Archive pour 17 février, 2013

Le Livre des Mutations Sacrées

LE LIVRE DES MUTATIONS SACRÉES

   Le Livre des Mutations Sacrées dans Le Livre des Mutations trigrammes-1               trigrammes-6 dans Le Livre des Mutations

 

 Je me permet ici de reprendre une partie de l’article que j’ai lu dans la revue « Génération Tao«  qui explique très bien ce qu’est le YI-KING, trop souvent confondu par les traductions occidentales à un simple Art divinatoire.

Le Yi Jing se distingue de la divination ou de la prophétie avec quoi on le confond parfois. Le Yi Jing ne prédit pas le futur, il analyse le présent. Il nous fait percevoir la configuration énergétique d’un moment du temps pour que nous puissions nous inscrire dans son évolution. Il ne nous dévoile pas un futur dont nous serions exclus (puisque se réalisant indépendamment de nous), il nous propose au contraire le plan d’insertion optimale dans un moment donné, la gestion la plus raisonnable de son devenir. Loin de nous offrir un avenir bloqué parce que prédit, il nous montre la route en nous signalant les écueils et les courants porteurs. À nous d’y construire notre propre cheminement.

Le but du Yi Jing est de placer notre « agir » en fonction de la situation pour pouvoir en décupler l’effet. La plus belle illustration de ce que le Yi Jing cherche à nous apprendre: c’est le surf. Le surfeur n’invente pas les vagues, il les observe. Et l’intelligence du surfeur est de placer sa planche à l’endroit idéal pour arriver à glisser sur l’eau. Le Yi Jing nous apprend à surfer sur les vagues.

Les personnes qui pratiquent le YI-KING peuvent passer des heures à méditer sur le texte du livre YI-KING en rapport avec l’hexagramme obtenu au tirage. Richard nous disait que le texte n’est pas essentiel. Personnellement, il préfère méditer directement sur l’hexagramme – les six barres -.  Ce qui est à comprendre ne doit pas être analysé intellectuellement, c’est pourquoi le texte du YI-KING n’est pas essentiel. Après un certain temps de méditation, un flash peut se produire, apportant la solution à un problème donné.

Lire le Tao

 

Le Tao, c’est le nom de tout mouvement intérieur : à chacun son Tao. C’est un premier niveau de lecture. Ce Tao-là se lit dans le grand livre de la Nature. Le Taoïsme est un naturalisme foncier : le monde est un, le monde est réel, le monde est naturel (par opposition à « surnaturel »), le monde est autoréférentiel (il se développe par lui-même et de lui-même, sans intervention externe à lui). Et chacun trace son propre Tao dans le Tao universel, plus ou moins en harmonie avec lui. Harmonie : la notion clé de l’éthique et de l’étiquette chinoises.

 

Tao est un mot aux sens multiples. Mais, toujours, il évoque le mouvement, l’impermanence, l’écoulement, l’activité. Et toujours, il pointe le Réel, que j’écris avec une majuscule pour bien montrer qu’il s’agit là de la réalité métaphysique dernière et première : ce qui existe, l’existence même qui est transformation incessante de soi, qui est cette transformation, cette métamorphose.

 

 

Lire le Tao dans Le Livre des Mutations tao

 

 

TAO en français

 

Le mot français qui, probablement, se propose comme le plus adéquat – mais avec un total manque de poésie – pour traduire « Tao », serait « processus ». Tout est processus. Tout ce qui existe est un seul et même processus unique et cohérent. Le cosmos est ce processus immense, ce Tao-sans-nom que chante Lao-Tseu à la première ligne (écrite verticalement, de haut en bas, comme une révélation qui relie le Ciel et la Terre) de son Tao-Té-King.

TAO en français dans Le Livre des Mutations 180px-dogenLa pensée taoïste est elle-même un processus : le Tao du Tao, en somme. À sa racine, du moins autant que s’en souvienne la mémoire des hommes, il y a le  YiKing, le « Classique des Mutations », un ouvrage oraculaire, guide d’interprétation des craquelures sur les carapaces de tortue jetées au feu ou des tirages au moyen de tiges d’achillée. Là naissent deux concepts ou, plutôt, un seul et unique concept bipolaire le Yin-Yang. Ubac et adret, littéralement : ombre et lumière mouvantes et fluentes sur une seule et même montagne. Le Yi-King s’est écrit progressivement (voir la cinquième partie, ci-après), tout comme le fut comme la Torah de Moïse, en gros, aux mêmes époques qu’elle.

 Mais c’est à Lao-Tseu – ou plutôt au livre qu’on lui attribue : le Tao-Té-King – que l’on doit la formalisation philosophique et conceptuelle du Tao. Cela se passait au  VIe  siècle avant l’ère vulgaire, en même temps que les physiciens présocratiques en Ionie, que les prophètes bibliques en Judée, que les Upanishad védantins en Inde : période axiale de l’histoire des hommes, écrivait Karl Jaspers (1883-1969).

Le canon taoïste, à l’instar du canon biblique, est composé de plusieurs  classiques   dont la liste est fluctuante selon les époques et les écoles.

Mais il contient trois œuvres de base : le « Classique du Tao et de sa Puissance » de Lao-Tseu, le TchouangTseu de Tchouang-Tseu et le « Vrai Classique du Vide Parfait » de Lie-Tseu.

Ces trois livres classiques sont eux-mêmes des compilations qui se sont construites peu à peu, au fil de trois siècles.

Tout ce courant taoïste a irrigué l’histoire de la culture et des mentalités chinoises, donnant un terreau fertile non seulement aux développements philosophiques ultérieurs, mais aussi à des expériences artistiques nombreuses, dont la poésie et la calligraphie sont les exemples fameux. Il est aussi au cœur des théories chinoises pratiques des arts martiaux (dont les versions douces que sont la Taï-chi-chuan et le Chi-gong), de la diététique et de la gastronomie, et des médecines chinoises comme l’acuponcture. De plus, vers le IIIe siècle de l’ère vulgaire, il donna naissance aussi à une version religieuse, dont les diverses écoles ont traversé les siècles jusqu’à nous ; cette religion formalise et ritualise une quête d’immortalité, version populaire du grand retour au Tao son nom et sans fond.

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