Archive pour 27 décembre, 2015

Regarder la mort en face

 

 LA MORT

Les exercices sur la mort proposés par le courant de la psychologie positive sont à comprendre et à pratiquer dans cet esprit, avance Yves-Alexandre Thalmann. Il ne s’agit pas tant d’affaiblir notre peur de mourir que d’investir notre énergie dans la vie. Dans notre culture marquée par la perte du sacré et du religieux, la mort est synonyme d’anéantissement et source d’angoisse. Seuls les croyants la considèrent comme une porte vers une autre forme de vie. Mais pour autant, cela permet-il de mieux vivre sa vie jour après jour ? Rien n’est moins sûr. En revanche, la conscience de la fragilité de l’existence et de notre finitude peut être un levier pour se sentir plus vivant. Le but ne serait-il pas de pouvoir dire : “J’ai fait mon temps, j’ai bien vécu” ? » Dans un texte intitulé « Facing mortality and being happy » (« faire face à la mort et être heureux »), le psychologue américain Robert Puff écrit qu’il a rencontré nombre d’hommes et de femmes atteints de maladie incurable qui lui avaient confié « avoir commencé à vivre le jour où ils avaient appris qu’ils allaient mourir ». Il ajoute en substance que si nous vivions chaque jour comme si c’était le dernier, la joie d’être pleinement vivant ici et maintenant affaiblirait considérablement notre anxiété, nos peurs et notre angoisse. Tel est l’objectif des cinq exercices proposés par Yves- Alexandre Thalmann.

Et s’il me restait cent jours à vivre

Imaginez ce que vous feriez de ces trois derniers mois pour vivre pleinement.

Le piège à éviter : foncer sur l’évidence. Imaginer passer du temps avec ceux que j’aime et me débarrasser des contraintes, ce qui reviendrait à vivre trois mois en dehors de la réalité. Cela signifierait cesser son activité professionnelle, ne voir que le meilleur dans ses proches, au prix du refoulement, du déni, ou encore rendre le quotidien artificiellement féerique en accumulant les plaisirs. L’idée peut être séduisante, mais elle est illusoire. Car il ne s’agit pas tant de se projeter dans ses derniers instants pour les adoucir que de mieux vivre sa vie, en essayant de l’intensifier, en lui donnant plus de sens, plus de saveurs et de couleurs. Une posture à laquelle invite Horace dans son célèbre vers « Carpe diem quam minimum credula postero », « cueille le jour en te souciant le moins possible du lendemain ». Autrement dit, fais en sorte que ce que tu as à vivre, ici et maintenant, soit le plus riche, le plus fort et le plus doux pour toi. À chacun, suivant ses goûts, ses valeurs et ses dispositions, de composer sa propre palette hédonique.

Les questions à vous poser : qu’est-ce qui a du sens dans ma vie ? Est-ce que j’aime suffisamment bien ceux que j’aime ? Quelles sont mes valeurs ? Est-ce que je les mets assez en pratique dans mes relations et mes activités ? Quels sont les intérêts, les personnes, les ressources que j’ai laissé tomber et avec lesquels j’aimerais renouer ? Quelles sont les activités et les relations que j’entretiens à contrecœur ? Qu’est-ce qui est vraiment un moteur pour moi ?

Pour éclairer votre chemin : transformez ces cent derniers jours en cent jours de vacances. Paradoxalement, cette conversion permet de s’ancrer davantage dans le concret. Comment aménageriez-vous votre quotidien ? Quelle fréquence et quelle durée de fréquentation accorderiez-vous à vos proches ? Comment vous reposeriez-vous ? Comment nourririez-vous votre corps et votre esprit ? Quels changements aimeriez-vous apporter à votre cadre de vie et à votre cadre professionnel, une fois les vacances achevées ? Après avoir fait votre inventaire, listez tout ce que vous pouvez mettre en place et en pratique pour vivre votre carpe diem.

Je médite au cimetière

Sur l’impermanence – c’est une évidence –, mais aussi sur la valeur de chaque vie. Dans un cimetière, chacun est quelqu’un. Les inconnus ont un nom, un prénom, une photo parfois, une date de naissance et une date de décès. Certaines existences se résument à quelques poignées de mois, d’autres s’étirent dans le temps. Méditez, au premier degré, la célèbre phrase d’Alphonse Allais, complétée par Françoise Giroud : « Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables et qu’on n’a pas remplacés. » Prenez le temps de vous arrêter devant quelques tombes, de détailler les informations, d’imaginer la vie du défunt. Empathie, tristesse, nostalgie, dialogue intime avec vos propres disparus, sérénité… La méditation dans ce lieu nous ouvre à une dimension particulière de notre intériorité, celle que notre culture matérialiste et ses divertissements occultent trop souvent.

Extrait paru sur le site http://www.psychologies.com/

Faire la paix avec soi et avec les autres

 

Bien se connaître, identifier ses forces et ses faiblesses, sont les conditions indispensables pour vivre sereinement avec soi et les autres.

1 Conte

Le dialogue intérieur

Harmoniser tous les aspects de soi, par Pierre Cauvin, consultant en management et formateur en thérapie du dialogue intérieur

Psy : Pourquoi le dialogue intérieur peut-il aider à se réconcilier avec soi-même ?
Pierre Cauvin : Parce que nous ne sommes pas une entité unique, mais faits d’un certain nombre de sous-personnalités que nous avons mises en place, afin de nous adapter à l’environnement. Or, celles-ci ne sont pas forcément en accord les unes avec les autres et provoquent en nous une sensation de tiraillement. La méthode du dialogue intérieur propose de créer et de développer un processus régulateur entre ces différentes parties de nous-mêmes. Cet arbitre, nous l’appelons le « moi conscient ».

Comment se passe une séance type ?
Le patient – le « facilité » – explique ce qui lui pose problème à son thérapeute – le « faciliteur ». Ensuite, celui-ci l’invite à donner la parole aux sous-personnalités auxquelles ce problème renvoie. L’objectif est de laisser chacune de ces voix aller au bout de son raisonnement, alors que nous avons tendance, naturellement, à en étouffer une ou plusieurs qui, du coup, ne nous laissent jamais en paix. Mais la sensation d’apaisement n’est pas acquise pour toujours : il faut l’entretenir, en étant attentif à ce qui parle, agit et décide en nous au quotidien.

Quel exercice pourriez-vous proposer pour repérer une de ses sous-personnalités ? 
Les sous-personnalités fonctionnent par paires, une « dominante » et une « étouffée ». Pour les repérer, je suggère de répondre au questionnaire suivant : « Qu’est-ce qui m’irrite particulièrement chez les autres ? » Par exemple, la paresse. « Quelle est la qualité qui, chez moi, fait que je suis irrité par ce trait ? » Mon énergie. « Comment ceux que je traite de paresseux se définiraient-ils ? » Ils diraient qu’ils savent vivre l’instant présent.

« Comment qualifieraient-ils ce que j’estime être ma qualité ? » Du surmenage, du stress… Vous venez de mettre en relief une sous-personnalité dominante, votre côté travailleur, et une étouffée, son opposée, votre côté calme. Pour vous sentir plus en paix, l’objectif sera d’être plus attentif à cette seconde partie de vous, que vous refusez chez les autres autant qu’en vous-même.

Quel exercice pourriez-vous proposer ?
Celui du recyclage, par exemple. Imaginons une situation : aujourd’hui, alors que j’ai rendez-vous avec mon patron, je me sens déprimé, je n’ai envie de rien… J’en prends conscience, puis j’en reconnais l’origine : c’est ce trait de caractère que mon père développait face à une situation difficile. Je réagis : quel autre mécanisme puis-je utiliser dans cette situation ? Me réjouir de ce rendez-vous comme d’un défi à relever : je l’expérimente d’abord par visualisation – je m’imagine, confiant et jovial, face à mon patron – avant de le vivre dans la réalité. Ainsi, j’ai retrouvé une harmonie entre l’intellect (je dois réussir ce rendez-vous) et l’émotionnel (la joie, la confiance…).

source : psy.com 

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