Archive pour 26 février, 2013

Etre mauvais perdant !

Qui sont les mauvais perdants au jeu ?

Enfants ou adultes, les mauvais perdants sont légion. Mais pourquoi est-il si difficile pour certaines personnes d’accepter de perdre ? Comment réagir face à ces accros de la victoire ? Le point avec Sophie Jacob, psychologue et formatrice au Centre National de Formation aux Métiers du jeu et du jouet (FM2J).

A chaque partie de cartes, c’est toujours la même histoire : s’il perd, Jérémy fait une crise de rage, jette tous les objets qui se trouvent à sa portée, hurle et boude pendant des heures. Un moment délicat à gérer autant pour lui que pour son entourage. Pour un enfant, perdre au jeu est souvent une expérience difficile. « Quel que soit l’âge, avoir la défaite amère est une réaction normale, mais il y a des âges où perdre est plus douloureux qu’à d’autres », souligne Sophie Jacob, psychologue et formatrice au Centre National de Formation aux Métiers du Jeu et du Jouet  (FM2J). Jusqu’à l’âge de 5 ans, l’enfant n’est pas suffisamment construit pour accepter la défaite. Il ne peut pas envisager de perdre. A partir de 6-7 ans, en se socialisant, il va avoir envie de se mesurer à ses copains. « La compétition va lui permettre de se construire et d’accepter qu’il ne peut être compétent dans tous les domaines : être à la fois bon en maths, agile de ses mains, savoir bien nager et grimper aux arbres », poursuit la psychologue.

Mauvais perdants…  mais des profils variés

Etre mauvais perdant ! dans TAO et le Maître a-2Les adultes aussi. Si l’on comprend aisément qu’il est difficile de perdre au jeu quand on est enfant, que penser de ces nombreux adultes qui réagissent vivement face à la défaite ? « C’est une réaction normale liée au degré d’investissement et d’implication qu’on a pu mettre dans le jeu », explique la psychologue. Julie, trentenaire parisienne, se définit comme une mauvaise perdante : « J’ai toujours été ainsi. A l’âge de 5 ans, je me souviens avoir tiré la nappe et tout jeté par terre parce que je n’avais pas eu la fève de la galette des rois. Adulte, j’adore jouer au Time’s up. Quand je perds, j’ai du mal à me contrôler. Je ne réagis plus par des explosions de colère comme quand j’étais enfant, mais je suis contrariée et je me tais ».

Certains mauvais perdants le sont dans n’importe quel contexte et avec tout le monde. C’est le cas de Julie : « Même si je joue seule, je suis énervée quand je perds. Je suis à fond dans le jeu. Perdre, c’est finir d’une mauvaise manière alors que quand je gagne, c’est l’euphorie ! » D’autres ont la défaite difficile sélective : « On voit souvent des femmes qui acceptent de perdre avec leurs copines mais qui réagissent très vivement lorsqu’il s’agit de leur conjoint » rappelle Sophie Jacob.

Tout dépend des motivations à jouer

Mais pourquoi certaines personnes acceptent-elles de perdre plus facilement que d’autres ? Cette attitude serait-elle liée à un trait de personnalité ? Correspondrait-elle à une représentation particulière du monde ou de l’existence ? En réalité, chaque joueur est différent et investit le jeu de diverses manières. A l’âge adulte, certains joueurs privilégieront les moments de détente, de sociabilité et de rire associés au jeu et ne mettront pas d’enjeu dans l’issue finale tandis que d’autres seront seulement préoccupés par l’enjeu et l’excitation, que procure la victoire. « Si vous mettez quatre joueurs autour d’une table, vous aurez autant de motivations différentes que de joueurs ».

Pour la plupart des gens, le comportement de mauvais perdant se réduit à la sphère du jeu. Il s’agit d’un moment à part, déconnecté en quelque sorte de notre vie quotidienne. Le temps du jeu représente un moment de partage et de convivialité particulier. Mais pour d’autres personnes, le jeu, c’est aussi un état d’esprit. « Il n’existe pas de profil type de mauvais perdant mais nous pouvons remarquer qu’il s’agit souvent de personnes qui mettent beaucoup d’énergie dans ce qu’elles font et qui s’impliquent beaucoup », rappelle Sophie Jacob. Ainsi, pour Julie, cette attitude s’inscrit pleinement dans tous les domaines de la vie quotidienne. Challenges et paris jalonnent ses journées. « Compter le nombre de personnes qui portent des tongs à l’aéroport, dépasser le voisin dans l’escalier du métro pour arriver avant lui sur le quai du métro, parier sur la gagnante du concours Miss France ou du prochain match de foot… toutes ces petites occasions mettent un peu de piment dans la vie ! » raconte-t-elle.

Comment se comporter vis-à-vis d’un mauvais perdant ?

Vis-à-vis d’un enfant qui vient de perdre au jeu, il s’agit d’abord de respecter sa déception. Lui dire : « Ne te mets pas dans un état pareil, ce n’est qu’un jeu ! Cela n’a pas d’importance » ne va pas l’aider. « L’enfant a investi beaucoup d’énergie et a parfois passé beaucoup de temps sur un jeu. Ce genre de phrases réduit à néant ce qu’il a fait. Rappelons que chez un enfant, le jeu et l’estime de soi sont souvent reliés », explique la psychologue.

Après la défaite, inutile donc de réagir à chaud. La déception de l’enfant n’en serait que plus vive. « Cela ne sert à rien d’en rajouter ou de faire la morale à l’enfant. En revanche, la fois suivante, vous pouvez lui dire : « Je n’ai pas envie de rejouer avec toi car la dernière fois, tu étais trop en colère et c’était trop compliqué pour moi ». Si l’on peut comprendre la déception de l’enfant face à la défaite, il n’est en revanche pas acceptable de tolérer ses crises de rage et autres émotions excessives. Même attitude vis-à-vis des adultes mauvais perdants : on peut tout simplement refuser de jouer avec eux si la dernière partie s’est vraiment mal terminée.

Allez, vous referez bien une petite partie ?

article de Nathalie Ferron

Pourquoi c’est si difficile de demander pardon !

Demander pardon : pourquoi est-ce si difficile ?

Vous savez que vous avez dit une parole blessante ou avez mal agi… Vous avez envie de demander pardon, et en même temps, cela vous paraît insurmontable de vous excuser. Pourquoi est-ce si pénible ? Eclairage de Maryse Vaillant, psychologue clinicienne, auteur entre autres de l’ouvrage Pardonner à ses parents.

Demander pardon implique de reconnaître ses torts et d’accorder plus d’attention à l’autre qu’à soi-même. C’est vouloir préserver la relation, une démarche pacificatrice parfois difficile.

Demander pardon : difficile de reconnaître ses fautes

Pourquoi c'est si difficile de demander pardon ! dans TAO et le Maître a1-300x195« Demander pardon, c’est reconnaître une faute » explique Maryse Vaillant, psychologue clinicienne. Or, nous préférons avoir raison et rejeter sur l’autre l’origine de notre faute : « C’est à cause de lui que j’ai commis une erreur ». Ainsi, les enfants disent souvent: « C’est lui qui a commencé » ! Pourquoi accepte-on de reconnaître ses torts ? « En reconnaissant cette faute, on essaye d’intervenir sur l’autre afin que la relation ne soit pas rompue » souligne Maryse Vaillant.

« On préfère alors ne pas avoir raison mais maintenir la relation en arrêtant d’imputer à l’autre la responsabilité de la crise » précise-t-elle. « Demander pardon, c’est faire un pas en arrière par rapport à son propre narcissisme, accorder plus d’attention à une relation qu’à soi » indique la psychologue. Ce qui n’est pas sans difficulté : « Avouer que l’autre est plus important que soi-même nous met une position psychique difficile. Il est difficile de quitter son propre narcissisme, d’abandonner sa position de victime et de reconnaître sa part d’erreur » ajoute-t-elle.

D’autant plus si l’on n’a pas voulu s’excuser pendant des années ! Après, « la difficulté dépend de la chose qu’on se reproche et de la relation avec la personne que l’on estime avoir lésée » estime la psychologue.

Demander pardon : un acte centré sur la relation

« Demander pardon est un acte en deux mouvements » explique Maryse Vaillant.

Le premier mouvement est centré sur soi : « Je regrette mes actes, mes paroles… ». Il peut être motivé par un besoin de paix intérieure, une culpabilité.

Le deuxième est centré sur l’autre : « Je voudrais que tu me pardonnes la souffrance que tu as ressenti de mon fait ». C’est un besoin de paix relationnelle.

« Ainsi, dans une demande de pardon, il est bien d’exprimer le regret de sa propre faute puis de présenter ses excuses, son désir de pardon, sans obliger l’autre à vous pardonner » conseille Maryse Vaillant. Certains n’y arrivent pas. « Les personnalités paranoïaques sont incapables de reconnaître leurs fautes car elles ont toujours raison, ce sont toujours elles les victimes » dit Maryse Vaillant. A l’inverse, les personnes plus dépressives ont tendance à trop s’excuser. Le conseil de la psychologue ? Il ne faut pas demander pardon pour tout et rien, il y a ces crises qu’il ne faut pas éviter.

Demander pardon : les bons mots et la bonne forme

Une fois la démarche entamée, la décision prise, il va falloir sauter le pas… Et ça n’est pas toujours évident se savoir comment s’y prendre…

« Il est important de trouver le bon moment et la bonne forme pour demander pardon » explique Maryse Vaillant. Faut-il demander pardon par écrit ou par oral ? « Cela dépend de l’ampleur de la faute et du ressentiment installé autant que du sentiment de culpabilité » estime la psychologue. La forme orale convient dans des conflits banaux. « Par contre, si l’on est fâché avec sa soeur depuis 10 ans, une lettre est nécessaire. Cette forme permet de peser ses mots, de garder une trace et on donne à la personne qui reçoit la lettre le temps de s’en saisir, de réfléchir » explique-t-elle. Les mots comptent aussi. « Il faut éviter le mot pardon, qui est très banalisé » dit Maryse Vaillant. Essayez plutôt de dire : « Je suis désolé(e), je n’aurais pas dû te parler comme ça, te faire cela, je regrette ce que j’ai dit ou ce que j’ai fait… ». Enfin, pour cette psychologue, il convient de « donner une certaine solennité à la demande de pardon si l’affaire est publique ».

Pour finir, retenez que : « Demander pardon, reconnaître ses torts, ce n’est pas facile mais c’est une position adulte, de grande maturité, qui apporte la paix intime » indique Maryse Vaillant. A ne pas oublier !

article de Anne-Sophie Glover-Bondeau

 

Les rencontres sur Internet

 

Le web a révolutionné les rencontres amoureuses. Aujourd’hui, on séduit en ligne. Mais après le succès des sites, ce sont de nouvelles formes de séduction qui semblent émerger, plus « spontanées ». Réseaux sociaux, contacts virtuels… découvrez la séduction numérique du 3e millénaire.

Il y a des millions de coeur à prendre en France. Et pour beaucoup, cupidon se cache sur la toile.

Réseaux sociaux versus sites de rencontre

Les rencontres sur Internet dans TAO et le Maître goa_inde-300x225Inutile de rappeler le succès fulgurant des sites de rencontre. Meetic, Match.com, tous regroupent de millions d’internautes qui recherchent et trouvent l’âme sœur. D’ailleurs, qui ne connaît pas au moins un couple formé grâce à ces sites ? Pourtant, ceux-ci semblent aujourd’hui moins prisés par les internautes célibataires. De nouveaux espaces de rencontre ont fait leur apparition sur le web. Certains n’étaient pas prévus au départ pour favoriser les histoires d’amour.

Drague sur myspace

Au premier rang des nouveaux lieux de drague, on rencontre les fameux réseaux sociaux (« Social networking » pour faire pro…). Dans ce domaine, c’est Myspace qui tient la tête. Conçu au départ comme une sorte de super page personnelle, ce site sert par exemple de tremplin aux artistes en tout genre. Myspace permet de se faire de nouveaux amis… et plus si affinités. Or cela tombe bien, les affinités sont affichées ! Plus facile de trouver les gens qui vous ressemblent, et de leur envoyer un message pour engager la conversation. D’autant qu’ils peuvent indiquer leurs préférences sexuelles et leur disponibilité… et que Myspace regroupe plus de 100 millions de profils ! On remarquera que les sites de rencontre ont essayé de créé des réseaux sociaux pour rester dans la course, à l’image de Meetic avec son superlol.com. qui a finalement fermé… remplacé par superlov.

Love on IP

D’autres innovations du web ont aussi vu leur développement détourné au profit des rencontres amoureuses. C’est le cas notamment des fameux logiciels de téléphonie par internet, tel que Skype. Pour n’importe qui, surtout portant un prénom féminin, il suffit de se mettre en statut « Skype me » pour recevoir aussitôt un appel de prétendants qui souhaitent discuter et plus si affinités. L’avantage est de pouvoir « chatter », ou discuter en direct, avec l’un des millions d’inscrit. D’ailleurs, Skype a commencé à proposer des extensions pour le logiciel (Verbdate, Onlinedating…) : une interface avec fiche personnalisée, possibilité de « chatter » et de mettre ses affinités… de quoi transformer Skype en minitel rose !

Petit copain d’avant

Mais l’amour se cache aussi là où on l’attend le moins sur la toile. Ainsi vous connaissez les sites Copain d’avant ou Trombi qui permettent de retrouver vos anciens camarades de classe, de la maternelle à la fac en passant par l’armée ou le monde de l’entreprise. Or nombreux sont celles et ceux qui essaient de renouer avec leurs amours passés ou profitent de ce point commun dans la scolarité pour voir si d’autres affinités ne se font pas jour. 
D’ailleurs, les abus sont courants comme l’histoire de Marie P. qui reçoit un mail d’un « camarade de maternelle » qui l’a retrouvée sur copain d’avant et souhaiterait la rencontrer pour discuter du bon vieux temps… Elle accepte… pour se rendre compte qu’elle ne le connaît ni d’Eve ni d’Adam ! Ce dernier avait simplement été attiré par sa photo ! Du « Fishing » amoureux en quelque sorte…

Second love

Autre phénomène émergent du Web : les mondes virtuels et autres jeux en réseau. Ainsi, Second Life est devenu une sorte de monde dans le monde avec sa monnaie, ses lieux branchés, etc. Et il est possible d’y faire des rencontres, de nouer des relations d’un soir ou d’une vie (numérique). A chacun ensuite d’essayer de transformer une aventure virtuelle en relation bien réelle.
Mieux vaut en tout cas draguer sur Second Life que sur World of Warcraft : dans ce dernier cas, on n’est pas là pour discuter et difficile de rencontrer des filles.

Monde réel

Si on va ainsi de plus en plus loin dans les rencontres virtuelles, on assiste également à un mouvement inverse, sorte de retour au réel, au concret. Aujourd’hui la tendance serait aux rencontres sans contraintes, que certains ont même baptisé sweet-dating. Le principe est la bonne vieille méthode de ramener des amis célibataires dans des soirées (à condition que les autres fassent de même) et de laisser faire la nature.
Alors amours virtuelles ou réelles ? En tout cas, les célibataires ont le choix aujourd’hui pour rencontrer l’âme soeur. A chacun selon ses affinités, de trouver le chemin de l’amour…

Alain Sousa 

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