Archive pour 28 août, 2015

Le MYTHE SOLAIRE de la BALEINE : LE CHATAIGNIER

 

BALEINE CHATAIGNIER

Branwen étai bien sûr la déesse de l’amour et de la fécondité. Cependant, avant tout, elle était la gardienne de la force de vie. Elle ne se laissait jamais de partager et de transmettre cette puissante énergie autour d’elle, avec une extrême générosité et une grande liberté. Ainsi, elle assurait la continuité de la vie.

Lorsque Branwen donnait, elle ne jugeait jamais, elle n’attendait rien en retour et laissait une liberté totale aux dieux dans la gestion de cette force de vie. Par contre, elle était très mécontente et fâchée de la façon égoïste et calculatrice dont les humains distribuaient leur amour. Eux qui d’habitude étaient si prompts à copier tout et n’importe quoi sans se poser de questions, n’avaient rien compris à la philosophie de Branwen.

C’est pourquoi elle accepta sans hésiter d’aider Llyr, le dieu des eaux, lorsqu’il fit appel à elle. En effet, il devenait urgent d’infliger une leçon à la famille royale, à la Reine surtout, dont l’arrogance dépassait les limites tolérables. Elle avait osé proclamer haut et fort que sa fille, la Princesse, était la plus belle des mortelles et même des déesses.

Llyr avait exigé un sacrifice : celui de la Princesse. Elle devait être attachée aux rochers au bord de l’océan, en attendant qu’un monstre marin vienne la dévorer. Tandis que le Roi s’exécutait et, la mort dans l’âme, ordonnait que l’on enchaine sa fille chérie dans la mer, Branwen se transformait en Baleine monstrueuse, énorme, impressionnante, telle que personne n’en avait jamais vue. Elle se dirigea vers la Princesse pour l’engloutir.

Juste au moment où elle allait fondre sur la jeune fille, le Héros solaire surgit dans une grande lumière céleste. Il libéra la Princesse et tua la Baleine. Branwen put ainsi reprendre son apparence de déesse de l’amour. Quant à la Princesse, il suffit de se rapporter à son mythe pour connaître la fin de l’histoire.

 PERSONNALITE

Altruiste par excellence, la Baleine est prête à se sacrifier pour les autres. Elle est totalement détachée de toute infatuation. Effacée, elle ne révèle que très rarement son identité, ses sentiments et émotions. Généreuse, elle a beaucoup d’entregent, on l’aime et on l’apprécie. Plutôt que de faire la morale, elle est un exemple vivant de ce en quoi elle croit. Elle est heureuse chaque fois que ses expériences – bonne sou mauvaises – peuvent bénéficier aux autres.

Elle sait intimement que le temps n’est qu’une convention ; elle a le sens de l’illimité. De ce fait, la mort a, pour elle, peu d’importance. La Baleine vit chaque jour une renaissance, une nouvelle aventure. Sa vie est pleine d’imprévus. Elle a intérêt à y trouver du plaisir et à savoir s’adapter, si elle ne veut pas risquer de se sentir prise au piège, dépassée par les événements. Souvent, elle se protège en se repliant sur elle-même. La Baleine peut même connaître des crises de désespoir violentes et destructrices lorsqu’elle a l’impression que tout lui échappe, que la vie va trop vite.

DEFI

Symboliquement, l’être humain a parcouru tout le zodiaque lorsqu’il arrive au mythe de la Baleine-Châtaignier. Il le connaît donc dans sa totalité, même si c’est inconsciemment. C’est cette perception de l’univers et de l’être humain que la Baleine est appelée à ressentir et à transmettre autour d’elle.

Tant qu’elle en a une vision fragmentée, parcellaire, elle se sentira captive, en exil. Lorsqu’elle a conscience de cette appartenance universelle, il est important que cela ne se limite pas à un théorème intellectuel, mais soit bien ressenti comme une réalité énergétique. La Baleine respire alors consciemment en syntonie parfaite avec la pulsion de l’univers.

Quand l’être humain infiniment petit aura accordé le rythme de ses cellules à celui de l’infiniment grand, une conscience nouvelle pourra émerger, qui sera au-delà des affres de la dualité et de la violence, l’intolérance et la haine qu’elle engendre.

STRUCTURE

Le dieu Llyr demande à la déesse Branwen de l’aider à punir la famille royale. Branwen se transforme en monstre marin (Conscient). Le Héros solaire (Supraconscient) intervient. Il tue le monstre (ego) et sauve la Princesse (Inconscient).

Dans ce mythe, il ya deux sacrifices. Le premier, sur le plan terrestre, est celui de la Princesse, qui finit par être sauvée. Le second, sur le plan plus symbolique, est la mort de la Baleine, qui n’et qu’une apparence de la déesse de l’Amour. Elle-même s’est dévouée pour jouer ce rôle, afin de ramener l’équilibre, puisque la Reine tentait d’usurper le domaine des dieux.

Tant que le Supraconsicent est là pour maintenir un certain ordre (vigilance du dieu Llyr, avec la complicité de Branwen), les rôles se redistribuent automatiquement. Le tout est de garder mobilité et confiance, même si le Supraconscient change d’apparence, afin d‘empêcher que l’ego puisse s’installer.

Dans le ciel, la Baleine est immortalisée par la constellation de Cetus. Elle nous en rappelle d’autres, notamment dans la mythoogie grecque, ainsi que l’histoire de Jonas dans la tradition biblique.

En Chamanisme, la baleine est considérée comme la gardienne de la mémoire. Les biologistes affirment qu’elle a vécu sur notre planète il y a des millions d’années. Les personnes ayant des affinités avec la Baleine sont appelées à puiser dans la mémoire collective et à trouver un langage original pour en transmettre le message à leurs congénères.

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  LE CHATAIGNIER

Majestueux, les châtaigniers cohabitent facilement avec d’autres feuillus, à l’image de la Baleine qui, dans son milieu aquatique, est aimée de tous.

On dit que les châtaigniers peuvent atteindre l’âge canonique de 1000 ans, ils sont donc, presque éternels. Un châtaignier peut avoir jusqu’à 15 mètres de périmètre. Son bois est aujourd’hui encore très apprécié pour la construction de charpentes parce qu’il a la particularité de ne pas être attaqué par les larves. On retrouve la force qui, dans le mythe, est dégagée par les dieux et qui empêche tout parasitage, que ce soit par les larves ou les egos démesurés.

Pendant des siècles, le châtaignier fut le pain, le toit, le chauffage et le fourrage des habitants et des animaux du sud de l’Europe.

Ses fruits, comestible, sont comme des oursins végétaux : ils sont entourés d’une enveloppe hérissée de piquants acérés. Très riches en sels minéraux, ils ont une valeur nutritive et énergétique reconnue. Le potassium contenu dans les châtaignes contribue à l’équilibre acido-basique et par conséquence à une circulation correcte des énergies vitales et du sang.

LES NATIFS du 05 MARS au 14 MARS – Ressources Celtiques

Vous pouvez recopier ce texte à la condition d’en mentionner la source :

Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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Le MYTHE SOLAIRE du CHEVAL AILE : LE NEFLIER

 

CHEVAL AILE NEFLIER

Il était une fois une mortelle nommée Kiridwen. La malheureuse avait un visage tellement laid et monstrueux que tous ceux qui la regardaient restaient pétrifiés de terreur.

Enceinte des œuvres du dieu Llyr, Keridwen se détestait au point de ne pas réussir à accoucher de son enfant. Elle n’osait imaginer ce qui allait sortir de son ventre, qui entre-temps était devenu énorme. Keriden, désespérée, se sentait de plus en plus mal.

Le Héros solaire, fils du grand Dagda, vint à sa rescousse. Il la délivra en la décapitant, tout simplement. Sage-femme pour l’occasion, il fit naître un magnifique Cheval ailé qui devint son coursier fidèle ; Le Héros lui confia de nombreuses missions dont il s’acquitta à la perfection.

Un jour, le Héros solaire abandonna le Cheval ailé sur la Montagne des Brumes. Le Héros terrestre l’aperçut et se l’appropria sans demander l’avis de personne. Il ne s’arrêta pas là. Devenu un peu mégalomane, il décida de devenir un dieu. Pas n’importe lequel : le plus grand. Il monta sur le dos du Cheval ailé et le chevaucha jusqu’à ce qu’ils parviennent au domaine des dieux. De loin, Dagda aperçut l’équipage et lorsqu’il reconnut le Héros terrestre, il se fâcha tout rouge. « Tu n’as rien à faire ici » lui lança-t-il. D’un gros coup de massue, il l’assomma et le réexpédia brutalement sur terre.

Resté seul à nouveau, le Cheval ailé se sentait un peu perdu dans le monde des dieux. Dagda se prit d’affection pour lui. Il l’engagea à son service et lui confia la tâche délicate de transporter sur son dos, entre ses ailes, sa massue et son chaudron.

PERSONNALITE

Le Cheval ailé a tendance à vivre par procuration, en fonction de ce que les autres veulent de lui. Il va là où on le pousse, avec une fidélité aveugle, en s’adaptant aux situations les plus imprévisibles. Il arrive qu’il soit guidé par des inspirations divines. Là aussi, il manque d’esprit critique et de bon sens et fait passer ses idées comme des vérités absolues.

Son destin est d’être toujours en mouvement. S’il choisit une occupation statique, le Cheval ailé voyage dans sa tête. De ce fait, il lui est difficile de s’arrêter et de faire le point, afin de redimensionner sa vie en conscience. S’il est immobile, c’est souvent en réaction à une peur, à des circonstances extérieures, et non pas au libre choix.

Le Cheval ailé fonctionne selon un rythme cyclique, avec parfois des ruptures brusques où il passe d’un seul coup à autre chose. On dirait qu’il est subitement pris d’une inspiration et que rien ne peut l’arrêter. Lui qui d’habitude semble plutôt passif devient alors extrêmement déterminé, décidé à entamer un nouveau chapitre de sa vie.

DEFI

Tans qu’il ne trouve pas de débouché à sa créativité, le Cheval ailé ne sera jamais vraiment libre. Souvent, il est trop susceptible, trop vulnérable à la critique et au jugement d’autrui. Il lui arrive aussi de se dénigrer, de sous-estimer son talent artistique et de se limiter à n’en faire bénéficier qu’un cercle intime d’élus.

Il est important que le Cheval ailé garde intacte sa capacité d’accéder à toutes les dimensions, à tous les espaces, mais qu’en même temps il trouve son identité propre, sa consistance personnelle, qui lui permettra de donner dorme à ses idées, ses sensations et ses perceptions très subtiles et fines.

Son intérêt authentique pour les domaines très différents lui crée souvent beaucoup de confusion et ce n’est qu’avec les années qu’il apprend à mieux discerner et à établir des priorités claires.

STRUCTURE

Keridwen (Conscient/ego), immobilisée par sa propre laideur, ne parvient pas à accoucher de son enfant (Inconscient). Le Héros solaire (supraconscient) intervient et fait naître le Cheval ailé. Survient le Héros terrestre (Conscient/ego) mégalomane qui essaie de s’introduire dans le royaume des dieux. Dagda (Supraconscient) le renvoie et prend le Cheval ailé sous sa protection.

L’ego apparaît sus plusieurs formes. D’abord, avec Keridwen, il est au service de la création mais bloque le processus. La propre importance, le jugement négatif porté sur soi, le manque de confiance, empêchent le fruit de l’union entre le dieu et la mortelle de voir le jour. Ensuite, l’ego essaie de s’approprier une part de Supraconscient, pour jouer aux dieux lui-même, au lieu d’accepter sa fonction terrestre au service des dieux.

La mobilité permanente permet chaque fois de déjouer l’ego négatif arrogant, pour créer un ego serviteur.

Dans la mythologie grecque, nous retrouvons ce mythe avec l’histoire de Pégase que Persée fit naître de la Gorgone Méduse en lui tranchant le cou. Bellérophon dompta Pégase alors qu’il se désaltérait tranquillement à la source Piréné. Zeux (le Dagda grec) aurait envoyé un taon pour irriter Pégase, afin qu’il désarçonne sa monture. C’est ainsi que Bellérophon serait tombé dans un champ d’épines, puni d’avoir voulu monter jusqu’au ciel des dieux.

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LE NEFLIER

Apparemment, le Cheval ailé ne réussit pas facilement à donner corps à ses créations. Est-il alors surprenant que dans certaines régions, un morceau de bois de néflier était proposé aux femmes sujettes à l’avortement ? On leur conseillait de le suspendre à leur cou, pour pouvoir garder l’enfant jusqu’au terme de la grossesse.

Les nèfles, fruits du néflier, sont un rayon de soleil doux et sensuel à la fois sur les étals des marchés méditerranéens au début de l’été. Comme le Cheval ailé, qui connaît de nombreuses péripéties avant de pouvoir s’embarquer définitivement dans sa mission de vie, ce n’est que lorsqu’elles sont déjà blettes que les vertus médicinales des nèfles sont à leur apogée.

Elles sont indiquées pour les affections du gros intestin à cause de leur richesse en tanin et contribuent aussi à l’équilibre du système nerveux. Une poignée de noyaux de nèfles macérés dans un litre de vin blanc pendant une journée donnent une potion efficace contre goutte, gravelle et lombalgies, à raison d’un verre le matin à jeun. On dit en outre que feuilles et racines du néflier réduits en poudre et mélangés à du vin chaud,  à jeun également, auraient des propriétés antipaludéennes.

LES NATIFS du 24 FEVRIER au 04 MARS – Ressources Celtiques

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Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/

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