LE TAO simplifié

 

Le Tao régit donc aussi bien ce qui est manifesté, que ce qui ne l’est pas.
Le Manifesté étant la Matière, le Conscient, l’ Être, par opposition à ce qui n’est pas manifesté l’Esprit, l’Inconscient, le Non-être, le vide.

Pour simplifier on dira qu’il y a le Tao du Non-Manifesté et le Tao du Manifesté, que le Yi-King nomme Ciel antérieur et ciel postérieur. Le Tao se révèle donc le TOUT régit par l’équilibre ou le déséquilibre de contraires, symbolisés par le TaiJi

Ces Contraires ont pour nom : YIN et YANG. Mais afin de rester dans le pur esprit du Tao à savoir que rien n’est immuable on dira « à tendance Yin  » ou  » à tendance Yang « . Lorsque le plus arrive à son maximum il se transforme en son contraire.

TAO

Pour exemple l’excès de froid provoque la fièvre qui à son tour donne des frissons. La chaleur fait transpirer et l’évaporation de la sueur rafraîchie. Le chaud porte donc le germe du froid et le froid celui du chaud, ce que les Taoïstes ont symbolisé par les petits points de couleur opposée à l’intérieur des deux vagues noire et blanche enroulées l’une avec l’autre.

Par l’observation on va se rendre compte que rien n’existe sans son contraire : mâle / femelle, noir / blanc, chaud / froid, grand / petit, nuit / jour, terre / ciel, 1 / 0 qui est le principe fondateur de l’informatique. Ces contraires obéissent à deux règles : une interne pour le physiologique, l’autre externe pour le cosmique ( les saisons par exemple ). Seulement pour que le tableau soit parfait il manque un élément essentiel : le dénominateur commun à tout ce qui existe et se transforme perpétuellement grâce ou à cause de ce que nous appellerons l’Energie ou le Chi pour les Chinois qui ne saurait être séparé de la notion de mouvement, de souffle. La respiration n’étant pas le souffle mais un de ses aspects. De même que la respiration ne se limite pas au fait d’inspirer et d’expirer par les poumons grâce aux mouvements de la cage thoracique, la véritable respiration étant celle des cellules alimentées en oxygène par le sang qui irrigue toutes les cellules du corps humain par l’action combinée du cœur et des vaisseaux sanguins. On constate alors l’importance de l’interdépendance de toutes les fonctions.

TAO – YIN – YANG – CHI.

Nous avons là tous les éléments nécessaires pour tout comprendre de la vie :
du Ciel, de la Terre, de l’homme, des saisons, des aliments, des maladies psychiques et physiques. « T O U T ».

Le Yin et le Yang étant les piliers principaux du Taoisme avec le Chi ou énergie cosmique voyons comment les Taoïstes ont classifié et ordonné tous ces éléments qui comme le ciel et la terre, le soleil et la lune, l’eau et le feu sont les matériaux à l’origine de la terre à partir desquels la vie s’est développée. Mais avant tout et avant d’aller plus loin la clef de voûte à ne jamais oublier
est que tout est interdépendant et en perpétuelle transformation Les mots Bois, Feu, Terre, Métal et Eau sont des symboles exprimant les 5 manifestations naturelles de l’Energie, de leur Chi . Et lorsqu’on fait référence aux différents cycles d’interdépendance qui les caractérisent c’est
toujours de leur énergie dont il est question plutôt que de leur substance anatomique ce qui revêt toute son importance en particulier pour les organes, les viscères et leurs pathologies. Il ne saurait y avoir d’engendrement ou de contrôle des organes entre eux, mais uniquement des énergies qui leur sont associées. Les 5 éléments sont toujours représentés formant un cercle, chaque élément agissant en fonction de sa nature.

La terre est au centre, mère nourricière des autres éléments. En se condensant, en se densifiant,
l’énergie de l’univers devient une.

Divisée elle donne le YIN et le YANG, diffusée elle produit les 4 (5) saisons et en continuant à se diviser donne les 5 éléments qui ont leur propre mouvement. L’EAU donne la vie aux végétaux (BOIS) Le BOIS donne vie au FEU – Les cendres du BOIS donnent la TERRE

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La TERRE produit le METAL
Fondu par le FEU le METAL devient liquide comme l’EAU Ces relations sont la définition même de la vie. Sans naissance pas de développement de la vie et sans contrôle et sans soumission pas d’harmonie et d’équilibre. A travers la description de ce cycle apparaissent nettement les liens qui unissent les 5 éléments, dans leur interdépendance.

Tous les classiques de philosophie et de médecine chinoise mettent en relations interactives les saisons, les fonctions vitales et des animaux symboliques. De ces 5 éléments et mouvements va s’ordonner la médecine de l’homme avec  la phytothérapie, l’acupuncture, les moxibustions, le qi-gong, les arts martiaux ( Kung-Fu-Wushu, Taî Chi Chuan, Baguazhang, Hsing Yi Chuan …)
les massages, la médecine de l’environnement et de la maison avec le Feng Shui ( littéralement : vent et eau).

On constate l’imbrication de la philosophie et de la médecine qui facilitera leur intégration au Bouddhisme qui est plus une philosophie qu’une religion, sans oublier l’Astrologie science incontournable depuis plus de 2500 ans.

Le Taoïsme par contre, a parfois évolué en religion. On ne retrouve pas tous les clivages du type
corps / esprit, science / religion / philosophie, caractéristiques occidentales pendant longtemps.
Mais les temps changent, l’Occident accordant aujourd’hui de plus en plus d’importance à ces philosophies du bien  » ETRE  » par opposition à l’Orient engagé dans une quête effrénée de l’AVOIR. Le Tch’i ou Hi en cantonnais ou K’i (ancienne transcription française ) Littéralement gaz ou éther dans son sens le plus abstrait, matière première indifférenciée à partir de laquelle toutes les choses se sont formées.

Mais qu’est-ce que la matière ?
D’après mes sources recueillies dans Sciences et Vie Junior , pour le microscope électronique des scientifiques d’aujourd’hui la matière est composée de cellules, composées de molécules, composées d’atomes, composés d’électrons avec un noyau composé de protons et de neutrons, composés de quarks, limite actuelle de la physique quantique. Tout s’emboite comme des poupées russes ce qui n’est pas sans faire penser à la théorie de la géométrie fractale de
Mandelbrot, mathématicien français d’origine polonaise né à Varsovie en 1924 et qui développa en 1975 la théorie des objets fractals.

En zoomant sur le noyau de l’atome on découvre les protons et les neutrons tout tremblotants mais pas de froid !

En fait ce sont des paquets d’énergie qui vibrent, s’agitent et tournoient en permanence ! le quark serait donc la plus petite unité de la matière qui se révèle n’étant en fait que de l’énergie ! Ce qui correspond tout à fait à ce que les chinois nommèrent le Chi, sans appareil de mesure, il y a 2500 ans. Et 99,99 % des quarks existent depuis les premières minutes qui ont suivi le Big-Bang ! Nous sommes donc constitués de vieux objets frôlant les 15 à 20 milliards d’années …

Surprise pour surprise le microscope nous montre aussi que nous sommes composés de milliards de molécules par cellules, elles-mêmes se comptant en milliards. Et pour couronner le tout, ces molécules ne se touchent même pas, quelle pudeur !

La matière ne peut donc exister que grâce aux forces de cohésion qui lui donnent sa structure,
et se compose essentiellement de vide ! …

Un exemple ?  » Imaginez un stade grand comme 10 fois le stade de France : c’est l’atome. Au-dessus des tribunes, un cheveu de spectateur tournoie dans le vent : c’est un électron. Au centre du terrain, un petit pois : c’est le noyau de l’atome où au moins 99,95 % de la masse de l’atome sont concentrés ! Entre les deux, rien. Et oui, la matière est composée à 99, 9999999 % de vide ! Quant au quark il est 1 million de milliards de fois plus étroit qu’un poil de moustache.

Jacques André Lavier nous dit dans son livre Histoire, doctrine et pratique de l’acupuncture chinoise, Tchou,1966, ce qui va suivre et a servi de présentation à sa traduction du Nei Tsing Sou Wen:Tchang Tsai, parlait de la  » force inhérente à toute matière il y a plus de 1000 ans  » et Fong Yeou – Lan de  » matière première indifférenciée  » pour définir le Tch’i.  » Le Tch’i apparaît donc comme le symbole universel de la force, que ce soit à l’échelle de l’atome ou à celle de l’univers, dont la gravitation ordonne en grande partie la structure.

Cette identité entre énergie et matière, le classique Ling Tch’ou nous la rappelle lorsqu’il définit le Tch’i «   abstrait et impalpable, ce qui est la nature du ciel, mais à l’origine de toute matière concrète la terre. » Matière et énergie, ainsi entendues, ne sont qu’une seule et même chose, et peuvent par conséquent se transformer  l’ une dans l’autre.

Le bois qui brûle libère de l’énergie ; l’atome qui se désintègre perd de sa masse, et nos accélérateurs de particules donnent lieu aux transformations d’énergie pure et de matière pondérale, l’une en l’autre et réciproquement. Les échanges entre matière et énergie font apparaître, après son universalité, un second caractère essentiel du Tch’i : le dynamisme.
Tchouang Tzeu, l’un des pères du Taoïsme, définissait cette force invisible et impalpable qu’est le Tch’i comme  » l’inconnaissable « , en précisant :  » l’inconnaissable qui se transforme perpétuellement « .

En somme, tout bouge, vibre, évolue, se métamorphose.
Mais le concept d’énergie est abstrait. Nos physiciens ne peuvent mettre l’énergie en évidence que par le biais des modifications qu’elle provoque : une force est la  » cause  » capable d’imprimer à une masse un mouvement uniformément accéléré, mesurable par une variation de vitesse. L’énergie se manifeste par un travail, potentiel ou actuel, ou par une libération de chaleur, de lumière, etc. ; en quelque sorte par une différence entre un état antérieur et un état postérieur.
En d’autres termes l’énergie est bien  » l’inconnaissable  » directement, puisque sa mesure n’est que relative. »

Et là nous faisons la bascule dans le Yi-King avec le ciel antérieur et postérieur, et dans le Tao Te King. :  » Voie qu’on énonce
N’est pas la Voie
Nom qu’on prononce
N’est pas le Nom »

Au fond du Mystère est la porte des secrètes merveilles.
Quelques citations pour finir de Ling Tch’ou:  » Le Tch’i ne peut se voir et se comprendre

qu’à travers des modifications matérielles.  » –  » L’être vivant ne doit pas être compris comme une matière animée par l’énergie. C’est l’énergie qui a orienté la matière, elle-même énergie, vers le phénomène vital.  » L’être vivant est donc une énergie animée par elle-même. Le dynamisme de cette énergie va s’organiser et se manifester par l’alternance de phases telles que les saisons, le jour et la nuit, l’inspiration et l’expiration, l’état de veille et le sommeil, les battements du cœur.

SOURCE /   LES 3 PHILOSOPHIES :  Taoïsme / Confucianisme / Bouddhisme

http://painchristian.free.fr/tao.htm

 


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