« Vivre au Féminin » son Tao

 

Article 2006

 Vivre au féminin nous invite à mettre en pratique les valeurs du Féminin, lesquelles sont dénaturées par principe au cours d’une ère patriarcale. Vu l’état de la Terre et des sociétés, nous savons plus ou moins consciemment que nous sommes au moment clef où il nous faut réconcilier et équilibrer harmonieusement les valeurs masculines et féminines. Opposer les unes aux autres est la définition même de la dualité qui produit inexorablement la suprématie de l’une sur l’autre. La proposition est donc de les équilibrer sans juger ni l’une ni l’autre. C’est aussi la vision tantrique à travers les pratiques du Vijñânabhaïrava tantra.

Ce qu’est en vérité le Féminin demande de plonger dans la nature humaine et universelle (à paraître Masculin Féminin : l’Odyssée des Héros d’Aujourd’hui chez Tredaniel), néanmoins voici quelques pistes pour « Vivre au Féminin » que nous soyons homme ou femme.

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Le Féminin est relié en particulier au mouvement d’intériorisation, telle l’étreinte qui ramène au cœur. Vivre au féminin nous invite à revenir au cœur de nous-même, dans une écoute intime du cœur de nous-même. Vivre au masculin nous incite au contraire à chercher à l’extérieur la réponse à nos questions dans une quête de résultat, donc de performance au déni de l’intimité et de la sagesse intérieure. Le Féminin est relié à la Terre, donc à notre corps, ainsi qu’à à la dimension énergie de la vie, donc aux émotions (l’énergie en action = é-motion).

Vivre au féminin nous demande de retrouver l’intimité avec notre corps, non plus dans une performance sportive, mais dans une écoute fine. Le corps nous informe et porte une sagesse profonde.

Sagesse du corps : 
Nous pouvons engager avec notre corps un dialogue, lui demander un code de communication, comment nous dit-il oui et non. Ainsi la kinésiologie a développé cette forme d’écoute en posant des questions au corps, mais là nous avons besoin de quelqu’un d’extérieur. Ici nous ne dépendons que de nous-même. Chaque jour, nous pouvons nous intérioriser en posant à notre corps des questions qui le concernent. Par exemple, l’alimentation : est-il approprié de manger ceci, d’acheter cet aliment? A-t-il besoin d’un massage? De sortir dans la nature? De respirer amplement ? De bouger? De faire de l’exercice? De danser? A-t-il envie de telle ou telle danse? 

Les questions sont infinies et nous amènent à reprendre notre pouvoir en écoutant la sagesse intérieure, ce qui est une profonde valeur du Féminin. Ce dialogue va refléter bien sûr les étapes de maturité de la rencontre intérieure avec les doutes mais aussi la personnalité qui cherche à manipuler. Par exemple, « OK pas de sucre, mais la confiture ce n’est pas vraiment du sucre… » Il est illusoire de demander au corps si nous allons gagner au gros lot ou s’il est juste de changer de boulot, trop de facteurs interfèrent.

Dans nombre de mes stages, ce dialogue est instauré chaque matin. Il pose bien sûr plus de difficulté à ceux qui ont dû se couper de leur ressenti enfant pour se créer une forme de carapace anesthésiante, ainsi qu’à ceux qui ont compensé par une forme d’hypertrophie mentale l’impuissance à prendre soin de leur blessure intime d’amour. Cet exercice les rend fous et en même temps, il est un chemin simple et puissant de retrouvailles.

« Lorsque tu as inspiré ou expiré complètement et que le mouvement s’arrête de lui-même, dans cette pause universelle et paisible la notion du « moi » disparaît et la Shakti se révèle. »

La Shakti est le Féminin, ici intuition autant qu’énergie.

« Vivre au Féminin », que nous soyons homme ou femme, invite d’accueillir dans son cœur ce que nous avons l’habitude d’exclure. Ceci est différent de se mettre en pâture, différent de la pitié ou du réflexe de sauver l’autre. C’est un état intérieur d’accueil. Cet état peut passer par un geste concret mais pas nécessairement, car le Féminin est au concret ce que le masculin est à l’abstrait.

Par exemple, chaque jour dans la rue quelques instants, accueillir dans son cœur quelqu’un que d’habitude nous exclurions de notre cœur, parce que son indignité nous est insupportable ou sa mendicité ou parce qu’il nous fait peur ou nous provoque… Le champ est vaste. Quelques instants, accueillir dans son cœur. Accueillir. Nul besoin d’un geste particulier, même si un geste ou un simple regard peut ouvrir sur l’infini. Un état intérieur d’accueil.

« Libère-toi de la haine comme de l’attachement. Alors ne connaissant ni répulsion ni lien, glisse-toi dans le divin en ton propre cœur. »

1995-2016 Tantra Diane Bellego 

 

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