Archive pour 11 janvier, 2013

Albert Einstein et le Jeu du Tao

 

Albert Einstein et le Jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO albert_einstein_headAlbert Einstein (né le 14 mars 1879 à UlmWurtemberg, et mort le 18 avril 1955 à PrincetonNew Jersey) est un physicien théoricien qui fut successivement allemand, puis apatride (1896), suisse (1901), et enfin sous la double nationalité helvético-américaine (1940).

Il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique de 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Son travail est notamment connu pour l’équation E=mc2, qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.

Albert Einstein naît dans leur appartement à Ulm en Allemagne ; c’est leur premier enfant. Son intérêt pour la science est éveillé dans son enfance par une boussole à l’âge de cinq ans, et le livre La Petite Bible de la géométrie, à treize ans.

Formation

Il fait ses études primaires et secondaires à la Hochschule d’Argovie en Suisse, où il obtient son diplôme le 30 septembre 1896. Il a d’excellents résultats en mathématiques, mais refuse de s’instruire en biologie et en sciences humaines, car il ne perçoit pas l’intérêt d’apprendre des disciplines qu’il estime déjà largement explorées. Il considère alors la science comme le fruit de la raison humaine et de la réflexion. Il demande à son père de lui donner la nationalité suisse afin de rejoindre sa famille émigrée à Milan en Italie.

Il entre à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) en 1896 après y avoir cependant raté son premier examen d’entrée. Il s’y lie d’amitié avec le mathématicien Marcel Grossmann, qui l’aide plus tard en géométrie non euclidienne. Il y rencontre aussi Mileva Maric, sa première épouse. Il obtient avec justesse son diplôme en 1900 s’avouant lui-même dans son autobiographie, « incapable de suivre les cours, de prendre des notes et de les travailler de façon scolaire ».

Au cours de cette période, il approfondit ses connaissances en autodidacte par la lecture de livres de référence, comme ceux de Ludwig Boltzmann, deHelmholtz et de Walther Hermann Nernst. Son ami Michele Besso l’initie aux idées de la Mécanique de Ernst Mach. Selon plusieurs biographies, cette période de 1900 à 1902 est marquée par la précarité de sa situation : il postule à de nombreux emplois sans être accepté. La misère d’Albert Einstein préoccupe son père qui tente en vain de lui trouver un poste. Albert se résigne alors à s’éloigner du milieu universitaire pour trouver un emploi dans l’administration.

Einstein meurt le 18 avril 1955 d’une rupture d’anévrisme, et l’autopsie révèle que son cerveau est marqué d’une hypertrophie de l’hémisphère gauche. Ses cendres sont éparpillées dans un lieu tenu secret, conformément à son testament. Mais en dépit de ses dernières volontés, son cerveau et ses yeux sont conservés par le médecin légiste ayant effectué son autopsie.

Bien qu’Einstein ait rencontré un grand nombre de personnalités majeures de son époque, dans les domaines scientifique, politique et artistique, laissant une correspondance très riche, il se décrivait lui-même comme un véritable solitaire « qui n’a jamais appartenu de tout cœur à l’État, au pays natal, au cercle des amis et pas même à la famille dans le sens étroit du terme, mais qui a toujours éprouvé à l’égard de toutes ces liaisons un sentiment jamais affaibli de leur être étranger.»

Parmi ses relations célèbres, on compte une amitié avec la reine Élisabeth de Belgique, avec qui il joue du violon, Arnold Berliner dont il témoigne de l’affection lors de son 70e anniversaire,George Bernard Shaw au sujet duquel il écrit « on trouve rarement des hommes assez indépendants pour s’apercevoir des faiblesses et des sottises de leurs contemporains, sans en être infectés eux-mêmes » ou Bertrand Russell.

Modeste et pensant quant à lui que « Chacun doit être respecté dans sa personne et nul ne doit être idolâtré. », il ironisait au sujet de sa célébrité et de ses effets : « Cela pourrait bien provenir du désir irréalisable pour beaucoup, de comprendre quelques idées que j’ai trouvées, dans une lutte sans relâche, avec mes faibles forces. »

Sa première épouse, Mileva Maric est atteinte de coxalgie, qui la rend boiteuse. C’est aussi une jeune femme brillante, élève du Polytechnicum. Elle tombe enceinte alors qu’ils ne sont pas encore mariés, et elle accouche chez ses parents en Serbie d’une fille, Lieserl. Einstein se montra très dur avec sa compagne suivante, Elsa. Ils faisaient chambre à part et il lui arrivait de lui interdire son bureau, se faisant presque servir : « Je traitais ma femme comme une employée, mais une employée que je ne pouvais pas congédier. »

Il voit peu son fils Hans-Albert qui, à l’âge adulte, travaille en Californie. La santé mentale de son autre fils, Eduard, se détériore brutalement alors qu’il est âgé de vingt ans, et il doit être interné une première fois à Zurich en 1930. Son père lui rend une dernière visite en 1933. D’abord critique envers la psychanalyse, il refuse que son fils Eduard suive un nouveau traitement psychanalytique, mais il finit par accepter l’essentiel des idées de Sigmund Freud. En 1933, il choisit Sigmund Freud pour publier un échange de lettres intitulé Pourquoi la guerre ?.

En 1978, le journaliste Steven Levy apprend par son employeur le journal New Jersey Monthly que le cerveau du savant aurait été conservé et lui demande de le récupérer.

Levy est accompagné par un cameraman durant sa quête et le film est diffusé dans les années 1990 à la télévision en France. Après une longue enquête, il le retrouve en effet à Wichita (Kansas), chez le pathologiste qui avait procédé à son extraction, le Dr Thomas Harvey. Cette information souleva l’intérêt des médias.

Le Dr Harvey déclara qu’il n’avait rien trouvé de particulier dans la structure physique du cerveau d’Einstein pouvant expliquer son génie. Mais de plus récentes études, parues notamment dans Science et Vie, concluent que le cerveau d’Einstein possédait un nombre élevé d’astrocytes. Selon le premier médecin autorisé à autopsier le cerveau d’Albert Einstein dans les années 1980, Marian Diamond, certaines zones de son cerveau, réservées aux tâches les plus hautes, possédaient une proportion de cellules gliales incroyablement élevée : « tout indique que les cellules gliales occupent une place déterminante dans le développement de l’intelligence ».

Une étude approfondie de la structure du cerveau révèle également que la scissure de Sylvius présente une inclinaison particulière, augmentant la taille de la zone du raisonnement abstrait au détriment de la zone du langage, ce qui pourrait expliquer qu’Einstein n’ait su parler que très tard.

Einstein a aussi inventé des appareils et déposé de nombreux brevets en collaboration avec des amis :

  • Voltmètre ultrasensible : en 1908, avec Paul Habicht, il met au point un voltmètre capable de mesurer des tensions de l’ordre d’un dix-millième de volt. Ce « multiplicateur de potentiel Einstein-Habicht » est commercialisé à partir de 1912.
  • Réfrigérateur : avec son ancien étudiant et ami Leó Szilárd, il crée plusieurs types de réfrigérateurs (un système à absorption, un système à diffusion et un système électromagnétique). Ce dernier système s’appuie sur une « pompe électromagnétique » qui est encore utilisée pour transporter le sodium dans les réacteurs à neutrons rapides à caloporteur sodium (2005). Les réfrigérateurs n’ont pas été commercialisés.
  • Appareil de correction auditive : un des quarante brevets déposés avec Leó Szilárd.

Divers220px-Bundesarchiv_Bild_183-19000-1918%2C_Albert_Einstein dans RESSOURCES et Savoirs en TAO

Un einstein est une unité de mesure égale au nombre d’Avogadro fois l’énergie d’un photon (lumière) (c’est donc l’énergie d’une mole de photons).

Il existe un élément chimique nommé d’après Einstein : l’einsteinium.

2005 fut l’année mondiale de la physique, mais aussi l’année d’Einstein, en commémoration du centenaire de l’annus mirabilis.

Distinctions

 

Musées Einstein

Quelques œuvres de l’auteur

  • Albert Einstein : La théorie de la relativité restreinte et générale. (1916, édition française Gauthier-Villars 1956)
  • Pourquoi la guerre ?. (1933) Rivages, 2005, (ISBN 978-2-7436-1364-8), avec Sigmund Freud.
  • Comment je vois le monde. (1934, édition française Flammarion 1934), réédition Flammarion, 1989, collection Champs 183, (ISBN 978-2-08-081183-7). Essai politico-philosophique, où Einstein expose ses positions dans différents domaines : social, économique, politique, religieux, culturel et scientifique.
  • Albert Einstein : La relativité. Gauthier-Villars (1956). Au format poche, un exposé élémentaire des principes de la théorie de la relativité restreinte et générale, par son auteur.
  • Albert Einstein & Leopold Infeld : L’Évolution des idées en physique. collection Champs, Flammarion (1993), (ISBN 978-2-08-081119-6). Au format poche, une histoire de la physique, de la mécanique de Newton jusqu’aux théories modernes (relativité, quanta), écrite en 1936 par Einstein et l’un de ses disciples à Princeton, pour financer le séjour de ce dernier.
  • Albert Einstein Pourquoi le socialisme ?

L’Institut technique de Californie (Caltech) publie, avec l’aide de l’université hébraïque de Jérusalem, l’intégrale des écrits d’Einstein, The Einstein Papers Project. C’est une édition plutôt destinée aux bibliothèques. (http://www.einstein.caltech.edu)

 

Venez jouer au jeu du Tao sur mon Forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/  

B.d’Espagnat et le Jeu du Tao

 

Bernard d’Espagnat, né le 22 août 1921 à Fourmagnac, est un physicien français.

B.d'Espagnat et le Jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO bernard_despagnat_pic

Il est membre de l’Académie des sciences morales et politiques à partir de 1996, professeur émérite de l’Université Paris Orsay, désormais Université Paris Sud, membre de l’Académie internationale de philosophie des sciences (Bruxelles) depuis 1975 et de l’Université interdisciplinaire de Paris.

Depuis la fin des années 1960, il s’est distingué par ses travaux sur les enjeux philosophiques de la mécanique quantique et en particulier par sa conception du « réel voilé » qui constitue une approche originale du réalisme en physique.

Éducation et carrière

Bernard d’Espagnat a obtenu son doctorat à l’École polytechnique et à l’Institut Henri-Poincaré (Promotion Louis de Broglie). Il débuta sa carrière en tant que chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de 1947 à 1957. Durant cette période, il travailla également avec le physicien Enrico Fermi à Chicago (1951-1952) et sur un projet de recherche mené par Niels Bohrà l’Institut de Copenhague (1953-1954). Il poursuivit sa carrière scientifique en rejoignant le Centre d’Études et de Recherches Nucléaires (CERN) à Genève et comme physicien théorique à l’institution qui succéda au CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (1954-1959).

À partir de 1959 jusqu’à sa retraite en 1987, Bernard d’Espagnat a enseigné à la faculté des Sciences de la Sorbonne. Il fut directeur du Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires à l’Université Paris-Sud 11 à Orsay (1980-1987). Il a en particulier contribué à éclaircir les enjeux théoriques des expériences d’Alain Aspect sur le paradoxe EPR.

Il fut professeur invité à l’Université du Texas à Austin en 1977 et à l’Université de Californie à Santa Barbara en 1984. Il reçoit le prix Templeton en 2009.

Parce qu’elle relativise certaines notions que l’on pouvait croire absolues (espace, objet, causalité), la physique quantique bouleverse nos conceptions traditionnelles. Ce livre expose en détail les raisons de ces changements et les nouveaux problèmes conceptuels qui en découlent. Il fournit une description d’ensemble, aussi utile aux épistémologues qu’aux physiciens, des diverses manières dont les experts en la matière s’attaquent aux problèmes en question. Après un rappel simple et clair des principes de la mécanique quantique, l’ouvrage traite successivement de la causalité locale, du critère E. P. R. de réalité, des théories quantiques de l’opération de mesure (problèmes relativistes compris), des théories de la décohérence (environnement), de celles des logiques cohérentes, des théories à visées ontologiques telle celle de Bohm, et de plusieurs problèmes connexes. Certaines questions touchant au lien entre contractualité et réalisme, à l’accord intersubjectif, aux limites de sens des verbes « être » et « avoir », etc., émergent naturellement des analyses ainsi conduites et sont étudiées en détail. Enfin, il est montré que le fait de distinguer entre la réalité empirique et un réel indépendant « voilé « , dont on ne peut espérer connaître que certaines structures générales, met sur la voie d’une interprétation satisfaisante de la physique d’aujourd’hui. Accessible dans sa totalité aux lecteurs munis d’un bagage, même léger, en physique du vingtième siècle, ce livre propose aux autres une ouverture sur les grands problèmes relatifs à la connaissance de la matière. d%27Espagnat_thumb dans RESSOURCES et Savoirs en TAO

Bernard d’Espagnat, ancien directeur du Laboratoire de physique théorique et particules élémentaires de l’université d’Orsay, a enseigné la philosophie des sciences à la Sorbonne et fut le premier physicien théoricien en poste au CERN à Genève. De renommée internationale, il est l’auteur de plusieurs livres de référence, dont A la recherche du réel.

 

Ouvrages

  • Conceptions de la physique contemporaine ; les interprétations de la mécanique quantique et de la mesure (1965)
  • Conceptual Foundations of Quantum Mechanics (1971)
  • À la recherche du réel – Le regard d’un physicien, Gauthier-Villars, 1979 réédition Pocket, 1991
  • Un Atome de sagesse, propos d’un physicien sur le réel voilé (1982)
  • Nonseparability and the Tentative Descriptions of Reality (1984)
  • Une incertaine réalité – Le monde quantique, la connaissance et la durée, Gauthier-Villars, 1985 réédition Fayard, 1993
  • Penser la science ou les enjeux du savoir (1990)
  • Georges d’Espagnat (1990)
  • Regards sur la matière des quanta et des choses (en collaboration) (1993)
  • Le réel voilé – Analyse des concepts quantiques, Fayard, 1994
  • Physique et réalité, un débat avec Bernard d’Espagnat (1997)
  • Ondine et les feux du savoir. Carnets d’une petite sirène (1998)
  • Traité de physique et de philosophie (2002)
  • Candide et le physicien (avec Claude Saliceti, 2008)

 

Venez jouer au jeu du Tao sur mon Forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/  

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes