Archive pour 20 janvier, 2013

Désirer ou renoncer ?

 

MEDITATION 1 DU MONDE DE L’AIR

 

Désirer ou renoncer ? dans MEDITATIONS du JEU du TAO 7Peu de mots ont connu une promotion aussi fulgurante que « désir ». Après des siècles de répression, où l’abstinence était considérée comme sainte et le désir comme diabolique – alors que « renoncer », « se sacrifier », « jeûner », « se retenir » étaient les verbes des gens supposés « sages – les thérapeutes de la psyché nous ont heureusement aidés à nous guérir des excès du puritanisme maladif.Vive la vie ! Vive le désir ! Vive l’accomplissement de notre sublime incarnation !

Aujourd’hui, même les lamas bouddhistes renoncent à faire du désir une course perdue d’avance, comme le voudraient certaines simplifications de la pensée du Bouddha. Et comme l’exprime avec enthousiasme le philosophe spinoziste Robert Misrahi :  » C’est en tant que sujet de désir, que l’être humain est mouvement vers la joie « .

Renoncer au désir ? Certainement pas, renchérit la chrétienne Sylvie Germain, c’est la seule et unique source de félicité,  » une respiration du monde ! «  
Encore faut-il savoir soi même « respirer » en résonance avec le monde…

Mais, bon, voilà, je te pose une question d’ » avocat du diable  » : et si le balancier anti-puritain était parfois parti si loin dans l’autre sens que nous perdons la mesure ? 
N’abusons-nous pas du mot désir à tout bout de champ, et ne faudrait-il pas, plus souvent, renoncer à satisfaire nos pulsions immédiates à tout prix ?
Savons-nous encore « sublimer » nos élans ? 
Pour quelles raisons faudrait-il savoir sublimer ?

Peut-être tout simplement parce qu’il arrive que, pour pouvoir vivre un grand plaisir, ou une grande joie, il faille renoncer à de petits plaisirs et à de petites joies !
Un exemple ? Rien de plus simple. J’ai un ami dont la première passion est la course automobile ; ce gars-là adore foncer à plus de 300 à l’heure sur une piste ; c’est son pied ultime. Il aime aussi énormément faire l’amour – mais alors, pendant des heures ! Eh bien, pour pouvoir vivre ses deux passions, il a été obligé de renoncer ra-di-ca-le-ment à un plaisir pour lui mineur : boire. Il ne boit jamais la moindre goutte de vin, ni d’alcool. Au début, ce fut dur, mais il n’a pas hésité – et aujourd’hui, vingt ans plus tard, je te jure qu’il ne le regrette pas, ce satané gangster !

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Changes d’habitudes

Comment t’arracher à tes habitudes ?

MEDITATION 1 DU MONDE DE L’AIR

Changes d'habitudes dans MEDITATIONS du JEU du TAO 10Ce qui nous enferme, nous aliène, nous détourne de nous-mêmes et finalement nous tue, bien avant l’heure de notre mort officielle, c’est la routine, le train-train, l’habituel. Le vivant, à la base, c’est le nouveau !

Bien sûr, les vieux sages te diront qu’en fait, nous n’avons pas changé depuis l’avènement de nos ancêtres Cro-Magnon et qu’il est naïf de croire que les choses se soient renouvelées, sur l’essentiel, depuis l’aube des temps. Ils te diront aussi que c’est bien pratique, les habitudes ! – par exemple quand on est au volant de sa voiture et qu’on se met  » en pilote automatique  » pour penser à autre chose ou pour discuter avec ses passagers, pendant que la voiture roule, sûrement guidée par ton fantôme personnel.Mais ça, ce sont les habitudes que nous mettons à notre service.

L’ennui c’est que trop souvent, le processus s’inverse : c’est nous qui nous mettons au service de nos habitudes. 
 » Pourquoi faites-vous cela ? – Bof, j’ai l’habitude… «  
Là encore, il serait possible de justifier la routine, en disant qu’elle nous met dans une sorte de cocon virtuel, qui nous sécurise…

À l’inverse, le nouveau c’est par définition l’inconnu. Si tu nourris le désir profond de mener à bien ta quête, celle-ci ne peut te mener que dans l’inconnu… 
Il s’agit donc de savoir bien faire la part des choses, pour distinguer : 
– Les habitudes qui jouent le rôle bien pratique de pilote automatique ; 
– Les habitudes qui t’aident à régresser dans un cocon sécurisant dont tu as parfois besoin ; 
– Les habitudes qui t’engluent dans les ornières du déjà vu, déjà entendu, déjà compris… dont il faudrait t’arracher au plus vite.

Comment ?
Zut, c’était la question de départ…

Un conseil ?
N’accepte pas de t’ennuyer. Ce serait un crime contre toi-même.

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L’art de l’anticipation

 

Si elle rend difficile de jouir du moment présent, notre capacité à nous projeter dans le temps est le produit d’une longue évolution qui a fait de l’humain une formidable machine à anticiper. Et pas seulement par son esprit et sa pensée chimérique errant incessamment entre souvenirs et projets ! C’est au plus profond de notre organisme que la dimension du temps est inscrite. Elle détermine nombre de réactions du système neuro-végétatif, déclenchant des phénomènes aussi divers que salivation, assimilation des aliments, stockage des graisses ou sommeil… sans oublier, bien sûr, tous les réflexes conditionnés. L'art de l'anticipation dans MEDITATIONS du JEU du TAO 131Elle nous pousse en avant dans une dynamique où l’on ne sait plus très bien dans quelle mesure la conscience est en avance sur le corps – et donc lui commande – si l’on en croit les expériences du neurologue Benjamin Libet, qui montrent que les aires du cerveau impliquées dans un mouvement s’allument 1/2 seconde avant que le sujet observé décide de le faire, comme si le cerveau “savait” avant qu’on en soit conscient. Fort disputée, l’expérience de Libet ne va pas sans poser question quant à la nature de la conscience. Elle indique en tout cas que notre rapport au temps est sans doute bien plus complexe – quantique ? – qu’on ne l’imagine.

Ainsi, notre faculté à anticiper pourrait bien être la source de nombreux avantages. Les effets bénéfiques du rire, par exemple, n’en finissent pas d’étonner : voilà qu’on découvre qu’il nous fait du bien à l’avance ! En 2006, l’équipe du Dr Lee Berk, de l’université Loma Linda en Californie, avait déjà montré que la simple perspective de voir un film comique augmentait la sécrétion des béta-endorphines (hormones soulageant la dépression) et de l’hormone de croissance (active toute la vie dans l’immunité). Selon ses dernières découvertes, communiquées au congrès de la Société américaine de physiologie en avril 2008, l’anticipation d’une bonne rigolade (le moment où l’on écoute une blague, par exemple) suffit à réduire considérablement la production des hormones du stress (cortisol, adrénaline et dopac). Se fixant comme projet la recherche sur les bienfaits biologiques de la pensée positive, l’équipe du Dr Berk estime qu’ils pourraient reposer eux aussi sur cette capacité de notre cerveau à anticiper.

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