Archive pour 17 août, 2015

Le MYTHE SOLAIRE du GRAND CHIEN : LE FIGUIER

 

GRAND CHIEN FIGUIER

Le dieu Mabon était un grand chausseur. Dans ses expéditions, il se faisait toujours accompagner par le Grand Chien dont la qualité principale était de ne laisser aucune chance au gibier poursuivi.

En ce temps-là, le village du héros nommé Kulhwch subissait les assauts d’un sanglier féroce. Tous les jours et toutes les nuits, il faisait des dégâts dans les champs, il attaquait petits et grands. Les paysans avaient bien sur essayé de l’attraper, ils avaient même organisé des battues pour le traquer, mais jamais ils n’avaient vu de sanglier aussi rapide. Personne n’avait réussi à le maîtriser : chaque fois, il leur échappait. Et cela depuis des mois. En désespoir de cause, les habitants du village firent appel au héros Kulhwch et lui confièrent la mission de mettre le sanglier hors d’état de nuire.

Kulhwch savait que la tâche allait être ardue. Dans sa tête, il réfléchit à toutes sortes de stratégies, mais aucune ne lui paraissait adéquate. Il avait beau être un héros, cela lui semblait impossible de réussir tout seul. Comment s’y prendre ? Kulhwch eut une inspiration subite : il allait faire appel au dieu Mabon et lui demander de lui prêter le Grand Chien. Sans tarder, il passa à l’action.

Le dieu Mabon, très compréhensif, fut d’accord. Pour le bon équilibre des choses, il exigea une offrande en contrepartie. Kulhwch et les villageois organisèrent un banquet en l’honneur du dieu. Ils lui offrirent les meilleurs morceaux de viande grillée ainsi que toute une bouteille de vin suave.

Le dieu Mabon étati content. Le lendemain, il envoya le Grand Chien chez Kulhwch et tous deux partirèent à la chasse. Ils eurent vite fait de repérer le sanglier ; pendant trois jours et trois nuits, le Grand Chien poursuivit sa proie. Infatigable et déterminé. Alors qu’il commençait à se fatiguer, le héros Kulhwch réussit finalement à tuer le sanglier.

Par cet exploit, il gagna l’admiration et l’estime de tous. Il remercia le Grand Chien qui s’en retourna auprès de son maître. Libérés de leur prédateur, les villageois se sentirent tellement soulagés et joyeux qu’ils préparent un nouveau banquet. Il est aisé de deviner ce qu’ils mangèrent…

PERSONNALITE

Le Grand Chien aime œuvrer en équipe. S’il doit travailler seul, il a besoin du soutien et de l’encouragement des autres, que ce soit d’une personne en particulier, du grand chef ou de ses compagnons. Il avance dans la vie de façon instinctive, en faisant ce qu’on lui demande, sans trop se poser de questions, mais avec le souci constant d’agir de façon juste et correcte, afin de répondre aux attentes à son égard.

Parfois, ce mode de fonctionnment se retourne contre lui, sous forme d’une soumission excessive qui l’amène à perdre son identité propre. Il passe alors par des périodes de violente dépression et préfère s’isoler dans son malaise plutôt que de chercher le réconfort de ses amis. Ces mini-catharsis ont un effet régénérateur salutaire.

Persévérant et fidèle, le Grand Chien manque parfois de fantaisie, de saine folie. Il ne va guère chercher l’aventure, mais lorsqu’elle vient à lui, il ne la refuse pas, au contraire. Cette forme de passivité peu l’amener à être confronté à des gens de pouvoir qui vont le manipuler à leur avantage, profitant de son honnêteté et de son ingénuité. Une fois qu’ils n’en ont plus besoin, ils le laissent tomber sans scrupules. Le Grand Chien se retrouve alors seul, face à son destin.

DEFI

Si le Grand Chien s’associe avec des apprentis-sorciers aux projets peu clairs, aux buts égotiques et à la conscience plutôt trouble, il risque bien d’y laisser des poils, à défaut de plumes.

Dans le mythe, son maître est Mabon, un dieu solaire qui aime la clarté en toute circonstance. Il est important que le Grand Chien s’en souvienne et qu’l apprenne à discerner entre une motivation purement égoïste et un objectif collectif. Sa tâche, dans cette existence, est de donner un sens universel à ce qu’il entreprend. Il est appelé à s’engager de façon désintéressée pour les petites et les grandes causes de l’humanité. Pour résoudre ses problèmes personnels, il n’a pas le choix ; une attitude libérée de toute passion, un regard extérieur neutre sur sa propre situation, une dépersonnalisation des conflits, lui permettront d’en venir à bout.

Sur le plan de son évolution personnelle, le Grand Chien sort gagnant chaque fois qu’il réussit à traverser les moments sombres de la vie en les acceptant sans se révolter, sachant qu’ils le conduisent à une expansion. Il en est de même pour les expériences inattendues qui risquent de bouleverser son confort quotidien et de bousculer ses habitudes. Qu’il ne les refus surtout pas, à moins qu’il ait décidé de démissionner.

STRUCTURE

Le dieu-chasseur Mabon (Supraconscient) et le Grand Chien, son véhicule (Soi mobile), sont en harmonie ; Le héros Kulhwich (Conscient) a pour mission de combattre le sanglier dévastateur (contenu négatif de l’Inconscient). En offrant un sacrifice, le héros a accès au moyen, le véhicule divin, avec lequel il conclut une alliance. Ensemble, ils mèneront à bien la tâche confiée au héros.

Le contenu négatif de l’Inconscient, symbolisé dans le mythe par le sanglier qui ravage tout sur son passage, consiste en une accumulation d’états émotionnels négatifs. Pour n’en énumérer que quelques-uns, on peut citer la peur, le non-amour de soi, les complexes d’infériorité, de supériorité et les autres. Les dépasser implique l’abandon, le sacrifice de la complaisance que l‘on peut avoir à les alimenter. Souvent, ils servent d’alibi pour justifier les stratégies de l’ego. Ce processus aboutit si l’on entre en action en se laissant guider par le Supraconscient, en acceptant de renoncer à la maîtrise absolue, au contrôle personnel, à l’idée de sa propre toute-puissance.

Dans la constellation Canis major brille l’étoile du chien, baptisée Sirius, repère des navigateurs perdus. Cette fonction de guide se retrouve dans l’usage du chine d’aveugle, encore actuel aujourd’hui. Dans l’Antiquité, les Egyptiens plaçaient la maison des dieux sur Sirius, croyance partagée encore aujourd’hui par les Dogons du Mali.

 

5-figuier

 

LE FIGUIER

Le lait blanc du figuier est aussi amère que ses fruits sont doux. Il est aussi blanc que les états dépressifs du Grand Chien sont sombres. Comme le Grand Chien, les fruits du figuier sont toujours là lorsqu’on en a besoin, puisqu’ils peuvent être séchés et consommés toute l’année ; Par leur teneur élevée en sucre, ils sont extrêmement nutritifs et énergétisants. Au XVIIè siècle, les figuiers des îles grecques donnaient paraît-il jusqu’à 280Livres de fruits. On en gavait même les oies pour faire grossir leur foie.

Trempées dans de l’au ou, mieux dans du lait, les figues ont un effet laxant et libérateur des bronches. Appliquées sur les gencives en cas d’abcès dentaire, elles en hâtent la guérison. Même le fait corrosif du figuier a des vertus curatives ; il fait disparaître taches et verrues.

Le figuier, comme le Grand Chien, est un ami des hommes et des dieux. Dans de nombreuses traditions, on retrouve cet arbre en tant que symbole de l’immortalité, de la fécondité et de la connaissance.

En Inde, le Bouddha était assis au pied d’un Ficus religiosa lorsqu’il parvient à l’illumination et c’est à Mohenjo-Daro, la ville principale de la civilisation d el’ Indus, que les archéologues ont découvert le figuier primordial.

En Grèce, les figues étaient utilisées dans les rites d’initiation aux secrets de la fécondité. Elles symbolisaient aussi bien le scrotum que la vulve, selon les  régions. Actuellement, elles ont encore ce double sens dans plusieurs langues, notamment en italien où elles évoquent le sexe féminin. C’est sur un bûcher de bois de figuier que l’on brûlait les livres impies en Grèce et les monstres à Rome, où le figuier avait en outre la réputation de préserver de la foudre.

En Afrique du Nord, les figues sont également en relation avec le monde des ancêtres. Sur les tombeaux, dans les sanctuaires et les premiers sillons lors des labours, les Berbères déposent des figues comme offrande réservée aux morts pour obtenir leur bénédiction.

LES NATIFS du 26 au 05 JUILLET – Ressources Celtiques

Vous pouvez recopier ce texte à la condition d’en mentionner la source :

Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/

Le MYTHE SOLAIRE de la PETITE OURSE : LE SAPIN

 

PETITE OURSE SAPIN

Souvent, les dieux ne se comportaient guère mieux que les humains ou même que les animaux. Ils pouvaient être capricieux, jaloux et irascibles au-delà de l’imaginable. Un jour, à la suite d’une terrible querelle, une déesse abandonna son bébé dans la forêt pour le mettre à l’abri de ceux qui lui voulaient du mal. Le cœur gros elle le e dépose au pied d’un sapin majestueux en espérant que quelqu’un viendrait en prendre soin jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour rejoindre le monde des dieux.

A cet endroit, la forêt était très dense. Les humains ne s’y aventuraient guère ; C’était le domaine des renards, des cerfs, des ours et des blaireaux.  Tous les animaux de la forêt y vivaient en bonne entente. La Petite Ourse, perdue dans ses pensées, faisait justement sa promenade vespérale en solitaire lorsqu’elle entendit un brut bizarre. Elle dressa l’oreille : que pouvait bien être ce son étrange ? Intriguée, elle s’approcha. La curiosité chassa la peur et la Petite Ourse se dirigea d’n pas décidé vers le grand sapin d ‘où semblaient provenir des vagissements. Les arbres s’étaient-ils mis à pleurer à haute voix ? Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle vit un petit être vivant couché au pied du sapin, entre deux racines ; Un humain ? Ce n’était pas son rayon.

La Petite Ourse haussa les épaules et continue son chemin. Elle n’alla pas très loin. Tout en s’éloignant des leurs du bébé, son cœur généreux s’était ému. Comment pouvait-on abandonner ainsi une créature incapable de se débrouiller seule ? Elle revint sur se spas et prit le bébé dans ses bras. L’enfant se sentit instantanément rassuré et cessa de pleurer. Blotti tout contre la chaleur du pelage de la Petite Ourse, il chercha dans la fourrure ce dont il avait grand besoin : un sein à téter. Il le trouva et se rassasia. La Petite Ourse en ressentit tellement de bonheur que son cœur fut envahi de joie et de bien être. Le bébé-dieu avait ainsi trouvé une mère adoptive et la Petite Ourse une raison d ‘être.

PERSONNALITE

A quel type de Petite Ourse appartenez-vous ? Préférez-vous passer votre chemin lorsque vous rencontrez une situation inconnue, qui n’a pas de place ni d’espace réservé dans votre cadre habituel ? Vous laissez-vous effrayer par la nouveauté ? Reculez-vous devant l’inédit ? Ou permettez-vous à la magie de la vie de vous emporter, de vos abandonner à votre curiosité et à votre générosité ? Ce qui implique l’abolition des doutes et de la peur.

Souvent, la Petite Ourse a tendance à se limiter à ce qu’elle connaît, en fonction de ses expériences passées, conscientes ou non, de ce qu’on lui a enseigné, des exemples qu’elle a eus sous les yeux. Elle peut être une grande nostalgique du passé, du « bon vieux temps » Sous-entendant qu’à l’avenir il ne peut y avoir que douleur, souffrance et difficultés. De quoi être vraiment malheureuse, solitaire, sombre et triste.

Dès qu’elle cesse de se replier sur elle-même et qu’elle s’ouvre aux autres, elle est capable de reconnaître leurs besoins et de les combler avec une générosité exemplaire. Elle réussit alors à complètement s’oublier elle-même, à devenir une mère nourricière pour tous. C’est ainsi que la Petite Ourse découvre que c’est en nourrissant les autres qu’elle se nourrit elle-même. Parfois c’st en devenant mère ou père au sens biologique du terme que la Petite Ourse trouve son épanouissement.

DEFI

Tout le monde connaît la famille classique Maman-Ourse, Papa-Ours et Bébé-Ours. Ici, nous rencontrons Petite Ourse et enfant-dieu. Quel couple bizarre. Le défi est bien là : passer du connu, de la sécurité, de la norme, de la dimension humaine, contrôlable, à la dimension divine, universelle, avec toutes ses inconnues. Pour la Petite Ourse ce n’est pas chose facile. L’angoisse, la peur de perdre pied, rétrécissent son cœur. Elle préfère se recroqueviller sur elle-même et faire semblant de ne rien savoir ni voir. Elle en devient même invisible pour son entourage.

En réalité, la Petite Ourse a de quoi rayonner autant qu’n beau soleil d ‘été. Elle est capable de réchauffer les cœurs et les âmes. Lorsque les fées se sont penchées sur son berceau, à sa naissance, elles lui ont donné ce talent. Par la même occasion, elles lui ont donné la responsabilité de le faire fleurir.

STRUCTURE

L’enfant, qui est le prolongement de la déesse (Supraconscient) transforme la Petite Ourse (Inconscient) en nourrice. Si la Petite Ourse est réceptive et si elle ouvre son cœur, elle va pouvoir évoluer vers un niveau de conscience plus élevé. Si au contraire, elle se laisse gouverner par son ego, le doute et la peur vont la priver de cette belle expérience. Il est important que l’élan du cœur soit assez fort pour nourrir le Supraconscient. La Petite Ourse entre alors dans la compassion. Elle devient nourricière et généreuse. Son énergie circule librement, sans offrir de prise aux interactions négatives de l’extérieur. La Petite Ourse est alors invulnérable.

Dans le quotidien, il est important que la Petite Ourse apprenne à se nourrir des rêves, des intuitions, de tous les messages qui proviennent de son Inconscient. Ce processus est comme un révélateur servant à faire passer dans la Conscience la dimension spirituelle latente de l’inconscient qui est continuellement nourri par le Supraconscient, le Soi.

sapin

LE SAPIN

Bien entendu, cet arbre évoque le sapin qui a abrité le bébé-dieu en attendant qu’il soit secouru par la Petite Ourse. Comme elle, ce conifère offre une image double : d’une part, sombre comme ses humeurs moroses, aux aiguilles peu avenantes, inabordable.

Par contre, ses bourgeons sont aussi doux et bénéfiques que le lait de la nourrice. Ils guérissent toux, bronchite et catarrhe. La récolte a lieu au mois de mars. Il suffit de les mettre à infuser pendant deux heures, de filtrer ensuite le breuvage, pour avoir une tisane qui tonifiera l’estomac, libérera les voies respiratoires et soulagera les rhumatismes. On utilise même le sapin pour préparer des bains toniques pour les enfants rachitiques. Sans doute, la déesse n’avait-elle pas dépose on enfant sous un sapin par hasard. Les aiguilles du sapin ont des vertus antiseptiques. En décoction diluée dans l’eau du bain, elles soignent les arthrites et certaines maladies de la peau.

Enfin, cet arbre est devenu le symbole du renouveau, puisqu’on l’a adopté dans le monde entier pour célébrer Noël. Avant de devenir un événement commercial, cette fête marquait la célébration du solstice d’hiver. C’est le moment où les jours recommencent à grandir, où la vie renaît, où le soleil nourricier reprend de la vigueur et donne force, confiance et courage aux humains.

LES NATIFS du 16 au 25 JUIN – Ressources Celtiques

Vous pouvez recopier ce texte à la condition d’en mentionner la source :

Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes