Archive pour 2 juin, 2014

Contact avec la Mère Divine

 

images (3)Par le Dr Jacques Vigne

Je vis en Inde auprès de Vijayananda, un Français qui a été pendant trente ans le disciple de Ma Anandamayi, jusqu’à la mort de cette dernière en 1982. Il s’agissait de la femme maître spirituel la plus connue à son époque et, pour de nombreuses personnes, elle a incarné pendant plus d’un demi-siècle d’enseignement l’aspect féminin de l’être. Le fait qu’elle ait été femme et mère spirituelle facilitait grandement le transfert affectif de la part de ses disciples, transfert si important pour établir une relation solide, profonde et durable. L’aspect maternel met en avant la notion d’amour et d’acceptation inconditionnels, et une qualité de relation capable de transcender les conditionnnements sociaux qui lui resteront extérieurs quoi qu’il arrive. Elle pouvait passer d’un moment à l’autre du rôle de mère à celui d’enfant, ce qui permettait à ses disciples de développer eux aussi, simultanément, les deux pôles de cet axe : enfance spirituelle et compassion maternelle envers ceux qui en ont besoin. Pour ceux qui connaissent les archétypes de l’Inde, elle pouvait entre autres évoquer Durga, la vierge guerrière créée par les pensées réunies des dieux pour tuer le démon que ceux-ci n’arrivaient pas à détruire.

Actuellement, la vitalité de l’hindouisme se manifeste aussi par une femme, Ma Amritanandamayi, qui n’a guère plus de quarante-cinq ans. Son itinéraire spirituel durant l’enfance et l’adolescence a été marqué par une relation forte à la Mère divine. Elle voyait celle-ci autour d’elle, à tel point qu’à certains moments elle se mettait à téter le sein des femmes qu’elle assimilait pour un temps, concrètement, à la Mère divine. Sa réalisation se manifeste particulièrement sous forme de tendresse maternelle envers les foules qui viennent lui rendre visite ; elle a coutume de prendre dans ses bras tous ceux qui viennent s’agenouiller devant elle. Dans le shaktisme, la Déesse suprême (Shakti, Mahadevi) est considérée comme supérieure à Shiva : ce dernier est un mendiant qui erre dans les champs de crémation et les forêts, dépeigné et à peine vêtu. Le pouvoir qu’il a lui vient en fait de la Déesse. C’est cette dernière qu’on a priée afin qu’elle retire le sommeil de Vishnou, pour que celui-ci puisse créer le monde. Parfois, on dit que les quatre dieux principaux du panthéon hindou ne sont que les quatre membres du corps de la Mahadevi. Cette dernière est au-delà des contraires : on la décrit, dans un hymne chanté tous les jours dans certains ashrams, comme la “grande démone” (mahashuri), la grande nuit, la nuit obscure, la nuit terrible… Ramakrishna explique cet aspect noir de la Déesse en disant qu’il vient du fait qu’on la voit de loin : de même, l’eau d’un lac peut paraître noire de loin, mais elle est transparente quand on la prend dans la main et qu’on la regarde de près. Ainsi, la Mahadevi n’est ni obscure ni claire, ni féminine ni masculine, elle est pure transparence, elle est le Soi. Elle est Mahamaya ; cela ne signifie pas qu’elle est illusion, mais simplement qu’on ne peut pas dire si elle est ou si elle n’est pas : elle est au-delà de toute définition.

Méditer sur la Mahadevi est suffisant pour atteindre l’absolu : on raconte qu’un jour Shiva était avec Parvati (son épouse, qui correspond à Mahadevi). Il dit à leurs deux enfants qu’il donnerait une grande récompense à celui des deux qui serait le premier à avoir fait le tour du monde. Kartikeya partit tout de suite en courant. Mais Ganesh, qui comprenait plus profondément les choses, se contenta de faire le tour de sa mère Parvati. C’est lui qui obtint la récompense.

 

Le Tao par Patrick Van Eersel

 

Le Jeu du Tao de la Santé et du Mieux-Être reprend les principes du Yi Jing chinois pour les concentrer sur une thématique précise : « Comment réveiller la force de vie qui est en nous ? »

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http://www.youtube.com/watch?v=nDXzFQfGGaU

 

 

Accords toltèques : 4 règles pour être

 

C’est l’histoire d’un livre devenu culte. Quatre règles de vie à appliquer pour une promesse « de liberté, de bonheur et d’amour ». Philosophie à bon marché ou méthode efficace pour mieux se connaître et s’aimer ? Enquête chez les Toltèques.

Aurore Aimelet

images (1)Le livre

Si vous avez réussi à passer à côté jusqu’ici, cela ne devrait pas durer. Les Quatre Accords toltèques (titre original, The Four Agreements), livre d’une centaine de pages publié en 1997 aux États-Unis, se sont déjà écoulés à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde. Outre-Atlantique, c’est l’animatrice de télévision Oprah Winfrey, considérée comme la femme la plus influente de son pays, qui l’a sorti de l’ombre en 2000 en disant tout le bien qu’elle en pensait dans son talk-show.

Succès immédiat : depuis, l’auteur de l’ouvrage, le chaman mexicain Miguel Ruiz, a pris soin de faire de ses « accords » une marque déposée… En France, c’est Maud Séjournant, une proche de Miguel Ruiz labellisée « enseignante certifiée », qui est à l’origine de sa publication. Traduit en 1999, l’ouvrage a vite trouvé ses aficionados. Il a inspiré le romancier Bernard Werber et nombre de thérapeutes français. « Quand j’ai découvert le livre, j’ai eu le sentiment que l’auteur y avait retranscrit les observations issues de ma propre expérience », confie Olivier Perrot, psychologue clinicien et président de l’Association française de la nouvelle hypnose (AFNH). Sur Internet, blogs et forums ont amplifié le succès de Miguel Ruiz. À ce jour, plus de cent mille exemplaires de son ouvrage ont été vendus dans l’Hexagone.

De quoi s’agit-il ?

 « Miguel Ruiz propose de passer avec soi quatre accords visant à briser nos croyances limitatives, précise Maud Séjournant. Celles que nous développons depuis l’enfance, qui distordent la réalité et nous maintiennent dans la souffrance. » À force de conditionnements culturels et éducatifs (sur ce qui est juste ou faux, bon ou mauvais, beau ou laid) et de projections personnelles (« Je dois être gentil », « Je dois réussir »…), nous avons intégré une image fausse de nous-même et du monde.

Ces idées ne sont pas nouvelles. « Elles reprennent les principes de la thérapie cognitive, qui démontrent à quel point le manque de distance ou la généralisation abusive sont des pièges», remarque le psychiatre François Thioly. Pourquoi alors cet engouement ? D’après Maud Séjournant, le talent de l’auteur est d’expliquer ces quatre accords avec des mots simples et des cas concrets. « Il n’est pas nécessaire d’être initié pour les mettre en pratique, poursuit Thierry Cros, coach et auteur de Maîtriser les projets avec l’extreme programming (Cépaduès, 2004). Miguel Ruiz n’ordonne rien. Il laisse entendre que s’il a pu s’approprier ces accords, tout le monde peut le faire. » 

Ajoutez à cela la formulation même des préceptes, « qui tiennent en quelques mots, faciles à retenir », selon Jacques Maire, directeur des éditions Jouvence, auxquelles on doit la version française de l’ouvrage, et vous détenez le secret de ce best-seller. 

Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui. 

« Miguel Ruiz rappelle le pouvoir du verbe sur le psychisme, explique Olivier Perrot. Qui n’a pas gardé en mémoire une phrase blessante d’un parent ? Et ne la fait pas encore résonner une fois adulte ? » La parole est un outil qui peut détruire. Ou construire. Contrairement à ce que nous croyons souvent, les mots ont du poids : ils agissent sur la réalité. « Dites à un enfant qu’il est enrobé et il se sentira gros toute sa vie », assure Olivier Perrot.

Comment s’y prendre ? En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite. Et, d’après le chaman Miguel Ruiz, cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même : « La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur », renchérit Thierry Cros, coach. Les critiques et les jugements que nous cultivons sur autrui, mais aussi les sempiternels « Je suis nul », « Je suis incapable » ou « Je ne suis pas beau » que nous entretenons à notre sujet sont des paroles négatives qui polluent notre mental. Or, elles ne sont que projections, images faussées en réponse à ce que nous croyons que l’autre ou le monde attend de nous. Conclusion : parlons peu, mais parlons vrai, en valorisant aussi nos atouts et ceux d’autrui.

N’en faites jamais une affaire personnelle

Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. 

Les paroles et les actes de l’autre ne nous concernent pas en propre. « Ils lui appartiennent, estime Olivier Perrot, parce qu’ils sont l’expression de ses propres croyances. » Vous êtes critiqué ? Ou encensé ? « C’est l’image que l’autre se fait de vous, analyse Thierry Cros. Ce n’est pas vous. »

De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Selon Miguel Ruiz, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi je » nous maintient dans l’illusion. Donc dans la souffrance.

Comment s’y prendre ? « Il s’agit moins de rester stoïque que de prendre du recul », conseille Thierry Cros. Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse, et une réaction de défense. L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

Ne faites aucune supposition

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

« C’est un travers banal, admet Olivier Perrot. Nous supposons, nous élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire. » Un ami ne nous a pas dit bonjour ce matin, et nous imaginons qu’il nous en veut ! Selon Miguel Ruiz, c’est un « poison émotionnel ». Pour s’en libérer, il propose d’apprendre à mettre les choses à plat, par exemple en exprimant ses doutes. « Ce qui implique d’apprendre à écouter et d’être capable d’entendre », remarque Thierry Cros.

Comment s’y prendre ? Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre pensée. Dès lors qu’une hypothèse devient une croyance (« Cet ami est fâché contre moi »), nous élaborons un comportement de pression (« Je ne l’aime plus non plus » ou « Je dois le convaincre de m’aimer à nouveau »), source d’angoisse et de stress.

Faites toujours de votre mieux

Votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger.

« Cet accord découle des trois premiers, constate Olivier Perrot. Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. » Le but est de trouver le juste équilibre.

Comment s’y prendre ? Ce qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme. Pour Miguel Ruiz, certains jours, faire ce qu’il y a de mieux pour soi, c’est rester au lit. Dans tous les cas, souligne Thierry Cros, « le pire piège est la course à la perfection ». L’un des moyens d’éviter ce travers est de remplacer nos « Je dois faire ceci » par des « Je peux faire ceci ». Comme l’affirme Olivier Perrot, « cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre, sans se soucier du jugement et des attentes des autres ».

images (2)L’auteur : Miguel Ruiz

Né en 1952 dans une famille de guérisseurs au Mexique, Miguel Ruiz devient neurochirurgien, avant qu’une NDE (near death experience, « expérience de mort imminente ») dans les années 1970 ne transforme sa vie. Il décide alors de retrouver le savoir de ses ancêtres toltèques, devient chaman et se donne pour mission de transmettre cette sagesse au plus grand nombre. Après des années d’enseignement et d’écriture, il est victime d’une attaque cardiaque en 2002, et passe le relais à son fils, José Luis Ruiz. Les Quatre Accords toltèques restent son livre phare.

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