Archive pour 13 juillet, 2013

LE TAO DE LA REVITALISATION


 LE TAO DE LA REVITALISATION dans TAO et le Maître 28

Ce Tao est le sujet du présent ouvrage :  http://www.piktos.fr/upload/106/600/4/0/9782911806827.pdf qui a pour but d’exposer clairement la théorie et la pratique du Tao de la revitalisation.

Les exercices taoïstes internes dirigent notre pouvoir naturel de guérison vers les glandes et les organes internes particuliers, ce qui stimule l’organisme, équilibre le niveau d’énergie et améliore le fonctionnement des organes internes, en vue de guérir et surtout de prévenir la maladie.

En bref, les exercices taoïstes internes visent avant tout à promouvoir la longévité.

Il existe trois catégories d’exercices taoïstes internes.

La première catégorie d’exercices internes comprend les exercices conçus pour nous enseigner la posture qu’il faut adopter pour s’asseoir, s’étendre, marcher et travailler, en vue de favoriser la guérison. Ces exercices sont les cinq exercices inspirés d’animaux, les huit exercices directionnels, les douze exercices du Zodiaque et les douze exercices pour les nerfs, auxquels viennent s’ajouter les exercices de base, c’est-à-dire :l’exercice du Cerf, l’exercice de la Grue et l’exercice de la Tortue.

La seconde catégorie comprend les exercices de méditation sur les méridiens et les exercices de contemplation taoïste. Art de guérison absolument extraordinaire, la méditation sur les méridiens est pratiquée dans le but de régler, d’équilibrer et d’élever le niveau d’énergie de l’organisme. En méditant sur les canaux de circulation énergétique dans l’organisme, que l’on appelle précisément les méridiens, nous pouvons arriver à suivre l’énergie qui les traverse et répartir cette énergie de manière plus équilibrée dans tout notre organisme. L’intellect,le corps et l’esprit se trouvent alors parfaitement intégrés et nous nous sentons complètement ragaillardis.

Tandis que les techniques d’acupuncture et d’acupression, qui sont issues de la méditation sur les méridiens, sont utilisées pour venir en aide aux autres, la méditation sur les méridiens constitue une technique d’autoguérison.

La troisième catégorie d’exercices internes se fonde sur des techniques de respiration qui énergisent l’organisme. Ces techniques permettent à l’organisme d’absorber l’énergie par les points d’acupuncture situés sur le dessus des méridiens qui traversent le corps. La respiration énergisante constitue une étape vitale vers l’autoguérison et l’établissement d’un lien indivisible avec l’énergie qui baigne l’univers tout entier.

 

LE TAO DE LA PHILOSOPHIE


 LE TAO DE LA PHILOSOPHIE dans TAO et le Maître bizarre

Notre objectif n’est pas de refaire l’histoire de la philosophie, mais de structurer les différents courants philosophiques autour de la roue du Tao afin de pouvoir approfondir par la suite notre connaissance de l’astrologie sous l’angle philosophique. Ce modèle cosmogonique est emprunté à la fois aux Traditions Orientale et Occidentale. Pour les Orientaux, l’être humain est un intermédiaire entre le Yin et le Yang, le bas et le haut, la Terre et le Ciel et la circulation des énergies  constitue dans son ensemble, la manifestation du Tao. Dans la Tradition Chrétienne, il est question de la chute d’Adam, chassé du paradis originel d’où il retournera après son séjour dans l’enfer terrestre.   

 

Ce système permet de classifier environ une dizaine de grands courants philosophiques, qui prennent leur source, soit au niveau Céleste auquel cas, ils sont mêlés à la spiritualité ou à la religion, soit au niveau Terrestre, où, bien souvent ils s’opposent aux croyances religieuses et à la dimension spirituelle. Les phases (involutives ou évolutives), permettent de comprendre la motivation qui se cache derrière toutes ces théories.

Pour bien comprendre le fonctionnement de ce système cosmogonique, il est important de préciser que l’âme individuelle, arrivée dans la deuxième partie de sa trajectoire involutive oublie son appartenance divine, sa qualité d’être unique. Par conséquent le matérialisme involutif draine avec lui des courants philosophiques qui ont tendance à gommer les différences individuelles. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne le marxisme qui privilégie l’organisation sociale au détriment des individus. C’est vrai également pour la pensée scientifique qui procède à des généralisations outrancières où les individus sont réduits à des données mesurables. Et ne pourrait-on pas en dire autant de la psychanalyse freudienne qui réduit  les individus  à leur simple libido ;  où la spiritualité est interprétée comme une douce régression infantile ; où l’individu n’est pas responsable des ses actes puisque tout provient de l’inconscient ? 

Ainsi l’origine Céleste présente l’être unique dans son essence qui disparaît progressivement pendant la chute au profit d’un corps sans âme, qui est perçu par les uns comme un corps social (marxisme) ou par les autres comme un corps objet (science médicale).

L’origine Terrestre quant à elle, fait percevoir l’être unique dans son existence, en particuliers à travers le courant de pensée existentialiste qui est une philosophie de l’engagement puis ensuite à travers le courant humaniste. L’être est devenu un corps individuel visible, l’individu va donc être jugé à travers ses actes et les choix qu’il pose concrètement dans sa vie. Avec Freud, l’être humain était régit par son inconscient, ce qui laisse très peu de place au libre arbitre et à la prise de responsabilité, alors que pour Sartre, l’inconscient n’existe pas, et les erreurs d’un  individu sont imputables à sa mauvaise foi.

Puis progressivement, au fur et à mesure de son ascension, le corps va disparaître au profit de l’esprit. Le corps devient le véhicule de l’âme et toute l’attention est portée sur la croissance de la conscience, de plus en plus large et de plus en plus universelle.

Ainsi dans l’involution, on passe d’une âme individuelle qui se perd au profit d’un corps universel, et dans l’ascension, on passe d’un corps individuel qui s’oublie ou qui devient un corps de lumière dans un esprit universel. 

Résumons très brièvement chacune des phases en  partant de l’origine Céleste :

1 – Phase spirituelle involutive

Nous trouvons naturellement Platon et Plotin très proches du point Source dans cette phase et un  peu plus loin, des penseurs tels que Leibniz ou Malebranche. Enfin, Descartes qui a toujours fait preuve d’une grande ouverture d’esprit, n’ayant jamais nié l’invisible étant lui-même spiritualiste, se situe à la charnière entre la phase spirituelle et la phase matérialiste. Il considérait que tôt ou tard les choses inexpliquées seront codifiées, mises en équation comme il en a été dans de nombreux domaines qui appartenaient auparavant au domaine de l’ésotérisme.

 

2 – Phase matérialiste involutive.  

On y trouve bien sûr, le courant de pensée matérialiste avec Marx, Engels et Freud suivi du courant de pensée scientifique résolument matérialiste, coupé de son origine spirituelle, avec en particuliers  Auguste Comte qui secréta le positivisme et les prétendus cartésiens rationalistes qui ne sont que l’ombre de leur maître.

 

3 – Phase matérialiste évolutive

A partir de là, un changement de polarité a lieu, prenant pour base, non plus le Ciel/Révélation mais la Terre/Raison faisant de l’individu le point de référence. Le courant existentialiste avec Sartre et Merleau-Ponty se situe précisément sur ce point charnière entre deux cycles, ainsi que le courant de la phénoménologie sociale (M.Weber, A.Husserl) ;  puis vient le courant de la pensée humaniste élargissant l’idée de l’évolution au niveau de l’humanité avec Voltaire, Diderot, d’Alembert mais aussi Montaigne et Kant. 

 

4 – Phase spirituelle évolutive 

Cette phase marque à nouveau un rapprochement avec le Ciel, de sorte qu’on est plus près de

la Révélation que de la Raison. En évoquant Nietzche et sa vision du surhomme, et Jung et la notion du Soi, on s’ouvre vers une conception beaucoup plus intuitive, voire prophétique de l’homme qui trouvera un développement dans les écrits philosophiques de R. Steiner par exemple et son apogée à travers l’expérience spirituelle de Sri Aurobindo et Mère, cette dernière ayant participé à l’éducation de Krishnamurti.

 

5 – Phase ultime ou initiale

47 dans TAO et le MaîtreLes quatre phases périphériques aboutissent à la phase finale, qui est aussi le début d’une autre, à l’intérieur de laquelle se joue le jeu éternel du Tao, par conséquent un double courant de pensée existentiel représenté d’une part par Socrate qui exalte la pensée, la raison (Terre) et d’autre part Krishnamurti qui oppose la pensée à la méditation (Ciel) en expliquant que cette dernière est en prise directe avec le Vivant. Nous pouvons trouver un rapprochement avec Krishnamurti avec Nietzsche critiquant Socrate car celui-ci met la raison au dessus de toute autre valeur, et celle-ci empêche la vie de s’épanouir.

 Dans « La naissance de la tragédie », Nietzsche caractérise Apollon et Dionysos comme deux forces opposées. Tandis que Apollon est le symbole de l’ordre, c’est-à-dire de la raison, de la pensée, Dionysos est le symbole de la vie, (de la méditation pour krishnamurti), qui veut s’exprimer. Dionysos accuse Apollon de l’empêcher de s’épanouir. Apollon doit disparaître pour que Dionysos trouve toute sa liberté. Mais en même temps Dionysos ne peut pas se comprendre lui-même. Pour se comprendre, il a besoin d’Apollon, qu’il accuse de l’empêcher de vivre. Nous sommes là, au cœur du Tao, où se mêlent tout en s’opposant deux forces ou deux théories à la fois contraires et complémentaires. Le Tao nous montre plusieurs facettes d’une même réalité qui ont besoin de coexister dans un jeu d’alternance décrit par Lao Tseu. Cette conception nous oblige à une gymnastique de l’esprit, non coutumière à nos esprits occidentaux, habitués à s’arrêter aux contradictions apparentes.

 Retenons également les similitudes entre Socrate et Krisnamurti qui a été perçu comme « le Socrate des temps modernes » car ils s’inscrivent tous les deux dans un courant existentiel qui met la liberté de l’homme au cœur de leur philosophie.  Il ne reste plus maintenant qu’à mettre en relation les différents courants astrologiques actuels avec ces différentes phases, ce que chacun pourra faire aisément.

Edgar Morin et le TAO

 

 

Edgar Morin et le TAO dans RESSOURCES et Savoirs en TAO 220px-edgar_morin_img_0558Edgar Nahoum, dit Edgar Morin, né à Paris le 8 juillet 1921, est un sociologue et philosophe français.

Il définit sa façon de penser comme « coconstructiviste » en précisant : « c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ».

Il s’intéresse très vite aux pratiques culturelles qui sont encore émergentes et mal considérées par les intellectuels : L’Esprit du temps (1960), La Rumeur d’Orléans (1969). Il cofonde la revueArguments en 1956. Il fonde (codirecteur de 1973 à 1989) et dirige le CECMAS (Centre d’études des communications de masse), qui publie des recherches sur la télévision, la chanson dans larevue Communications qu’il dirige et qui paraît encore aujourd’hui.

Durant les années 1960, il part près de deux ans en Amérique latine où il enseigne à la Faculté latino-américaine des sciences sociales. En 1969, il est invité à l’Institut Salk de San Diego. Il y rencontre Jacques Monod, l’auteur du Hasard et la Nécessité et y conçoit les fondements de la pensée complexe et de ce qui deviendra sa Méthode.

Aujourd’hui directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen et en Amérique latine, et jusqu’en Chine, Corée, Japon. Il a créé et préside l’Association pour la pensée complexe, l’APC.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il soutient, depuis sa création en 2001, le fonds associatif Non-Violence XXI.

Morin a écrit plusieurs ouvrages revenant sur son passé, dont Autocritique en 1959, Vidal et les siens sur son père en 1989 et Itinérance publié en 2006.

Il a apporté son soutien à la candidature de Christian Garino, candidat à l’investiture du mouvement Esperanto-Liberté pour l’élection présidentielle française de 2007. Il a également participé, durant l’entre-deux tours des élections, à un débat sur le thème de la non-violence au Comité 748 - Désirs d’avenir sur Second Life.

Il considère le monothéisme comme un « fléau de l’humanité » et apprécie le bouddhisme, entre autres, car c’est une religion sans dieu.

Il participe à la création en mars 2012 du Collectif Roosevelt 2012 avec l’aide de Stéphane Hessel, Michel Rocard et de nombreux intellectuels et personnalités publiques de la société civile et politique. Ce collectif présente 15 propositions pour éviter un effondrement économique, élaborer une nouvelle société et lutter contre le chômage endémique et créer une Europe démocratique.

En 2012, il soutient publiquement le chef Raoni dans son combat contre le barrage de Belo Monte. Il participe avec ce dernier et de nombreux autres intellectuels, juristes et politiques au lancement d’un Tribunal moral pour les crimes contre la nature et le futur de l’humanité lors de la Conférence « Rio+20″.

La Méthode est son œuvre majeure. Comprenant six volumes au total, on pourrait la qualifier d’encyclopédique : la méthode y est déroulée de façon cyclique, pour ne pas dire répétitive, s’appliquant à de nombreuses notions dont certaines sont reprises ci-après. Il convient de noter que les quatre premiers volumes n’ont pas été écrits à la suite les uns des autres. De ce fait, il n’est pas utile de s’attacher à les lire dans l’ordre.

Le premier tome, intitulé La nature de la nature, présente la méthode en adoptant un point de vue physique où sont traités les concepts d’ordre et de désordre, de système, d’information, etc.

Le second, intitulé La vie de la vie, aborde le vivant, la biologie.

Le troisième et le quatrième volume pourraient être regroupés en un seul puisqu’ils abordent le thème de la connaissance. Le troisième est intitulé La connaissance de la connaissance et aborde la connaissance du point de vue anthropologique.

Le quatrième tome de La MéthodeLes idées, d’après les mots d’Edgar Morin, « pourrait aussi en être le premier ». En effet, « il constitue l’introduction la plus aisée à « la connaissance de la connaissance » et de façon inséparable au problème et à la nécessité d’une pensée complexe ». Il complète l’œuvre épistémologique du troisième tome en abordant la connaissance du point de vue collectif ou sociétal (« l’organisation des idées »), puis au niveau de la « vie des idées », qu’il appelle la noologie. Il traite en particulier dans un dernier chapitre des notions philosophiques de langage, de logique et de paradigme, auxquelles il applique sa méthode.

Dans une note de lecture, Jean-Louis Le Moigne souligne l’importance du dernier chapitre de ce tome 4 qu’Edgar Morin consacre à « la Paradigmatologie » : « encore un néologisme nouveau dira-t-on ? Sans doute, mais il me semble si fécond pour nous permettre d’entendre la richesse de l’univers pensable sans commencer par l’appauvrir en la simplifiant ». Jean-Louis Le Moigne cite pour conclure Edgar Morin : « Nous en sommes au préliminaire dans la constitution d’un paradigme de complexité lui-même nécessaire à la constitution d’une paradigmatologie. Il s’agit non de la tâche individuelle d’un penseur mais de l’œuvre historique d’une convergence de pensées. » Selon les mots de Morin, la paradigmatologie est « le niveau qui contrôle tous les discours qui se font sous son emprise et qui oblige les discours à obéir ».

220px-edgar_morin_et_jean-louis_le_moigne dans RESSOURCES et Savoirs en TAOLe cinquième volume L’humanité de l’humanité, L’Identité humaine est consacré à la question de l’identité. La Méthode se termine par un sixième tome intitulé L’Éthique qui se consacre à cette notion philosophique et prône une éthique de la compréhension.

Pour Morin, il n’y a « pas de connaissance sans connaissance de la connaissance » (La Méthode, tome 3). Cette Connaissance au troisième degré, qu’il appelle de ses voeux, n’est cependant pas clairement identifiée dans ses ouvrages qui n’en donnent ni les clés, ni la méthode, ni le code.

Connaître c’est computer (La Méthode, tome 3), Edgar Morin propose une connaissance de type computique – une computation étant, écrit Morin, une opération sur/via signes/symboles/formes dont l’ensemble constitue traduction/construction/solution – qui prend la forme d’un « complexe organisateur/producteur de caractère cognitif comportant une instance informationnelle, une instance symbolique, une instance mémorielle et une instance logicielle » (René Barbier). En réalité, ces quatre instances de la Connaissance proposées par Edgar Morin ne constituent aucune originalité, ayant été parfaitement identifiées par les traditions et notamment la tradition kabbalistique qui les a formalisées sous la formule du PARDES  dont il empreinte le schéma fondamental sans le nommer.

Toute connaissance (et conscience) qui ne peut concevoir l’individualité, la subjectivité, qui ne peut inclure l’observateur dans son observation, est infirme pour penser tous problèmes, surtout les problèmes éthiques. Elle peut être efficace pour la domination des objets matériels, le contrôle des énergies et les manipulations sur le vivant. Mais elle est devenue myope pour appréhender les réalités humaines et elle devient une menace pour l’avenir humain.

Pour répondre aux critiques en relativisme ou nihilisme, il avance : Le fond du nihilisme contemporain, je le surmonte en disant que s’il n’existe pas de fondement de certitude à partir duquel on puisse développer une connaissance vraie, alors on peut développer une connaissance comme une symphonie. On ne peut pas parler de la connaissance comme d’une architecture avec une pierre de base sur laquelle on construirait une connaissance vraie, mais on peut lancer des thèmes qui vont s’entre-nouer d’eux-mêmes.

S’il n’y a pas de fondement à la connaissance, Morin identifie, à la suite de Humberto Maturana, une source originelle dans le computo de l’être cellulaire, qui est lui-même « indissociable de la qualité d’être vivant et d’individu-sujet » (René Barbier, idem).

A contrario du positivisme logique et du Cercle de Vienne, pour Edgar Morin (la Méthode, tome 4) il faut abandonner tout espoir de fonder la raison sur la seule logique et il faut reconnaître ce qu’il appelle un principe d’incertitude logique.

En effet, explique Edgar Morin, pour commencer la logique rencontre la contradiction au niveau le plus basique comme l’illustre le paradoxe du Crétois, mis en évidence dès l’antiquité par le crétois Épiménide, qui déclare que tous les crétois sont des menteurs. Ensuite, le théorème d’incomplétude de Gödel montre que la logique ne peut « trouver en elle-même un fondement absolument certain », tandis que la physique quantique – avec la reconnaissance paradoxale du comportement à la fois ondulatoire et corpusculaire de toute particule (dualité onde-corpuscule) – conduit à penser que « certains aspects de la réalité micro-physique n’obéissent pas à la logique déductive-identitaire ».

Ainsi il souligne que la pensée perdrait la « créativité, l’invention et la complexité » si la logique pouvait l’asservir.

Mais il ne propose pas pour autant de bannir la logique, il adopte une position nuancée :

L’usage de la logique est nécessaire à l’intelligibilité, le dépassement de la logique est nécessaire à l’intelligence. La référence à la logique est nécessaire à la vérification. Le dépassement de la logique est nécessaire à la vérité.

Et si la logique ne peut fonder la raison c’est que la vraie rationalité reconnait ses limites et est capable de les traiter (méta-point de vue), donc de les dépasser d’une certaine manière tout en reconnaissant un au-delà irrationalisable.

Filmographie 

Vladimiir Vernadsky et le TAO


 

Vladimiir Vernadsky et le TAO dans RESSOURCES et Savoirs en TAO vernadskyVladimir Ivanovitch Vernadski (en russe : Владимир Иванович Вернадский, né le 12 mars (28 février dans le calendrier julien) 1863 àSaint-Pétersbourg et mort le 6 janvier 1945 à Moscou), minéralogiste et chimiste russe, fut, avec le chimiste Victor Goldschmidt l’un des fondateurs de la géochimie moderne. Vernadski a travaillé sur les effets des radiations solaires et cosmiques sur l’ensemble des organismes vivants.

Il définit en 1926 la notion de biosphère, dans une optique bio-géologique et écologique, posant comme hypothèse que la vie est une force géologique qui transforme la Terre.

Premier à envisager scientifiquement l’impact de l’activité humaine sur le climat, il fut cependant peu écouté à une époque où l’on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération inépuisables.

Fondateur de la géochimie et inventeur de la Biosphère 

Du printemps 1922 à l’été 1925, il est invité à Paris par le Recteur de la Sorbonne où il donne des séminaires et des conférences qui paraissent en 1924 sous la forme d’un livre en français intituléLa géochimie, traduit en 1930 en allemand. À partir de la minéralogie dynamique, Vernadsky et un de ses élèves, Alexander Fersman, ont développé la géochimie comme une branche nouvelle de la science, traitant de la composition chimique de la matière organique et qui analyse le processus géochimique dans lequel les organismes sont impliqués, ainsi que ses effets. Il fréquente aussi le laboratoire de Marie Curie. À la même période, le chimiste norvégien Victor Goldschmidt, élabore des concepts similaires et publie en 1926 Geochemische Verteilungsgesetze der Elemente (Lois de distribution géochimique des Éléments).

Vernadski fait état pour la première fois de la Biosphère, car si la minéralogie étudie les éléments de l’écorce terrestre, la géochimie se penche sur l’histoire de la constitution des éléments du globe. Cela le conduit à étudier les cycles géochimiques, comme celui du carbone, ou l’activité géochimique d’origine humaine

Durant ses années parisiennes, il s’imprègne aussi des concepts développés par Pierre Teilhard de ChardinHenri Bergson ou Edouard Le Roy. Il synthétise une première fois ses idées et les développe dans un ouvrage intitulé La Biosphère, publié en Russie en 1926 et traduit en français en 1929.

Vernadski a également examiné la structure des silicates, le rôle des organismes dans les processus géochimiques et la radioactivité des minéraux. Ses recherches se sont aussi appliquées à la géochimie des éléments rares et dispersés, la clarification des phénomènes et des processus géochimiques tels que l’énergie géothermique, avec l’aide de la radioactivité, et à la détermination de l’âge absolu des roches.

En 1942, il publiera une synthèse actualisée de ses idées sur la planète et sur les fondements de ses travaux géochimiques et biologiques, et structurera la théorie du système des cycles géochimiques (géosphère).

Gaia

Le concept de biosphère théorisé par Vernadsky est certainement l’un des points majeurs retenu par James Lovelock lorsqu’il met décrit son Hypothèse Gaïa.

On considère parfois que Vernadski fut à l’unicité de l’espace biologique ce que Charles Darwin fut à l’unicité du temps biologique. La vie s’exprime dès lors comme une force géologique et constitue un phénomène cosmique.

Bibliographie 

  • L’écologie scientifique globale: vers une science de la Biosphère, J. Grinevald, Transversales Science/Culture, 1990, 3, pp.7-8.
  • Une histoire de l’Écologie, J. P. Deléage, coll. Points, Seuil, 1994
  • Histoire du climat, P. Acot, coll. tempus, Perrin, 2004
  • (en) Vernadsky and Biospheral Ecology, par Nicholas Polunin et Jacques Grinevald, Environmental Conservation, no 15(2), 1988, p. 117-122. (Réédition en 1999.)
  • (en) The Biosphere and Noosphere Reader: Global Environment, Society and Change, par Paul R. Samson et David C. Pitt, (1999) Routledge.

 

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