Le MYTHE SOLAIRE de la PETITE OURSE : LE SAPIN

 

PETITE OURSE SAPIN

Souvent, les dieux ne se comportaient guère mieux que les humains ou même que les animaux. Ils pouvaient être capricieux, jaloux et irascibles au-delà de l’imaginable. Un jour, à la suite d’une terrible querelle, une déesse abandonna son bébé dans la forêt pour le mettre à l’abri de ceux qui lui voulaient du mal. Le cœur gros elle le e dépose au pied d’un sapin majestueux en espérant que quelqu’un viendrait en prendre soin jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour rejoindre le monde des dieux.

A cet endroit, la forêt était très dense. Les humains ne s’y aventuraient guère ; C’était le domaine des renards, des cerfs, des ours et des blaireaux.  Tous les animaux de la forêt y vivaient en bonne entente. La Petite Ourse, perdue dans ses pensées, faisait justement sa promenade vespérale en solitaire lorsqu’elle entendit un brut bizarre. Elle dressa l’oreille : que pouvait bien être ce son étrange ? Intriguée, elle s’approcha. La curiosité chassa la peur et la Petite Ourse se dirigea d’n pas décidé vers le grand sapin d ‘où semblaient provenir des vagissements. Les arbres s’étaient-ils mis à pleurer à haute voix ? Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle vit un petit être vivant couché au pied du sapin, entre deux racines ; Un humain ? Ce n’était pas son rayon.

La Petite Ourse haussa les épaules et continue son chemin. Elle n’alla pas très loin. Tout en s’éloignant des leurs du bébé, son cœur généreux s’était ému. Comment pouvait-on abandonner ainsi une créature incapable de se débrouiller seule ? Elle revint sur se spas et prit le bébé dans ses bras. L’enfant se sentit instantanément rassuré et cessa de pleurer. Blotti tout contre la chaleur du pelage de la Petite Ourse, il chercha dans la fourrure ce dont il avait grand besoin : un sein à téter. Il le trouva et se rassasia. La Petite Ourse en ressentit tellement de bonheur que son cœur fut envahi de joie et de bien être. Le bébé-dieu avait ainsi trouvé une mère adoptive et la Petite Ourse une raison d ‘être.

PERSONNALITE

A quel type de Petite Ourse appartenez-vous ? Préférez-vous passer votre chemin lorsque vous rencontrez une situation inconnue, qui n’a pas de place ni d’espace réservé dans votre cadre habituel ? Vous laissez-vous effrayer par la nouveauté ? Reculez-vous devant l’inédit ? Ou permettez-vous à la magie de la vie de vous emporter, de vos abandonner à votre curiosité et à votre générosité ? Ce qui implique l’abolition des doutes et de la peur.

Souvent, la Petite Ourse a tendance à se limiter à ce qu’elle connaît, en fonction de ses expériences passées, conscientes ou non, de ce qu’on lui a enseigné, des exemples qu’elle a eus sous les yeux. Elle peut être une grande nostalgique du passé, du « bon vieux temps » Sous-entendant qu’à l’avenir il ne peut y avoir que douleur, souffrance et difficultés. De quoi être vraiment malheureuse, solitaire, sombre et triste.

Dès qu’elle cesse de se replier sur elle-même et qu’elle s’ouvre aux autres, elle est capable de reconnaître leurs besoins et de les combler avec une générosité exemplaire. Elle réussit alors à complètement s’oublier elle-même, à devenir une mère nourricière pour tous. C’est ainsi que la Petite Ourse découvre que c’est en nourrissant les autres qu’elle se nourrit elle-même. Parfois c’st en devenant mère ou père au sens biologique du terme que la Petite Ourse trouve son épanouissement.

DEFI

Tout le monde connaît la famille classique Maman-Ourse, Papa-Ours et Bébé-Ours. Ici, nous rencontrons Petite Ourse et enfant-dieu. Quel couple bizarre. Le défi est bien là : passer du connu, de la sécurité, de la norme, de la dimension humaine, contrôlable, à la dimension divine, universelle, avec toutes ses inconnues. Pour la Petite Ourse ce n’est pas chose facile. L’angoisse, la peur de perdre pied, rétrécissent son cœur. Elle préfère se recroqueviller sur elle-même et faire semblant de ne rien savoir ni voir. Elle en devient même invisible pour son entourage.

En réalité, la Petite Ourse a de quoi rayonner autant qu’n beau soleil d ‘été. Elle est capable de réchauffer les cœurs et les âmes. Lorsque les fées se sont penchées sur son berceau, à sa naissance, elles lui ont donné ce talent. Par la même occasion, elles lui ont donné la responsabilité de le faire fleurir.

STRUCTURE

L’enfant, qui est le prolongement de la déesse (Supraconscient) transforme la Petite Ourse (Inconscient) en nourrice. Si la Petite Ourse est réceptive et si elle ouvre son cœur, elle va pouvoir évoluer vers un niveau de conscience plus élevé. Si au contraire, elle se laisse gouverner par son ego, le doute et la peur vont la priver de cette belle expérience. Il est important que l’élan du cœur soit assez fort pour nourrir le Supraconscient. La Petite Ourse entre alors dans la compassion. Elle devient nourricière et généreuse. Son énergie circule librement, sans offrir de prise aux interactions négatives de l’extérieur. La Petite Ourse est alors invulnérable.

Dans le quotidien, il est important que la Petite Ourse apprenne à se nourrir des rêves, des intuitions, de tous les messages qui proviennent de son Inconscient. Ce processus est comme un révélateur servant à faire passer dans la Conscience la dimension spirituelle latente de l’inconscient qui est continuellement nourri par le Supraconscient, le Soi.

sapin

LE SAPIN

Bien entendu, cet arbre évoque le sapin qui a abrité le bébé-dieu en attendant qu’il soit secouru par la Petite Ourse. Comme elle, ce conifère offre une image double : d’une part, sombre comme ses humeurs moroses, aux aiguilles peu avenantes, inabordable.

Par contre, ses bourgeons sont aussi doux et bénéfiques que le lait de la nourrice. Ils guérissent toux, bronchite et catarrhe. La récolte a lieu au mois de mars. Il suffit de les mettre à infuser pendant deux heures, de filtrer ensuite le breuvage, pour avoir une tisane qui tonifiera l’estomac, libérera les voies respiratoires et soulagera les rhumatismes. On utilise même le sapin pour préparer des bains toniques pour les enfants rachitiques. Sans doute, la déesse n’avait-elle pas dépose on enfant sous un sapin par hasard. Les aiguilles du sapin ont des vertus antiseptiques. En décoction diluée dans l’eau du bain, elles soignent les arthrites et certaines maladies de la peau.

Enfin, cet arbre est devenu le symbole du renouveau, puisqu’on l’a adopté dans le monde entier pour célébrer Noël. Avant de devenir un événement commercial, cette fête marquait la célébration du solstice d’hiver. C’est le moment où les jours recommencent à grandir, où la vie renaît, où le soleil nourricier reprend de la vigueur et donne force, confiance et courage aux humains.

LES NATIFS du 16 au 25 JUIN – Ressources Celtiques

Vous pouvez recopier ce texte à la condition d’en mentionner la source :

Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

 


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