Le MYTHE SOLAIRE du PETIT CHIEN : LE NOYER

 

PETIT CHIEN NOYER

Le dieu Llyr gouverne les eaux. Comme beaucoup d’hommes et de dieux, il a une faiblesse certaine pour les belles femmes, mortelles ou déesses.

Un jour qu’il observait la plage, il aperçut une jeune femme  superbe étendue au soleil, en train de rêvasser. Il en tomba aussitôt éperdument amoureux. Il s’approcha d’elle et lui déclara sa flamme ; Flattée, la jeune femme l’écouta. Emporté dans son élan d’amour, Llyr lui demanda même de devenir sa femme ; La mortelle acquiesça et promit de l’épouser. Débordant de joie, le dieu voulut tout de suite fixer la date du mariage. « Bientôt » répondit la belle.

Llyr n’avait pas l’habitude qu’on lui résiste, surtout pas une mortelle. Le manque d’empressement de sa promise suscita en lui une certaine méfiance. Il décida de se transformer en oiseau pour épier la jeune femme ; Il ne tarda pas à comprendre pourquoi elle montrait si peu d’enthousiasme. Quel scandale. Chaque jour un amant différent lui rendait visite. Chaque nuit, elle en rejoignait d’autres encore.

Fou de jalousie, Llyr entra dans une colère terrible. Lorsque le dieu des eux se fâche, cela fait des dégâts. La mer se déchaîna, la tempête balaya les côtes et dans sa rage, Llyr tua plusieurs amants de la belle. Croyez-vous que cela l’aurait affectée ? Pas le moins du monde. Elle en prenait simplement de nouveaux.

En voyant cela, le dieu Llyr comprit qu’il était inutile de tuer davantage, puisque la jeune femme ne cherchait que la nouveauté à tout prix. Elle n’avait d’ailleurs même plus de temps pour lui, le dieu des eaux. Llyr décida de la punir durement. Il resta embusqué et invisible, observant les allées et venues de la belle. Dès qu’il la vit entrer dans les flots pour se rafraîchir, il s’élança et jeta sur elle une pleine poignée d’herbes magiques. Instantanément, la belle mortelle se transforma en Petit Chien.

Depuis lors, elle court le long de la plage en jappant dès que quelqu’un s’approche d’elle.

PERSONNALITE

Le petit Chien ne supporte guère la solitude. Les autres, il n’en pas besoin pour partager ni échanger, mais pour s’en servir comme miroirs. Et pas n’importe lesquels. Il lui faut des miroirs flatteurs. Le Petit Chien sait s’entourer d’une cour d’admirateurs, qui inexorablement se lassent tôt ou tard de ses caprices, de ses humeurs changeantes, de son manque de profondeur ; Il n’a d’ailleurs gère de scrupules ; très souvent, il traite les humains comme de simples objets.

Piégé par son amour du plaisir et du luxe, il oublie les valeurs fondamentales. La nouveauté le fascine. Il ne cherche qu’à accumuler les expériences, qu’il vit alors de façon superficielle, sans s’impliquer.

En cas de crise économique, il sera particulièrement touché et aura davantage de peine que les autres à faire face à une situation moins aisée. Le Petit Chien se laisse en réalité mener par le bout du nez par son propre ego. Parfois les circonstances de la vie – une maladie, un deuil, une défaite professionnelle ou affective – l’obligent à s’arrêter. Qu’il le veuille ou non, il aura intérêt à vivre les coups durs comme un cadeau lui permettant de reprendre contact avec son monde intérieur, son potentiel spirituel.

DEFI

Le Petit Chien a une façon de vivre centrifuge ; plus il s’agite, plus il se perd. Il finit par se trouver disloqué, à mille endroits à la fois. Il perd l’accès à son lieu de pouvoir intérieur. Son besoin de reconnaissance exige qu’il sacrifie des morceaux de lui-même. Il les remplace avec des images, de façades, qui plairont à son entourage. Avec le danger de se saigner de l’intérieur, sans que personne ne s’en aperçoive.

Pour ne pas se retrouver entièrement vide à l’intérieur d’une jolie coque, il vampirise les autres. Comme tout le monde, il a besoin d’énergie pour vivre. Si la sienne lui a filé entre les doigts, il ne se générera pas d’aller se servir ailleurs.

Le défi du Petit Chien est d’être, au lieu de paraître. S’il réussit cet apprentissage, il ne sera plus dépendant d’un public pour exister, il trouvera une source régénératrice à l’intérieur de lui-même et n’aura plus besoin des autres pour se nourrir. Alors qu’il se croit libre, il est en réalité victime de son goût de la séduction. Dès qui’ renonce à se donner en spectacle, à lui-même en premier lieu, sa beauté intérieure s’exprime dans toute son authenticité.

STRUCTURE

Le dieu Llyr (Supraconscient) courtise une jeune mortelle (Conscient) qui fait semblant de vouloir l’épouser. Son ego est flatté parce qu’un dieu s’intéresse à elle. En réalité, elle sait que cette union l’obligerait à se donner et à se dévoiler complètement, ce dont elle n’a nulle envie. Pour que l’Inconscient devienne accessible, elle devrait abandonner tout contrôle et se laisser aller aux avances de Llyr. Le Supraconscient sous forme d’oiseau (Soi mobile) découvre le jeu de la belle. Prise à son propre piège, elle entre dans une force centrifuge provoquant sa propre dislocation. Il ne reste alors plus qu’à annihiler le Conscient emballé qui se transforme en Inconscient (Petit Chien).

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LE NOYER

Curieusement, il est impossible de faire pousser des plantes médicinales, des herbes aromatiques ou de simples légumes sous un noyer. Comme le Petit Chien, cet arbre prend les forces des autres, mais ne leur donne rien en échange. Le noyer, malgré sa belle prestance, a de ce fait mauvaise réputation dans les campagnes.

On l’évite, on ne s’attarde pas sous son feuillage ; l’ombre du noyer fait mourir, dit-on. Il est même vivement conseillé de déménager dès que les racines d’un noyer s’aventurent sous la maison. Pour avoir accès au meilleur de lui-même, ses fruits, il faut patience et persévérance ; patience puisqu’ils murissent tard dans l’année et persévérance pour les libérer d’abord de l’enveloppe extérieure, puis de la coquille dure, avant d’accéder enfin à cet aliment riche en nutriments et en vertus médicinales.

Dans la mythologie grecque, le noyer était dédié à Perséphone, déesse dont la moitié de la vie se déroulait dans les ténèbres. Quant à Carya, une amante de Dionysos, elle fut métamorphosée en noyer à sa mort. Le temple qui lui fut érigé était orné de colonnes en forme de femmes, sculptées dans du bois de nouer, appelées caryatides.

La langue française nous offre un dernier clin d’œil ; le cerveau avec ses circonvolutions ressemble comme deux gouttes d’au aux cerneaux des fruits du noyer.

LES NATIFS du 17 au 26 JUILLET – Ressources Celtiques

Vous pouvez recopier ce texte à la condition d’en mentionner la source :

Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/

 


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