Un héritage qui garde espoir

 

 

Islam 00012Maintes et maintes fois, nous avons tous entendu nos aînés parler d’un âge d’or révolu. Dans les époques de confusion qui secouent l’humanité, nous avons trouvé, sous une forme soi-disant littéraire sophistiquée, un semblant de réconfort dans les légendes rapportées sur le passé de nos ancêtres. Ces souvenirs récurrents de ceux qui sont perçus comme mentalement faibles ont d’une certaine manière réussi à jeter une nuance dorée sur la frange de notre temps présent, nous amenant étrangement à ressentir la nostalgie du passé. Les désirs d’aujourd’hui ne sont pas totalement détachés du passé. Le désir d’une telle continuité du temps traverse les esprits alors qu’ils accomplissent la tâche la plus terre à terre, supprimant petit à petit le sens de l’accomplissement. Et un jour, sans s’y être réellement confrontés, ils se demandent pourquoi aujourd’hui ils se sentent aussi inutiles.

Aujourd’hui, ceux qui font profession d’identifier et de soigner ces sentiments de vide et de solitude vécus par le moi ont présenté une panoplie de solutions, en général emballées dans divers discours intellectuels. Les gens se confrontent à chacun de ces discours, espérant que l’un d’entre eux sera après tout leur visa estampillé vers les entrées dorées de l’illumination. Le temps déballe chaque solution et dévoile son contenu. L’histoire se tient comme un cimetière, portant témoignage de l’inadéquation des critiques philosophiques et des discours théoriques de la modernité et de la postmodernité. Le monde est toujours en situation de chaos et, au sein du milieu existentialiste, les êtres humains s’interrogent toujours sur leur existence solitaire. 

Il semble que l’histoire ait sélectionné une poignée de gens qui se sentent destinés à sauter dans l’arène du combat intellectuel, se précipitant au secours de l’humanité. L’homme ordinaire se retrouve dans un laboratoire littéraire, où il est abandonné pour expérimenter les médicaments les plus récents à avoir été prescrits pour son affliction. Dans une tentative désespérée pour se libérer des attaques des –ismes dont l’âge de la modernité et de la postmodernité nous accable, les intellectuels de notre époque ont inventé une nouvelle mixture littéraire. L’ère des –ismes est terminée. Bienvenue à l’ère des paradoxes. Il existe une tendance croissante à juxtaposer des choses dérisoires en guise de faits et de vérités universelles. 

Si les gens peuvent lever les barrières qui les séparent des autres, et se laisser aller à leur inclination au Bien et à l’Absolu qui font partie de leur nature humaine, qu’ils seront capables d’être à la hauteur de la responsabilité morale qui est la leur, non seulement vis-à-vis d’eux-mêmes et de leurs contemporains, mais aussi vis-à-vis de leur descendance future. En ces temps de besoin, ce n’est pas une autre soi-disant révolution intellectuelle rendue séduisante qu’il nous faut, mais plutôt une grande revivification intellectuelle de l’évaluation de son propre moi par l’être humain. Les centres éducatifs et les grands groupes de réflexion peuvent apporter une aide, mais un revivalisme révolutionnaire de ce qui peut nous aider à trouver une continuité positive avec le passé et un lien bénéfique avec le futur pourrait contribuer à commencer doucement. La main boueuse d’un enfant suffit pour tendre un miroir à chacun d’entre nous, faisant ainsi voler en éclats toute prétention à l’unicité ou à l’isolement. Ce bref trésor boueux nous rappellera de quoi nous sommes faits et ce que nous signifions les uns pour les autres. Je crois que, dans cette prise de conscience pleine d’humilité, scintille un grand espoir.

Extrait des propos de Raaza Jamshed Butt qui possède une maîtrise en relations internationales de l’université Islamique Internationale de Malaisie.

 


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