Archive pour 22 août, 2015

Le MYTHE SOLAIRE du HEROS TERRESTRE : LE PEUPLIER

 

HERON TERRESTRE PEUPLIER

Dis était le père des hommes et des dieux. Un jour qu’il se sentait un peu seul, l élabora le plan suivant : il allait choisir une belle mortelle qui lui donnerait un fils. Le destin de ce garçon n’aurait rien de banal, il aurait à affronter un certain nombre d’épreuves hors du commun. S’il en sortait vainqueur, il recevrait l’immortalité en récompense. Ayant ainsi la possibilité d’accéder au rang de dieu, il deviendrait le protecteur des dieux et des hommes. La relève serait assurée.

Ainsi fut fait. Dis n’eut aucun problème à trouver la créature du rêve qui allait devenir la mère du futur Héros. Neuf mois après que Dis se fût uni à elle, un magnifique bébé vit le jour. Ses parents le nommèrent Ogmios, le Héros terrestre.

Sa première action extraordinaire fut de parler dès qu’il émergea du ventre de sa mère. Peu après, inventa l’écriture. Par la suite, il accomplit douze travaux que nul autre n’aurait pu mener à bien. Depuis lors, les hommes et même les dieux lui vouent un grand respect et font appel à lui dès qu’ils sont confrontés à une situation critique.

PERSONNALITE

Le Héros terrestre ne recule devant aucun effort. Il pourrait même avoir tendance à rechercher l’exploit comme un moyen de se flageller et d’accéder ainsi au paradis.

Vécu de façon positive, l’archétype du Héros terrestre pousse sans cesse au dépassement de soi. Il ne prend pas ses propres limites au sérieux, ce qui lui vaut parfois de passer pour un être utopique ou exalté.

Consciemment ou non, il connaît l’étincelle divine qui vit en lui. Par tout ce qu’il entreprend dans la vie, c’est elle qu’il cherche à nourrir, à embellir et à faire grandir. Pas pour son propre profit, cela s’entend, mais pour le bien-être de la collectivité. Au négatif, le Héros terrestre se contentera de valeurs bien matérielles et peu innovatrices d’une part, et de l’autre, ne s’intéressera qu’à sa petite personne. Il fera tout pour être vu des autres, même les pires excentricités gratuites et provocatrices.

Il finira par renier autant son père divin que sa mère mortelle et à se retrouver isolé de tous.

DEFI

La voie spirituelle du Héros terrestre n’est pas dans la contemplation, mais bien dans l’action. Il s’agit donc de ne pas rechigner devant l’effort.

D’autre part, il est important que la motivation de ses actions vienne d’un élan du cœur, et non d’un calcul intéressé. Comme tout mortel, le Héros terrestre connaît les passions, les tristesses et les angoisses de la vie. Son père céleste l’enjoint cependant à faire abstraction de tous ses états émotionnels personnels lorsqu’il œuvre pour la collectivité. Il aura le grand bonheur de s’apercevoir qu’en travaillant pour les dieux et les hommes, ses problèmes personnels disparaîtront petit à petit, sans qu’il ait dû s’en occuper.

En tant que porte-parole du verbe divin, le Héros terrestre aune grande responsabilité. Il doit veiller à être un bon canal pour recevoir et faire passer le message des dieux. Une certaine dose d’abnégation et de rigueur va être nécessaire, ainsi que des règles éthiques strictes.

STRUCTURE

Le dieu Dis (Supraconscient) s’unit à une mortelle (Inconscient). Le résultat de cette idylle est la naissance d’Ogmios (Conscient) qui invente le verbe (attribut divin, manifestation de l’énergie de vie). En accomplissant les douze travaux héroïques en faveur des dieux et des hommes, il acquiert l’immortalité et passe ainsi au niveau du Supraconscient.

Pour qu’il y ait création, le Supraconscient doit l’unir à l’Inconscient. Le Conscient qui en est issu a le choix entre deux dynamiques ; soit il récupère son origine divine à son propre profit et reste alors un Conscient égotique, voué à l’échec, soit il met cette origine divine au service des dieux et des hommes. Il est alors en accord avec sa mission de vie.

D’après Alice Bailey, qui a consacré tout un ouvrage aux travaux d’Hercule, l’alter ego de notre Héros terrestre, la constellation appelée Hercule représente l’aspirant dont le regard peut se porter soit sur la Couronne, soit sur l’Aigle, les deux constellations voisines. S’il se tourne vers la Couronne, on peut l’entendre dire : « Je traverse une période difficile ; mon entourage est contre moi, mes conditions familiales sont mauvaises, mais un jour j’aurai la couronne ». Tandis que, tourné vers l’Aigle, il regarde le sacré et découvre ce merveilleux symbole de lumière qui émerge et qui rend toute victoire possible. On retrouve la même notion que dans le mythe du Héros terrestre et son défi : le choix entre la gloire personnelle et la fonction de porte-parole des dieux auprès des humains.

 

Peuplier-arbre-saisons

LE PEUPLIER

Droit comme un peuplier, intègre et solide, il est le Héros terrestre. Bien enraciné dans le concret du quotidien, dressé vers le ciel pour recevoir l’inspiration et les instructions nécessaires à l’exécution de toutes les tâches exceptionnelles qu’il décide d’entreprendre, le Héros terrestre est, dans sa morphologie, le jumeau du peuplier. Même le nom latin de cet arbre élancé, populus, évoque la vie du héros terrestre, tournée tout entière vers le peuple, plutôt que vers des préoccupations personnelles.

Il est amusant de constater que d’après les légendes grecques, le peuplier était consacré à Héraclès, l’Hercule latin, assimilé à son tour à notre Héros terrestre, tous deux ayant traversé l’épreuve des douze travaux apparemment impossibles à réaliser.

Une autre histoire raconte que les filles du soleil, inconsolables de la mort de leur frère qui fut précipité du ciel pour avoir conduit le char de son père, furent métamorphosées en peupliers. Lorsqu’ils s’en souviennent, ces arbres versent des larmes encore aujourd’hui.

Le peuplier fait en effet partie des salicacées comme le saule, pleureur à ses heures, lui aussi. Dans le mythe de l’Hydre-Saule, nous avons aussi affaire à un héros dont la tâche était de tuer le monstre des eux. Est-ce l’aptitude à l’enracinement de ces arbres qui en fait des héros, à savoir leur capacité d’affronter les défis les plus durs tout en gardant leur solidité et leur stabilité ?

N’oublions pas que le peuplier peut plier, mais qu’il est rarement déraciné, même dans la plus violente des tempêtes.  

 

LES NATIFS du 28 SEPTEMBRE  au 07 OCTOBRE – Ressources Celtiques

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Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/

Le MYTHE SOLAIRE du BOUVIER : LE MICOCOULIER

 

BOUVIER MICOCOULIER

Un triste jour du mois de septembre, un bon père de famille quitta ce monde en laissant deux héritiers : ses fils.

L’un d’eux n’avait qu’un souci dans la vie : posséder le plus possible de richesses. Il était sans cesse à la recherche d’une stratégie, même douteuse, pour se remplir les poches encore davantage. Aveuglé par l’appât du gain, il alla jusqu’à chasser son frère à la mort de leur père, afin de garder tout l’héritage pour lui.

Artorix, l’autre frère, ne reçut que deux bœufs. Très différent de son frère, il s’en contenta et décida de faire confiance à la vie et à son destin. Il prépara son balluchon et quitta la demeure paternelle, pour partir à la recherche de terres plus aimables.

En chemin, il eut la grande chance de faire la connaissance d’Esus, le dieu-bûcheron. Esus avait le pouvoir de lire dans le cœur des humains et de percevoir leurs désirs, même inconscients. Il avait aussi la capacité d’exaucer ces désirs. Cette rencontre fut-elle vraiment le fruit du hasard ou était-elle prévue dans le grand Jeu des Mythes ?

Le bûcheron et le frère errant se mirent à bavarder. Artorix se sentit tellement en confiance auprès du bûcheron, qu’il lui raconta toute l’histoire de sa vie. Esus l’écouta patiemment. A la fin du récit, il se leva et se dirigea vers le plus beau micocoulier de la forêt. Il ‘abattit avec tout le respect dû à l’arbre et en fin une charrue. Ce fut la première charrue de l’histoire des hommes. Par la même occasion, Artorix devint le premier agriculteur de l’humanité.

Emerveillé et au comble du bonheur d’avoir reçu un cadeau si précieux, il se mit aussitôt au travail. Tout d’abord, il attela ses bœufs à la charrue d’Esus. Puis il laboura le champ qui se trouvait à la lisière de la forêt. Il y sema ensuite des graines qui, une fois arrivées à maturité, ressemblaient beaucoup à l’épeautre actuelle, l’ancêtre de nos céréales.

Tandis que le frère avare était encore en train de compter ses sous, Artarix était devenu un précurseur dans le domaine de l’agriculture. Grâce à lui, les humains mangèrent à leur faim pendant très longtemps. Ce qu’il advint par la suite es tune autre histoire…

PERSONNALITE

Il arrive que le Bouvier soit un opportuniste né. Mais il peut tout aussi bien être à l’écoute de son entourage, avec un besoin profond d’harmonie, d’équité et un grand sens de l’interdépendance. S’il sort de son repli égoïste, il  devient le contraire d’un solitaire : un être constamment sollicité. Convivial, prêt à collaborer à toutes sortes de projets et d’aventures, il aime vivre et agir « avec les autres ».

Pour parvenir à cet état d’esprit, il doit parfois passer par des épreuves de rejet et d’abandon, donc de doute et de désespoir. Il lui faut alors beaucoup de volonté pour se redresser et reprendre confiance en lui. Lorsqu’il arrive au terme de son errance, il acquiert un autre sens des valeurs : ses préoccupations personnelles deviennent secondaires. Elles laissent la place au plaisir qu’il expérimente à vivre, à partager et à échanger avec les autres.

Il est alors capable d’aller à la rencontre de ses semblables sans buter sur leurs différences et leurs particularité, mais en les appréciant comme ils sont.

DEFI

Entre les deux, mon cœur balance : le matériel ou le spirituel ? Le Bouvier est souvent placé devant ce dilemme. Il passe des heures d’agonie à écouter le diable et l’ange dialoguer à l’intérieur de lui. Alors qu’il suffit de changer un petit mot de deux lettres pour apaiser son âme. Peut-il imaginer vivre le matériel et le spirituel ? Une fois de plus ce qui, à première vue, semble être en opposition totale est en réalité tout à fait compatible et même complémentaire. Au lieu de voir la vie par le petit bout de la lorgnette rien ne nous empêche de nous installer sur notre tapis volant imaginaire et d’observer le paysage dans sa globalité. On s’aperçoit alors que les différentes composantes de l’existence sont toutes reliées entre elles par un fil d’Ariane.

C’est en ayant conscience de ce fil conducteur que nous éviterons  de sauter d’un excès à l’autre. En même temps, nous échapperont à l’épuisement, car à la longue ces sauts quantiques finissent par être très fatigants.

Pour relever le défi, le Bouvier renoncera à toute avidité quelle qu’elle soit : matérielle, spirituelle, sexuelle, affective, etc. Il ne prendra que ce dont il a réellement besoin, ce qui implique également une certaine capacité de discernement. En y ajoutant un peu de créativité d’huile de coude, il en fera des merveilles qu’il pourra redistribuer autour de lui à son tour.

STRUCTURE

A la mort du père, le fils avide (Conscient/ego) chasse son frère Artorix et lui donne deux bœufs (Inconscient avec ses attributs). Celui-ci rencontre le dieu Esus (Supraconscient) à qui il se confie. Esus donne une charrue à Artorix, grâce à laquelle il accomplit sa mission et prend la place du Conscient.

L’acceptation de l’errance permet à l’Inconscient de rencontrer le Supraconscient. En ignorant l’ego, celui-ci n’a pas de prise. Le Supraconscient s’allie alors à l’Inconscient et lui donne les moyens d’accéder au Conscient en harmonie avec le chemin de vie, avec la destinée.

Les anciens astrologues conféraient à la constellation du Bouvier une énergie donnant prospérité et amour des activités rurales, avec néanmoins quelque tendance aux excès. Arcturus, l’étoile de feu de cette constellation, appelait à la confiance totale ; on pouvait lui demander de prendre soin des plus grands trésors sans hésiter. Elle signifiait également qu’on était chargé des intérêts du peuple. D’une façon générale, elle était supposée donner richesses, honneurs, haute renommées, décision et prospérité par la navigation et les voyages. Leur interprétation est une parfaite harmonie avec le mythe du Bouvier et la destinée du jeune Artorix.

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LE MICOCOULIER

Dans le midi, on fait des manches d’outils avec le bois du Micocoulier. Rien d’étonnant, lorsqu’on sait que cet arbre est l’allié du Bouvier, un être qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte de façon très concrète pour bâtir et cultiver.

Il appartient à la même famille que l’Orme dont nous avons fait connaissance avec le mythe de la Reine . Le matériel et le spirituel sont aussi éloignés l’un de l’autre que les personnalités de l a Reine-Orme et du Bouvier-Micocoulier. Pourtant, les deux arbres sont de la même famille, comme les deux frères du mythe. Peut-être y a-t-il là un clin d’œil aux humains que nous sommes, pour nous rappeler que nous faisons partie d’un grand tout et que, dans cette optique, les querelles religieuses, économiques et raciales sont bien futiles.

LES NATIFS du 18 SEPTEMBRE  au 27 SEPTEMBRE – Ressources Celtiques

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Le MYTHE SOLAIRE du CORBEAU : LE GENEVRIER

 

CORBEAU GENEVRIER

Lug était un dieu fort occupé. Souvent, ses obligations l’amenaient à voyager. Il ne savait jamais exactement combien de temps durerait son absence, parfois deux jours, parfois trois semaines ou même davantage. Il servit sans doute de modèle à l’homme d’affaires moderne.

Cette fois, il n’avait pas trop envie de partir. En effet, sa belle, une jeune mortelle, était sur le point d’accoucher de leur enfant. Tout en faisant ses valises, Lug réfléchissait. C’est vrai, il avait fort envie d’être présent au moment de la naissance du bébé. Mais il y avait autre chose. Il ne faisait pas entièrement confiance à sa compagne. On l’a déjà vu, même les dieux ont un orgueil tout à fait mâle lorsque leur virilité est en jeu.

Pour ne pas être rongé par le doute pendant qu’il vaquerait à ses occupations importantes, il fallait trouver un être de confiance qu’il chargerait de surveiller sa belle. Après un moment d’hésitation, il appela le Corbeau Blanc, son aide en divination. « Tu me feras un compte rendu fidèle et détaillé de tous les événement qui surviendront pendant mont absence » lui dit-il. Il lui recommanda avant tout de vieller à ce qu’aucun mortel n’approche sa compagne de trop près. Le Corbeau prit soigneusement note des instructions de son maître. Le lendemain, après avoir encore passé une douce nuit d’amour avec sa belle, le dieu Lug partit l’âme en paix.

Le temps passa, la vie s’écoula et un beau jour Lug fut de retour. Dès son arrivée, il convoqua le Corbeau blanc et l’interrogea. Celui-ci était très ma pris. En effet, après avoir juré obéissance à son maître, il avait également prêté serment à la veille de garder secrètes les nuits de passion qu’elle avait passées avec son amant, le jeune berger aux cheveux bouclés, à la vigueur fougueuse et à la peau douce.

Le Corbeau, visiblement pas très confortable dans a peau ni dans ses plumes, feignit que rien d’anormal ne s’était passé, que les jours s’étaient enchaînés dans une tranquillité presque monotone en l’absence du dieu. Visiblement, il mentait. Quelle impudence. Comment osait-il raconter des mensonges au grand Lug, dieu de la divination, que jamais personne n’avait réussi à berner ? Pensait-il vraiment s’en tirer impunément.

En fait, Lug entra dans une colère aussi terrible qu’instantanée. L’histoire ne dit pas le sort qu’il réserva à la jeune mortelle. Le Corbeau, par contre, devait être puni séance tenante  de sa trahison. Un tel abus de confiance méritait le pire des châtiments. Il attrapa le Corbeau qui était si fier de ses plumes blanches. Sans en oublier une seule, il noircit intégralement tout son plumage et condamna l’oiseau à une obéissance éternelle.

PERSONNALITE

Le Corbeau est souvent choisi pour confident. Il est d’ailleurs parfaitement capable de garder un secret et même d’être bon conseiller. Il peut faire un excellent thérapeute, tout comme un espion rusé.

En effet, si son goût du pouvoir et de lala séduction l’emporte, il se délectera à recueillir les secrets de ses amis et de ses ennemis, pour les jouer les uns contre les autres. Il sera tellement pris par son propre jeu, qu’il ne s’apercevra que trop tard qu’il est dans le pétrin jusqu’au cou. Très doué pour se justifier à ses propres yeux, il invoque toutes sortes de raisons abracadabrantes l’ayant soi-disant contraint à mentir, à trahir.

Sujet à la mythomanie, le Corbeau ne sait plus distinguer le vrai du faux. Pour sortir de ce cercle vicieux, il a intérêt à abandonner ses velléités d’être un marionnettiste tout-puissant. S’il accepte d’être au service d’une cause humanitaire, spirituelle ou simplement humaine, il réussira à bien canaliser ses énergies et ses talents. Il est particulièrement important pour un Corbeau de choisir un métier qui lui permette d’accéder à d’autres dimensions de conscience. Détective privé ou agent secret, il sera moins épanoui que conseiller conjugal, par exemple.

DEFI

Le Corbeau se laisse facilement séduire par tout ce qui n’est pas très limpide. Il adore les intrigues et n’hésite pas à faire courir les rumeurs les plus extravagantes. Il croit ainsi se rendre intéressant et jouer un rôle social important. Cette tactique est malheureusement utilisée par bon nombre de politiciens.

C’est bien le besoin de briller à tout prix que le Corbeau doit apprendre à dépasser. En se souvenant de sa responsabilité d’être humain soumis aux lois divines, il réussira à donner le meilleur de lui-même.

Il sera alors enfin reconnu socialement, de façon positive, cette fois.

STRUCTURE

Le dieu Lug (Supraconscient) s’est uni à une mortelle (Inconscient). Le Corbeau blanc, délégué du dieu, accepte la mission de surveiller la belle. Le dieu part en voyage et sa concubine se réveille. Elle entraine avec elle le Corbeau qui tombe dans le piège de l’ego (Conscient). En l’occurrence, il se croit tout-puissant, capable de jouer sur les deux tableaux impunément. A son retour, Lug découvre le pot aux roses. Il punit le Corbeau et le condamne à une fidélité éternelle.

Lorsque le Conscient se sépare du Supraconscient et va jusqu’à le renier en s’alliant avec l’Inconscient, on ne peut que courir à la catastrophe. Dans la tradition amérindienne, le Corbeau est lié à la magie. Dans cet art délicat, il est fondamental de bien choisir ses alliés.

 

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LE GENEVRIER

Les randonneurs connaissent bien cet arbuste que l’on trouve en montagne comme au bord de la mer, dans les pâturages et les forêts de pins. Le genévrier fut une des premières plantes à croître en Europe occidentale après la période glaciaire. Dans certains pays, il est même protégé. En tant qu’associé du Corbeau, lui-même confident du grand dieu Lug, c’est bien la moindre des choses.

Par ses aiguilles extrêmement piquantes et compactes, le genévrier se défend de toute ingérence dans son univers. Il faut être aussi rusé que lui pour accéder à ses baies parfumées, qui agrémentent délicieusement les choucroutes hivernales et réchauffent à merveille les entrailles, une fois distillées.

Les baies du genévrier sont efficaces contre les extinctions de voix. Trop de mensonges rendraient-ils muets ? On les utilise aussi en tisanes, infusions, extraits fluides, huiles essentielles et vin pour stimuler la digestion et pour tous les problèmes rénaux.

Et n’oublions pas les vertus magiques de cet arbuste, dont la fumée éloigne les mauvais esprits.

LES NATIFS du 07 SEPTEMBRE  au 17 SEPTEMBRE – Ressources Celtiques

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