Archive pour 16 juillet, 2014

REFLEXION SUR L’ESTIME DE SOI

 

images (16)Il n’est pas facile de donner une définition simple et qui ne soit pas trop idéologique de l’estime de soi. L’estime de soi est la rencontre de plusieurs mouvements qui vont co-exister ou se combattre à l’intérieur d’une personne dans ses ajustements ou affrontement avec son entourage.

  • Capacité à développer de l’amour envers soi même (ce qui est relativement censuré dans notre culture, où on nous demande d’aimer son prochain et de le faire passer avant nous !)
  • Capacité à oser se faire confiance (alors que nous recevons beaucoup trop souvent des messages disqualifiants , dans le fait même que notre entourage voit le plus souvent ce que n’avons pas fait et non tout ce que nous avons fait !)
  • Capacité à s’affirmer et à se positionner ce qui suppose de se reconnaître une certaine valeur (en ayant le sentiment d’avoir une place qui compte pour les personnes significatives de l’entourage, qu’une partie de ce que nous faisons est reconnu, apprécié, validé)
  • Capacité à ne pas dépendre entièrement du regard des autres sur soi, ou de l’intérêt qu’ils peuvent nous porter !)

Comme chacun pourra l’observer en soi et autour de soi, ces différentes composantes sont rarement présentes, d’où pour beaucoup d’entre nous, une certaine difficulté à avoir une estime de soi minimale.

L’estime de soi, va s’inscrire chez un enfant et plus tard se consolider chez un ex enfant qu’on appelle un adulte, à partir

  • d’une part ,de ce que j’appelle le biberon relationnel, qui est constitué par l’ensemble des messages envoyés dans notre direction par notre entourage proche (papa, maman ou ceux qui nous ont élevés, également par les enseignants et les autres personnes significatives de notre histoire (partenaires amoureux, amis, collègues de travail…)

Pour constituer un bon ancrage de l’estime de soi, il est nécessaire que l’essentiel de ces messages soit positif, gratifiant, confirmant.

  • d’autre part l’estime de soi se validera avec la qualité des expériences vécues, c’est à dire par la façon dont chacun d’entre nous aura accueilli, amplifié, dynamisé les messages qu’il a reçus et les aura intégré dans une réussite et validé par un résultat.

Les facteurs favorables à l’émergence de l’estime de soi, sont un environnement stable, sécurisant, réceptif aux attentes (sans pour autant confondre besoins et désirs ). Un environnement qui ne pratique pas la culpabilisation, la disqualification, le chantage, la menace, qui répond aux grands besoins relationnels de tout être humain (besoin de se dire, d’être entendu, d’être reconnu et valorisé, besoin de disposer d’une intimité et de pouvoir exercer une influence sur son environnement proche).
Les facteurs destructeurs de l’estime de soi seront pour les plus archaïques, principalement le doute sur ses origines, la non reconnaissance par ses géniteurs, le rejet par le père ou la mère ou encore l’exposition trop fréquente à des messages toxiques. Ce sera aussi plus tard se sentir l’objet de jugements de valeur disqualifiants, de violences ou d’atteinte à son intégrité physique et psychologique.

L’expérience de l »injustice, de l’humiliation, de la soumission imposée sera aussi un des facteurs aggravants qui vont blesser l’estime de soi et l’empêcher de se développer.

Les parents peuvent aider de façon très concrète un enfant à construire et à développer une estime de soi, en gardant à l’esprit le schéma suivant, qui leur permettre de respecter quelques règles d’hygiène relationnelles.

  • Percevoir que dans une relation, nous sommes toujours 3: l’autre, moi et la relation. Que cette relation a deux extrêmités et qu’il nous appartient de ne pas parler sur le bout de l’autre, mais de se définir clairement à son bout en termes d’apports (voici ce sur quoi tu peux compter venant de moi), d’attentes (voici quelles sont mes attentes) et de zones d’intolérance (voici ce qui sera blessé et profondément atteint en moi).
  • De ne pas entretenir une collusion entre sentiments et relation: « je t’aime toi, mais je n’apprécie pas ce que tu as fait »
  • D’être conscient que si j’envoie des messages positifs cela nourrira la vivance de la vie chez l’autre, dynamisera ses énergies, confirmera son amour pour lui même et son estime de soi. Et que si j’envoie trop de messages négatifs cela blessera la vivance de sa vie, que ma relation sera énergétivore pour lui, qu’elle inhibera l’ amour et l »estime qu’il pourrait avoir pour lui même en suscitant des doutes, de la non confiance, des blocages.

En résumé, l’estime de soi est une des composantes majeures dans la construction de tout être humain pour lui permettre de se relier au monde et de pouvoir vivre sa vie à pleine vie. Pour lui permettre également d’affronter avec plus de dynamisme avec ses propres ressources les différents écueils et difficultés qu’il aura à traverser tout au cours de sa vie. L’estime de soi est un élément majeur pour accéder à l’autonomie et éviter d’entretenir la dépendance affective (envers les autres) ou les addictions (prise de drogue et autres poisons.) avec lesquels certains vont aliéner leur vie.

Jacques Salomé Site : www.j-salome.com 

Apprendre à lâcher prise

images (15)

Laurent Gounelle s’est replongé dans l’oeuvre du stoïcien et y a puisé des conseils pour vivre dans le monde d’aujourd’hui, des « concepts applicables par chacun dans sa vie ». Une philosophie du bonheur qu’il décrypte pour CLES en cinq citations.

« Ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais les évaluations prononcées sur les choses. »

 

Notre réaction aux événements est en grande partie guidée par nos filtres, nos croyances, notre ego. Nous interprétons les faits, les étiquetons, leur donnons un sens subjectif. C’est donc souvent notre évaluation qui est responsable de ce que l’on ressent, plus que la chose évaluée. Nous affirmons qu’il ne fait pas beau, alors que la pluie, en soi, est neutre.  Pour Epictète, notre énergie doit être au service de l’élévation de notre raison : si l’on ne peut contrôler les événements, on peut apprendre à choisir notre réaction. Et si cet apprentissage passait par une phase d’acceptation ? C’est parce que j’accepte les choses que je cesse de les juger compulsivement.

« Ne cherche pas à faire que les événements arrivent comme tu veux, mais veuille les événements comme ils arrivent, et le cours de ta vie sera heureux. »

 

Un des éléments-clés de la philosophie d’Epictète repose sur la nécessaire distinction entre ce qui est de notre ressort (le jugement, l’impulsion, le désir…) et ce qui ne l’est pas (l’avoir, la réputation, le pouvoir…). Quand les événements ne se déroulent pas comme on l’aurait souhaité, accepter ce qui survient, sans résignation ni regret, permet de rester centré, en phase avec l’instant présent, sans s’abîmer dans la colère, l’amertume ou le pénible sentiment d’impuissance. L’ancien proactif que j’étais a découvert un certain plaisir à se laisser aller à accepter ce qui arrive sans chercher à reprendre en main les rênes d’un destin qui, pour une part au moins, nous échappe. Se glisser dans le flot de la vie et accueillir ce qu’elle nous donne… 

« Combien de temps différeras-tu encore de te juger toi-même digne du meilleur, et de ne transgresser en rien ce que décide la raison ? […] Quel maître attends-tu donc encore pour lui confier le soin d’accomplir ta propre correction ? »

 

Ces questions m’interpelèrent, il y a des années, alors que je parcourais le monde à la rencontre de sages, de mentors et de maîtres spirituels. Elles furent un choc. Ce que je recherchais avidement à l’extérieur, c’était à l’intérieur de moi-même que je pouvais le trouver. La sagesse devait émerger du tréfonds de mon âme. « Fouille au-­dedans », conseillait Marc Aurèle, lui-même profondément influencé par la pensée d’Epictète. L’empereur philosophe affirmait : « Il est absolument évident qu’il n’y a dans la vie nulle situation plus propice à la philosophie que celle où tu te trouves maintenant ! » Une phrase qui me vient souvent à l’esprit quand je dois affronter une situation désagréable…

« Personne d’autre ne te nuira si toi, tu ne le veux pas. On te nuira à partir du moment où tu jugeras que l’on te nuit. » 

Nous pouvons, en effet, décider de ne pas nous laisser atteindre par un événement extérieur, et choisir délibérément de conserver notre sérénité. Cette attitude ne nous est pas forcément naturelle, mais si nous en faisons l’effort initial, le bénéfice que nous en retirons est tel que nous en adoptons vite l’habitude. Imaginez que vous parveniez à n’être enrien touché par la mauvaise action d’un autre à votre égard, par une injure, une marque de mépris, le jugement d’un collègue ou d’un voisin. Quelle liberté ! Quel bonheur ! 

« Le maître de chacun est celui qui a pouvoir  sur ce que chacun veut ou ne veut pas, pour le lui dispenser ou le lui enlever. 

Donc : celui qui veut résolument être libre, qu’il ne veuille ni ne fuie rien de ce qui est à la portée d’autres que lui ; sinon, de toute nécessité, il sera esclave. »  

La substance du bien est dans ce qui est à notre portée. Une seule voie conduit à la liberté : le dédain pour ce qui est hors de notre pouvoir, pour ce qui ne dépend pas de notre raison. Ainsi, celui qui brigue des honneurs, ou même simplement l’estime des autres, perd sa liberté au profit de ceux dont dépend son objectif. C’est pourquoi Epictète affirme par ailleurs : « Tu peux être invincible si tu ne descends jamais dans l’arène d’une lutte où il n’est pas à ta portée de vaincre. » 

 

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes