Archive pour 24 mai, 2013

Didier Dumas et le Tao


 

Didier Dumas  et le Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO dumasDidier Dumas (1943-2010) est un psychanalyste et écrivain français.

Membre de l’Ecole Freudienne et proche de Françoise Dolto, il est considéré comme un des pionniers d’une approche transgénérationnelle dans la ligne de celle-ci (il faut trois générations pour créer un psychotique), il a longtemps travaillé comme thérapeute dans un hôpital avec des enfants psychotiques.

L’imagerie serait la façon dont le corps et l’esprit se parlent ?

La construction de notre appareil psychique implique que les sensations, qui dominent chez le bébé, puissent progressivement s’associer et se connecter au langage – ce qu’elles font par l’intermédiaire des images. A sa naissance, l’enracinement du bébé dans la structure de l’autre est tel qu’il ne différencie pas son propre corps de celui de sa mère. Les yeux jouent, à cet âge-là, un rôle très important pour différencier le moi du non-moi. En connectant les sensations à des images visuelles, ils permettent de se vivre, peu à peu, comme un sujet séparé. Cette structuration du mental perdure toute la vie et se retrouve dans la pensée adulte. Ainsi Einstein pouvait-il dire que ses découvertes lui arrivaient d’abord sous forme d’images et de sensations musculaires.

A LIRE :

Didier Dumas : “La Sexualité masculine”. Grâce à l’acupuncture et au taoïsme, le psychanalyste corrige la grande absence de la théorie freudienne : celle du corps (Albin Michel, 1990).

Bibliographie 

  • L’Ange et le Fantôme. Introduction à la clinique de l’impensé généalogique, préfacé par Françoise Dolto, Paris, Minuit, 1985. Collection « Arguments », 184 pages, ISBN : 2707310131.
  • Hantise et clinique de l’autre, Paris, Aubier, 1989.
  • La sexualité masculine, Paris, Albin Michel, 1990; édition de poche, Hachette Littératures, collection « Pluriel », 2002.
  • Sans père et sans parole. La place du père dans l’équilibre de l’enfant, Paris, Hachette Littératures, 1999 puis Fayard 2013.
  • Et l’enfant créa le père, Paris, Hachette Littératures, 2000.
  • La Bible et ses fantômes, Paris, Desclée De Brouwer, 2001.
  • Et si nous n’avions toujours rien compris à la sexualité ?, avec Christian Roche, Paris, Albin Michel, 2004.

 

Jacques Vigne et le Tao


Jacques Vigne et le Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO spiritualiteLa psychologie spirituelle de Jacques Vigne: traditionnelle chrétienne, traditionnelle indienne et psychologique, en particulier par le Transpersonnel. J. Vigne, psychiatre fait une synthèse avec une attention particulière sur le Védanta, le gourou et le maître spirituel dans le christianisme.

Vivant en Inde, il « étudie les rapports subtils entre le corps, l’esprit et l’âme ». Il est l’auteur de nombreux ouvrages traitant de spiritualité.

Son itinéraire est peu banal: psychiatre de formation, diplômé de la faculté de médecine de Paris, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation Romain Rolland et de la Maison des sciences de l’homme, il est parti en Inde étudier les rapports entre la guérison psychologique et l’enseignement traditionnel du yoga. Le voyage d’étude s’est transformé en coup de cþur. Il vit depuis maintenant une décennie au pays des ashrams et des brahmanes. Adepte de la voie védantine, il passe une grande partie de son temps à méditer. De temps à autre, il publie un livre et fait un court séjour en Europe pour partager le fruit de ses études comparées entre la démarche spirituelle et la démarche psychothérapeutique. Des fruits qui lui viennent de sa connaissance des diverses traditions religieuses et de son expérience personnelle. L’homme, grande silhouette et barbe épaisse, a l’accueil simple et jovial. Il est plein de sollicitude et semble peu s’émouvoir de l’intérêt que ses lecteurs et certains de ses pairs portent ses travaux. Rencontre avec un homme qui a fait, à l’instar du père Henri Le Saux, le grand écart entre l’Orient l’Occident. 

La méditation peut-elle prévenir certaines dépressions ?

Oui. En revenant chaque jour à la source du bonheur qui est au-dedans, on évite une accumulation de sentiment de frustration interne. Comme l’enfant, nous avons à l’intérieur de nous-même des variations d’humeur et d’émotions fortes et rapides, même si elles sont recouvertes d’un vernis d’humeur égale qui permet de vivre en société. La méditation, précisément, rend capable de reconnaître ces variations rapides ou ce qu’on appelle les paires d’opposés (envie/dégoût, plaisir/douleur,… ). En Inde, on insiste sur la possibilité pour le sage d’aller au-delà. Plus globalement, je dirais que la méditation est libératrice par le lâcher prise qu’elle implique. L’esprit de détachement est essentiel. Toutes les traditions mystiques lui accordent une importance centrale. C’est, au fond, ce qui distingue la psychologie de la spiritualité. Quand on acquiert l’esprit de détachement, les tensions psychologiques, même si elles ne s’évanouissent pas du jour au lendemain, prennent une dimension spirituelle. Du reste, amour et détachement ne sont pas à opposer comme on le pense souvent en Occident. Celui qui est attaché à lui-même n’aime que ses propres projections. Les souris disent:  » Quand le coeur pleure pour ce qu’il a perdu, I’esprit rit pour ce qu’il a trouvé.  »

Ouvrages 

  • Soigner son âme : Méditation et psychologie.
  • L’Inde intérieure : Aspects du yoga, de l’hindouisme et du bouddhisme.
  • Éléments de psychologie spirituelle.
  • Soi : L’expérience de l’absolu selon l’asthâvakra-gîtâ.
  • Le Mariage intérieur en Orient et en Occident.
  • Le maître et le thérapeute.
  • Marcher, méditer.
  • La Mystique du silence.
  • The rage to survive.
  • L’envol vers la liberté d’être : Thérapies et sagesses universelles.
  • En compagnie de Mâ Anandamayî.
  • Cheminer, contempler.
  • Le Soleil du Soi.
  • Ouvrir nos canaux d’énergie par la méditation (Les Editions du Relié, janvier 2013)

Alexandre le Grand et le Tao


 

Alexandre le Grand et le Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO legrandLa vie d’Alexandre le Grand a été exceptionnelle, pas étonnant qu’il soit devenu un mythe de l’Antiquité. Couronné roi à 20  ans, victorieux de nombreux combats, il a conquis un immense empire allant de la Grèce à l’Inde. Par ses succès militaires, il contribua également au développement de la culture grecque en dehors de ses frontières. 
Une origine divine ?
Fils de Philippe II et d’Olympias, princesse d’Epire, Alexandre voit le jour en juillet 356 avant J.C à Pella, la capitale du royaume de Macédoine. Sa mère le convainc qu’il est le descendant de Zeus par son père et d’Achille par elle-même. Le jeune Alexandre a pour précepteur l’illustre Aristote, qui l’initie à la culture grecque. Il découvre les héros de l’Iliade, auxquels il rêve de ressembler. Il est intelligent mais aussi doué de bonnes qualités physiques.

Très tôt, son père lui fait partager son pouvoir. Il lui confie le commandement de la cavalerie à la bataille de Chéronée (338 avant J.C). Alexandre s’illustre en exterminant le bataillon sacré des Thébains. Philippe II souhaite unifier les cités grecques pour ensuite attaquer les Perses. Il forme la ligue de Corinthe, regroupant toutes les cités sauf celle de Sparte, et déclare la guerre à la Perse. Il est assassiné en 336 avant J.C. Alexandre est alors proclamé roi de Macédoine. 
Roi à 20 ans
Alexandre annonce dès le départ son intention de poursuivre l’œuvre de son père. Devant l’agitation de la noblesse et le soulèvement de Thèbes, le nouveau roi doit marquer son autorité. Sa réaction ne se fait pas attendre. Il fait tuer ses ennemis potentiels et rase la ville de Thèbes. Il assoie fermement son pouvoir sur le royaume avant de partir en – 334 à la conquête de l’Asie mineure. Son armée compte environ 35 000 fantassins et 5 000 cavaliers. Alexandre débarque à l’endroit présumé de la cité troyenne. L’armée perse, supérieure numériquement, tente de l’arrêter sur les rives du Granique. Mais ce sont les soldats macédoniens qui s’imposent. Le roi Perse Darius III Codoman prend la fuite. Durant cette bataille, Alexandre a failli être tué à plusieurs reprises selon la légende. 

Alexandre mène ensuite une opération stratégique : occuper les côtes perses afin d’empêcher que les Perses quittent le territoire et tentent d’envahir la Grèce. Plusieurs villes se rendent sans résistance et Alexandre y restaure la démocratie. Le roi macédonien s’empare des autres villes par la force (Halicarnasse, Lampsaque ou Aspendos). A la fin de l’année 333 avant J.C, Alexandre a réussi à s’approprier toute la Lycie, la Pamphilie et la Pisidie. Il remonte à l’intérieur des terres, s’empare de Gordion (où il tranche le nœud gordien) et de Tarse. 
Un appétit de conquêtes insatiable
Dans la plaine d’Issos (la Syrie actuelle), l’armée grecque se mesure aux 600 000 soldats perses.Alexandre triomphe et Darius s’enfuit en Syrie, abandonnant sa mère, sa femme, ses filles et un important butin. C’est la débandade pour les troupes perses. Plutôt que de poursuivre Darius, Alexandre décide de poursuivre ses conquêtes en Syrie. La ville de Tyr lui résiste pendant sept mois avant de se soumettre (en août 332). Alexandre exerce une furieuse vengeance sur les Tyriens (8 000 d’entre eux sont massacrés et 30 000 vendus comme esclaves). Il s’attaque à Gaza, puis à l’Égypte où il est accueilli en libérateur (les Egyptiens n’appréciaient pas les Perses). Il chasse de la capitale Memphis le tyran perse qui y régnait. Le roi macédonien fonde, dans le Delta du Nil, la première colonie grecque égyptienne, Alexandrie. La ville deviendra un centre rayonnant de l’hellénisme. En 331 avant J.C, il se rend à l’oasis de Siwah, en plein désert, afin de consulter l’oracle du dieu Amon (l’équivalent de Zeus pour les Egyptiens). Il reçoit des prêtes le titre de « fils d’Amon », autrefois porté par les Pharaons. Alexandre règne en maître sur l’Asie hellénique et la Méditerranéenne. 
De nouveau à la poursuite du roi de Perse
Au printemps 331, Alexandre décide de partir à Babylone, où s’est réfugié Darius. Le Grand Roi s’y est rebâti une importante armée. Le 1er octobre, à Gaugamèles, l’armée d’Alexandre prend une nouvelle fois le pas sur l’armée perse. Darius s’enfuit laissant derrière lui un large trésor et Alexandre pénètre triomphalement dans Babylone. Il devient roi de l’Asie.

Poursuivant ses conquêtes des grandes capitales de l’Empire achéménide, Alexandre soumet successivement Suse, Persépolis et Pasargades, la dernière capitale perse. Le roi macédonien pille copieusement les trésors de ces villes et soumet une partie des habitants en esclavage. 
L’assassinat de Darius
220px-A_naval_action_during_the_siege_of_Tyre_by_Andre_Castaigne_%281898-1899%29 dans RESSOURCES et Savoirs en TAOAprès sa défaite, Darius a trouvé refuge avec quelques derniers partisans dans les montagnes d’Iran. Alexandre, qui ne peut être totalement roi de Perse tant que Darius existe, se lance dans une course poursuite effrénée en juillet 330 avant J.C. Des satrapes, Bessos, Barsaentès et Satibarzane, font prisonnier Darius et l’assassinent alors qu’Alexandre est tout proche d’eux. « Le Roi des Rois » s’éteint dans les bras d’Alexandre. Ce dernier semble ainsi être « naturellement » désigné comme son héritier. Alexandre le Grand fait rendre les honneurs royaux à Darius et jure de le venger. 

Avant de se lancer à la poursuite des assassins de Darius, Alexandre soumet l’Hyrcanie. Il apprend que Bessos s’est autoproclamé roi des Perses sous le nom d’Artaxerxès IV et s’est réfugié en Bactriane tandis que Satibarzane est retourné en Arie (à l’ouest de l’Afghanistan) et Barsaentès en Drangiane (au sud de l’Afghanistan). Alexandre parvient en Bactriane. Bessos est capturé et torturé avant d’être jugé à Ectabane. 

De 330 à 328, Alexandre et ses soldats connaissent une période difficile. Ils affrontent la résistance perse. Alexandre décide de modifier son armée, incorporant des cavaliers sogdiens et perses. Ses soldats n’approuvent pas ces nouveautés et souhaitent retourner au pays. Il soumet la Bactriane et la Sogdiane au prix de terribles combats. Alexandre fonde sur son passage une cinquantaine d’Alexandrie. Le roi macédonien épouse Roxane, fille du bactrien Oxyarte, selon le rite perse. La résistance perse s’efface et l’Iran est pacifié. Alexandre se tourne encore plus vers l’Est, un but qu’il nourrit depuis plusieurs années : l’Indus (l’Inde).
Au pays des éléphants
Au printemps 327 avant J.C, Alexandre part avec une armée de 120 000 personnes pour les vallées de l’Indus. Il faut dire qu’à cette époque les Grecs connaissent peu de choses sur ces contrées.

Alexandre se rend à la limite du royaume perse en 326 avant J.C. Le roi Poros veut empêcher les Macédoniens de franchir le fleuve. Ses troupes, renforcées par des éléphants, affrontent violemment celles d’Alexandre mais finissent par s’incliner. Alexandre prend possession de tout le Pendjab et apporte la culture grecque à la région. 

Arrivé aux bords de l’Hyphase, Alexandre veut continuer vers le Gange mais ses soldats, harassés par la mousson, refusent de continuer. Alexandre finit par céder et fait dresser douze autels pour les dieux, autour d’une colonne portant l’inscription: « Ici s’est arrêté Alexandre. »
Le retour d’Alexandre
Les troupes d’Alexandre se dirigent vers le sud, en direction de l’océan Indien. Une partie de sa flotte est confiée à Néarque. Alexandre et une autre partie des soldats franchissent avec d’énormes difficultés le désert de Gédrosie. Ils atteignent le Golfe Persique puis la route de Suse. Là, Alexandre organise des noces massives, ses soldats épousent des femmes perses et lui prend pour femme une fille de Darius. Le roi décide plusieurs mesures politiques, comme l’intégration de jeunes nobles perses dans la garde royale (jusqu’alors réservée aux nobles macédoniens). Alexandre exige également d’être considéré comme un dieu. Mécontents des mesures prises pour l’armée, des vétérans se mutinent à Opis. Alexandre fait exécuter treize des meneurs.
Des projets interrompus
En 324 avant J.C, Alexandre est terriblement attristé par la mort de son fidèle compagnon, Héphaïstion. Puis il se rend en 323 à Babylone. Il se lance dans un vaste programme de travaux. Il reçoit aussi des ambassadeurs de Carthage, d’Italie. Il réfléchissait semble-t-il à d’autres projets d’expédition. Mais il fut frappé par une forte fièvre qui l’emporta en une dizaine de jours. Le grand maître de la Grèce, de l’Egypte et de l’Asie, s’éteint le 13 juin 323 avant J.C à l’âge de 33 ans.

Le gigantesque Empire qu’Alexandre a conquis en une décennie seulement ne lui survivra pas. Dès sa mort, il sera partagé entre ses généraux. Le mythe du conquérant sera entretenu par les historiographes occidentaux mais aussi orientaux. Voulant être considéré comme un dieu, Alexandre y est presque parvenu puisqu’il a réussi à figurer dans les deux grands livres saints, la Bible et le Coran…

Aristippe et le Tao


 

Aristippe et le Tao dans RESSOURCES et Savoirs en TAO aristippe-213x300Aristippe vint à Athènes et fut un disciple de Socrate, mais à en croire Xénophon, il aurait été aussi considéré comme un sophiste puisqu’il acceptait d’être payé pour ses enseignements. Selon le philosophe péripatéticien Phanias d’Érèse, il fut le premier des sectateurs de Socrate qui enseigna par intérêt, et qui exigea un salaire de ses écoliers. Comme Platon, qui semble l’avoir porté en piètre estime, il a servi le tyran Denys l’Ancien, au point de représenter le philosophe courtisan dans les polémiques des Cyniques. On lui attribue de nombreuses histoires illustrant son manque de respect des conventions au nom d’une vie de plaisirs.

Il eut une fille, Arété de Cyrène, qui fut aussi une disciple de son école et lui succéda. Son petit-fils, Aristippe le Jeune (ou le Matrodidactecar sa mère fut son enseignant), fut un autre dirigeant de l’école des Cyrénaïques.

Doctrine

Aristippe définissait le but et la fin de la vie comme « un mouvement doux accompagné de sensation ». C’est la définition du plaisir et il défend donc un hédonisme. Il n’admet même pas la thèse que le bonheur serait supérieur au plaisir et n’y voit qu’une somme de plaisirs particuliers (ce qui le différencie de la tradition grecque qui défend un eudémonisme).

Ils se différencient de la définition d’Épicure en prenant le plaisir comme un mouvement avec sensation et non pas une ataraxie. Les Cyrénaïques reprochent à l’ataraxie ou l’apathie de ne pas être un plaisir mais une anesthésie et une simple privation de douleur.

Tout être recherche son plaisir et le plaisir est toujours en soi un bien, même si sa cause est mauvaise. Les plaisirs du corps sont plus importants que ceux de l’âme

(Discussion: Il existe une hypothèse selon laquelle le corps est l’âme et vice versa selon Aristippe…) et la vertu n’est un bien qu’en tant qu’elle favorise les plaisirs.

Contrairement aux épicuriens et à de nombreux hédonistes (comme plus tard Jeremy Bentham), Aristippe serait allé jusqu’à nier la supériorité d’un plaisir futur au nom du plaisir actuel et nier tout intérêt à différer la gratification immédiate.

Il semble qu’il ait aussi défendu un certain scepticisme, pensant que les sensations elles-mêmes sont trompeuses ou du moins relatives et subjectives mais que nous ne puissions rien connaître sans elles.

Aristippe de Cyrène (en grec ancien Ἀρίστιππος / Aristippos), né vers 435 av. J.-C, mort en 356 av. J.-C., est un philosophe grec. Disciple de Socrate à Athènes, il est le fondateur en 399 av. J.-C. de l’école dite du Cyrénaïsme, dont la doctrine essentielle était l’hédonisme.

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