Archive pour juin, 2013

Pratique interne de la méditation

TECHNIQUES de MEDITATION
 

 Il serait difficile de classer les techniques internes selon un ordre de difficulté, de complexité, de temps de pratique ou même d’importance. Les quatre formes de méditation que nous présentons sont comme quatre chemins qui, arrivant des quatre horizons, mènent à quatre portes s’ouvrant sur un même espace. Voici la première, celle de la voie directe vers l’Esprit Universel Unique. Des quatre formes de méditations, sa technique en est la plus simple mais sa pratique semble pourtant à la plupart des pratiquants extrémement ardue, et souvent très pénible au physique comme au mental. Proche dans sa forme extérieure de la méditation assise du boudhisme T’chan chinois et du Zen japonais, son propos n’est cependant pas seulement de mener à ‘l’éveil’, mais à « l’union », le premier pouvant cependant être considéré comme recouvrant un état de conscience tout à fait nécessaire à la seconde.

Pratique interne de la méditation dans MEDITATIONS du JEU du TAO nature3

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La restitution de son mandat à l’Esprit individuel et la fusion avec l’Unique Indifférencié.

Méditation de l’inversion de la lumière.

S’asseoir en tailleur, en demi lotus ou en lotus dans une pièce calme, aérée. 
Utiliser un coussin plus ou moins haut pour être assis à l’aise et ne pas souffrir trop vite de douleurs dans les jambes. 
Porter des vêtements relâchés, sans contraindre la taille. Redresser le buste, placer les mains sur les jambes croisées, paumes vers le haut et contre le ventre, un peu sous le nombril. 
Placer le regard sur une petite pierre blanche posée au sol devant soi, dans l’axe du corps. 
La pierre est placée de manière à ce que la pente du regard soit d’environ 40°. 
Détendre tout le corps depuis le sommet du crâne jusqu’aux jambes, ne pas serrer les dents ni les lèvres et relâcher aussi les paupières. 
Ne pas perdre la rectitude du tronc, le sommet du crâne poussant légèrement vers le haut. 
Respirer du ventre tranquillement, régulièrement, sans se concentrer là-dessus trop longtemps. 
Le regard est placé sur la pierre mais on ne la scrute pas, on ne la fixe pas avec force. 

Prendre alors conscience de la fenêtre que forment les yeux.

Percevoir que la pierre est d’un coté de la fenêtre, à l’extérieur, dans la lumière. 
Prendre conscience que l’être qui, par le regard, perçoit la pierre, est à l’intérieur de la fenêtre, dans l’obscurité. 
Tout en gardant conscience de la pierre extérieure et de la fenêtre des yeux, tourner son attention sur la sensation intérieure d’être, d’exister. 
Peu à peu concentrer fortement son attention sur cette seule sensation d’être.

Quand la conscience d’être est bien stable, se concentrer pour percevoir alors clairement comme trois objets distincts la pierre à l’extérieur, la fenêtre des yeux, la conscience du soi à l’intérieur.

Se concentrer un instant sur la perception des trois objets de la conscience.
Quand la perception des trois objets est bien stable, repporter son attention sur la sensation d’être et, dans un premier temps, situer physiquement cette perception dans le Dan Tian inférieur. 
Sans fermer les yeux ni détourner le regard de la pierre au sol, rassembler alors peu à peu toutes ses facultés de perception, sensorielles et mentales, sur le dan tian et la sensation d’être. 

Seulement écouter, contempler, rassembler son attention sur la perception d’être. 

Si le mental s’active et que naissent des pensées, ou que l’attention se porte à l’extérieur ou sur le corps, en prendre aussitôt conscience et revenir à la position mentale perceptible correcte de simple observation attentative du soi. 

Pratiquer jusqu’à ce que le conscient ne perçoive plus que le soi, la conscience d’être.

Pratiquer jusqu’à pouvoir rester indéfiniment, sans une seconde de distraction, pleinement concentré sur la seule contemplation du soi.

Pratiquer jusqu’à ce que la nature du soi soit perçue par la conscience. 

Pratiquer jusqu’à ce que la conscience de la nature du soi éclaire l’intérieur !

Pratiquer jusqu’à ce qu’à l’intérieur de la fenêtre, l’Esprit Unique Indifférencié illumine l’extérieur !

Commentaires :

L’humanité a su développer un langage extrêment riche afin de « se représenter » et d’échanger les perceptions et concepts que chaque individu peut avoir sur l’univers en général et son être propre en particulier. Un de ces concepts révèle un changement extraordinaire dans les rapports de l’Homme d’avec son milieu, la création générale: celui du « sens ». Il faut savoir que pour bien des taoïstes, la question du sens ne s’est posée qu’à partir du moment où l’homme à perdue l’union originelle avec l’Esprit Unique. Ceux-là pensent que dans les temps anciens, l’espèce humaine se développait en quelque sorte « conformément » au Tao, unis à lui et donc à toute la création. Ces conditions originelles auraient ainsi permis aux hommes d’atteindre autrefois aux plus hauts niveaux du développement physique et spirituel, ne tombant jamais malades et ne connaissant ni souffrances, ni discordes entre eux. Le Su Wen Nei King décrit les différentes étapes de la décadence qu’aurait connu ensuite cet âge heureux, les hommes s’éloignant peu à peu du Tao pour ne plus considérer que les propriétés spécifiques de « l’individualité », se coupant ainsi de la nature et de la voie générale de la création.
Avant cette décadence, qui se serait produite aux environs du cinquième ou du quatrième millénaire avant l’ère chrétienne, les hommes s’étaient peut-être posés ces questions : Que suis-je ? De quoi suis-je fait ? D’où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Après, il semble qu’ils ne se soient plus seulement que demander : Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux ? Comment réaliser mes désirs ? Les anciens appelèrent cette seconde période « Age de la séparation » ou « Age de la chute », laquelle vit les hommes connaître la maladie, la souffrance, la violence et le désaccord. Cet âge perdure encore, les intérets particuliers, structurels et gouvernementaux de notre époque ayant atteint des sommets dans l’égoïsme et le refus de considérer les équilibres essentiels et vitaux nécessaires au développement harmonieux de toute la communauté humaine.
La méditation de l’inversion de la lumière est la voie la plus directe pour répondre à toutes les questions que l’homme séparé cherchant à retrouver son intégrité peut se poser : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Y a-t-il vraiment quelque chose ? Qu’est-ce vraiment que ce quelque chose ? Quelle est son origine et sa finalité ? Quelle est la place et le rôle de l’Homme dans son milieu ? De quoi est constitué une personne humaine ? Qu’est-ce qui est commun à tous les hommes et qu’est-ce qui est unique à chacun d’entre eux ? C’est quoi un homme, avant la naissance, et après la mort ? Est-ce qu’il y a autre chose que le corps, que la matière, dans l’Homme et dans la création en général ?
Pour toutes ces questions et toutes celles que l’on peut encore imaginer, un vrai moyen de trouver les réponses : la méditation contemplative. La forme de pratique que nous présentons n’est certainement pas la seule technique au monde permettant d’atteindre cet objectif, mais elle y mène sûrement celui qui la pratique sans autre but que de connaître les vérités fondamentales, sur son être propre et sur la création en général.

Recommandations pour la pratique : 
– Le meilleur rythme pour commencer est de pratiquer au moins 30 mn, tous les jours avant l’aube. Après l’aube, il convient de suivre le yang et non de le retenir. Ensuite, quand posture et concentration sont aisés, on peut commencer de plus en plus tôt, allongeant ainsi peu à peu le temps de pratique. Le temps passé dans l’état correct de méditation ne manque pas au temps de sommeil, bien plus reposant et régénérateur que ce dernier, durant lequel le corps et le mental s’activent d’ailleurs (se fatiguent) bien plus qu’on ne le croit généralement. Certains préfèrent aussi pratiquer en deux fois, au mieux de se lever de plus en plus tôt ils font une séance avant ou après minuit, d’abord pendant 30 mn comme le matin, puis de plus en plus longtemps. La nuit, alors que le yang interne comme externe est au plus bas, l’intention de contemplation intérieure est favorisée, s’alliant au yin dominant. 
– Quoi qu’il se passe pendant la pratique, ne pas le considérer comme important et ne pas s’en préoccuper. Qu’il se passe des choses, des perceptions physiques ou mentales inconnues, nouvelles, agréables ou pas, est tout à fait normal, cela pouvant d’ailleurs aussi bien être dû à une évolution dans la pratique qu’à une régression. Le plus souvent, il s’agit en fait de sensations, de pensées ou de sentiments générés par le corps et l’égo lui-même afin de détourner l’attention du pratiquant et de détruire sa concentration. Car il ne faut pas oublier que les seuls obstacles entre sa conscience et l’Esprit (du moins pendant la pratique), ils sont déjà là, à l’intérieur de soi-même. Et ce que l’on appelle en Occident l’égo est un adversaire terrible, qui n’accepte bien souvent de se coucher aux pieds du pratiquant qu’après avoir tout tenté pour briser sa concentration et le détourner du but.
Les seules péripéties de la pratique intéressantes à noter sont d’abord celle où l’on atteint le stade d’une concentration sans faille du début à la fin d’une séance, puis enfin celle où l’on conserve la perception des trois objets de la conscience tout au long de la journée, entre les séances de pratique. Au premier, l’on sait qu’on avance vraiment dans la pratique, au second on en sait déjà suffisamment pour ne plus se faire d’illusions : avancer ou reculer ne dépend plus que de soi-même, rien d’autre ne peut s’interposer entre l’Ultime et sa conscience. Sachez qu’alors, il faudra choisir, l’Esprit Unique Universel est de tous temps déjà uni à tous les êtres, mais s’unir à lui est de la responsabilité de chaque être-esprit individuel, en toute « liberté de conscience ». Accepter l’union, c’est perdre le Moi et ses limitations pour la complètion, c’est devenir un être « entier ». La refuser et faire marche arrière, c’est vivre autre chose, mais dans tous les cas de figure possibles, moins que la complétion.

Source : http://taoman.chez-alice.fr/french/medit.htm

Méditation Vidéo

Tao Te Ching – Verset 14 -

 

Un beau message du Tao Te Ching ….. yeux regardent mais ne peut pas le voir oreilles écoutent mais ne peuvent pas l’entendre : les mains saisissent mais ne peut pas toucher au-delà des sens est la grande unité invisible, inaudible , intangible Que se lève semble prometteur Quel s’installe apparaît sombre Pourtant, il n’y a ni ténèbres ni lumière juste une danse ininterrompue d’ombres du néant à la plénitude et retour au néant Ce formulaire informe Cette image sans image ne ​​peut pas être saisi par l’esprit ou peut Essayez de faire face il en quel lieu vous tenir? Essayez de suivre à quel endroit allez-vous? connaître ce qui est au-delà de tous les commencements et vous saurez tout ici et maintenant tout savoir en ce moment et vous saurez l’Éternel Tao Tao Te Ching –

 Image de prévisualisation YouTube

 

Verset 14 Traduction par: Jonathan Étoile Musique Crédit: Karma parutionhttp://www.meditationdna.com/p/karma- … Photographe Crédits:Eternal Sunlight http://www.flickr.com/photos/ishmaelo … Lumière d’ange http://www.flickr.com/photos/zenera/4 … aire de jeux Eternal http://www.flickr.com/photos/53959560 … Ethereality d’Enfin la paix http://www.flickr.com/photos/higashit … Bangladesh Water Lily http://www.flickr.com/photos/babastev …
 

 

L’art de la méditation dans le taoïsme

L'art de la méditation dans le taoïsme dans MEDITATIONS du JEU du TAO matrix

Le mot «méditation» est très populaire dans la culture occidentale. La principale source de sa popularité est fondée sur les pratiques de yoga et la philosophie. Dans le taoïsme, la méditation ne suit pas le même but comme le yoga. En outre, il n’y a pas de postures ( asanas ), ni la concentration intérieure ou sentiments fusionnels.Parler de méditation taoïste Alan Watts a écrit:

Taoïstes contemplatifs seront heureux de s’asseoir avec les yogis et Zennists pour aussi longtemps que cela est raisonnable et confortable, mais quand la nature nous dit que nous sommes «pousser la rivière» nous lever et faire quelque chose d’autre, ou même d’aller dormir. (DeTao: le cours d’eau Way ).

Fondamentalement, méditation taoïste est plus comme une sorte de sagesse obtenue que par une observation des choses et des phénomènes du monde qui nous entoure.Cette sagesse devrait nous aider à aller à côté des choses et non pas contre eux, et il est certainement liée à la Nondoingconcept et la pratique.

Il ya beaucoup de textes taoïstes pointant vers la technique de médiation. Voici un fragment d’un dialogue entre le maître Lieh et un de ses disciples:

Au bout de sept ans, il ya eu un autre changement. Je laisse mon esprit à réfléchir sur ce qu’il serait, mais il n’est plus lui-même occupé à bien et le mal. Je laisse mes lèvres absolue que ce soit leur guise, mais ils n’ont plus parlé de profits et pertes. (De enseignements taoïstes Traduit du livre de Lieh Tzu , 1912, Lionel Version Giles).

L’expression «ne parlait plus de profits et pertes » points au détachement complet de la taoïste de toutes les contingences de l’éthique humaine.

Qu’est-ce que la méditation bon? Il contribue clairement une comprendre les tendances momentanées de l’univers afin de les suivre dans très la vie. En d’autres termes, le disciple taoïste tente d’adopter un style de vie correspondant au mouvement de l’univers ou le Tao.

Nous ( La Voie du vide parfait ) a élaboré un cours pour les débutants email consacrés à l’étude de la méditation taoïste et ses différentes méthodes. Ce cours peut être suivi afin de saisir clairement le but de la méditation et de la façon dont cet objectif est d’atteindre principalement à travers les enseignements de Tao.

Nous insistons beaucoup sur la pratique de la vacuité enseigné par Maître Hui Neng qui ouvre la porte à la compréhension de son travail avec sa / son esprit. Cet ouvrage est principalement destiné à compléter l’unité spirituelle avec le Tao ou la grande puissance de l’univers. Si vous avez besoin d’en savoir plus sur ce cours, veuillez cliquer ici .

=> Lire aussi: 
Nondoing
Lie-tseu
Qu’est-ce que le taoïsme
taoïsme Citations
taoïsme Cours

A quoi sert la méditation

A quoi sert la méditation dans MEDITATIONS du JEU du TAO tableau-zen-bougie-et-orchidee-300x300

La méditation est un exercice particulier. Il ne réclame aucun effort, juste beaucoup de concentration au départ.
Vous ne savez pas comment faire? Ne vous en inquiétez pas, prenez le temps de bien faire chaque étape décrite ci-après.
Il y a 6 étapes, que je vous engage vivement à suivre suivant l’ordre indiqué, quoique arrive un degré de méditation ou vous ne maîtrisez plus totalement les choses. Cela peut se produire à partir de l’étape 4.
Lorsque vous serez parvenu à cette étape, (il faut en moyenne 4 ans), vous laisserez le Tao s’amalgamer, vous vous fondrez à l’intérieur, vous retrouverez naturellement votre unicité universelle.
Ce qui est commun à toutes les phases:

La position:
Se mettre dans sa position favorite de détente, assis, couché, peu importe. Les muscles doivent être relâchés, le sommet de la tête doit être au dessus du reste du corps, cou non tendu. Fermer le cercle est facilitant. C’est à dire que les mains doivent se toucher, ainsi que les pieds.

Le temps: 
Il faut prendre son temps! Caser la méditation entre deux rendez-vous est à proscrire! Assurez-vous aussi d’être dans de bonnes dispositions physiques, comme par exemple ne pas commencer avec une petite envie de pipi…

La méditation est un outil d’une grande puissance; elle permet de se reposer, de se relaxer efficacement. Mais elle permet aussi d’atteindre des endroits de nous-même que nous ne connaissons pas.
Vous trouverez le Tao, vous vous fondrez dans le Tao, vous trouverez les réponses, ou plutôt n’aurez plus de question.

Le Tao du sommeil

Le rêve créateur

Le Tao du sommeil dans MEDITATIONS du JEU du TAO zen31Nous passons près du tiers de notre vie à dormir ou a tenter de le faire. Le sommeil est donc une constituante essentielle de notre vie au même titre que la respiration ou la nutrition. La privation de sommeil entraîne, à court terme, de nombreux désordres physiques, énergétiques, psychologiques. Le corps, perturbé dans son équilibre le plus profond, ne répond plus, le métabolisme se dérègle, provoquant une pathologie complexe parfois irréversible, et l’esprit, peu à peu, vacille allant jusqu’à engendrer des hallucinations de plus en plus intolérables. La privation volontaire de sommeil est donc utilisée dans de très nombreux pays totalitaires dans le cadre de la torture dite scientifique.

Dans de nombreux pays se considérant comme démocratiques, puisqu’ils échappent à la dictature, la privation de sommeil précède ou accompagne souvent la privation de liberté. Elle reste et demeure un moyen simple et efficace pour obtenir des aveux ou remettre le récalcitrant dans le droit chemin. Ce n’est pas un simple hasard si les procédures policières commencent très tôt le matin et se poursuivent généralement très tard la nuit. De même les négociations les plus importantes ont de plus en plus tendance à se poursuivre en dehors des heures normales de travail ou de veille. Il existe toujours une bonne raison pour prolonger les travaux et les discussions jusqu’à ce que l’adversaire moins prévoyant ou moins résistant finisse par céder sous le poids de la fatigue. On finit donc par trouver tout cela bien normal et on accepte, peu à peu, de moins en moins dormir tout en dormant de plus en plus mal ou de moins en moins bien.

Or, le sommeil engendre, on pourrait presque dire produit, quelque chose d’essentiel à la vie… le rêve. On parlait poétiquement jadis, en occident, du «  doux pays des songes  » ou du «  palais des songes  ». En Chine, le sommeil se dit toujours «  Pays où l’on dort  » (Shui Xiang) tandis que les rêves se disent «  songe endormi  » (Shui Meng). On y distingue donc très naturellement le «  Pays où l’on dort  » (Shui Xiang) du «  Pays où l’on songe  » (Meng Xiang)… et du «  Pays où l’on rêve  » (Shui Meng Xiang). Dans cette optique, le songe est un rêve éveillé alors que le rêve ne peut se produire que pendant le sommeil. Dans la grande tradition chinoise l’immense majorité des découvertes est donc attribuée à un individu hors du commun effectuant un songe…

Lorsque Archimède découvre son fameux théorème il est dans son bain ; lorsque Newton découvre la gravité il s’apprête à faire une sieste sous un pommier ; lorsqu’un Chinois fait une découverte celle-ci lui apparaît nécessairement en songe… ou mieux, pendant son sommeil, sous la forme d’un rêve. Les inventeurs chinois, et Dieu sait si ils sont prolixes, travaillent en dormant. 
L’écriture chinoise, les trigrammes du Yijing, la numérologie traditionnelle, l’utilisation du thé, le Taijiquan et mille autres choses prennent naissance dans le songe éclairé d’un empereur, d’un prince, d’un moine ou d’un maître. Qu’il s’agisse de l’Empereur Jaune, de Cang Xie au double regard, de l’Illuminé Boddhidharma dont les paupières se transforment en théier, de Zhan Sanfeng, l’Immortel aux Trois Pics qui, en rêve, voit s’affronter un oiseau et un serpent, les Chinois ne cessent de rêver… et d’inventer ce que nous découvrirons plusieurs siècles plus tard. 

Ce qui servait alors à orienter les songes, comme la boussole, ou a effrayer les esprits revenants, comme la poudre, sera alors utilisé pour la conquête de nouveaux territoires et pour affirmer la supériorité de l’action sur le repos et de la réalité sur le rêve. Mais, où est réellement la réalité ? Zhuangzi, alias le Maître Tchouang Tseu, tente de répondre à cette question dans son Traité du Maître Transcendant de Nan Hua : 

«  La vie ne serait-elle pas un rêve ? Certains tirés par le réveil d’un rêve gai se désolent. D’autres délivrés par le réveil d’un rêve triste se réjouissent. Les uns et les autres tandis qu’ils rêvaient ont cru à la réalité de leur rêve. Après le réveil il se sont dit que ce n’était qu’un vain rêve. Ainsi en est-il du grand réveil, la mort, après lequel on dit de la vie ce ne fut qu’un long rêve. Mais parmi les vivants peu comprennent cela. Presque tous croient être bien éveillés. Ils se croient vraiment les uns rois, les autres valets. Nous rêvons tous, vous et moi. Moi qui vous dit que vous rêvez, je rêve aussi mon rêve… Jadis, une nuit, je fus un papillon, voltigeant, content de son sort. Puis je m’éveillais, étant Zhuangzi. Qui suis-je, en réalité ? Un papillon qui rêve qu’il est Zhuangzi ? Ou Zhuangzi qui s’imagine qu’il fut un papillon ? Dans ce cas y a-t-il deux individus réels ? Y a-t-il eu transformation réelle d’un individu à l’autre ?  ».

La limite entre le rêve et la réalité n’est que fonction de circonstance puis d’appréciation. Mais, ce qui est sur, c’est que le rêve a besoin du sommeil comme le sommeil a besoin du rêve. Et que l’un et l’autre sont indispensables à l’éveil… donc à la vie. Le sommeil, comme le rêve, représente encore la part de mystère qui est en chacun de nous et de tous temps certains on cherché à en trouver la clé. Or, suivant Albert Einstein : 
«  Le plus beau sentiment qu’on puisse éprouver st le sens du mystère. C’est la source de tout art véritable, de toute vraie science. Celui qui n’a jamais connu cette émotion, qui ne possède pas le don d’émerveillement, autant vaudrait qu’il fut mort. Ses yeux et son cœur se sont fermés  ». 
Si il est possible de trouver la clé du sommeil, il demeure plus difficile de trouver celle des songes… Lorsque le sommeil chimique et dirigé est possible il demeure, par contre, toujours difficile et dangereux de modifier ou d’influer les songes. Un rêve peut s’expliquer plus facilement qu’il ne se dirige. Il y a plusieurs milliers d’années l’Empereur Jaune posait déjà à son médecin cette question : «  Quelles sont les causes des rêves ?  » Le très sage Qiba répondit : «  Lorsque l’énergie perturbatrice perturbe l’homme, elle ne se localise pas dans un point fixe mais elle circule avec l’énergie vitale. L’esprit est alors troublé. Lorsque l’extérieur du corps est en plénitude, l’intérieur est en vide. Si cette énergie perturbatrice pénètre dans les organes, l’intérieur sera lors en plénitude et l’extérieur en vide. Cela peut provoquer des rêves.

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Tao de la relaxation

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Le Tao de la relaxation utilise plusieurs méthodes de relaxation pour libérer le corps, les émotions, le mental et l’esprit des diverses manifestations négatives du stress.

Relaxation au sol, de la tête aux pieds :

Le Tao de la relaxation utilise la relaxation allongée ou couchée pour détendre les trois zones importantes du corps : l’avant, le milieu et l’arrière en procédant de la tête vers les mains et les pieds. La relaxation débute chaque fois à la tête pour descendre dans les différentes parties du corps et permettre de libérer les tensions, les douleurs, les émotions négatives et les faire sortir par le bout des doigts et le bout des orteils. Une fois libéré du négatif, le corps peut d’abord recevoir et se remplir des énergies positives de joie et de lumière dorée. Pour se détendre et se relaxer encore plus profondément le corps et l’esprit accueillent la douceur, le calme et la lumière bleue qui se répand dans toutes les cellules.

Relaxation debout :

Le Tao de la relaxation comporte aussi des exercices debout pour délier les tensions, les blocages, les douleurs logés dans l’axe du corps. La posture de Chi Kung (Qi Gong) et la respiration profonde sont à la base de ces exercices. La force est un élément important de la relaxation d’où l’importance des exercices de contraction et de relaxation combinés et alternés pour atteindre la détente. La relaxation debout comporte treize exercices d’éveil énergétiques des zones importantes de tension dans le corps : l’abdomen, les mains, le cou, la gorge, les épaules, la taille, les vertèbres lombaires, la base du sacrum, la colonne vertébrale.

Relaxation par l’automassage de l’énergie :

Le Tao de la relaxation utilise les mains de la personne, après les avoir rechargées, pour activer et taper diverses zones importantes du corps. Les mains et les bras sont activés par la rotation de la taille pour frapper sur les hanches, le pubis, les angles du colon, les divers organes internes dans les zones avant et arrière du corps et stimuler ainsi l’énergie vitale et l’activité interne.

La relaxation par l’automassage de l’énergie agit aussi par la rotation de la taille et l’utilisation des poings fermés sur l’activation simultanée des points de l’avant et du dos de l’orbite microcosmique pour équilibrer et stimuler les énergies des glandes et des organes correspondants.

Relaxation des organes internes ou harmonisation des émotions :

Le Tao de la relaxation utilise aussi les pratiques du Tao des émotions pour libérer les tensions, les stress créés par les émotions négatives. Le sourire intérieur transforme les émotions négatives des organes en énergie positive et augmente ainsi la vitalité des organes et des parties du corps qui en dépendent selon leurs correspondances énergétiques. D’autres pratiques taoïstes servent aussi à épurer et à transformer les émotions négatives, les déséquilibres énergétiques en émotions et en énergies positives, comme les Six Sons de la Santé. La relaxation est la conséquence et le résultat de ces transformations des tensions et des émotions négatives logées dans les organes internes en émotions positives. Les organes internes sont comme des centrales électriques qui lorsqu’elles sont pleines permettent de diffuser l’électricité ou l’énergie dans les régions ou les zones desservies. La relaxation des organes internes permet de rester calme et centré et de s’agiter ou de s’activer à l’extérieur sans se stresser à l’intérieur.

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