Archive pour 13 mai, 2013

Décalogue de Diogène Laërce et jeu du Tao

 

Diogène Laërce (en grec Διογένης Λαέρτιος / Diogenês Laertios) (ou Diogenes Laertius ou Diogène de Laërte1) était un poète et doxographegrec (Laërce, Cilicie, déb. du IIIe siècle après J.-C).

On ne sait que peu de choses sur Diogène Laërce. Le fait est d’autant plus paradoxal qu’il représente souvent l’unique source que nous ayons sur la vie et les doctrines de nombreux philosophes. C’est par exemple uniquement par lui que nous connaissons les lettres d’Épicure et ses maximes capitales, ainsi que les testaments de certains philosophes.
Certains de ses écrits restent encore sujets à caution, car il cite par exemple une lettre de Pisistrate à Solon et une réponse de Solon à Pisistrate considérées aujourd’hui comme apocryphes.

 Décalogue de Diogène Laërce et jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO diogenis_de_vitis-184x300Les origines de Diogène Laërce sont mal connues : son nom signifie-t-il qu’il est né à Laërtès, une colonie grecque de Cilicie dont parle Strabon(XIV, 5, 3) (Diogène de Laërtès, sachant que des chroniqueurs médiévaux l’écirvaient aussi Diogène de Laërtes), ou bien que son père se nommait Laërce (Diogène fils de Laërce) ? Des épigraphistes britanniques ont en tout cas localisé une ville sur la montagne de Celebireç Dağı où l’on a découvert des monnaies portant l’inscription : Laerteiôn.

De même avons nous une idée de l’époque à laquelle il a vécu par recoupements ; Il connaît les philosophes « classiques », tels qu’Aristote ou Platon, ainsi que leurs successeurs, commeThéophraste jusqu’au début du iiie siècle (il parle de Sextus Empiricus et de Saturninus en IX, 116) ; il ne mentionne pas le néoplatonisme de Plotin et de Porphyre de Tyr, ni le néopythagorisme. Il aurait donc vécu dans la première moitié du IIIe siècle.

Doctrine 

De même que pour sa vie, sa doctrine nous est mal connue, si tant est qu’il en ait eu une. Il semble apprécier Épicure (Wilamowitz voyait en lui un épicurien), et se montre assez dur enversPlaton, mais aucune indication précise ne nous permet de le classer dans telle ou telle école. Au livre IX de son œuvre, Diogène, parlant d’Apollonidès de Nicée, un commentateur de Timon de Phlionte, dit : o gar emôn« l’un d’entre nous« , que l’on peut comprendre comme notre compatriote ou notre condisciple. Cette dernière traduction est un argument (controversé cependant, car peu probant) en faveur de l’hypothèse que Diogène était sceptique. Cette expression peut simplement vouloir dire que Diogène était de Nicée en Bithynie, ou qu’il appartenait à la famille d’Apollonidès.

Dès sa préface, cependant, il annonce : « Nous autres Grecs avons donné au monde la philosophie, non seulement la chose, mais même le mot », et ironise sur la « xénophilie » de ses compatriotes, si ouverts à l’extérieur qu’ils ne semblent pas s’imaginer que quoi que ce soit de bon puisse venir de chez eux.

Diogène Laërce était en fait un doxographe : il a retranscrit les doctrines et les vies des philosophes considérés comme les plus importants à son époque. On a pu le voir aussi comme un poètes’intéressant à la philosophie et se plaisant à l’érudition.

 

Diogène de Sinope et le Jeu du Tao


 

Diogène de Sinope et le Jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO diogeneDiogène de Sinope, en grec ancien Διογένης / Diogénês (Sinope v. 413 – Corinthe, v. 327 av. J.-C.), aussi appelé Diogène le Cynique, est un philosophe grec de l’Antiquité et le plus célèbre représentant de l’école cynique.

Il fut disciple de Xéniade et devint le maître entre autres de Zénon de Cition et Monime de Syracuse. Parmi tous les auteurs cyniques, c’est sur Diogène que la légende a accumulé le plus d’anecdotes et de bons mots, cette foison rendant leur authenticité largement douteuse. Les portraits de Diogène qui nous ont été transmis divergent parfois, le présentant tantôt comme un philosophe « clochard », débauché,hédoniste et irréligieux, tantôt comme un ascète sévère, volontaire, voire héroïque.

La masse d’anecdotes légendaires sur Diogène de Sinope montre en tout cas que le personnage a profondément marqué les Athéniens. Il vivait dehors, dans le dénuement, vêtu d’un simple manteau, muni d’un bâton, d’une besace et d’une écuelle. Dénonçant l’artifice des conventions sociales, il préconisait en effet une vie simple, plus proche de la nature, et se contentait d’une jarre (en grec pithos) pour dormir.

Diogène avait l’art de l’invective et de la parole mordante. Il semble qu’il ne se privait pas de critiquer ouvertement les grands hommes et les autres philosophes de son temps (parmi lesquels Platon). Les apostrophes les plus connues qui lui sont attribuées sont : « Je cherche un homme » (phrase qu’il répétait en parcourant la ville avec sa lanterne), et « Ôte-toi de mon Soleil » (en réponse au roi de Macédoine Alexandre, qui était venu lui demander s’il avait besoin de quoi que ce soit).

Diogène est le fils d’Icésios, banquier de Sinope. À la suite d’une accusation de fabrication de fausse monnaie, son père aurait été jeté en prison et Diogène aurait été contraint de fuir à Athènes — selon d’autres récits, ils auraient fui tous les deux.

Il devient le plus célèbre disciple d’Antisthène, le fondateur de l’école cynique. Selon Sénèque, confirmé par Juvénal (admiratif) et par Lucien de Samosate (moqueur), il vit vêtu d’un manteau grossier (le tribôn), allant pieds nus, dormant dans un pithos, c’est-à-dire une jarre de grande taille, ne possédant rien d’autre et ne subsistant que grâce aux contributions de ses auditeurs ou mécènes. Conformément à l’enseignement de son maître, il désirait vivre et se présentait comme un chien (kunos, génitif de kuôn : « le chien », en grec), d’où son autre surnom : Diogène le Chien.

Plusieurs anecdotes témoignent de son mépris des richesses et des conventions sociales. Selon Diogène Laërce, il n’hésitait pas à mendier auprès des statues afin de « s’habituer au refus ». Il abandonna son écuelle après avoir vu un enfant buvant à la fontaine dans ses mains. Lorsqu’on l’interrogea sur la manière d’éviter la tentation de la chair, Diogène aurait répondu « en se masturbant », et aurait ajouté : « Plût au ciel qu’il suffît aussi de se frotter le ventre pour ne plus avoir faim ! »

On l’aurait également vu parcourir les rues d’Athènes en plein jour, une lanterne à la main, déclarant à ceux qui lui demandaient ce qu’il faisait : « Je cherche un homme » (parfois traduit « Je cherche l’homme » ou « Je cherche un vrai homme »). Cet « homme » désignerait celui théorisé par Platon, l’idéal de l’humain, et Diogène aurait voulu par là réfuter son existence, ne voyant exister que des hommes concrets. Une autre anecdote rapporte que, Platon ayant défini l’homme comme un « bipède sans cornes et sans plumes », le jour suivant, Diogène se promena dans la ville en tenant à la main un coq déplumé aux ergots coupés, et déclarant : « Voici l’homme de Platon ! ».

Diogène a d’abord vécu en homme libre, mais il se dirigeait vers Égine en bateau, quand ce dernier fut pris par des pirates. Mis en vente comme esclave à Corinthe, il déclare au marchand qui lui demande ce qu’il sait faire qu’il sait « gouverner les hommes », et qu’il faut donc le vendre à quelqu’un qui cherche un maître. Il est acheté par un riche Corinthien qui admire son indépendance d’esprit, et lui rend la liberté.

C’est à Corinthe que se situe la fameuse rencontre du vieux clochard-philosophe avec le jeune roi de Macédoine, Alexandre le Grand. Cette épisode est raconté notamment par Plutarque dans la Vie d’Alexandre, XVIII, par Cicéron dans les Tusculanes, 5, XXXII, et par Diogène Laërce dans les Vies des philosophes, VI. Voici la version la plus complète de leur conversation :

- Demande-moi ce que tu veux, je te le donnerai.
– Ôte-toi de mon Soleil (Littéralement « Tiens-toi un peu à l’écart de mon Soleil » : « Μικρὸν ἀπὸ τοῦ ἡλίου μετάστηθι ». (« Mikròn apò toû hêliou metástêthi ».))
– N’as-tu pas peur de moi ?
– Qu’es-tu donc ? Un bien ou un mal ?
– Un bien
– Qui donc pourrait craindre le bien ?

Le même Alexandre aurait avoué un jour : « Si je n’étais Alexandre, je voudrais être Diogène ».

La mythologie a eu raison de la vérité concernant la mort de Diogène de Sinope, et il subsiste de nos jours plusieurs versions différentes de la cause de son trépas : il serait mort à cause d’une infection due à la morsure d’un chien auquel il essayait de dérober son os, pour se nourrir.

D’autres sources affirment qu’il serait décédé des suites de l’ingestion d’un poulpe cru, suite à un pari, ou même qu’il aurait volontairement arrêté de respirer0 (acte biologiquement impossible).

Toutes ces versions contribuent à renforcer la légende selon laquelle Diogène serait mort comme il a vécu, d’une manière peu banale, et même subversive. Il meurt en tout cas à Corinthe âgé d’environ 86 ans.

Il avait demandé qu’après sa mort, on jetât son corps à la voirie, mais ses amis lui firent des funérailles magnifiques. On plaça sur son tombeau une colonne surmontée d’un chien en marbre de Paros et sur laquelle on pouvait lire les vers suivants :

« Même le bronze subit le vieillissement du temps,
Mais ta renommée, Diogène, l’éternité ne la détruira point.
Car toi seul as montré aux mortels la gloire d’une vie indépendante
Et le sentier de l’existence heureuse le plus facile à parcourir. »

C’est en partie à cause de leurs traits scandaleux que les écrits de Diogène tombèrent dans l’oubli quasi total. En effet, Politeia (La République), ouvrage écrit par Diogène, reprise et appuyée plus tard par la Politeia de Zénon de Cition, s’attaquait à de nombreuses valeurs du monde grec, en admettant, entre autres, laliberté sexuelle totale, l’indifférence à la sépulture, l’égalité entre hommes et femmes, la négation du sacré, la remise en cause de la cité et de ses lois, la suppression des armes et de la monnaie, l’autosuffisance. Par ailleurs Diogène considérait l’amour comme étant absurde : on ne devait s’attacher à personne .

On lui prête aussi le raisonnement suivant : « Tout appartient aux dieux ; or les sages sont les amis des dieux et entre amis tout est commun ; donc tout appartient aux sages ».

Certains stoïciens, pourtant proches du courant cynique de Diogène, semblent avoir préféré dissimuler et oublier cet héritage jugé « embarrassant » 

Marcel Jousse et le Jeu du Tao

 

 

Marcel Jousse et le Jeu du Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO jousse-208x300Il est l’initiateur d’une anthropologie du geste, où il étudie le rapport du geste avec les mécanismes de la connaissance, de la mémoire et de l’expression. Sa recherche est élaborée à partir de l’étude des milieux d’oralité (qu’il qualifie de milieux de style oral), recherche qu’il a conduite, aussi bien à partir de son expérience personnelle d’une enfance vécue parmi les paysans sarthois, qu’à travers l’étude historique et géographique de divers milieux de style oral. Il confronta ses recherches avec des grands maîtres de l’époque, dont il fut l’élève : Marcel Mauss, Pierre Janet,Georges Dumas, Jean-Pierre Rousselot (créateur de la phonétique expérimentale).

 

Pour lui, le principe qui structure le cosmos est celui d’« une action qui agit sur une autre action ». Et l’on retrouve ce principe à la base du langage humain. Or l’homme est un « être à deux battants », bilatéralisé, qui se meut selon un rythme binaire. Lorsqu’il mémorise un récit oral, l’homme se laisse souvent guider par ce rythme. Ainsi peut-on relever, selon Jousse, des traces d’oralité dans la Bible à travers le « balancement » bilatéral et parallèle de certains textes, notamment dans les Psaumes et le Prologue de l’évangile selon Jean1.

Il publia un premier état de ses recherches dans un mémoire intitulé Le Style oral rythmique et mnémotechnique chez les Verbo-moteurs (Archives de philosophie, Beauchesne, 1925).

Essentiellement oral, Marcel Jousse ne publia qu’une quinzaine de petits mémoires scientifiques. Mais les milliers de cours, qu’il dispensa dans les Écoles citées ci-dessus, ont été sténotypés puis dactylographiés par les soins de Gabrielle Baron, sa collaboratrice. Mis à la disposition des chercheurs à la bibliothèque du Laboratoire d’Anthropologie sociale du Collège de France, à la bibliothèque de l’Institut catholique de Paris et au siège de l’Association Marcel Jousse, ils sont également accessibles sur deux CD-Roms qu’on peut se procurer auprès de l’association Marcel Jousse.

À la fin de sa vie, il commença à élaborer la synthèse de sa pensée, dans un ouvrage intitulé L’Anthropologie du geste (Gallimard, 1974) que Gabrielle Baron publia à titre posthume. Celle-ci entreprit également de collectionner en deux volumes La Manducation de la Parole (Gallimard, 1975) et Le Parlant, la Parole et le Souffle (Gallimard, 1978) les différents mémoires scientifiques publié de son vivant. Dans cette synthèse finale, Marcel Jousse revient sur les grandes lois du geste et de la mémoire : Rythmisme,Bilatéralisme et Formulisme.

Ses recherches l’ont conduit à s’intéresser plus spécialement à la transmission orale de la Bible, et, plus spécifiquement encore, à la formation orale des Évangiles, à leur transmission orale ainsi qu’à leur traduction et à leur mise par écrit. L’originalité de Marcel Jousse est de n’être pas resté sur le plan théorique en ce qui concerne ces questions mais de les avoir rendues accessibles à des gens de style écrit, en leur proposant la pratique des récitations rythmo-pédagogiques de l’Évangile. Plusieurs courants actuels de transmission orale de la Bible sont tributaires de ses recherches:

  1. L’Association canadienne du récitatif biblique (ACRB) dont la fondatrice Louise Bisson   a étudié à la Fondation Marcel Jousse.
  2. La Fraternité Saint Marc  
  3. Parole vivante de Pierre Scheffer
  4. L’association Parole et geste  

Mais, à travers son anthropologie du geste, Marcel Jousse cherchait à rénover la pédagogie, aussi bien profane que sacrée, en en faisant une mimopédagogie. C’est cette recherche que poursuit actuellement l’Institut Européen de Mimopédagogie, à l’école de Marcel Jousse , dirigé par Yves Beaupérin.

Plus largement encore, Marcel Jousse visait à établir une liaison entre disciplines, souvent indépendantes: anthropologie, ethnologie, linguistique, psychologie, psychiatrie, pédagogie, catéchèse, liturgie, exégèse… Son œuvre demeure d’une grande actualité et d’une étonnante fécondité. C’est à la faire connaître que travaille l’association Marcel Jousse

Marcel Jousse est un chercheur né à Beaumont-sur-Sarthe le 28 juillet 1886 et mort à Fresnay-sur-Sarthe le 14 août 1961. Ordonné prêtre en 1912, il entre en 1913 dans la Compagnie de Jésus. Élève de Marcel Mauss, de Pierre Janet, de Georges Dumas, de Jean-Pierre Rousselot, il cotôya les plus grands savants de son époque qui reconnurent en lui un chercheur exceptionnellement doué.

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