Archive pour avril, 2013

CONDITIONS DU BONHEUR

 

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Par Patrice Levallois et Daniel Boublil

LIVRE 4

CONDITIONS DU BONHEUR

Dans les années 1980, plusieurs études américaines amenèrent les psychosociologues à interviewer des individus répondant à deux critères ; ils devaient être désignés par d’autres et se reconnaître eux-mêmes comme des gens heureux ; mille deux cents personnes furent ainsi recensées.

Les chercheurs furent particulièrement attentifs à la disparité des cas recenses tant sur le plan géographique – tous les continents étaient représentés, tous les modes de vie ; citadin, campagnard, tribus… – que des catégories professionnelles et des différents âges de la vie. A l’analyse des réponses aux questionnaires proposés à ces personnes « heureuses », cinq constantes apparurent :

  1. Le bonheur est le fruit d’une décision. Tous ces gens avaient pris un jour la décision d’être heureux « ici et maintenant ». Il n’était donc pas question pour eux de s’engager sur une action qui apporterait un bonheur à terme mais plutôt sur des actions qui procurent un bonheur immédiat ;
  2. La seconde constante fut paradoxalement celle qui étonna le plus de monde ; tous les interviewés pratiquaient la musique, plus particulièrement le chant, sans pour autant que cette pratique soit obligatoirement professionnelle.
  3. C’étaient toutes des personnes dont la faculté d’adaptation était très développée. Par exemple, les revers de fortune, la perte d’être chers, s’ils les attristaient, n’entachaient pas leur humeur et leurs relations avec autrui. Parachutés dans n ‘importe quel endroit du globe, ces gens ne paniquaient pas mais trouvaient le moyen de s’adapter à la situation.
  4. Toutes ces personnes savaient où elles allaient dormir et où elles allaient manger.
  5. Ils aimaient tous d’autres personnes et en étaient aimés en retour sans que ces relations soient nécessairement des relations de couple.

L’étude démontrait en outre que la relation à la mère pouvait prédisposer un être à être heureux, non dans la quantité, mais dans la qualité des rapports. Si la mère était heureuse, elle transmettait cette qualité à ses enfants, même dans le cas où les relations étaient seulement épisodiques.

A LIRE…

bonheur dans Livre des Sagesses

 

Issu du Livre du JEU du TAO – Comment DEVENIR le Héros de Sa Propre Légende créé par Daniel Boublil et Patrice Levallois

Le Livre du Jeu du Tao a été conçu sur une idée originale de Marc de Smedt et réalisé sous la direction de Patrice Van Eersel, Patrice Levallois et Sylvain Michelet

 

CONFLIT (résoudre un)

 

CONFLIT (résoudre un) dans Livre des Sagesses c6-150x150

Par Patrice Levallois et Daniel Boublil

LIVRE 4

 

CONFLIT (résoudre un)

Tu te trouves face à un conflit. Comment le résoudre ?

  1. 1.       Examine d’abord la nature des divergences :

-          Les faits : Que s’est-il passé exactement ?

-          Les méthodes : Comment faire ce que vous avez à faire ?

-          Les objectifs ; Quels sont-ils pour chacun ?

-          Les valeurs ; Le désaccord est-il d’ordre éthique ?

  1. 2.       Examine ensuite les facteurs sous-jacents :

-          L’information : Avez-vous accès aux mêmes données ?

-          La perception : Percevez-vous les faits de façons différentes ?

-          La fonction : Vos positions respectives sont-elles influencées par la dispute ?

  1. 3.       Evalue à quel stade de développement se trouve le conflit :

–         Phase d’anticipation,

–        Phase de divergence consciente non exprimée,

–        Phase de discussion

–        Phase de contestation déclarée

–        Phase de conflit ouvert.

  1. 4.       Conseils

-          Analyse les conversations a posteriori

-          Mets-toi à la place de l’autre

-          Interroge tes proches sur leur façon de voir

A LIRE….

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Issu du Livre du JEU du TAO – Comment DEVENIR le Héros de Sa Propre Légende créé par Daniel Boublil et Patrice Levallois

Le Livre du Jeu du Tao a été conçu sur une idée originale de Marc de Smedt et réalisé sous la direction de Patrice Van Eersel, Patrice Levallois et Sylvain Michelet

CONTES ET LEGENDES

 

CONTES ET LEGENDES dans Livre des Sagesses c5-150x150

Par Patrice Levallois et Daniel Boublil

LIVRE 4

 

CONTES ET LEGENDES

Pourquoi les contes comptent-ils et qu’est-ce que les contes contiennent ? sans même parler de leur rôle formateur fondamental (développement de l’imaginaire, transmission des valeurs…) ni de leur inégalable capacité à s’adresser au cerveau droit, les contes, légendes et mythes tiennent une si grande place dans le Jeu du Tao qu’un traitement de faveur leur est réservé dans le Livre des Principes

Pour résumer, tu y verras comment et pourquoi les contes, condensés de philosophie, défendent que nous avons tous en nous un roi qui désire, un héros qui agit ou sommeille et, quelque part en nous mais aussi hors de nous, une fée qui ne demande qu’à venir nous aider – trois personnages instances de la psyché, dont l’une est en relation avec une « fécondité », une résonance avec le monde, qui s’exprime par coïncidences, synchronicités, hasards, signes ; mais puisqu’il est question ici de Sagesses, permets-moi une petite digression… qui n’est pas sans rapport.

Réhabilitons le conte pour ce qu’il est d’abord : le dernier vestige de la civilisation orale ; c’est à dire le lieu où la parole signifie geste et souffle ? comme l’a montré  l’anthropologue Marcel Jousse. Et nous y reviendrons, prévoyait ce héraut de l’oralité, parce que le cinéma et la musique vont nous réappprendre « le langage objectif et concret dicté par les sons des choses de la nature et d e leurs interactions ».

Le renouveau du conte semble lui donner raison. Mis en attendant, en nous livrant aux livres – paradoxal de devoir l’écrire – c’est toute une connaissance que nous avons perdue. Hélas ! Du prestigieux récit rythmé des druides (pour ne parler que de l’Occident), célère dans tout le monde antique, il ne nous reste que le Décalogue de Diogène Laërce pour tenter, par le graphisme, de reproduire la gestuelle du conteur :

LE GESTE DANS LE CONTE

Le geste est fondamental dans la légende ou le conte parce qu’il en détermine la structure – et par là même, notre pensée. L permet en effet de raccorder les éléments du récit (événements, concepts…) par une mémorisation naturelle. Exemple : pour exprimer la dualité le narrateur a deux mains ; pour la trinité, il s’ajoute lui-même etc. les listes plus longues sont mémorisées par 5, 1O ou 12 grâce au comptage des doigts et des mains, et 7 est un chiffre magique parce qu’il correspond à l’espace que le narrateur peut englober ; lui-même au centre, devant, derrière, à droite, à gauche, en haut et en bas. Fais les gestes toi-même et tu devineras comment 8 désigne l’infini.

Mais si le geste compte tant – voilà où je voulais en venir – c’est aussi parce que, seul, il permet de matérialiser le souffle auquel la voix donne force et rythme. Ainsi  l’oralité démontre le sens de la sagesse qu’elle servait à véhiculer ; le désir crée – ce qui n’est pas sans danger car un souffle (la vie) répond. D’un côté la froide leçon des mythes, qui tous peu ou prou montrent les limites de ce lien. De l’autre le conte de fées, suggérant que par l’action, la réflexion, l’humour, la ruse, l’homme peut ouvrir les portes de l’impossible et matérialiser le désir qui l’habite, ce souffle qui le nourrit tout en lui faisant aspirer à mieux être, comme il nourrit le conteur qui sans lui ne pourrait parler.

Ce souffle, c’est un peu le Mystère. Poussons plus avant. Qu’est-ce que le langage ? Pourquoi la phrase « Au commencement était le Verbe » ? « Mimeur par nature, écrit Jousse, l’homme se fait miroir des interactions du réel ambiant – et il leur fait écho ». Comme le langage, la représentation de cette interaction du réel que le geste puis la parole veulent transmettre s’appuie sur trois éléments : l’acteur, l’action, l’agi. Sujet, verbe, complément. Tout fonctionne ainsi, par trois : « Un Invisible trinitaire fait d’un Parlant qui parle une Parole, dualité dont procède un Souffle ». Toi, le monde, et ce qui vous relie.

UN MODE SUBVERSIF

Surtout, ne t’imagine pas que le conte soit un mode de transmission anodin réservé aux enfants ! Ce fut longtemps une façon subversive de se dire l’essentiel à la barbe des puissants.

A ce propos, j’ai envie de te raconter une histoire. As-tu déjà entendu parler des « anarchistes mystiques » russes ? membres éminents de l’intelligentsia ouverte aux idées les plus modernistes, les anarchistes mystiques avaient d’abord considéré la révolution d’Octobre comme un événement naturel et inévitable, une révolte légitime  contre la violence multiséculaire régissant toute la société slave. Mais ils estimaient que la révolution n’aurait guère de sens si elle ne changeait pas la nature profonde de l’homme, son fond spirituel. Dans une démarche quelque peu comparable à celle des francs-maçons préparant la Révolution française, bien que de façon sans doute plus romantique, ces intellectuels avaient nourri d’immenses espoirs pendant plusieurs décennies ; tout s’écroula en peu d’années. La « dictature du prolétariat » révéla bientôt son vrai visage grimaçant. Le mouvement vers la liberté conduisit au chaos sanglant que l’on sait. Dès la fin des années 1920, la dictature es jette au goulag ou les massacre et tout le mouvement devenu hors la loi, bascule dans la clandestinité. Leur mode d’action privilégié pour résister à la tyrannie devient alors… le théâtre et le conte. Ils écrivent et jouent des pièces, sortes de Mystères (comme au Moyen Age) adaptés aux temps modernes. Des contes et légendes purement oraux. Il s’agissait surtout de ne pas figer l’enseignement, mais de garder les esprits en mouvement créatif constant. « Pas de base écrite ! disaient ces rebelles, la pensée doit rester libre et ne se laisser enchaîner par aucun dogme ! » Qu’une de ces légendes tombe dans les mains de non-initiés ne présentait pas de grand danger (sauf à titre de preuve pour la police) – leur compréhension subtile n’étant de toute faon possible que dans l’atmosphère créée par la méditation… Les réunions se déroulaient en quatre temps :

  1. Les animateurs commençaient par raconter un conte ou une légende généralement issues de traditions anciennes.
  2. Suivait alors une séance de méditation dont le protocole, seul texte lu aux participants, était détruit immédiatement après lecture.
  3. A la suite de cela, chacun pouvait déclamer ses propres créations ;
  4. La réunion se terminait par une discussion libre.

L’essentiel tenait à ce que chacun était totalement livre d’interpréter les contes et légendes à sa façon et de les intégrer selon son bon vouloir, comme autant d’impulsions à son développement personnel. Les contes étaient considérés comme des métaphores de nouvelles conceptions du monde. La tâche créative de l’élève consistait à faire émerger de l’ancien texte sa propre nouvelle vision, de manière adaptée à la nouvelle situation – vieux principe ésotérique, qui sous-tend toute la transmission orale dans l’ancien christianisme.

A LIRE….

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Issu du Livre du JEU du TAO – Comment DEVENIR le Héros de Sa Propre Légende créé par Daniel Boublil et Patrice Levallois

Le Livre du Jeu du Tao a été conçu sur une idée originale de Marc de Smedt et réalisé sous la direction de Patrice Van Eersel, Patrice Levallois et Sylvain Michelet

Aimez-vous et observez !

 Aimez-vous vous-même et observez; aujourd’hui, demain, toujours.
Bouddha

Aimez-vous et observez ! dans TAO et le Maître lumiere

Aimez-vous !

L’amour est une nourriture pour l’âme. De même que la nourriture l’est pur le corps, l’amour est une nourriture pour l’âme. Sans nourriture le corps est faible, sans amour l’âme est faible et aucun État, aucune Église, aucun intérêt particulier n’ont jamais voulu que les gens aient de fortes âmes, parce qu’une personne avec une énergie spirituelle est nécessairement indocile.

L’amour vous rend indocile, révolutionnaire. L’amour vous donne des ailes pour vous élancer haut. L’amour vous donne une compréhension des choses, pour que personne ne puisse vous tromper, vous exploiter, vous opprimer. Les prêtres et les politiciens survivent seulement avec votre sang, ils survivent seulement par l’exploitation. Ce sont des parasites; tous les prêtres et tous les politiciens le sont.

Pour vous rendre spirituellement faible ils ont trouvé une méthode sûre, cent pour cent garantie, celle de vous apprendre à ne pas vous aimer.

Car si un homme ne peut pas s’aimer lui-même, il ne peut pas non plus aimer un autre.

L’enseignement est très rusé, ils disent: « Aimez les autres » parce qu’ils savent que si vous ne pouvez pas vous aimer vous-même, vous ne pouvez pas aimer du tout. Mais ils continuent de dire: « Aimez les autres, aimez l’humanité, aimez Dieu, aimez la nature, aimez votre femme, votre mari, vos enfants et vos parents, mais ne vous aimez pas ». Car selon eux, s’aimer soi-même est égoïste.

Ils condamnent l’amour de soi plus que tout autre chose et ils ont donné à leur enseignement une apparence très logique. Ils disent: « Si vous vous aimez vous-même, vous deviendrez un égoïste, si vous vous aimez vous-même, vous deviendrez narcissique. Ce n’est pas vrai, un homme qui s’aime constate qu’il n’y a aucun ego en lui. C’est dans l’amour des autres sans amour de soi, dans la tentative d’aimer les autres que l’ego surgit.

L’amour ne connaît rien du devoir. Le devoir est un fardeau, une formalité. L’amour est une joie, un partage; l’amour est informel. L’amant n’estime jamais qu’il ait fait assez; l’amant estime toujours que plus était possible. L’amant ne ressent jamais: « J’ai obligé l’autre ». Au contraire, il ressent: « Parce que mon amour a été reçu, je suis son obligé, l’autre m’a obligé en recevant mon cadeau, en ne le rejetant pas ». L’homme de devoir pense: « Je suis supérieur, spirituel, extraordinaire. Regardez comme je sers les autres ! »

Un homme qui s’aime se respecte lui-même et un homme qui s’aime et se respecte, respecte également les autres, parce qu’il sait: « Tout comme je suis, les autres sont. Tout comme j’apprécie l’amour, le respect et la dignité, les autres aussi ».

Il prend conscience que nous ne sommes pas différents, pour autant que les principes fondamentaux sont concernés, nous sommes Un. Nous sommes sous la même loi: Es dhammo sanantano.

L’homme qui s’aime lui-même aime tellement l’amour, devient si béat, que l’amour commence à déborder, commence à atteindre les autres. Il doit atteindre les autres ! Si vous vivez l’amour, vous devez le partager, vous ne pouvez pas vous aimer continuellement parce qu’une chose deviendra absolument claire pour vous; si vous aimez une personne, vous-même, tellement d’extase et de beauté seront là, qu’alors, combien l’extase vous attend si vous commencez à partager votre amour avec de nombreuses autres personnes !

Lentement les vagues s’étendront de plus en plus loin. Vous aimez d’autres personnes; puis vous commencez à aimer les animaux, les oiseaux, les arbres, les pierres. Vous pouvez remplir l’univers entier de votre amour. Une seule personne suffit pour remplir l’univers tout entier d’amour; de même qu’un seul caillou peut remplir d’ondulations tout un lac, un simple petit caillou.

L’homme doit devenir un dieu. À moins que l’homme ne devienne un dieu il n’y aura aucun accomplissement, aucun contentement. Mais comment pouvez-vous devenir un dieu ? Vos prêtres disent que vous êtes un pécheur, vos prêtres disent que vous êtes condamné, que vous devez nécessairement aller en enfer et ils vous rendent très craintif de vous aimer vous-même.

C’est pourquoi les gens sont de tels grands mécontents, ils se critiquent eux-mêmes; comment peuvent-ils alors éviter de trouver les mêmes fautes chez les autres ? En fait, ils les trouveront et ils les agrandiront, ils les magnifieront autant que possible. Cela semble être le seul dispositif de sauvegarde; d’une façon ou d’une autre, pour sauver la face, vous devez le faire. C’est pourquoi il y a tant de critique et un tel manque d’amour.
Je dis que c’est l’un des plus profond sutra de Bouddha et seule une personne éveillée peut vous apporter une telle compréhension.

ne personne qui s’aime peut facilement devenir méditative, parce que méditation veut dire être avec vous-même.
Si vous vous détestez, comme vous le faites, comme l’on vous a dit de le faire – et vous avez suivi ce conseil religieusement – si vous vous détestez, comment pouvez-vous être avec vous-même ? La méditation n’est rien d’autre que d’apprécier votre belle solitude et de vous célébrer. C’est ce qu’est la méditation. La méditation n’est pas une relation, l’autre n’est pas du tout nécessaire; l’on se suffit à soi-même. L’on est baigné dans sa propre gloire, baigné dans sa propre lumière. L’on est simplement joyeux parce que l’on est vivant, parce que l’on est.
Le plus grand miracle au monde est que vous êtes et que je suis.

Être est le plus grand miracle et la méditation ouvre les portes à ce grand miracle. Mais seul un homme qui s’aime peut méditer; autrement vous vous dérobez toujours à vous-même, vous vous évitez. Qui veut regarder un visage laid, qui veut sonder un être laid ? Qui veut entrer profondément dans sa propre boue, dans sa propre obscurité? Qui veut entrer dans l’enfer qu’il pense être ? Vous voulez tenir tout cela entièrement dissimulé sous de belles fleurs et vous voulez toujours vous dérober à vous-même.

De ce fait les gens recherchent continuellement de la compagnie, ils ne peuvent pas être avec eux-mêmes, ils veulent être avec d’autres. Les gens cherchent n’importe quel genre de compagnie, s’ils peuvent éviter leur propre compagnie, n’importe quoi fera l’affaire. Ils resteront assis dans une salle de cinéma pendant trois heures à regarder quelque chose de tout à fait stupide, ils liront un roman policier pendant des heures, gaspillant leur temps, ils liront le même journal à maintes reprises simplement pour s’occuper. Ils joueront aux cartes et aux échecs, juste pour tuer le temps … comme s’ils avaient trop de temps !

Aimer commence par vous, par vous-même, ensuite il peut s’étendre.
Il s’étend de lui-même, vous n’avez rien besoin de faire pour cela.

Aimez-vous… dit Bouddha et il ajoute ensuite immédiatement: … et observez. C’est cela la méditation, c’est le terme qu’emploie Bouddha pour méditation. Mais la première condition est de vous aimer et ensuite d’observer. Si vous ne vous aimez pas et commencer par observer, vous pouvez ressentir l’envie de vous suicider.

De nombreux Bouddhistes ressentent l’envie de se suicider parce qu’ils ne prêtent pas attention à la première partie du sutra, ils sautent immédiatement à la deuxième: « observez-vous ». En fait, je n’ai jamais rencontré un seul commentaire du Dhammapada, ces sutras de Bouddha, qui a accordé une quelconque attention à la première partie, à: « Aimez-vous vous-même ».

Socrate dit: « Connais-toi toi-même », Bouddha dit: « Aimes-toi toi-même » et Bouddha est beaucoup plus vrai, parce qu’à moins que vous ne vous aimiez, vous ne vous connaîtrez jamais, se connaître vient seulement plus tard, s’aimer prépare le terrain. S’aimer est la possibilité de se connaître soi-même, s’aimer est la façon juste de se connaître.
« Aimez-vous et observez; aujourd’hui, demain, toujours ».

Créez une énergie d’amour autour de vous. Aimez votre corps et aimez votre mental. Aimez votre mécanisme tout entier, votre organisme tout entier. Par aimez ce qui est signifié est: acceptez-le tel qu’il est, n’essayez pas de réprimer. Nous réprimons seulement lorsque nous détestons quelque chose, nous réprimons seulement lorsque nous sommes contre quelque chose. Ne réprimez pas, parce que si vous réprimez comment allez-vous observer ? L’on ne peut pas regarder un ennemi les yeux dans les yeux; l’on peut seulement regarder un bien-aimé les yeux dans les yeux. Si vous n’êtes pas un amoureux de vous-même, vous ne serez pas à même de regarder dans vos propres yeux, dans votre propre visage, dans votre propre réalité.

Observez c’est méditer, c’est le terme qu’emploie Bouddha pour méditation. Observez est la formulation de Bouddha. Il dit: « Soyez conscient, soyez alerte, ne soyez pas inconscient, ne vous comportez pas de façon somnolente, ne continuez pas à fonctionner comme une machine, comme un robot. C’est comme cela que les gens fonctionnent ».

Observez; observez simplement. Bouddha ne dit pas ce qui doit être observé – tout doit l’être ! Marcher, observez la façon dont vous marchez. Manger, observez la façon dont vous mangez. En prenant une douche, observez l’eau, l’eau froide tombant sur vous, le contact de l’eau, la froideur, le frisson qui court dans votre dos; observez tout, « aujourd’hui, demain, toujours ».

Un moment arrive finalement où vous pouvez même observer votre sommeil. C’est le nec plus ultra dans l’observation. Le corps s’endort et il y a toujours un observateur éveillé, observant silencieusement le corps dormant à poings fermés. C’est le nec plus ultra dans l’observation. Pour l’instant c’est tout l’opposé se passe; votre corps est éveillé mais vous êtes endormi. Par la suite vous serez éveillé et votre corps sera endormi, le corps à besoin de repos mais votre conscience n’a besoin d’aucun sommeil. Votre conscience est conscience; elle est vigilance, c’est sa nature même.

À mesure que vous devenez plus vigilant vous commencez à avoir des ailes; alors le ciel tout entier devient vôtre. L’homme est une union de la terre et du ciel, du corps et de l’âme ».

Osho
Extrait de: The Way of the Buddha: The Dhammapada

Tu apprendras la vie !

 par William Shakespeare

Après quelque temps,

Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…

Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps,Tu apprendras la vie ! dans TAO et le Maître 26

Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.

Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.

Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.

Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.

Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.

Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…

Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.

Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.

Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.

Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.

Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.

Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance!

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.

Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…

Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…

Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.

Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !

C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

 

William Shakespeare

Ne pas intervenir dans la vie des autres

 

Ne pas intervenir dans la vie des autres dans TAO et le Maître 2Il faut que vous appreniez à laisser vivre à vos proches, à vos amis, tout ce qu’ils ont à vivre. Ce sont parfois des être qui sont venus sur ce monde avec « de grosses valises ». La seule chose que vous pouvez faire pour eux c’est interférer le moins possible dans leur vie, les laisser vivre, même s’ils « reçoivent des coups », et les aimer.

N’essayez pas d’interférer dans leur vie, vous n’y pourrez rien !

Vous les aiderez dans l’Amour que vous pourrez leur donner. Il ne faut absolument pas que vous preniez leurs souffrances sur vous, qu’ils vous déstabilisent, parce que vous avez une autre mission que celle de vous laisser déstabiliser par vos proches.

Ce que nous vous disons est dur mais est nécessaire à entendre ! Vous êtes vous, vous devez seulement donner énormément d’Amour à ceux qui vous entourent.

Plongez en vous-mêmes, faites appel à votre propre divinité, et si vous désirez lui parler, demandez que les paroles qui sortiront de votre bouche soient des paroles de sagesse.

Il ne faut pas trop intervenir dans la vie de ces êtres, il faut seulement leur envoyer de l’Amour et essayer de parler à leur âme.

Il ne faut pas oublier qu’une âme est complète, peu importe l’âge de l’être humain. Actuellement, les êtres qui viennent sur ce monde ressentent encore beaucoup plus les différences vibratoires, et certains l’acceptent difficilement.

Vous, humains, avez la particularité de toujours vous faire du souci pour les autres. Bien sûr c’est une forme d’amour, mais ce que vous n’avez pas compris c’est que lorsque vous vous faites du souci pour les autres, vous perdez un temps précieux qui vous permettrait de travailler l’Amour pour vous-mêmes.

Il est nécessaire que vous compreniez que l’Amour qui émane de vous peut tout transformer autour de vous, que l’Amour qui émane de vous peut apaiser les colères, peut apaiser les tristesses, peut aussi guérir des malades. Avant de pouvoir générer cet Amour il faut que vous soyez dans la sérénité totale, que vous ayez une maitrise totale et une confiance totale.

Ce n’est pas mettre la barre trop haute. C’est beaucoup plus simple que vous le supposez ! C’est votre mental, votre intellect, votre égo et les convenances mêlées à tout cela qui vous empêchent très souvent d’agir et de réagir avec sagesse, avec modération, avec Amour Inconditionnel. C’est toute une éducation qu’il faut maintenant lâcher.

Il faut que vous arriviez à être vous !

Nous insistons beaucoup pour vous dire que lorsque vous aurez passé un certain cap, lorsqu’il émanera de vous des énergies de Paix, de Sagesse et d’Amour, tout changera autour de vous ! Même les êtres les plus rétifs à la transformation pourront se transformer à votre contact.

N’oubliez pas que celui qui est en face de vous, qu’il soit un enfant (surtout un enfant) ou un adulte va de plus en plus recevoir vos pensées. Il les percevra, il recevra. Il percevra aussi vos sentiments et votre Amour.

Si les voiles tombent pour vous, ils tomberont pour tous les êtres humains, mais de façon différente pour chacun d’eux car chacun est différent.

Faites tout ce que vous pouvez pour vous transformer intérieurement et pour demander à l’Etre Divin que vous êtes de s’exprimer beaucoup plus, de s’exprimer dans vos paroles, dans vos pensées et dans vos actes, de s’exprimer tout simplement dans votre vie au quotidien. N’oubliez pas de lui parler, et vous serez étonnés de sa réponse, parce que réponse il y aura, tout comme il y aura réponse de votre âme.

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