Sortir de l’identification

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Pascale Ash

Etre dans sa force et mieux appréhender la réalité

Pour prendre sa vie en mains et avancer vers ses buts, il est nécessaire d’être dans sa force et de sortir de l’illusion. Prendre conscience et se libérer du processus dit de l’identification est d’une importance capitale dans cette optique : l’identification, à la fois nous affaiblit et nous maintient dans une vision tout à fait illusoire et fragmentaire de notre réalité. Voyons de quoi il s’agit.

Prisonnier d’un fragment de soi

L’état habituel de l’être humain est l’identification à tout ce qui se passe en lui et autour de lui : il est ce qu’il fait, ce qu’il voit, ce qu’il dit, ce qu’il pense ou ressent, c’est-à-dire qu’il n’est jamais lui-même ! Une pensée nous vient et nous partons avec elle, une émotion monte et nous nous prenons pour elle – nous nous mettons en colère par exemple et nous ne sommes plus que cette colère, nous ne sommes plus nous-mêmes, nous sommes hors de nous, nous nous sommes perdus nous-mêmes –, nous nous levons de mauvaise humeur et nous sommes cette humeur. En devenant entièrement (en nous identifiant à) la pensée, l’émotion, la sensation qui nous habite, nous n’existons, pendant ce laps de temps, plus que par elle. Une toute petite partie de nous a pris toute la place et est devenue toute notre identité.

S’identifier signifie bien être “prisonnier” de ce à quoi l’on s’identifie : nous sommes l’esclave de ce qui s’empare de nous : une rage de dents se déclare et nous sommes “pris” par cette douleur ; un livre ou un film nous “captive”, nous sommes captifs, tout notre être est pris. Etre continuellement pris ainsi, par des humeurs, des pensées, des émotions, des sensations, c’est n’avoir aucune liberté, c’est être enfermé dans une infime partie de soi, c’est perdre son centre et son axe, c’est réagir et non plus agir.

Les deux courants de la vie

L’identification est en fait un processus de réaction au monde extérieur. Nous réagissons, ou plus précisément une toute petite partie de nous réagit, aux événements qui nous arrivent. Il importe de comprendre que la vie d’un être humain est faite de deux courants : les situations dans lesquelles il se trouve et ses états d’être face à ces situations, le courant du monde extérieur et le courant de son monde intérieur.

Si quelqu’un nous interroge sur notre biographie, nous pouvons lui parler des événements marquants qui ont jalonné notre existence et nous pouvons aussi lui expliquer comment nous avons vécu ces événements. Nous réaliserons vite que notre façon personnelle de vivre les événements a finalement assez peu à voir avec l’événement lui-même : tout d’abord un autre, frère ou sœur par exemple, aura vécu le même événement très différemment ; mais aussi nous-mêmes, à différentes époques de notre vie, ou dans des états intérieurs différents, ne vivrons pas les choses de la même façon.

La suite dans la revue N°37 – Décidez de votre vie

 


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