Archive pour 26 janvier, 2014

TAO ou L’UNION AVEC L’ABSOLU

 

images (16)C’est de cette manière que le grand penseur qu’était Lao-Tseu révélait déjà aux hommes, il y a deux mille cinq cents ans, l’enseignement de l’Unité de l’Univers, de la connaissance intérieure qui, seule, nous conduit à la Vérité, à l’union avec le courant de vie émanant du Principe divin éternel et qui nous y ramène en réalisant notre complète libération dans l’union avec l’Absolu.
 
Lao-Tseu est l’un des rares philosophes à préconiser, de prime abord, l’union immédiate et directe avec l’Absolu.
En effet, la plupart des enseignements spirituels indiquent la réalisation de l’unité comme l’aboutissement final de l’évolution humaine par la voie du renoncement à tous désirs matériels.

Le grand philosophe chinois fait apparaître, davantage que tout autre, cet état d’union avec l’Infini divin. Il nous met immédiatement et sans transition en contact avec Tao.
Nul mieux que Lao-Tseu ne nous incite à communier avec l’Absolu, à ressentir sa présence permanente dans tous les actes de la vie. Peu d’enseignements sont aussi purs, aussi sublimes que le sien et la voie du Tao reste l’une des plus hautes envolées de l’esprit humain.
 
L’enseignement de Lao-Tseu peut paraître assez obscur à d’aucuns. Comment comprendre l’idée de Tao ? Comment être en accord permanent avec son impulsion, son courant divin ? Par la méditation quotidienne, par la pensée constante que l’on fait partie de Tao, que l’on est en lui, que notre vie est sa vie, qu’un même courant de vibrations nous confond avec lui dans une identité de plus en plus intime.
 
Une simple comparaison permettra de mieux comprendre cette union. Pensons par exemple au ruisseau qui se jette dans la rivière. Ce qui, au début, n’était qu’un filet d’eau finit par rejoindre le fleuve, se mélange à son cours, y participe, devient ce fleuve dont rien ne le distingue plus. Ainsi, notre effort conscient pour nous associer au courant divin nous confond avec lui dans une même impulsion et nous identifie à lui. Le courant divin est la vibration de l’Absolu ; c’est le Divin même. C’est Tao.
 
Et, entre autres conseils importants pour bien mener son destin à terme, 
Lao-Tseu donnait celui-ci :
 
           » Mieux vaut renoncer
          Que de tenir un bol plein d’eau.
          L’épée que l’on aiguise sans cesse
          Ne peut pas conserver longtemps son tranchant.
          Une salle remplie d’or et de jade
          Ne peut être gardée par personne.
          Qui se gonfle de sa richesse et de ses honneurs
          S’attire le malheur.
          L’œuvre une fois accomplie, retire-toi…
          Telle est la loi du Ciel ! « 

 

LE NON-AGIR – tao

 

images (15)Il ne faut pas interpréter le non-agir de Lao-Tseu comme l’équivalent de la passivité, de l’inertie ou de la paresse. C’est exactement le contraire qu’il s’agit d’y voir, c’est-à-dire l’inactivité des passions et des désirs matériels qui sont en contradiction avec la loi de la nature, autrement dit avec la loi de l’évolution.
 
En même temps que ce non-agir, Lao-Tseu recommande l’activité dans le mouvement, c’est-à-dire dans l’impulsion naturelle procédant de Tao :

« Les hommes pourraient vraiment devenir des hommes s’ils se laissaient aller comme vont les flots à la mer, comme fleurissent les arbres, à la simple beauté de Tao. »

« Dans tout homme, il y a l’impulsion du mouvement qui procède de Tao et tend à l’y ramener. Mais les hommes se laissent aveugler par leurs sens et leurs désirs. Ce sont eux qui veulent la volupté, la joie, la haine, la célébrité, les richesses, etc. Les mouvements des hommes empruntent leur violence à la tempête déchaînée ; leur rythme est une montée furieuse, suivie d’une chute précipitée. En désespérés, ils s’attachent à tout ce qui est irréel. »
 
« Ils veulent beaucoup trop la multiplicité pour vouloir désirer l’Unique. Il n’y a qu’un seul remède : le retour à notre origine. Tao est en nous, Tao est le repos. Le vrai sage contemple l’enseignement ineffable et qui demeurera inexprimé à jamais. »
 
« D’ailleurs, qui donc saurait exprimer Tao ? Ceux qui savent ce qu’il est ne l’expriment pas. Ceux qui l’expriment l’ignorent car aucun mot ne peut exprimer Tao : donc le mot employé ne peut s’appliquer à Tao. »
 
« Découvre Tao toi-même en te libérant de tout désir, de toute émotion, puis en vivant sans effort, sans action qui soit en opposition avec la nature. D’un mouvement calme et régulier il faut te laisser emporter vers Tao. »
 
Ainsi, Lao-Tseu n’entendait point par le non-agir (ou WU-WEI) et le laisser-faire vers Tao l’inaction ordinaire, le contentement paresseux aux yeux clos. Il désignait l’inaction des mouvements terrestres, des désirs, des aspirations vers les préoccupations dépourvues de réalité.
 
Il entendait l’action vers des choses réelles, c’est-à-dire une activité des plus énergiques de l’âme qu’il faut libérer de la triste matérialité comme on ouvre la porte d’une cage à l’oiseau captif. Par le non-agir, Lao-Tseu entendait l’abandon à la puissance intérieure, au rythme que chacun tient de Tao et qui l’y ramène.

 

Tao et PARADIGME SYSTEMIQUE

 

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Quelques abstractions permettront de mieux saisir l’enjeu du fonctionnement de notre étoile que nous considérons comme une combinaison de forces que l’esprit rend homogène. C’est un agrégat. Tout système est formé de plusieurs éléments combinés pour parvenir à une seule fin, et nous pouvons donc considérer que notre évolution consiste à faire coïncider les cinq branches qui nous constituent d’une manière de plus en plus complète et parfaite, quitte à subir des dysfonctionnements révélateurs qui nous mettront sur la piste d’un nouvel ordonnancement plus performant. Nous sommes ainsi partie prenante de l’univers qui détruit des formes pour en façonner de nouvelles, et rien ne nous empêche de sentir que les destructions amènent des formes inédites plus performantes. C’est d’ailleurs le pari du supramental, — l’évolution de la nature n’est pas séparée de celle de la conscience. Depuis les années 1950, des spécialistes étudient les flux et les modifications dans les systèmes — quels qu’ils soient. C’est ce que l’on appelle une approche systémique, et nous en avons déjà besoin. Un organisme, un animal, c’est un système puisque plusieurs fonctions s’organisent vers la même fin. Une administration, un État sont des systèmes. Quand des relations sont répétitives et soumises à des règles entre plusieurs individus, c’est aussi un système — famille, clan, tribu, secte, parti politique. Tous ces modèles sont traversés par des perturbations qui tiennent à la spécifité élastique de chaque élément. Tout système est par définition en contact, d’une manière ou d’une autre, avec le monde extérieur, ce qui peut également le perturber. En revanche, si le système se ferme, il périclite. Car tout est relié. Le principe essentiel est le suivant:

Tout système est menacé dans son équilibre 

A/ par de l’hétérogène qui vient de l’extérieur, comme les virus informatiques, les infections, les changements de température, les envahisseurs, les agressions, etc

B/ par les trubulences intérieures

1/soit par l’usure interne, 

2/soit par le jeu, l’élasticité dans les communications entre les différents éléments, les différentes fonctions, les différents organes (variations, dérèglement, atrophie, hypertrophie). 

  Les pièces dans un moteur, les différents organes dans un système biologique, les fonctions dans un système mental, toutes les structures systémiques sont soumises comme le reste au passage de la durée, à l’érosion, à l’entropie. Quant au dysfonctionnement, il se met en place dès que, pour une raison ou une autre, la régularité du système est compromise (trop de flux, pas assez de flux, obstruction ou hyper-activité dans un secteur, qui déséquilibre l’ensemble). Dans notre modèle étoilé, le dysfonctionnement mettra en place trop de yin ou trop de yang, trop de pensée ou trop de sensations, trop de fermeté ou trop de malléabilité, trop d’énergie ou trop d’inertie.

Avec bien sûr beaucoup d’équivalents, je suis trop autoritaire, trop influençable; trop cérébral, trop sensuel; je suis hyperactif ou paresseux; je suis trop matérialiste (je ne suis pas assez convaincu du pouvoir de l’Esprit) ou trop idéaliste (je suis naïf en croyant que les choses peuvent changer). Je suis anorexique (je veux tout contrôler) ou boulimique (je veux tout recevoir); je suis optimiste (je crois aux issues favorables), je suis pessimiste (je pars plutôt perdant); je suis calculateur (je veux obtenir même par la ruse), je suis négligent (j’abandonne un projet au moindre obstacle). Je suis courageux (l’adversité me renforce), je suis lâche (je hais les difficultés). Il y a de multiples équivalences de ce type qui illustrent la guerre du yin et du yang et la guerre du haut et du bas.

Nous allons étudier le fonctionnement humain de cette manière-là.

Le moi est un système, nous sommes un système:

 

  A/ nous sommes menacés d’une part par les événements hétérogènes qui viennent de l’extérieur. 

B/ nous sommes menacés d’autre part par l’usure de notre propre système, c’est-à-dire par descristallisations dans les parties de notre être, habitudes mentales, comportementales, physiques.

 

Extrait vu sur le site : www.supramental.fr – Le site de Natarajan

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