Archive pour mai, 2014

Visiter des lieux de mémoire

 

Voyeurisme, compassion, gratitude ? Bien qu’il interroge, le tourisme dit « de mémoire » a « indiscutablement le vent en poupe ».

Agnès Rogelet

images (18)Les célébrations nationales comme, en 2014, celles de la Première Guerre mondiale ou du débarquement en Normandie réveillent une fibre civique. En visitant le Mémorial de Caen, le camp d’Auschwitz ou Ground Zero, site des attentats de 2001 à New York, le touriste a la sensation de se rendre sur un lieu marqué par une tragédie à la portée universelle. Les Anglo-Saxons parlent de dark tourism, littéralement « tourisme sombre », incluant les ravages laissés par les tsunamis ou par les naufrages. « Cela relève aussi du tourisme de mémoire, selon le géographe Rémy Knafou, spécialiste du voyage et directeur de l’ouvrage Les Lieux du voyage (Le Cavalier Bleu, 2012). Chaque pays a sa mémoire. Le Japon a Hiroshima et Fukushima ! » Et ici ou là-bas, le vacancier va « voir pour le croire ». Et pour transmettre.

Une dette à rembourser. « Il y a une forme d’exorcisme et de rédemption dans cette démarche, analyse la psychologue Marie-Françoise Bonicel, auteure d’Entre mémoire et avenir (Editions du Palio, 2010). Cela participe du travail de mémoire, qui nous permet de clore le passé pour aborder l’avenir. » Acte de réparation symbolique pour les peuples concernés ou simple pèlerinage, ces visites relient chacun à une histoire collective à travers des destins individuels. Et invitent à s’intéresser à sa propre histoire familiale.

Un miroir trouble. « Nous pouvons aussi être animés par un goût morbide. Une fascination renvoyant à la pulsion de mort qui sommeille en nous », souligne la psychologue. Déni de l’humanité dans les camps de concentration, vulnérabilité face aux catastrophes naturelles… Ces sites nous mettent soudain face à nos peurs et nos fragilités. « Mais ils sont aussi porteurs d’espoir, poursuit Marie-Françoise Bonicel, car ils montrent que l’homme et la nature peuvent rebondir. » La présence du touriste sur place vient alors témoigner de cette capacité à renaître et à retrouver la paix.

Un questionnement utile. Pourtant, associer mémoire, tourisme et commerce dérange : ne risquons-nous pas de banaliser la souffrance, voire de développer une attitude irrespectueuse ? Pour éviter cet écueil, mieux vaut rester à l’écoute des sensations que provoquent en nous les objets personnels des victimes ou le mémorial, au caractère plus symbolique. Et ne pas hésiter à nous interroger sur le bien-fondé de notre visite. Le scepticisme ou le doute, disait Hannah Arendt, « servent à examiner les choses et à se former un avis ».

Avoir un cœur plus accueillant

 

Pour trouver la paix et l’harmonie en soi et autour de soi, mieux vaut, selon le tao, être à la fois souple, mesuré et déterminé. Didier Gonin, auteur de Réussir sa vie avec le tao (Albin Michel, 2007), nous propose quatre expériences à tenter pour un quotidien plus serein.

Agir dans l’eau

images (17)« L’homme du bien suprême est comme l’eau » Tao-tö-king, chapitre 8.
L’eau est, dans le tao, le symbole de la « bonté agissante », la parfaite illustration de la passivité active. Symbolisée par le yin, elle nous enseigne que, dans les situations de conflit ou d’impasse, les passages en force, les affrontements brutaux sont souvent aussi vains que grands consommateurs d’énergie vitale. Ils affaiblissent l’être tout en lui donnant l’illusion du contrôle et de la puissance. Agir comme l’eau signifie faire le calme en soi et analyser le problème sous toutes ses facettes de manière à contourner l’obstacle. Cela peut être suspendre momentanément l’action, avoir recours à des outils et à des cheminements inhabituels, ou encore faire marche arrière et s’interroger sur le bien-fondé de son objectif ou de sa stratégie. C’est ainsi que l’eau, calme et entêtée, se fraye son chemin et atteint son but sans efforts superflus.

Etre un exemple

« Le sage embrasse l’Un, devenant un modèle, il ne s’exhibe point et du coup resplendit » Tao-tö-king, chapitre 22.
« Embrasser l’Un » veut dire cesser de vivre dans la division et réunir, en soi et en conscience, les oppositions naturelles : yin et yang, agir et non-agir, ombre et lumière… Une fois unifié, dans l’acceptation mais non dans la complaisance de sa dualité, il ne s’égare plus et ne juge plus. Ainsi, les autres, apaisés par sa paix, confiants dans ses paroles (il fait ce qu’il dit) et réconfortés par sa bienveillance (il n’accuse pas les autres des faiblesses qu’il sait être aussi les siennes), non seulement ne l’agressent pas, mais recherchent sa compagnie et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Pour le tao, le sage n’est pas le surhumain, mais l’humain pleinement conscient de sa nature, de ses forces et de ses faiblesses, et qui essaie de faire cohabiter en équilibre ses deux polarités.
Entretenir le feu sacré

« Réduire son moi et brider ses désirs » Tao-tö-king, chapitre 9 
Le feu sacré est une métaphore du vivant, du qi, c’est-à-dire de l’énergie vitale. Toute la pratique taoïste – méditation, respiration, nutrition… – considère que l’équilibre est à la fois la fin et les moyens pour vivre une vie juste et noble. L’homme se perd dans les excès, il se consume et éteint ainsi le feu sacré dont il est le dépositaire. Repérer ses excès, matériels, relationnels et émotionnels, puis les ramener à un niveau qui ne consomme pas plus d’énergie que nécessaire est le préalable indispensable pour tous ceux qui désirent vivre longtemps et sereinement. Réduire le moi, c’est le ramener à sa juste proportion dans la chaîne du vivant, ne pas faire passer son ego devant tout et tous, et prendre en considération le moi d’autrui comme on prend soin du sien, avec mesure, respect et bienveillance.

Désapprendre

« Suivre la voie, c’est de jour en jour décroître » Tao-tö-king, chapitre 48.
Nettoyer son esprit, c’est le débarrasser des idées reçues, des certitudes, en les passant régulièrement au tamis du questionnement sans complaisance. L’encombrement de l’esprit est semblable à l’encombrement des maisons : quelles croyances nous sont vraiment utiles, lesquelles pourrions-nous jeter ? Quelles vérités imposons-nous aux autres ? Quels changements refusons-nous ? Ne pas rester figé, s’exposer au changement, s’inscrire dans la dynamique cyclique de la nature nous permet de nous débarrasser de nos peurs et d’expérimenter notre potentiel de vie sans restriction ni discrimination. Désapprendre l’ancien pour s’ouvrir au nouveau, tel est le sens de cette invitation paradoxale.

« La voie du tao a rendu mon coeur plus accueillant »

Questions à Gérard Guasch, médecin psychosomaticien et analyste reichien

Passionné par les thérapies énergétiques, Gérard Guasch s’est initié très jeune à la médecine chinoise (acupuncture) et au taoïsme. Disciple de maître Tian Chen Yang, il appartient à la vingt-cinquième génération du courant taoïste « La porte du dragon » (Long Men). Il est engagé depuis plus de trente ans dans cette voie, qu’il enseigne dans le cadre de cercles taoïstes baptisés « Le tao du coeur ». Et l’auteur de Vivre l’énergie du tao, traditions et pratiques (Presses du Châtelet, 2010) et, avec Anne-Marie Filliozat, d’Aide-toi, ton corps t’aidera (Albin Michel, 2006).

Psychologies : Qu’est-ce que le tao a changé dans votre vie ? 
G.G. : Sans doute moins de jugements, sur moi et sur les autres, et plus de bienveillance et de simplicité. Le tao m’a aussi incité à prendre davantage soin de mon équilibre et de mon harmonie intérieurs, à jouir pleinement de ce qui « est » au lieu d’en vouloir toujours plus, à ralentir au lieu de courir. S’abandonner au tao, c’est pour moi apprendre à faire le vide dans son coeur pour qu’il soit toujours accueillant. J’ai le sentiment d’avoir retrouvé, au fil du temps, mon regard d’enfant, confiant et émerveillé.

Comment intégrez-vous le tao à votre pratique ? 
G.G. : Essentiellement dans ma façon d’être, par la présence et l’écoute, par l’intérêt constant que je porte aux manifestations énergétiques chez l’autre, mais également par l’usage de pratiques que je transmets à mes patients pour qu’ils deviennent acteurs de leur bien-être, des méthodes de respiration ou des techniques de contrôle de l’éjaculation, par exemple. J’utilise aussi l’acupuncture et d’autres approches traditionnelles pour équilibrer les énergies qui alimentent le corps et l’esprit. Car, dans le tao, une bonne santé, c’est une circulation harmonieuse du qi, l’énergie vitale.

Le taoïsme est aussi une spiritualité, comment la vivez-vous ? 
G.G. : Pour le tao, nous sommes les filles et fils de la terre et du ciel, et nous devons maintenir en nous l’équilibre énergétique de ces deux pôles, le yin (non-agir) et le yang (agir). Pour cela, je médite deux fois par jour, je pratique le qi gong et, dans la journée, je me mets autant que possible en « attitude méditative ». Chaque mois, nous méditons entre amis, les séminaires que j’anime sont une occasion de méditer en groupe. Je célèbre aussi des rituels d’offrande à l’occasion d’un changement de saison, d’une naissance ou d’un événement spécial, ce sont des moments propices pour honorer la vie et la source de vie qu’est le tao. Enfin, je lis et relis les textes classiques qui m’aident à ne pas perdre de vue mon objectif : cultiver le tao, c’est-à-dire l’amour de la vie, et le manifester dans mon quotidien.

 

Extrait de http://www.psychologies.com/

Rokhaya Diallo, le rire noir

 

« Etre Français, ça ne se voit pas ». Avec l’association les Indivisibles, qu’elle a fondée en 2007, Rokhaya Diallo, 32 ans, lutte sans relâche contre les préjugés ethno-raciaux. Avec humour.

Rokhaya-Diallo-le-rire-noir_imageWidth160Le premier article de la Constitution française stipule que « la France est une République indivisible ».

Elle est française, « sans commentaire ». Noire, « comme d’autres sont roux ou ont les yeux bleus ». Souvent, on lui demande d’où elle vient. Invariablement, elle répond : « De Paris ». Parfois, on insiste : « Mais avant ? » « Avant, je n’étais pas née ». La trentaine, cheveux ras, silhouette élancée, Rokhaya Diallo a le sens de l’humour. Et de la répartie. Un débit de paroles impressionnant et un combat : les préjugés ethno-raciaux.

En janvier 2007, elle a fondé les Indivisibles. En référence au premier article de la Constitution française. « Il y en a assez de ces discours qui séparent les Français dits ‘de souche’, et ceux ‘issus de l’immigration’, qui doivent s’adapter, s’intégrer. Cette fracture n’a pas lieu d’être ». Mouvement de « vigilance citoyenne », les Indivisibles regroupent des Français de toutes les couleurs de peau. Leur credo : « quand on est Français, ça ne se ‘voit’ pas. » Veille médiatique, billets d’humeur sur le site de l’association, réalisation de clips animés désopilants, intervention dans les écoles, les prisons… Rokhaya Diallo traque et déconstruit le moindre propos raciste. Avec comme arme, l’humour.

Des Awards des meilleures paroles racistes

Le 27 mai, elle organisera les « Y’A Bon Awards ». Née en 2009, cette cérémonie récompense les « meilleures paroles racistes ». Au programme : la remise, entre autres, des prix « Le bruit et l’odeur », « Les envahisseurs », ou encore « Tu l’aimes ou tu la quittes ». En guise de trophée, des peaux de banane dorées. Parmi les nominés, Eric Zemmour, Brice Hortefeux, Manuel Walls, Nadine Morano… Pour Rokhaya, il y a deux niveaux : « le Français de la rue et l’élite. » « D’un côté, il y a ceux qui, au quotidien, prononcent des paroles racistes sans forcément y penser. De l’autre, il y a les gens qui, prenant la parole dans l’espace public, ont une vraie responsabilité. Face à un comportement raciste, il y a des sanctions légales, mais aussi sociales. La honte en est une. Avec ces Awards, l’idée est de leur faire réaliser l’impact de leurs propos ». L’année passée, l’événement a mobilisé Audrey Pulvar, Lilian Thuram ou encore Thomas Ngïol. De cette première édition, Rokhaya garde le souvenir d’un enthousiasme exceptionnel. « Il y a beaucoup de gens isolés, qui, en regardant la télé ou en lisant les journaux, sont révoltés par certains propos mais ne savent pas quoi faire. Ils étaient contents que nous parvenions à les dénoncer ».

Réduite à une caricature

Si Rokhaya a fondé les Indivisibles, c’est justement pour développer un contre-discours. Pour donner la parole aux premiers concernés par les préjugés : ses victimes. Aux asiatiques, « qui ne sont pas tous des chinois » ; aux musulmans, « qui ne sont pas tous des extrémistes » ; aux noirs « qui ne sont pas tous des prédateurs sexuels »… « Quand, dans une soirée, on passe Magic System (un groupe de musique ivoirien ndlr), tout le monde me regarde l’air de dire ‘c’est ta musique’. Et s’attendent sans doute à ce que je danse, et bien, qui plus est », raconte Rokhaya, sans aucun accent – ce qui en étonne aussi plus d’un – avant d’éclater de rire.

« La plupart du temps, les préjugés sont le fruit de l’ignorance. Parfois, c’est même une volonté d’être bienveillant. » Comme ce jour où son entreprise organise un concours de cuisine pour Noël. « Chacun devait faire quelque chose. Évidemment, on m’a demandé si j’allais faire un plat de chez moi. » Réponse de l’intéressée, qui a passé son enfance dans le 19ème arrondissement de Paris : « Vous voulez dire un kebab ? » Et d’ajouter : « C’est irritant parce que l’on a l’impression que les gens nient l’individu que nous sommes et nous réduisent à une caricature. »

Féministe avant tout 

Pourtant, l’anti-racisme n’a pas été le premier combat de Rokhaya. Étrangement, pourrait-on penser. « Ce n’est qu’en commençant à travailler, et en me retrouvant souvent en minorité, que j’ai pris conscience que j’étais noire et que cela avait un sens très fort en France ». À la base, elle se dit féministe. Depuis toujours. Petite, elle exige de sa mère que des tours de vaisselle soient instaurés entre son frère, de trois ans son cadet, et elle. Plus tard, elle adhère à Mix-Cité. Et prend aussi sa carte à Attac. Le racisme, l’inégalité hommes-femmes… Des injustices « parmi d’autres » déplore la jeune femme, qui s’engage sur de nombreux fronts. Révoltée face à l’iniquité, quelle qu’elle soit. « Les combats féministes, contre l’homophobie, ou encore pour le handicap sont les nôtres. La diversité englobe toutes ces minorités. Nous avons intérêt à lutter ensemble pour faire avancer la société dans laquelle nous vivons tous. » 

Fan de mangas

On la sent enthousiaste, combative, pugnace. Tout le contraire de ce qu’elle était adolescente, avoue-t-elle. « J’étais très timide ! J’osais à peine prendre la parole en public. » Elle qui est aujourd’hui chroniqueuse sur Canal + et RTL, où elle débat tous les dimanches avec Jérôme Béglé, le directeur-adjoint de la rédaction du Figaro Magazine. Ses amis rient de cette transformation. Elle aussi. « Mais, au lycée, j’étais déjà dans une association », précise t-elle. De fans de mangas qui s’amusent à doubler ces films de façon parodique. Un humour que l’on retrouve dans les clips des Indivisibles. Chez Rokhaya, les dessins animés japonais, c’est une passion. Au point qu’à cette époque, elle veut devenir dessinatrice de mangas. Et suit même des cours de japonais. Finalement, elle fera du droit. Enchaîne avec une école de commerce. Avant de revenir aux dessins animés et de devenir productrice. En collaboration avec la boîte de production « De l’autre côté du périph », elle travaille actuellement à une série comique « Et toi, t’es quoi ? ». L’idée : critiquer le racisme ordinaire.

Française, pas Sénégalaise

Si un principe l’a construite, il lui vient de ses parents. « Ils nous ont toujours dit, à mon frère et à moi, de ne jamais nous laisser convaincre que nous valions moins que les autres. Cela nous a invités à réagir. » Sa mère est prof de couture, son père mécanicien. Tous deux Sénégalais, ils arrivent en France dans les années 1970. À leurs enfants, ils ont toujours parlé français. Aujourd’hui, Rokhaya parle le wolof « mais mal, avec un accent », et dit s’intéresser au cinéma et à la politique sénégalaise. « Mais je me sens Française, pas Sénégalaise. Ce n’est pas mon pays, c’est celui de mes parents ». Et de lâcher : « Souvent, je dois expliquer comment sont venus mes ancêtres. Mais a priori, quand on ne connaît pas quelqu’un, on ne lui parle pas de sa grand-mère ! »

Provoquer ce genre de discussions, elle adore. Quand la famille déménage à la Courneuve (93), elle intègre le Conseil local de la jeunesse, dont elle devient présidente. Et n’a de cesse d’organiser des débats. Sur la discrimination positive, les rapports hommes-femmes, la banlieue… Et parvient même à faire venir des personnalités comme Stéphane Pocrain, l’ex porte-parole des Verts, ou Jean-François Amadieu, directeur de l’Observatoire des discriminations.

Etre femme peut être handicapant

Persévérante, bosseuse, Rokhaya ? Assurément. Un brin provocatrice ? « Je ne le cherche pas. Mais j’aime ne pas avoir à me préoccuper de déplaire. » Sur la question du voile, sa position, elle le sait, a pu détonner. « On ne peut pas défendre les libertés publiques à moitié. La rue appartient à tout le monde. Le voile pose des questions sociales, mais ce n’est pas illégal. Créer des lois pour faire basculer des gens dans l’illégalité, pour moi, c’est contraire aux droits de l’homme ». Mais pas toujours facile de faire entendre sa voix quand on est une jeune femme. « Parfois, c’est handicapant. On n’est pas forcément prise au sérieux ». Un jour, lors d’un débat, elle s’est fait « hurler dessus » par un homme. « Si j’avais été un homme d’1m80, il ne m’aurait jamais parlé comme cela ». Sa solution pour s’imposer ? « Garder en tête que l’on est légitime ». « Mais ce n’est pas évident. Je n’ai pas la prétention de les représenter, mais si je fais quelque chose de travers, je fais du tort aux noirs, aux femmes et aux jeunes ».

Pour l’avenir, elle reste malgré tout optimiste. « Même si le discours politique se radicalise, on voit des évolutions. Mais il y a encore beaucoup de travail. » Alors sa vie, elle ne la conçoit pas sans militer. D’une manière ou d’une autre. « Je m’en voudrais de ne rien faire devant tout ce qui se passe. Cela n’a pas de sens de traverser la vie sans rien offrir à personne. »

http://www.psychologies.com

 

Chemin d’évolution et quotidien heureux, c’est possible

Florence Claisant :  !

 

images (3)Comment vous positionner et interagir avec les autres pour harmoniser vie quotidienne et évolution personnelle.

« Vous ne pouvez pas arrêter les vagues, mais vous pouvez apprendre à surfer » Joseph Goldstein

Depuis peu, ou depuis quelques temps déjà, vous êtes « en chemin ».
Mis en demeure de changer par les aléas de la vie, ou simplement par envie, vous êtes devenu acteur de votre développement personnel, voire spirituel.
Que ce soit grâce à des lectures, des stages, des soins, des échanges avec d’autres personnes qui vivent la même chose, votre Etre tout entier a entamé un sacré changement !

Dès lors, votre regard et votre positionnement au monde, aux autres, changent, et de nouveaux défis se présentent à vous :
continuer à vivre les contingences quotidiennes et les travers de l’humanité qui vous pèsent de plus en plus.
– décider de quitter – ou pas – ce conjoint avec qui vous partagez peu de choses et qui finalement, peut-être, freine votre évolution.
– faire en sorte de couper les ponts – ou au contraire de les rafistoler ! – avec votre famille, vos proches, qui s’inquiètent et vous accablent de sermons pour vous « remettre les pieds sur terre »…

« Finalement, c’était moins difficile avant… ».

La frustration et même les doutes grignotent régulièrement vos objectifs pourtant légitimes comme par exemple :

- une vie équilibrée, épanouie avec un corps physique en bonne santé,
– une présence à la vie, à l’ici et maintenant, en conscience,
– la résolution, le « nettoyage » de votre karma,
– l’ouverture de votre conscience à d’autres dimensions…

Si, si, vous pouvez atteindre vos objectifs !
En saisissant et en mettant en pratique les 3 clés simples et fondamentales qui peuvent vous aider à y parvenir plus confortablement :

  • Clé n°1 : Vos émotions et réactions sont ce qu’elles sont. Observez-les, et surtout acceptez-les… pour mieux les transformer !
  • Clé n°2 : Les désagréments de la vie sont-ils des freins, des punitions ? Ou bien de véritables tremplins… Apprenez à décoder les opportunités subtiles et utilisez-les pour aller de l’avant !
  • Clé n°3 : Adoptez la posture « je peux voir le beau et le bon en chacun », au-delà des paroles et comportements qui vous déplaisent ou vous blessent.

Retrouvez le développement des « 3 clés » dans l’ebook gratuit « Les 3 clés d’un quotidien heureux dans votre évolution personnelle » disponible sur :www.embrasse-la-vie.fr/fr/quotidien-heureux

téléchargement (4)Florence CLAIRSANT est conseil et formatrice en communication et… médium.
Elle est spécialiste en développement des potentiels individuels.
Les consultations, formations et visualisations guidées qu’elle partage depuis plusieurs années conjuguent techniques éprouvées et inspirations subtiles.
florence@embrasse-la-vie.fr 

Et si l’on pensait nos dents autrement

 

Vous êtes persuadé(e) qu’une bonne santé bucco-dentaire se réduit à un brossage régulier, que les caries sont uniquement dues au sucre et qu’arracher une dent est finalement anodin ? Et si nous pensions nos dents différemment ? C’est la démarche de la dentisterie holistique qui avance que nos dents, notre corps et notre esprit interagissent en permanence. Le but de cette nouvelle approche : mieux se connaître pour mieux se soigner.

Elyane Vignau

images (2)Une éruption cutanée ? Un trop-plein d’émotions sans doute… Mal au dos ? Le stress des derniers mois, c’est certain. Nos cheveux tombent ? Là encore, les interprétations psychosomatiques ne manquent pas. Nous savons qu’à travers notre corps et ses petites défaillances, c’est souvent notre psyché qui parle. Mais nos dents ? A part le brossage deux fois par jour et la visite annuelle chez le dentiste, quelle importance leur accordons-nous ? Et en cas de problème, avons-nous déjà cherché un peu plus loin que la carie ou l’abcès que notre praticien nous a diagnostiqué ? Non, la plupart du temps, nous nous contentons d’avaler fissa des médicaments pour calmer la douleur et de nous ruer chez le dentiste.

Pourtant depuis quelques années, se développe une approche alternative de la dentisterie, dite holistique, qui entend bousculer notre manière de les soigner. Selon elle, nos dents ne sont pas de simples excroissances, presque inertes, comme coupées de notre corps, mais au contraire de véritables capteurs, très sensibles, qui nous renseigneraient aussi bien sur certains dysfonctionnements physiologiques que sur nos états d’âme.

Une symbolique forte

Aussi surprenante qu’elle soit, cette approche n’est pas forcément nouvelle. Car à y regarder de plus près, les dents ont depuis toujours une symbolique très forte. Nos rêves, en particulier, nous montrent l’importance que nous leur accordons, parfois sans nous en rendre compte. Un rêve de dents qui tombent ? Prémonitoire ou pas, la plupart des interprétations y verront le signe d’un décès, d’une maladie ou d’une grande perte. Et que dire de ces expressions qui leur font ouvertement référence : « avoir les dents longues » ou « avoir les dents du bonheur » ? Toutes évoquent un trait de caractère ou une signification particulière. Presque des pouvoirs. On raconte même, il y a bien plus longtemps encore, qu’Aristote les étudiait pour prédire la longévité de ses interlocuteurs… De là à croire que notre histoire se lit dans notre sourire, il n’y a qu’un pas.

Les avancées de l’approche énergétique

Des croyances surannées ? Un discours ésotérique ? Peut-être. Mais elle permet de prendre un peu de recul face aux soins qui nous sont proposés en cabinet. Un « plombage », une dent à arracher, un appareil pour corriger l’implantation des dents de nos ados… Ces gestes devenus ordinaires sont-ils vraiment anodins ? Pour la dentisterie énergétique, il existe au-delà des causes physiques de certains problèmes dentaires, des liens forts entre notre dentition et le reste de notre corps. Impossible alors de soigner complètement l’un sans prendre en compte l’autre. La solution à un problème dentaire se trouve peut-être à l’extérieur du cabinet dentaire. Et inversement, des problèmes physiques inexpliqués – comme des migraines régulières ou des douleurs articulaires – peuvent trouver leurs racines dans une dent. Parfois même dans tout petit déplacement dentaire.

Décoder le langage de nos dents

L’approche dite de « décodage dentaire » ou de « décodage biologique » va même plus loin en établissant que nos dents sont également directement liées à notre esprit. Selon elle, nos problèmes dentaires seraient même la manifestation d’une réelle souffrance intérieure. Or quelle est la solution que nous opposons le plus souvent à cette douleur insoupçonnée ? L’enfouir sous des médicaments dès qu’elle se manifeste… Voire arracher purement et simplement ce que l’on pense être sa cause : la dent elle-même.

 

Depuis des années maintenant, Estelle Vereeck, docteur en chirurgie dentaire, va même beaucoup plus loin dans l’exploration des liens entre nos dents et notre psyché, puisqu’elle a décodé ce qui est selon elle leur langage. Dans l’introduction de son Dictionnaire du langage de vos dents (Editions Luigi Castelli, 2004), elle explique ainsi : « Les dents sont les trente-deux lettres de l’alphabet personnel que l’inconscient utilise pour transmettre ses messages. Six de plus que notre véritable alphabet ! La variété des atteintes (fracture, usure, dent dévitalisée, etc.) est un langage d’une richesse dont la précision vous étonnera. »

Chacune de nos dents reflèterait ainsi un aspect de notre vie ou de notre histoire, une facette de notre personnalité. Leur point commun : elles révèleraient le plus souvent le poids de non-dits, de peurs ou d’émotions refoulées. Des exemples ? Une carie pourrait ainsi révéler une carence affective remontant à l’enfance, un déchaussement, un sentiment d’impuissance ou de peur et un abcès à une dent, un refoulement de nos émotions qui trouverait par ce biais un moyen de « sortir », entraînant avec elles une souffrance maximale.

 Aujourd’hui, cette approche nouvelle est loin de faire l’unanimité. Mais en mettant en lumière les liens qui unissent nos dents, notre corps et notre psyché, elle nous révèle surtout que nos dents parlent beaucoup de nous-mêmes. Pour peu que l’on prenne le temps de les écouter autrement.

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Vivre libre comme le vent avec Lao Zi

 

images (6)Lao Zi (ou Lao Tseu) est un pilier de la sagesse chinoise. Ses leçons sont applicables par tous.

Il a décidé de disparaître. Décidé, c’est beaucoup dire… En fait, c’est venu tout seul : un jour, il en a eu assez. Alors Vieux Maître (c’est ce que veut dire son nom, Lao Zi) a quitté son poste de fonctionnaire. Adieu, les querelles des lettrés, l’ennui de l’administration. A dos de bœuf, il a cheminé vers l’ouest, vers le vent des steppes, les barbares, l’oubli de l’Empire.  

Une fois arrivé à la passe de l’ouest, le col de Xiangu, Vieil Enfant (Lao Zi signifie aussi cela !) fut retenu par l’homme qui gardait le passage. Ce dernier était encore jeune, se nommait Yin Xi et avait du flair : il repéra que le vieux voyageur bourru était sans doute un esprit d’exception, une source de sagesse vertigineuse. Il s’employa donc à le retenir, le questionner, tenter de le faire parler. L’autre se taisait. 

L’eau-de-vie les rapprocha. Lao Zi buvait bol sur bol, s’enivrait sans vergogne. Il resterait bien ici quelques jours, finalement, avant de dire adieu au monde civilisé. Le jeune homme le supplia alors de laisser une trace de ce qu’il avait compris, de dire sa sagesse. « Celui qui parle ne sait pas, celui qui sait ne parle pas », répondit le vieux. Ne fallait-il pas au moins le dire, indiquer ce que cela signifiait, montrer le chemin ? Ce que le sage avait à dire était si simple… Pourtant personne ne le comprenait. Quelques-uns, malgré tout, peut-être… 

Pour ceux-là, fallait-il essayer de laisser quelques traces ? Ténues, comme des signes de piste, des effleurements, des paroles paradoxales. Vieux Maître-Vieil Enfant se mit à dicter, l’eau-de-vie à portée de main, pendant quelques jours. Puis il reprit sa route vers l’ouest, comme le vent. Personne ne le revit jamais. 

 

Sa doctrine : le plus fort, c’est le faible 

Personne ne sait, en fait, si Lao Zi a vraiment existé. Beaucoup d’historiens pensent que c’est le nom d’un fondateur mythique, non d’un personnage réel. Mais le livre qu’on lui attribue, celui qu’il aurait dicté avant de disparaître, le Tao Te King, existe bel et bien. C’est un des piliers de la culture chinoise, un texte culte de la sagesse universelle. Il se pourrait qu’il ait eu plusieurs auteurs, et qu’il n’y ait pas eu de Lao Zi… Mais ne le dites pas aux Chinois ! Ce sage fondateur est pour eux si présent, sa silhouette est si connue, les scènes de son existence, notamment sa rencontre conflictuelle avec Confucius, sont si célèbres qu’ils ont du mal à admettre qu’il soit légendaire. 

La sagesse, pour Lao Zi ? Suivre le Tao, terme qui signifie à la fois le chemin, la voie, la méthode et le principe des choses. Des bibliothèques entières sont consacrées au taoïsme, mais on pourrait en condenser l’esprit en une phrase : vivre comme le vent. Il faudrait devenir faible et invisible comme le vent, qui est pourtant capable d’éroder les montagnes comme de renverser les arbres. Vivre comme le vent, ce serait aussi agir comme il souffle : sans intention, sans plan, sans but – devenir un mouvement imprévisible et instable, mais incessant, inépuisable, immortel.

 Et comme le vent n’a pas de bord, de limite ni de contour, les mots ne peuvent jamais vraiment l’enfermer ni le décrire. 

Le principe le plus puissant n’est pas dans la force qui s’impose. Il réside dans ce qui est le plus faible (souffle du vent, goutte d’eau, nouveau-né), dans ce qui se tient au plus bas. L’action la plus efficace ne consiste pas à concrétiser un projet préétabli en maîtrisant tout ce qui se présente. Au contraire, paradoxalement, c’est en se retirant, en s’abstenant, qu’à terme on agit le plus puissamment. Il faut d’abord accepter de laisser faire la nature, le vent et l’eau, tous les processus à la fois infimes et surpuissants. Tel est le point de départ, celui où « les paroles vraies semblent être des paradoxes ». 

Quelle utilité pour aujourd’hui ?  

Pas question pour nous, concrètement, de tout quitter pour vivre en ermite ou en mendiant. Malgré tout, les préceptes de Lao Zi peuvent nous être utiles au quotidien. Apprendre à laisser les situations mûrir d’elles-mêmes, comprendre que nous ne sommes pas toujours efficaces en étant actifs, discerner très tôt les métamorphoses qui vont s’amplifier et savoir s’insérer dans leur courant, ne jamais oublier que nous sommes une infime partie d’un grand Tout, voilà quelques leçons du Vieux Maître applicables par tous.

vu sur http://www.cles.com/enquetes

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