Archive pour 28 juillet, 2014

Prendre soin…. Lecture du corps

 

J’ai accepté mon émotivité grâce aux chevaux

Devenir plus sûr de soi tout en acceptant ses failles, c’est le but du développement personnel. Mais avec un cheval dans le rôle du coach, l’idée peut paraître saugrenue… Or, le stage que notre journaliste a testé prouve que ces animaux sont des thérapeutes de génie.

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Visitant un salon des médecines douces, je suis intriguée par la présence de chevaux sur le parvis. Ils appartiennent à Éva Reifler et Éric Winckert, fondateurs de Visionpure, seul centre en France à proposer, avec sa propre équipe, des ateliers de développement personnel assistés par le cheval, fondés sur l’approche Épona. Cette méthode, mise au point par l’Américaine Linda Kohanov, est la référence dans ce domaine encore peu exploré. Inutile d’être cavalier, m’assurent les deux coachs, les exercices se réalisent à pied. Heureusement les chevaux me fascinent, ils m’impressionnent tout autant. Tentée par la promesse de résultats rapides, je décide de tester un atelier de deux jours sur le thème « Les pouvoirs cachés de la vulnérabilité ». Il y a de nombreux changements dans ma vie et je suis inquiète pour l’avenir. Je suis curieuse de découvrir comment la vulnérabilité peut être un atout.

Rencontrer nos peurs

Éva et Éric, nos instructeurs, m’accueillent chaleureusement et me présentent les trois autres stagiaires : Marie, 43 ans, bibliothécaire, Sylvie, 49 ans, graphiste, et Marc, 28 ans, nutritionniste. Aussitôt, je sens que nous sommes sur la même longueur d’onde. Eux aussi sont en pleine remise en question. Sans tarder, nous faisons connaissance avec nos partenaires équins : Markash le vieux sage, Shaman son élève, Zaki le solitaire, Zip l’étalon, sa compagne la jument N’Joy, leur fi lle Spirit, et Duke le poney noir.

Rassurée par leur gentillesse, j’ose caresser Markash. Une première étape est franchie. Les chevaux nous apprennent à renouer avec le langage non verbal, ils réagissent à nos postures, à nos gestes et à nos émotions, expliquent Éva et Éric, y compris celles dont nous n’avons pas conscience. Nos colères muselées les rendent agressifs, les angoisses que nous refoulons pour paraître forts les font fuir… Surtout, ils sont des partenaires de choix pour apprendre à apprivoiser nos peurs : dans la nature, ils sont des proies, et c’est leur savoir-faire avec le danger qui leur a permis de subsister. Mais, contrairement à nous, ils ne font pas semblant d’avoir peur, ne se fabriquent ni fantômes terrifiants ni empêchements imaginaires.

Après une courte séance de méditation, nous allons travailler sur ces craintes « limitantes » que notre histoire, notre éducation et la vie en société ancrent en nous : peur du regard des autres, de leur jugement, sensation de ne pas être à la hauteur, hantise du ridicule ou de l’abandon si nous montrons nos vrais désirs… Les confidences de mes compagnons de stage me bouleversent. Marie avoue son angoisse de blesser les autres, qui lui interdit de s’affirmer. Sylvie, son appréhension de toujours déranger, de demander de l’aide. Marc désirerait sortir du rôle écrasant de fils parfait. Je suis surprise par leur facilité à se mettre à nu aussi rapidement. Je commence à me sentir nouée. Mon tour arrive. J’évoque certaines peurs concernant mon avenir, en relativisant très vite. Dans le contexte socio-économique actuel, elles sont normales, non ? En réalité, ma vie est loin d’être parfaite, mais je suis trop orgueilleuse pour faire tomber le masque aussi vite.

Lecture du corps

Dès la fin du déjeuner, nous allons tester avec nos partenaires quadrupèdes nos capacités à sortir de la « zone de confort » dans laquelle nous nous sentons à l’abri, mais qu’il faut pouvoir quitter sans trop de terreur. L’exercice est précédé d’un body scan, ou « lecture du corps ». Je me concentre donc successivement sur les différentes parties de mon anatomie. Éric m’interroge, je décide de lui parler de mes douleurs au ventre. Il m’invite aussitôt à les explorer mentalement pour tenter de comprendre ce qui se passe en moi à cet instant. Trop bloquée, je ne trouve pas de réponse.

Je choisis Duke, le poney, sa petite taille me rassure. Je dois le promener en longe dans l’allée. Facile a priori, mais la balade ne se passe pas comme prévu ! Le poney n’en fait qu’à sa tête et, soudain, il pile net. Je l’observe et comprends que la situation le stresse, qu’elle risque de m’échapper. Je n’insiste pas. Ce renoncement n’est pourtant pas un échec. D’ailleurs, Éva me complimente : j’ai réussi à sortir de ma zone de confort tout en étant capable de me protéger. Fin de la première journée.

Assumer ses failles

Le lendemain, j’arrive détendue. Une belle complicité lie le groupe. Soudain, mon mal de ventre reprend. Je suis nouée. Que m’arrive-t- il ? C’est à moi de parler, mais j’ai l’impression d’avoir une boule dans la gorge. Des larmes coulent sur mon visage. Je suis très étonnée par ma réaction. Progressivement, grâce aux interventions patientes d’Éva et d’Éric, et à l’attitude empathique du petit groupe, la douleur s’estompe et mes idées s’éclaircissent. Je me suis toujours imposée d’être forte et d’avancer malgré les épreuves de la vie. Je réalise enfin que cette attitude ne m’aide pas. Je ressens un puissant sentiment de libération.

Direction l’écurie pour un nouvel exercice. Rien n’est imposé : chacun agit selon ses envies et ce dont il se sent capable. Je choisis le sage Markash. Mon unique souhait est qu’il marche au pas à mes côtés. Cette fois, pas de longe pour le guider. Mes seuls moyens d’action sont mon corps, mon regard et une badine, qui ne doit jamais le toucher. Je me fi e à mon instinct pour le mettre en mouvement. Puis mentalement, je lui demande de stopper pour que je puisse le caresser. Immédiatement, il s’immobilise. Selon Éva, Markash a accepté d’exaucer mon voeu malgré ma maladresse. De mon côté, l’idée que je peux assumer mes failles s’ancre encore davantage… 

Travailler sur soi

téléchargement (7)La journée se termine par un exercice nécessitant une grande précision. Tour à tour, nous ferons évoluer Zip, l’étalon, aux trois allures, pas, trot, galop. Avant d’entrer dans le manège, Éric m’invite à visualiser le résultat voulu. Cela s’appelle « incorporer la cible ». Le but : être le plus cohérent et le plus clair possible dans ses intentions. Éva elle-même y a eu recours pour demander à son patron le congé sabbatique qui lui a permis de créer Visionpure. Désireuse de réussir, je bouillonne d’énergie. Je bouge à peine la badine que le cheval se met en mouvement ! Mais je suis si contente de moi que mon attention se relâche… Zip s’arrête net, sourd à mes sollicitations. Après plusieurs tentatives infructueuses, je comprends que je dois me redresser, me recentrer sur moi et inspirer profondément. L’étalon se remet au pas !

Je me dis qu’en travaillant ainsi sur moi, je dois pouvoir obtenir des résultats satisfaisants aussi dans ma vie professionnelle et affective. Ces leçons, apprises grâce aux chevaux, s’appliquent très facilement aux écueils rencontrés dans la vie quotidienne. Où, finalement, nous rencontrons les mêmes difficultés : oser s’affirmer, se faire respecter, dépasser sa peur de mal faire… Ces deux journées ont été très intenses. Je crois que, désormais, je vais m’autoriser à être plus indulgente avec moi-même. C’est vrai, deux jours auront suffi.

Les Français en état de deuil

 

De quoi La France, pays le plus pessimiste d’entre tous, souffre-t-elle ? Dans son remarquable ouvrage La Névrose françaiseJean-Claude Liaudet, psychalogue et psychanalyste, considère le collectif « France » comme un sujet et en propose un bilan psychologique. Diagnostic et pronostic.

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Notre pays est-il malade ?
Avant de poser un diagnostic, il nous faut faire un examen clinique. Or, si j’utilise la psychanalyse pour décrire ce « sujet France », je dirais qu’il est composé de trois systèmes psychiques collectifs, construits au cours de notre histoire. Le premier, c’est le régime biblique, patriarcal, dont on trouve des survivances en entreprise ou dans les relations hommes-femmes. Le deuxième, c’est le régime républicain, riche de ses valeurs d’égalité et de liberté dont nous sommes encore épris. Enfin, il y a le régime libéral, qui prévaut aujourd’hui. Or, d’un point de vue psychologique, celui-ci repose sur un fonctionnement pervers : l’autre n’y est qu’un moyen pour servir mon propre bien-être.

Comment cela pourrait-il expliquer le pessimisme français ?
Afin d’utiliser l’autre, le pervers s’efforce de le manipuler – en le soumettant à des injonctions paradoxales, en brouillant ses repères, etc. Cela crée chez lui un état de grande confusion et une perte de confiance en tout : l’autorité, l’avenir, l’autre… Quant à la dépression, elle renvoie aussi à la perte de l’idéal républicain, soit l’amour du collectif pour chacun, et à la perte des objets sociaux qui en découlent (soutien pour la retraite, le soin, l’éducation…). On pourrait dire que bien des Français sont en état de deuil.

Comment pouvons-nous retrouver confiance en notre avenir ?
L’histoire nous montre qu’il arrive toujours un événement imprévisible qui bouleverse tout. On en a fait l’expérience récemment dans les pays arabes. Et en France, un mois avant Mai 68, personne n’avait prévu un tel fait. Ce tournant se produit quand les gens décident de sortir de la servitude volontaire. Car pourquoi se soumet-on à un système dont on souffre et se plaint ? Parce que l’on accepte de fonctionner sur un mode masochiste… Jusqu’au jour où l’on ne veut plus transiger avec son désir. Et où l’on ose dire : « Je veux ça, je ne veux pas ça », quel que soit le prix à payer. Mais pourquoi ce réveil a-t-il lieu à tel ou tel moment ? C’est l’un des mystères du sujet, qu’il soit collectif ou individuel.

Exercices

Comment réussir à prendre du recul ?
Dans le flot continu des mauvaises nouvelles, voici quelques conseils pour relativiser sans sombrer dans le je-m’en-foutisme. Avec la collaboration d’Elsa Godart, docteure en philosophie et en psychanalyse, et Pierre Marie, psychanalyste.

S’INFORMER AUTREMENT

Les médias font du monde un monochrome de Pierre Soulages, le « peintre du noir », si nous les recevons sans sélection ni effort d’approfondissement. Plutôt que de se « déconnecter », il s’agit donc d’en faire un usage raisonnable : s’accorder un seul mais long moment dans la journée pour s’informer, plutôt que de se brancher sur les actualités en continu. Et diversifier ses sources, oser des lectures approfondies sur la politique, l’économie, l’histoire… afin de remettre en perspective ce que nous entendons au fil des flashs infos.

Deux sites à visiter :
=> Le quotidien des livres et des idées

=> La vie des idées

 

REVENIR À SON RESSENTI

C’est la crise : mais moi, dans ma vie, tout de suite, maintenant, comment, en quoi suis-je touché ? Dans la majorité des cas, cette interrogation permettra de constater l’hiatus entre le discours global et notre vécu subjectif. Et de ne pas se laisser abuser par la pensée unique.

Lire Crépuscule des idoles de Friedrich Nietzsche (Hatier, “Classiques et Cie philo”, 2011).

FAIRE PREUVE DE RÉALISME

Derrière la peur de l’avenir se cache souvent une nostalgie du passé. Or le fameux « C’était mieux avant » n’est qu’illusion. Sur quels critères pourrions-nous dire que nos parents vivaient mieux que nous ? De même, comment nous inquiéter d’un avenir que, de fait, nous ignorons ? Le passé n’est plus, le futur n’est pas encore, seul l’ici et maintenant est à vivre : c’est la grande leçon du bouddhisme, à savourer dans la méditation.

Lire Comment peut-on être zen? de Jacques Castermane (Le Relié, “Poche”, 2011).

DISTINGUER CE QUI DÉPEND DE NOUS

La peur de l’avenir peut révéler une diffi culté à se situer entre désir de toute-puissance (je veux changer le monde) et sentiment d’impuissance (je n’ai de prise sur rien). Entre les deux, une position modérée est à trouver. Notamment en s’interrogeant, à la façon des stoïciens, sur « ce qui dépend de moi » et « ce qui ne dépend pas de moi ». Il ne dépend pas de moi que la France perde son AA+, il dépend de moi d’en faire une source d’angoisse…

LireLettres à Lucilius de Sénèque (Mille et Une Nuits, 2002).

SE SOUVENIR DES DÉFIS RELEVÉS

S’inquiéter de ne pouvoir traverser ce qui vient, c’est avoir la mémoire courte : car dans notre histoire, nous avons forcément été confrontés à des situations difficiles que nous avons surmontées. Si nous en avons été capables un jour, pourquoi ne le serions-nous plus demain ? Lister ces moments, mais aussi les apprentissages que nous en avons tirés permet de gagner confiance en soi et en la vie.

Lire : Imparfaits, Libres et Heureux de Christophe André (Odile Jacob, “Poches”, 2009).

Un été pour changer sa façon de manger

 

L’été est la période idéale pour acquérir de bons réflexes alimentaires. Les conseils de Thierry Hanh, médecin nutritionniste.

PAR Marie-Laurence Grézaud

images (9)Limiter l’apport en matières grasses.Vinaigrettes et sauces sont souvent surchargées en huile. Six cuillerées à soupe d’huile équivalent à six cents calories, soit presque un repas. Deux cuillerées à soupe suffisent, trois si le saladier est grand, agrémentées d’une cuillerée d’eau qui donne l’impression qu’il y a plus d’huile. Autre astuce : éviter d’essorer totalement la salade et jouer sur l’acidité avec les vinaigres et le citron. Quant aux herbes, épices, échalotes, oignons, gousse d’ail écrasée, ils remplaceront très bien le sel. Enfin, bien mélanger la salade pour éviter que la vinaigrette ne stagne dans le fond.

Vérifier les portions de viande et de poisson. Cent vingt grammes de protéines par personne restent la bonne quantité.

Se méfier du sel, il aiguise l’appétit (on dit qu’il est orexigène). Avant m•me de (re)saler, goûter au moins deux bouchées.

Ajouter des légumineuses, lentilles, pois chiches, etc., dans les salades froides ou tièdes. Riches en fibres, elles ralentissent l’assimilation des sucres et se transforment en énergie sans provoquer le fameux pic d’insuline propice au stockage.

Boire avant d’avoir soif, régulièrement, par petites gorgées, évite la déshydratation et la perte de vigilance.

Consommer des fruits et des légumes à profusion. Parce que le soleil aiguise nos sens, nous sommes naturellement enclins à varier notre alimentation. Nos papilles renaissent aux goûts les plus simples et tout parait meilleur. Bonne nouvelle : les aliments gorgés de vitamines, minéraux et fibres affichent une très bonne densité nutritionnelle.

Apprendre à manger en conscience : humer les odeurs du plat, sentir chaque bouchée avant de la mâcher… Le soleil ouvre à une meilleure écoute du corps et du signal de la satiété.

Thés et tisanes glacés à volonté

Thés de la pagode. La gamme « Grand thé des gourmets » s’adapte parfaitement à la préparation de thé glacé, notamment le thé vert à la menthe (8,65 €) ou le thé vert au fruit du dragon (7,65 €). Sachets de 110 g, dans les magasins bio et de diététique ou sur thesdelapagode.com.

Tisane Provençale N° 9 énergie-tonus, à base de thé vert et de karkadé (fleur d’hibiscus) pour un effet tonique, et de cynorrhodon (fruit de l’églantier), riche en vitamines, pour un effet défatigant et antiasthénique. Boîte de vingt sachets, 6,95 €, en pharmacie.

Le corps a besoin de beaucoup d’eau, plus encore lorsqu’il fait chaud. Sans sucre, nature ou en infusion, c’est la seule boisson qui hydrate et désaltère vraiment.

Il est conseillé d’en boire régulièrement : trois cents millilitres (un verre et demi) toutes les trois heures en plus des repas. Nos besoins quotidiens réels sont de trente-cinq millilitres par kilo, soit, pour une personne de soixante kilos, deux mille cent millilitres (un peu plus de deux litres).

À adapter en fonction de sa corpulence, de l’activité physique, de la chaleur et de l’hygrométrie ambiantes. Pour varier les saveurs, privilégier les thés et tisanes glacés.

À tester : la cuisine végétale

À lire

Petit Précis pour cuisiner sans produits d’origine animale de Celine Steen et Joni Marie Newman (Marabout, “Pratique”, 2013) et Les Algues au naturel de Kyoko Onishi, Marie Calmon et Olivier Picard (Alternatives, 2013)

Et si nous profitions des vacances pour apprendre à cuisiner végétarien ? L’épanouissement des sens stimule la créativité. Des légumes en brochettes ou papillotes au barbecue à la pissaladière, en passant par les gaspachos andalous, terrines du soleil au poivron, mousses de lentilles, houmous à la carotte, salades d’algues… La cuisine végétale regorge de recettes variées, colorées et pleines de saveur.

 

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