche en est une évidente illustration. C’est le développement de son cerveau qui fait émerger l’humain hors du terreau de l’animalité. Dans cette émergence apparaissent la conscience et la liberté du comportement qui forment la « Personne », image particulière de la cause première. Au sein de l’intellect, la pensée gnostique panthéiste sépare ici deux outils : d’une part la raison qui permet d’accéder au savoir analytique matériel, (c’est à dire à l’avoir), d’autre part l’intelligence qui permet d’accéder à la connaissance globale et supra terrestre, (c‘est à dire à l’être). Á travers les illusions du Monde, l’intellect global doit ainsi permettre d’accéder à la véritable réalité et au sens profond et caché de la vie terrestre, moyen de la restauration des caractères divins initiaux de la Personne des origines, intemporelle et immortelle.


Dans la pensée panthéiste, il n’est qu’un Être primordial, inconnu, total, absolu qui nous inclut. Nous essayons ici de comprendre qu’au terme déterminant l’évolution de notre être propre, il y a une manifestation simplement différente de la même force essentielle éternellement vivante, qui est l’Idée de la Personne Humaine. Cette manifestation agit pour que chaque Personne devienne conforme à ce que son devenir fut et demeure conçu par l’Intelligence Universelle (quelle que soit la nature de cette entité). L’Homme lui reste relié dans son être total, mais, dans son aspect terrestre (donc dans le nôtre), il a maintenant découvert les admirables facultés de son corps et les capacités de son multiple cerveau. Ébloui et captivé par les splendeurs de la nature, les plaisirs et les richesses du Monde, il veut tout posséder, tout savoir, tout dominer, de l’atome à l’univers, et tout maîtriser, y compris la vie et la mort. Animé par ces pulsions de pouvoir et de possession, d’orgueil et de domination, utilisant sa raison, l’Homme travaille à remodeler les sociétés et à réorganiser le monde selon ses désirs. Il invente des sciences et des arts, des philosophies et même des religions, et il élabore des théories et des doctrines pour expliquer tous les aspects cachés du monde. Á ce sujet, voir les constructions mentales des Néoplatoniciens, admirables mais vraiment complexes.  Mais la Personne dispose aussi de son intelligence propre, cet outil de contact direct avec l’Intelligence Universelle. En l’utilisant, elle peut enfin comprendre le plan qui la concerne. La révélation reçue par les panthéistes établit qu’en se détachant consciemment des illusions du Monde et des désirs de possession et de domination, l’Homme se délivre de tous les liens qui l’enchaînent, tant à la vie terrestre qu’à la mort du corps de chair. En abandonnant les pulsions visant à conquérir l’avoir, il permet l’émergence ou la reconstruction d’un nouvel Être totalement libre, d’une entité disposant des caractères divins originels et du corps transfiguré de la Personne intemporelle et immortelle des origines.

Traditionnellement et toujours dans l’imaginaire de notre pensée, nous bâtissons un nouveau concept pour évoquer cette autre manifestation de la puissance originelle. Les anciens Grecs l’appelaient le « Noûs » mais nous disons souvent « l’Intellect » ou, par erreur, « l’Esprit ». Là réside une illusion nouvelle. Nous avons lâché la réalité biologique et neuronale de notre conscience vivante, raisonnable et intelligente. Nous l’avons de nouveau remplacée par un reflet mental utilitaire, par autre image symbolique, vaporeuse ou éthérée qui figure, dans un milieu inconnu assez flou, tout le destin prochain de notre devenir terrestre. Dans le mystère de l’avenir, c’est la matière cérébrale qui nous semble être la plus apte à contenir cette représentation, et c’est pourquoi nous tendons à poser l’intellect au sommet de nos facultés.

Cependant, il n’y a toujours aucune raison de placer ce concept au-delà ou en deçà, au-dessous ou au-dessus, ou dans une hiérarchie quelconque, car il ne demeure dans la triple essence humaine nul espace entre l’alpha et l’oméga de l’être. Dressée vers le ciel, la branche SHU nous paraît nécessaire, mais l’harmonie du bouquet IKEBANA persiste à résider dans sa globalité.

Le Temple est Trois

Tout en développant de façon trinitaire les aspects à travers lesquels la pensée panthéiste décrit le Monde et l’Homme, j’ai insisté sur l’unité indissociable qui réunit les trois images conceptuelles utilisées. Selon les doctrines, les ésotéristes usent d’autres modèles, des constructions basées sur les chiffres sept ou dix ou douze, par exemple. L’important est de comprendre que cette pensée postule fondamentalement l’unité absolue du Monde, de l’atome à l’univers, du créateur à la créature, de l’origine aux fins ultimes, et de l’individu à l’humanité entière. Elle se fonde sur la certitude qu’il n’existe qu’une seule et unique réalité, unissant l’Homme, l’Univers et Dieu, que tous les autres aspects du Monde sont parfaitement illusoires, et que la personnalité individuelle s’inscrit donc toujours dans l’unité de l’humanité tout entière.

Le Temple est Trois  dans Le Livre des Mutations le-feminin-120x300

C’est en lui-même, qu’à l’origine, ce Dieu unique différencie les mondes et les esprits vierges qui vont expérimenter la matière. Ce n’est pas une expérience facile mais l’éternité est disponible. Les esprits inconscients vont s’enfoncer dans le chaos originel. Au cours de la descente, l’émergence de la vie dans la matière inerte puis celle de la conscience dans les corps vivants devraient permettre de réaliser l’Idée divine, l’incarnation des esprits dans des corps matériels vivants, des « Microcosmes » bâtis au modèle de l’Univers. Mais les expériences sont variées et parfois périlleuses. Originellement libres, certains esprits vont s’égarer, dont ceux des hommes. Alors se forme le monde que nous connaissons, le monde « dialectique » des gnostiques, régi par l’opposition des contraires. Et il faudra que chaque esprit immortel, enfermé dans un corps humain mortel, se délivre de ses chaînes matérielles, de ses cristallisations, de son karma personnel et ancestral, pour reprendre librement le chemin de l’incarnation spirituelle, la reconstruction de son propre « Microcosme », de la véritable réalité de son être personnel, tel que voulu pour lui seul, de toute éternité, par Dieu, au sein de la globalité de la communauté humaine.

L’esprit incréé, seul l’esprit peut l’engendrer. De nature divine, engendré non pas créé, l’homme originel est et demeure immortel. Vivant dans un corps biologique, c’est dans cette vie naturelle même qu’il peut retrouver ses pouvoirs si l’homme animal qui l’héberge accepte par amour la transformation nécessaire, la transfiguration du corruptible en incorruptible, du plomb vil en or pur. C’est cela, semble-t-il, que les anciens Alchimistes découvraient un jour, non pas dans leurs cornues comme d’abord ils l’espéraient en éprouvant inlassablement le sel, le soufre et le mercure, mais en eux-mêmes, tout au terme de leur longue recherche de la pierre philosophale. Car la pierre n’opérait qu’en présence d’un peu d’or, symbole de la présence effective de l’Esprit divin, et préalable nécessaire à la transmutation. Puisse chacun trouver, en soi-même, sa propre pierre de métamorphose et aller maintenant son chemin personnel de transfiguration. Les ésotéristes nous disent que par amour, la Divinité descend depuis l’Esprit pur vers chaque homme en revêtant la matière, puis que, par amour aussi, l’Homme s’élève depuis sa corporéité vers Dieu en libérant son propre Esprit.

le-feminin-copie-122x300 dans Le Livre des Mutations

Je synthétiserai ces idées en disant que pour les panthéistes gnostiques chrétiens, c’est l’amour total qui constitue le feu de l’alchimie ultime, laquelle transforme alors le corps de l’homme en triple temple du divin Microcosme. L’éternel Esprit incréé des origines est « l’Amour Même ». Il s’exprime en donnant vie et connaissance, et ce don d’amour éternel ne peut se réaliser dans la solitude. L’Esprit divin engendre donc nécessairement « l’Autre », l’Homme spirituel immortel qui est une conscience vivante. Engendré par l’Esprit d’amour et non pas créé, l’Homme révélé rayonne naturellement la force de la vie et la clarté de la connaissance sur toute l’humanité. Cet impératif comportemental de fraternité universelle détermine donc l’orientation majeure du travail intérieur des ésotéristes gnostiques qui, conscients de la double nature de leur être terrestre, vont associer l’ardeur de l’amour insufflé par l’Esprit divin intérieur à la douceur de la compassion puisée dans leur périssable nature humaine.

le-feminin-copie-2-124x300

Comme il faut bien que j’arrête quelque part cette présentation générale de la pensée panthéiste et gnostique, je terminerai ici en utilisant un dernier symbole ternaire et en vous priant d’aller maintenant voir une magnifique illustration d’artiste représentant ce corps humain ainsi triplement et spirituellement transfiguré.

La Source Originelle


De même qu’à l’origine du corps, il y a la cellule primordiale, la tête et ses prolongements vertébraux, à l’origine du Monde et des vivants, il y a l’être, l’existence, la matière et la vie lesquels sont les sources de toutes les choses et connaissances essentielles et de tous les moteurs de subsistance, de permanence et de reproduction. Ces forces, ces matériaux, ces instructions de construction, ces pulsions primordiales et ces savoirs fondamentaux sont enfouis au plus profond de nous, inaccessibles à la conscience raisonnable. Nous les analysons comme des éléments techniques utiles à la construction de l’appareil existentiel et à son fonctionnement. Nous ne réalisons pas que tous ces facteurs sont des manifestations actives et actuelles des éternels principes originels de l’existence et de la vie.

La Source Originelle dans Le Livre des Mutations le-feminin-copie-3-300x163

A ce niveau de la réflexion, nous devons être très attentifs. Nous sommes ici dans le système de pensée panthéiste. Nous ne parlons donc pas seulement de matière ou de corporéité ni de représentation mentale. Nous parlons de l’Être unitaire primordial, inconnu, total, absolu qui nous inclut et qui donc se manifeste en nous-mêmes. Nous essayons de comprendre qu’à l’origine, à la source véritablement fondatrice de notre être propre dans tous ses caractères, il y a une idée créatrice essentielle, éternellement agissante et vivante, l’Idée permanente de l’Homme que nous sommes, originellement conçue dans l’Intelligence Créatrice, (quelle que soit la nature véritable de cette entité, cause première du Monde), et manifestée dans notre corporéité. Par notre être total propre, hors du Monde et du temps, nous lui restons constamment reliés, mais nous sommes cependant limités par cette manifestation existentielle, corporelle, temporelle et consciente qui est notre personnalité mortelle actuelle. L’existence du mal complique encore la réflexion. En Occident, la pensée panthéiste adopte souvent les concepts gnostiques tels qu’on les trouve dans la philosophie du « Nouvel Âge ». C’est, par exemple, un démiurge, créateur imparfait, qui aurait créé ce monde temporel et ces corps mortels qui portent cependant en eux les étincelles divines immortelles descendues du royaume originel.

Traditionnellement, dans l’imaginaire habituel de notre pensée, et sans réaliser ce que nous faisons et de quoi nous parlons, nous construisons une forme conceptuelle pour évoquer la base originelle. Nous l’appelons souvent « le Dieu Père » mais d’autres la désignent comme « la Mère originelle », ou même « la Nature ». Là est l’illusion fondamentale. Nous avons quitté le contact intuitif avec la réalité matérielle originelle et nous l’avons remplacée par une construction mentale, une image symbolique inversée qui place loin de nous, dans les cieux, notre origine biologique et terrestre. Cette sorte d’idole se rencontre souvent dans les textes dits « Sacrés » ou les Temples. C’est pourtant la matière primordiale qui est conceptuellement la plus proche de la réalité de l’origine. Elle est d’abord manifestée dans l’existence matérielle et vivante du corps biologique, car l’homme pensant émerge de la vie, qui s’enracine dans la matière dont la source est dans l’Être primordial.

Comprenons cependant qu’il n’y a aucune raison de placer cette forme conceptuelle, artificielle et imparfaite, cette idole fondamentale, symbolique et fragmentaire, en haut ou en bas, ou à la tête d’une quelconque hiérarchie. Dans la triple image mentale de l’essence universelle, il n’y a ni haut ni bas, et ni fonction première ou dernière. Inclinée vers la terre, la branche KYAKU est nécessaire, mais l’harmonie du bouquet réside dans sa globalité.

Sigmund Freud et Jeu du Tao

 

 

Sigmund Freud et Jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO sigmund_freud_lifeSigmund Freud  né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd’hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse.

Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Josef Breuer, l’influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l’hypnose de l’École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d’inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique.

Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d’abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s’installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. En 1938, Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s’exiler à Londres, où il meurt d’un cancer en 1939.

La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Josef Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. L’hypothèse de l’inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de Moi et d’idéal du Moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d’Œdipe ou l’angoisse de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l’inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

L’histoire de la vie de Freud est celle de la psychanalyse. Elle a fait l’objet de centaines d’articles et de quelques dizaines de biographies dont la plus connue est celle de Ernest Jones (La vie et l’œuvre de Sigmund Freud, 1953 à 1958), proche contemporain de Freud, qui est devenue une référence bien que critiquée pour ses aspects hagiographiques. Le premier biographe fut cependant Fritz Wittels, qui publie en 1924 Freud. L’homme, la doctrine, l’école. L’écrivain Stefan Zweig a aussi écrit une biographie (La Guérison par l’esprit, 1932) de son ami Freud2. Le médecin de Freud, Max Schur, devenu psychanalyste, a analysé son rapport à la mort, dans la clinique et la théorie puis face à la maladie qui devait l’emporter en 1939 (La Mort dans la vie et l’œuvre de Freud, 1972).

De nombreux contemporains ou disciples lui ont également consacré une biographie, souvent hagiographique, tels Lou Andreas-SaloméThomas Mann, Siegfried Bernfield, Ola Andersson, Kurt Robert EisslerCarl SchorskeDidier Anzieu a publié une biographie (L’auto-analyse de Freud et la découverte de la psychanalyse, 1998) très détaillée de l’auto-analyse de Freud et du processus créatif qui en a découlé. Marthe Robert est l’auteure d’une biographie littéraire (La Révolution psychanalytique, 2002). Peter Gay a écrit Freud une vie (1991). Henri F. Ellenberger a consacré une partie de son livre au devenir de certains des patients de Breuer et de Freud dans Histoire de la découverte de l’inconscient (1970). Ellenberger est le premier à avoir insisté sur les légendes associées à l’histoire de la psychanalyse (il parle de « la légende freudienne »), arguant même qu’il faudrait, selon lui, développer une « étude scientifique des légendes ».

Les derniers ouvrages critiques édités ont pour auteurs : Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani (Le Dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse, 2006), Jacques Bénesteau (Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire, 2002) ou encore le philosophe Michel Onfray (Le crépuscule d’une idole, 2010). Alain de Mijolla a publié un écrit sur Freud et la France (Freud et la France, 1885-1945, 2010) qui analyse les relations complexes entre Freud et les intellectuels français (analystes et médecins, mais aussi écrivains, journalistes, poètes ou philosophes) jusqu’en 1945.

170px-Sigmund_Freud_Anciano dans RESSOURCES et Savoirs en TAOEn français, les premières traductions l’ont été pour des articles et notamment par Henri Hoesli pour la Revue française de psychanalyse. Les traductions de livres – parfois des recueils d’articles – sont éparpillées entre plusieurs éditeurs : PayotGallimardPUFAlcan donc le fait de plusieurs traducteurs ou équipes de traducteurs. Anne Berman a été par exemple la traductrice de plusieurs ouvrages de Freud, d’Anna et de Jones Depuis 1988, les Presses universitaires de France publient la traduction, œuvre collective sous la direction scientifique de Jean Laplanche, des Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse. Seize volumes ont été publiés à ce jour. Cette traduction est controversée, du fait de ce que Laplanche définit comme « une exigence de fidélité au texte allemand », mais que ses contradicteurs voient comme un exercice formaliste, comportant des néologismes qui rendent la compréhension difficile. Le volume Traduire Freud (1989) tente d’expliquer et de justifier les principes auxquels se réfère cette grande entreprise d’une nouvelle traduction des Œuvres complètes de Freud en France.

En allemand, dix-sept volumes sont parus entre 1942 et 1952, intitulés Gesammelte Werke. En anglais, vingt-quatre volumes paraissent entre 1953 et 1974 sous le titre de Standard Edition. En 2010, la situation des traductions des œuvres change radicalement puisque ses écrits sont entrés dans le domaine public.

 

Venez jouer au jeu du Tao sur mon Forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/  

Lili Strauss et Jeu du Tao

Lili Strauss (1850 – 1919)

Soit : Lili Strauss Bad Tatzmannsdorf

 
Lili Strauss et Jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO ber-strauss-02-247x300Lili Strauss, 1908

Lili Strauss, la seconde épouse du roi de la valse Johann Strauss II est venu en 1895 à Bad Tatzmannsdorf.

Par M. et Mme Fox, les anciens locataires de l’Kurrestaurants, elle a acheté la « Villa Edelweiss » dans le couloir de tir, où elle a dirigé un studio photo appelé « Studio Lili, Tarcsa Fürdö ».(Tarcsa Fürdö est le nom hongrois de Bad Tatzmannsdorf.) Vos défaillances d’entreprises ils ont bientôt obligés de vendre la maison.

Pendant les années de guerre de 1914 à 1918 procuré Lili Strauss les soins appropriés pour les enfants de leurs voisins et Hermione Mary Medicare scellé.

Lili Strauss vivaient dans des maisons différentes à Bad Tatzmannsdorf. Ses dernières années ont été consacrées à sous-louer à une autre maison dans le Schützengasse.

Lili Strauss est décédé le 6 Mai 1919 à Bad Tatzmannsdorf et voici le cimetière local enterré.

Tombe de Lili Strauss au cimetière local de Bad Tatzmannsdorf

Biographie

Angelika Dittrich Lidvina le 30 Mars né en 1850 à Breslau. Il devint connu comme «seconde épouse Lili Strauss» de la «roi de la valse» Johann Strauss II.

Après 16 ans de mariage, est mort de la première épouse de Johann Strauss, Henriette Treffz, un accident vasculaire cérébral. Seulement sept semaines plus tard, le 28 Mai 1878, il épousa l’actrice Angelika « Lili » Dittrich à Vienne (Saint-Charles). Lili était alors huit ans.

Ce mariage aussi rompu peu de temps après (1882) que Lili est entré dans une relation avec un autre homme. Strauss a demandé le divorce, mais le temps que l’empire ne pouvait loi valide le mariage catholique la «séparation de corps» sont prononcés, ce qui ne permet pas un nouveau mariage.

Lili et Johann Strauss

Comme Johann Strauss a rencontré la veuve Adèle allemand, il ne pouvait donc pas se marier d’abord. Après une brève période de «mariage sauvage », les deux sont allés à Coburg, où le mariage avec Angelika Dittrich (« Lili » Strauss) était divorcé. Tout d’abord, Strauss a dû se convertir au protestantisme. Seulement alors pourrait-il Adele, en prenant sa troisième épouse, d’être sa femme.

Comme ces événements privés abfärbten sur la musique de Johann Strauss, l’extrait ci-dessous montre:

«Quand Johann Strauss en 1882, le livret de l’opérette » Une nuit à Venise « composé, il était par sa seconde épouse » laisser Lili. « La femme, qui avait choisi le livre de texte pour l’opérette nouveau déplacé vers le registre tenu par Franz Steiner Theater an der Wien. Strauss interrompit son travail et a mis son meilleur score fini quand il a divorcé de Lili « de corps » et avait trouvé dans la veuve Adèle allemand un nouveau partenaire pour la vie future. 
l’avant-première de « A Nuit à Venise « a été déplacé au Théâtre Friedrich Wilhelm municipale à Berlin et seulement quand Strauss avait créé l’œuvre il ya le 3 Octobre 1883, également dirigé par Strauss a la première de l’opérette légèrement modifié » Une nuit à Venise « le 9 Octobre, 1883 . à Vienne tout le succès possible au compositeur, mais « l’opérette de Lili » a été gâté: il a donné la partition de l’ouverture à son frère Joseph Simon – véritable Strauss – comme « papier lié Closette » Cela a des airs importants de l’opérette existantes, très. ouverture effective ne mérite pas. « 

12345...14

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes