Archive pour 4 janvier, 2013

Guérir de l’Egoïsme

 

L’égoïsme fait partie de ce que l’on appelle communément un « défaut », autrement dit un problème dans la manière de se comporter. Le plus souvent, on attribue l’égoïsme à un amour exagéré pour soi-même, un amour tel qu’il n’y aurait pas de place pour qui que ce soit d’autre. Si la personne égoïste semble effectivement ne s’intéresser qu’à elle-même, peut-on dire pour autant qu’elle s’aime trop ?

Pour l’égoïste, selon Edgar Poe, « Le grand malheur est de ne pouvoir être seul ». L’égoïste est essentiellement préoccupé de lui-même ; ses choix, ses activités, ses relations convergent vers un même but : ramener tout à soi, s’approprier ce qui lui semble plaisant ; il ne tient compte ni du monde, ni des intérêts extérieurs, ne se soucie pas des autres et organise sa vie pour ne pas être dérangé. S’il entre en relation avec certaines personnes, c’est qu’il pense pouvoir en tirer quelque chose : du prestige, des avantages, du plaisir…

Le petit monde de l’égoïste

Guérir de l'Egoïsme dans TAO et le Maître zen1-97x300L’égoïste vit en circuit fermé ; il est comme empêché de voir et d’entendre ce qui ne le concerne pas personnellement ; le monde, c’est lui, le reste est ignoré !

Il est peu satisfait de sa vie et souvent solitaire (égoïsme et « célibat endurci » font bon ménage), soit par choix, soit par force. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a tendance à lasser son entourage !

Il arrive toutefois qu’il rencontre un(e) « alter ego », quelqu’un comme lui, avec qui il formera un couple replié sur lui-même : rassemblant leurs intérêts communs pour se prémunir du monde extérieur, ils vivront alors un « égoïsme  à deux » ; rien de bien neuf, si ce n’est qu’ils sont maintenant deux dans la même « cellule ».

Le reproche qui est fait le plus souvent aux personnes égoïstes, c’est de trop s’aimer pour pouvoir aimer les autres. Mais avant de dire qu’elles s’aiment trop, demandons nous déjà si elles s’aiment. Et dans le cas contraire, d’où leur vient alors de n’avoir qu’elles-mêmes en tête ?

Les racines de l’égoïsme et de l’amour de soi

Dans le tout premier stade de son évolution, l’être humain est exclusivement tourné vers ses propres besoins : être nourri, soigné consolé, stimulé et ce sont là les conditions de sa survie. Ce n’est qu’après avoir acquis un minimum d’indépendance qu’il s’ouvrira peu à peu à un environnement de plus en plus large (de la mère à la famille, de la famille à la crèche…etc.). Mais pour que cette ouverture progressive vers les autres se réalise sans embûches, il faut que l’enfant ait reçu suffisamment d’amour pour croire en lui, pour s’aimer; il pourra alors commencer à donner de l’amour en retour. Dans le cas contraire, il peut rester bloqué à ce stade où le monde entier semblait converger vers lui.

Autrement dit, la personne égoïste qui accapare tout à son profit, ne trouve pas plaisir à échanger, à donner, n’est pas atteinte d’un « trop plein » d’amour pour elle, elle souffre en fait de son contraire. Son avidité, son besoin d’arracher à la vie ce qu’elle pourrait obtenir autrement, ne sont pas le signe d’un trop grand amour de soi mais celui d’une difficulté à croire en elle-même.

Ce n’est pas l’amour de soi qui produit de l’égoïsme, mais l’attachement plus ou moins pathologique à une image périmée de soi-même, celle de « l’enfant merveilleux », à qui rien ne doit jamais manquer.

Peut-on « guérir  de l’égoïsme ?

Le point de départ est de prendre conscience de cette faiblesse et des effets dommageables qu’elle a pour soi-même ; à partir de là, il devient possible de se dégager petit à petit du cercle vicieux où elle nous enferme : « on ne peut rien attendre des autres… prenons ce qu’il y a à prendre… décidément, je me fais toujours avoir… on ne peut rien attendre des autres… etc ». 

Quelques conseils peuvent s’avérer utiles :

  • Commencer à donner, de petites choses, et de préférence à  quelqu’un qui soit capable de gratitude et de générosité…
  • Pratiquer les sports d’équipe ou un art martial, comme le judo, qui associe  présence à soi-même, contact, ouverture et respect des autres ;
  • Demander un accompagnement psychothérapeutique qui permettra de restaurer le sentiment de sa propre valeur et de celle du monde environnant.

En expérimentant ces quelques trucs, vous devriez réussir à sortir de cet égoïsme et enfin vous tourner vers les autres…

Dominique Pir 

En finir avec le Blues Hivernal

 

Fatigue, tristesse, augmentation des heures de sommeil et de l’appétit sont les principaux symptômes de la dépression saisonnière. Ces troubles affectifs débutent majoritairement à l’automne et disparaissent spontanément au printemps. Pourquoi souffrir inutilement ? Aujourd’hui, des traitements efficaces existent !

En finir avec le Blues Hivernal dans TAO et le Maître 01_apprenti-186x300Chaque année, dès que les feuilles des arbres tombent, Caroline, une jeune femme habituellement dynamique, se sent immensément fatiguée et déprimée. A trente ans, voilà déjà plus de dix ans que ce trouble saisonnier handicape sa vie quotidienne. « A l’automne, j’ai le blues et ça dure tout l’hiver, jusqu’au printemps où je me sens enfin revivre.

Dès que les jours diminuent et que le début de l’automne pointe son nez, c’est chaque année la même chose. Ca ne va pas, je suis très fatiguée et pourtant je dors beaucoup plus qu’aux beaux jours. Je suis triste, je n’ai envie de voir personne et je n’ai le goût de ne rien faire. Mon seul intérêt, c’est alors la bouffe : je m’empiffre de pâtes, de patates et de sucreries ». Caroline, comme beaucoup de femmes, souffre d’une dépression saisonnière qui touche aussi les hommes mais dans de moindres proportions. Enfants et adolescents ne sont pas épargnés par ces troubles affectifs saisonniers, encore appelés déprime hivernale, winter blues ou blues d’hiver. Les travailleurs de nuit, les personnes qui travaillent et vivent dans des endroits peu ou mal éclairés peuvent aussi en souffrir, même en été.

Les retentissements sociaux et familiaux du blues hivernal

« Le pire, c’est au travail. J’ai d’immenses difficultés à me concentrer et à respecter les échéances, qui m’angoissent. Et à la maison, je suis irritable avec mes enfants et mon mari, qui se plaint, en plus, de ma perte d’appétit sexuel en hiver et de ma prise de poids constante à cette saison », atteste Caroline. En effet, l’amplitude des difficultés liées à la dépression saisonnière varie d’une personne à l’autre. Pour certains, ce trouble peut véritablement affecter la vie sociale, relationnelle et affective jusqu’à générer des problèmes professionnels et familiaux. Difficultés de concentration, isolement avec repli sur soi, baisse de la libido, perte d’intérêt pour les activités habituelles comme la pratique d’un sport avec ses enfants ou obésité sont autant de conséquences négatives de la dépression saisonnière, désormais considérée par les professionnels de santé, comme une maladie à part entière qui doit être traitée.

Une prise en charge globale du blues hivernal

Traitement par la lumière encore appelé photothérapie ou luminothérapie, antidépresseurs, diète et exercice sont les principaux axes de la prise en charge thérapeutique. Pour votre médecin, le diagnostic de dépression saisonnière est facile à poser. Il pourra alors vous prescrire des séances de photothérapie ou vous conseiller d’acheter une lampe spécifique qui vous permettra de vous exposer, chez vous, aux bienfaits des rayons lumineux et dont l’intensité sera déterminée en fonction de votre pathologie. Cette luminothérapie permettra de soigner, en partie, votre dépression et contribuer à diminuer votre appétit. La plupart du temps, des antidépresseurs vous seront prescrits pour vous aider à passer ce cap difficile, associés à des conseils nutritionnels. Dans tous les cas, l’exercice physique est conseillé. Il contribue à maintenir votre forme et votre ligne, ainsi qu’à promouvoir vos capacités relationnelles. Alors, si vous avez le blues dès les premières feuilles mortes, n’hésitez pas à consulter rapidement votre médecin !

Ghislaine Trabacchi

Les bienfaits de la Lumière

 

L’alternance de jour et de nuit rythme nos vies depuis l’aube des temps. Notre corps est fait pour vivre selon ce rythme dit circadien. Cette exposition prolongée et quotidienne à la lumière du jour est indispensable pour faire le plein d’énergie, chasser le stress et trouver le sommeil.

L’homme est un « animal » diurne. Il a besoin de la lumière pour vivre.

La lumière et les cycles de l’organisme

Les bienfaits de la Lumière dans TAO et le Maître colombeLes rythmes circadiens (du latin circa : autour et diem : jour) marquent l’alternance des jours et des nuits. Ils sont liés à de nombreux cycles physiologiques naturels dans notre organisme : les variations de température du corps, le métabolisme, le cycle veille-sommeil ou la sécrétion des hormones. Et le régulateur principal est la lumière.

 
Ainsi, la durée de la période diurne ou photopériode, pendant laquelle on reçoit la lumière du jour (moins long et moins ensoleillé en hiver), influence directement tous les cycles de notre corps. C’est notre horloge biologique interne, située dans l’hypothalamus, qui, « sous influence » de la lumière (mais aussi des contraintes sociales), donne le tempo. 

En fonction notamment de la quantité de lumière reçue sur la rétine, elle active les différents circuits de sécrétion des hormones et stimule (ou non) les centres de l’éveil.

Plus de lumière, plus de sommeil et d’énergie

On sait aujourd’hui que la lumière du jour déclenche la sécrétion de cortisol, l’hormone du « stress positif » qui mobilise les énergies utiles à la journée. Le cortisol est indispensable pour avoir la forme lorsqu’on est éveillé.

A l’inverse, la lumière du jour empêche la sécrétion d’une autre hormone : la mélatonine. Impliquée dans l’endormissement et le sommeil, elle est indétectable la journée, elle est à son niveau le plus haut la nuit. Plus le jour est lumineux, plus la nuit est noire, plus il y a des différentiels hormonaux (pic de cortisol le jour, pic de mélatonine la nuit) et meilleure est la qualité du sommeil.

Les risques du manque de lumière

Le rythme circadien est parfois bouleversé par l’organisation du travail, pour certains métiers exercés selon des « horaires non conventionnels » (continu, de nuit, à horaires décalés), et souvent par l’explosion des nouvelles technologies (Internet, portable, télévision, etc.) qui incitent à se couper de l’exposition naturelle à la lumière du jour… Or, les lumières artificielles sont 5 à 20 fois moins intenses que la lumière naturelle, même d’un jour gris.

Il y a alors un véritable risque de carence en lumière, qui favorise la baisse de tonus et une somnolence contre laquelle il est difficile de lutter.

La qualité du sommeil est aussi altérée. On le voit chez les travailleurs de nuit : le sommeil dans la journée est moins réparateur : la durée de ce repos diurne est effectivement plus courte de 30 % environ. Ce phénomène expose à des incidents, voire des accidents.

Il est donc essentiel de faire le plein de lumière chaque jour, même pendant les périodes les plus sombres de l’hiver !

 

Dr Brigitte Blond 

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