Archive pour 22 février, 2013

C’est quoi la peur « naturelle » ?

 

MEDITATION 1 DU MONDE DU FEU -

La peur « naturelle » est une réaction absolument nécessaire à la survie.

C'est quoi la peur Tous les animaux connaissent la peur, qui leur permet d’échapper aux prédateurs. Il s’agit d’une émotion au sens propre du terme : quelque chose qui te met en motion. Et ce quelque chose, c’est de l’adrénaline, produit chimique naturel du corps sécrété par les glandes surrénales lorsque l’organisme perçoit les signes d’un danger.

L’adrénaline a la particularité d’accélérer le rythme cardiaque, et donc le rythme pulmonaire, afin d’augmenter l’apport d’oxygène, par les globules rouges, aux cellules musculaires.

En orchestrant la vasoconstriction pour orienter la circulation sanguine vers les organes vitaux, l’adrénaline divertit le sang des parties plus ‘externes’, telles que la peau (c’est pour cela que l’on devient blanc quand on a peur).

L’organisme est modifié en un dixième de seconde, pour atteindre la plus grande efficacité physique possible, soit pour courir, soit pour se battre.

La peur est donc indispensable à la survie.

 

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En toutes choses, mettre de la grâce

 

MEDITATION 4 DU MONDE DE L’AIR

 

En toutes choses, mettre de la grâce dans MEDITATIONS du JEU du TAO 13-208x300Le mot fait un peu ringard, il évoque pour nous une danseuse classique ou… une amnistie !

Et pourtant ! Au Brésil, par exemple, cette notion est tout à fait populaire, on dira couramment d’un empoté, d’un maladroit ou d’un importun qu’il agit « sans grâce ».

Usage naturel, né de la prédisposition de ce peuple danseur ?

Le philosophe Bergson – pas exactement du genre à danser la samba – voyait lui aussi dans la grâce un principe fondateur.

 » La beauté appartient à la forme, et toute forme a son origine dans un mouvement qui la trace : la forme n’est que du mouvement enregistré. Or, si nous nous demandons quels sont les mouvements qui décrivent des formes belles, nous trouvons que ce sont les mouvements gracieux : la beauté, disait Léonad de Vinci, est de la grâce fixée…

Dans tout ce qui est gracieux, nous voyons, nous sentons, nous devinons une espèce d’abandon et comme une condescendance.

Ainsi, pour celui qui contemple l’univers avec des yeux d’artiste, c’est la grâce qui se lit à travers la beauté et c’est la bonté qui transparaît sous la grâce. Toute chose manifeste, dans le mouvement que sa forme enregistre, la générosité infinie d’un principe qui se donne.

Et ce n’est pas à tort qu’on appelle du même nom le charme qu’on voit au mouvement et l’acte de libéralité qui est caractéristique de la bonté divine. »

Extrait de :  la pensée et le mouvement – Henri Bergson

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Les sociétés closes voient en l’autre un ennemi

 

MEDITATION 4 DU MONDE DE L’AIR

 

 » La société close est celle dont les membres se tiennent entre eux, indifférents au reste des hommes, toujours prêts à attaquer ou à se défendre, astreints enfin à une attitude de combat.

Telle est la société humaine quand elle sort des mains de la nature. Nos sociétés civilisées, si différentes qu’elles soient de la société à laquelle nous étions immédiatement destinés par la nature, présentent d’ailleurs avec elle une ressemblance fondamentale.

Les sociétés closes voient en l'autre un ennemi dans MEDITATIONS du JEU du TAO 12-copie-2-212x300Ce sont en effet, elles aussi, des sociétés closes. Elles ont beau être très vastes en comparaison des petits groupes auxquels nous étions portés par instinct, et que le même instinct tendrait probablement à reconstituer aujourd’hui si toutes les acquisitions matérielles et spirituelles de la civilisation disparaissaient du milieu social où nous les trouvons déposées: elles n’en ont pas moins pour essence de comprendre à chaque moment un certain nombre d’individus, d’exclure les autres.

De même la paix a toujours été jusqu’à présent une préparation à la défense ou même à l’attaque, en tout cas à la guerre. Nos devoirs sociaux visent la cohésion sociale, bon gré, mal gré, ils nous imposent une attitude qui est celle de la discipline devant l’ennemi.

La nature a interposé entre les étrangers et nous un voile habilement tissé d’ignorances, de préventions et de préjugés…

La nature ne s’y fut pas prise autrement pour faire de tout étranger un ennemi virtuel, car, si une parfaite connaissance réciproque n’est pas nécessairement sympathie, elle exclut du moins la haine.

Les Deux sources de la morale et de la religion semblent ne pas vouloir livrer facilement leur secret. On risque d’y voir un texte assez terne, un mixte de sociologie et de métaphysique vitaliste plus ou moins réussi, une oeuvre tardive dont Bergson aurait pu, à la limite, se dispenser. Ou alors, gommant les références vitalistes à la notion de nature, on y  voit une apologie du mysticisme et le signe d’une adhésion explicite de Bergson au christianisme.

            Contre ce type d’interprétations à l’emporte-pièce, il convient plutôt de noter que cette oeuvre déçoit surtout  parce qu’elle contrarie nos habitudes de pensée et ne répond pas à certaines attentes. Les grandes distinctions de la tradition (par exemple, le droit et la morale, le droit et la religion, la société et l’Etat, la volonté générale et les volontés individuelles, l’intérêt collectif et les intérêts particuliers, le peuple-souverain et le tyran, l’ordre et la liberté, la sécurité et la tranquillité, le capital et le bien commun, etc.) ne sont plus au premier plan. On a le sentiment que Bergson est à la recherche d’un  nouveau langage et s’efforce de dissoudre les dualismes artificiels. D’où  la « pauvreté » apparente d’une  réflexion qui n’entend pas se perdre dans les faux-problèmes et briller en compliquant de façon purement rhétorique les choses. Il y a une volonté de simplicité de la part de Bergson qui atteste en fait d’un formidable effort de synthèse. Etre synthétique, c’est, à ses yeux, purifier la réflexion de toutes les idées générales, couramment admises, qui font écran et qui nous empêchent de saisir l’essentiel. Bergson soulève dans ce livre un problème grave et s’y tient : est-ce qu’un élargissement des sociétés est vraiment envisageable compte tenu de la nature humaine?  

           Pour entendre pleinement le sens de cette interrogation et le sens de la réponse bergsonienne, pour ne pas rater, une fois de plus, la portée d’un livre trop connu et donc mal connu, il convient de garder présent à l’esprit le principe de (re)lecture suivant : avant  la naturalité, avant la  vitalité, avant ce qui nous constitue comme espèce humaine, il y a un rapport originaire au monde qui est l’intuition, manquée ou réussie, du temps réel. 

A lire : http://www.philagora.net/bergson/2sources1.php

 

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