Stephen Jourdain et le Jeu du Tao

 

Stephen Jourdain, né le 8 janvier 1931 et mort le 19 février 2009, est un écrivain français, auteur d’ouvrages sur le thème de l’éveil spirituel.

 

Enseignement

Stephen Jourdain et le Jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO stephen-jourdain-284x300Le thème principal de ses ouvrages gravite autour de ce qu’il appelle un geste intérieur qu’il nomme également « l’éveil » :

« Je suis resté une heure ou deux éveillé, dans l’obscurité, œuvrant « l’éveil », grattant l’allumette et provoquant la flamme – qui était une même chose que le geste par lequel je la faisais brûler – et jouant un peu avec cela, je crois, avec émerveillement. Le lendemain matin, ma première pensée a été « l’éveil », et savais-je toujours faire le geste ? J’ai découvert que oui, je savais, que cette chose miraculeuse était toujours là, et qu’elle serait présente jusqu’à ma mort, car je n’oublierai jamais le geste. »

Ce témoignage se présente donc également comme un enseignement, selon l’écrivain Roger Quesnoy qui le qualifiait d’« Indiana Jones de la traque métaphysique » :

« un témoignage qui nous apprend à naître à nous-mêmes, à ne jamais nous perdre dans un pseudo-réel illusoire ou fictif que nous prenons pour la réalité quotidienne. Il nous enseigne surtout la possibilité d’être inaltérablement en recul par rapport à notre identité, sans pour autant récuser les couleurs de la vie. C’est paradoxalement de cette distance à soi que jaillit la personne humaine dans sa plénitude suprême. La « bonne nouvelle » qu’il délivre exige à la fois un regard d’enfant et une vigilance de tous les instants. Il est impératif de « veiller », de laisser brûler le « je suis » fondamental sans l’abandonner jamais dans les cendres de ses attributs ».

Bien que son orientation littéraire le classe parmi les auteurs de spiritualité contemporaine (proche de la non-dualité occidentale), il a toujours affiché une distance par rapport à cette catégorie : « L’engouement actuel pour la spiritualité comporte beaucoup de naïveté — au début, cette innocence est sympathique —, mais c’est du pré-pensé, du pré-fabriqué. J’aurais tendance à faire comme mon arrière-grand-père avec l’art : liquider la spiritualité officielle. C’est la désobéissance ultime… ». Son style et une façon provocatrice de témoigner de son expérience (il fume et boit sans arrêt du café pendant ses conférences) caractérisent sa démarche rebelle qu’il dit tenir en partie de ses ancêtres.

Biographie

Petit-fils de Frantz Jourdain et fils de Francis Jourdain, Stephen Jourdain commence sa production littéraire à partir d’une expérience d’éveil spirituel qu’il dit avoir eue à l’âge de 16 ans. Jean Paulhan lui propose de publier ses textes au début des années 1960 à La Nouvelle Revue française.

Il côtoie le groupe Tel Quel, est un temps agent immobilier à Paris 14e avant d’aller vivre en Corse, à Vizzavona, où il tient un gîte rural pendant plusieurs années.

Il a reçu le Prix Fénéon en 1962 pour « Cette vie m’aime »

 

  • 36815507 dans RESSOURCES et Savoirs en TAOAllégresse du premier jour (introduction de Roger Godel) in Synthèses N° 155 – avril 1959
  • Tout remue in NRF N° 107 – novembre 1961
  • D’authentiques nuages de campagne in NRF n° 116 – août 1962
  • Cette vie m’aime (postface Jean PaulhanPrix Fénéon - Le chemin, Gallimard - 1962 .
  • L’Étoile soi in Tel Quel (Le Seuil) N° 13 – printemps 1963
  • Une unique expérience in Tel Quel (le Seuil) N° 21 – printemps 1965 .
  • Deux sentiers abrupts vers un déclic in L’Homme et la Connaissance, Le Courrier du Livre – 1965 .
  • La vie à l’endroit in L’Homme et la Connaissance, Le Courrier du Livre – 1965
  • Histoire à veiller debout in La Traverse no 4 – printemps 1971
  • Il n’y a pas il n’y a pas in La Traverse no 5 – automne/hiver 1972
  • Quelqu’un in Les Cahiers du Chemin (Gallimard) no 18 – avril 1973
  • Inventaire in La Traverse no 7 – automne/hiver 1973
  • Eveil in Port-des-Singes no 7 – automne 1979
  • Eveil éditions Le Temps qu’il fait - 1985
  • La Flèche de talc (précédé d’une lettre de Jean Paulhan) Le Temps qu’il fait – 1986
  • Cette vie m’aime (réédition) Le Temps qu’il fait – 1987
  • Première personne (préface de Raymond Oillet) Les Deux Océans - 1990
  • L’Irrévérence de l’Eveil (co-auteur Gilles Farcet) Les Éditions du Relié - 1992
  • Tout et le reste est littérature (en guise de postface au livre de Gilles Farcet: La ferveur du Quotidien) – 1993 .
 

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