Archive pour 5 mars, 2016

Passeport Toltèque

 

Identité, rôles et Paradis sur Terre

Cette carte postale, depuis le Chemin « qui se crée en marchant  », consiste à revisiter la voie toltèque à la lumière d’un outil de transformation particulier : les « niveaux logiques  » de Dilts et Bateson. Nous découvrons alors que notre identité est une clé dans la mise en pratique de la voie toltèque  .

Les « niveaux logiques » en un clin d’oeil

Dans un environnement donné, nous agissons. C’est le niveau « ce que je fais ». « Ce que je fais » dépend de « ce que je peux » : mes capacités, savoir-faire… Ces savoir-faire dépendent de « ce que je crois ». Et nos croyances sont fonction de notre identité : « ce que je suis ». Pour finir, « ce que je suis » s’inscrit dans un élément plus universel, supra-personnel. Nous touchons alors ce que nous considérons comme plus vaste que notre personne.

Nous pouvons résumer ces niveaux et mettre l’accent sur les aspects les plus pertinents, selon la voie toltèque :

1 tao


Un niveau n dépend des niveaux supérieurs (n+1…). Par exemple, nos savoir-faire dépendent de nos croyances. Si je ne crois pas être un chanteur, je n’ai pas la capacité de chanter.

De même, un dysfonctionnement à un certain niveau peut trouver une solution dans les niveaux supérieurs.

Remontons les niveaux

Commençons par « ce que je fais ». Ici, nous nous intéressons plus précisément à ce que nous disons, la Parole étant notre instrument de création. Lorsque le Parasite  mène le bal, notre Parole crée l’Enfer. Cela se traduit par les mensonges, la médisance, les jugements… qui sont à ce point généralisés que nous les considérons comme « normaux ». A longueur de journée – au travail, dans les medias, en famille… – nous mentons, nous médisons. Cela va plus loin : nous nous mentons, nous médisons intérieurement sur nous-mêmes. Et nous croyons cela. Nous avons foi en nos jugements ! Alors, nous vivons dans l’Enfer de la Planète.

Poursuivons et montons au niveau : « ce que je crois». C’est ici que nous trouvons nos croyances, en particulier notre Livre de la Loi, composante du Parasite issue de la domestication. Les croyances se schématisent en Bien et Mal, résultat de notre domestication . Ce que nous aimons, ce que nous n’aimons pas… Le Livre de la Loi est alors, dans la voie toltèque, cet ensemble de croyances, bien souvent contradictoires, qui envahissent notre être et nous parasitent, cela forme un brouillard dans notre conscience.

Le niveau « ce que je suis » détermine notre identité. Qui suis-je ? Autrement dit : quelle est l’identité qui « autorise » en quelque sorte les croyances du niveau au-dessous et donc les actions, paroles correspondantes ?

L’identité est généralement notre « forme humaine ». Je suis :
– un « homme » ou une « femme », décliné en « droits et devoirs » de ce qu’est un homme ou une femme dans ses dimensions intimes, familiales, sociales, politiques ou religieuses.

- un demandeur d’emploi, un employé, un cadre, un forain…

- jeune, vieux…

- Prénom, Nom, adresse…

- Fils, fille de…

- etc.

Notez que chacun de ces rôles, chaque mot qui le définit, est lourd de sens. Chaque mot est un signe fort qui est vivant en nous et colore notre monde.

Au delà de ces identités et/ou rôles sociaux, religieux, communautaires, familiaux, nous nous positionnons bien souvent comme Juge et Victime.

Nous jugeons tout, les autres, les inconnus dont nous n’apprenons l’existence qu’au travers de medias partiaux et incomplets… et surtout nous-mêmes. Et cette capacité à juger nous rend tout autant victimes de nos propres jugements, de ceux des autres.

Le livre de la Loi au niveau des croyances et nos rôles de Juges et victimes forment ce que la tradition toltèque nomme le Parasite , autrement dit un dysfonctionnement de notre Être Authentique, dû à notre domestication .

Au delà de l’identité nous trouvons ce qui est « transpersonnel ». Nous sommes ici au niveau des appartenances : telle nation, telle religion, telle communauté, telle classe sociale, etc.

En résumé, notre sentiment d’appartenance dessine notre identité, nos croyances s’inscrivent dans ce cadre et nos Paroles en sont l’expression. Le résultat est le monde dans lequel nous vivons : « Enfer de la Planète » ou « Paradis sur Terre » ?

2 tao


Vers une nouvelle identité

Restons au niveau transpersonnel. Considérons notre domaine : le système solaire. Dans ce système, la Terre et le Soleil sont à la base de la vie dans cet espace particulier accolé à la Terre : la biosphère. « Nous vivons sur Terre » pourrait s’exprimer alors : « nous vivons dans la biosphère ».

Une identité conforme à cette dimension universelle pourrait s’exprimer ainsi.

1. Je suis cellule du système solaire, Enfant de la Terre qui est ma Mère et du Soleil qui est mon Père.

2. J’hérite de cet entourage céleste toutes mes facultés : ainsi, je suis un Ange, miroir de Lumière.

3. Lumière intérieure et Lumière solaire s’assemblent pour former la conscience de l’Être.

4. Je suis « Artiste du Rêve » : perception et Parole sont mes instruments. Je crée la Beauté.

Le deuxième point de cette profession de foi est très important : il pose que toutes nos facultés sont héritées de notre entourage céleste, y compris notre « conscience » de l’Être. De même que nous sommes des poussières d’étoiles, et plus particulièrement de la Terre, de même notre conscience trouve sa source dans la Lumière de l’Univers et plus particulièrement du Soleil . Notez que cette identité, ces rôles (Cellule du système solaire, Ange, Artiste) ne font pas référence à notre forme humaine au sens habituel de ce terme.
Forts de cette nouvelle identité, les niveaux logiques se déclinent différemment.

3 tao


Tableau 3: Les « niveaux logiques » d’un Toltèque,

Artiste du Rêve

Un Toltèque est un Artiste du Rêve

La voie toltèque pose que nous rêvons en permanence : ce qui s’inscrit sur l’écran de notre conscience est virtuel, un reflet de la réalité. Or, nous pouvons influencer ce Rêve. L’ouverture à l’Être qui s’exprime à l’infini et que nous percevons, les mots qui forment nos pensées et nos paroles sont autant d’instruments qui créent la Beauté recherchée par l’Artiste toltèque.

Nouvelle identité et accords toltèques

Quatre accords toltèques ont été publiés par Don Miguel Ruiz . Un accord correspond à une croyance à laquelle nous donnons… notre accord. La plupart de nos croyances sont issues de notre domestication. Autrement dit, elles ont été inculquées par répétition, récompense et punition, tout comme un chien ou un cheval est domestiqué.

Voici ces quatre accords :

1. Que votre Parole soit impeccable ;

2. Quoi qu’il arrive n’en faites pas une affaire personnelle ;

3. Ne faites pas de supposition ;

4. Faites toujours de votre mieux.

« Ma parole est impeccable » : en tant qu’Ange, je suis Miroir de Lumière. La Parole est alors cet instrument qui autorise le raisonnement, l’analyse pour mieux comprendre et partager la Beauté. La Parole, lorsqu’elle est nécessaire, est impeccable : elle exprime mon intégrité et reflète la Beauté.

« Quoi qu’il arrive, je n’en fais pas une affaire personnelle » devient naturel, fluide car chacun vit et s’exprime au travers de son propre monde, chacun est Artiste de son propre Rêve.

« Je ne fais pas de supposition » car, Guerrier Spirituel, je suis attentif à l’instant. La mémoire (y compris les croyances) et la Parole sont des instruments au service de la conscience et non l’inverse.

Enfin, « je fais toujours de mon mieux » : le fait de penser, de « mettre en mots », est un choix.

Ainsi, l’identité se décline naturellement, simplement, en rôles et croyances. Et ces croyances, ces accords (qui constituent notre Livre de la Liberté) prennent corps sous forme de perceptions et paroles qui sont les éléments de notre Paradis sur Terre.

Toulouse, le 10 novembre 2007.
Thierry-Gabriel Cros.

Le Jardin Zen

 

Dans la conception du jardin Zen l’homme ne domine pas la nature mais s’y conforme et s’y intègre Une composition subtile et naturelle Les plus célèbres jardins Zen se situent au Japon et le plus connu d’entre-eux est, sans conteste, le jardin de pierre du temple Ryoanji à Kyoto qui fut aménagé en 1499 et qui est simplement composé de pierres moussues au nombre et au rythme de sept, cinq, trois disposées sur du sable blanc harmonieusement ratissé.

Ces rochers représentent symboliquement les « Iles dans la grande mer », « les sommets de montagne dans la mer de nuage » ou « la tigresse traversant un lac avec ses petits » sinon « les seize Rakkan (Arharts ou moines bouddhistes) déambulant et méditant »suivant l’endroit où l’on se place pour observer ou méditer.

jardin-zen-

La tradition populaire affirme à ce sujet qu’il existe en fait seize pierres et non quinze car une des pierres de la composition demeure toujours invisible et ceci quel que soit l’endroit où on se place. Même un survol du jardin ne fait apparaître que quinze pierres et les moines refusent toujours de donner tort ou raison à cette hypothèse. Mais, il s’agit ici d’une expression artistique et symbolique poussée jusqu’à l’extrême comme seuls les Japonais savent le faire.

Originellement le jardin Zen est né en Chine où il servait tout simplement de lieu de méditation et de pratique aux moines. La plupart des monastères étant situés en montagne, il fut pris l’habitude d’utiliser des rochers pour agrémenter le lieu de méditation qui était souvent fort restreint en raison de la conformation du terrain. Ce jardin était aussi très généralement le lieu où se trouvait le puits ou une réserve d’eau. Lorsque le Chan originel se fit connaître en Corée sous le nom de Sôn puis au Japon sous le nom désormais plus connu de Zen, entre le septième et le neuvième siècle, la tradition d’utiliser des rochers et des pièces d’eau se transmit également. Au Japon, ces jardins de temple (Tei ou Niwa) s’agrémentèrent des compositions particulières à la religion locale qu’est le Shinto.

On y retrouve donc des lanternes de pierre (Ishi Doro), des tablettes votives dédiées aux divinités de la nature (Kami) ainsi que des portiques (Tori) qui les caractérisent et les différencient des jardins d’origine. Mais, la réelle particularité de ces jardins est une conception philosophique particulière où l’homme ne domine pas la nature mais y participe harmonieusement. Le jardin, considéré comme une création humaine par excellence, ne s’oppose donc pas à la nature mais s’y intègre harmonieusement tout en réduisant celle-ci à des proportions plus humaines. Le jardin doit donc se présenter comme un paysage naturel, sinon idéal, où l’art de la composition doit s’effacer au profit de l’image que l’on se fait de la représentation symbolique d’un lieu de séjour divin.

Le jardin est donc l’emplacement où on honore les divinités de la nature comme l’autel familial est celui où on honore les divinités ancestrales. Il est donc avant tout un microcosme servant à retenir les énergies subtiles et bénéfiques qui, petit à petit, viennent l’habiter. Peu importe sa taille car une simple pierre peut alors se transformer en lac ou en montagne au gré de la composition. Le jardin joue donc un rôle essentiel d’espace intermédiaire entre le sacré et le profane, l’invisible et le visible, le subtil et le grossier, l’interne et l’externe. Il permet, par exemple, de passer de l’extérieur, la cité, à l’intérieur, le foyer donc du public au privé et, ce faisant, de se dépouiller des contraintes excessives de la société et de la pollution. C’est littéralement « l’harmonie du vide médian » dont parle Laozi (Lao Tseu) au chapitre XV du Daodejing (Tao Te King) le « Traité de la Voie et de son Efficace » D’où on peut conclure, un peu à la japonaise, que « L’Harmonie c’est l’Efficace ! » Et l’efficace se doit d’être « simplement » utile.

Le jardin permet donc de se purifier puis de se régénérer avant de passer le seuil de la maison. Ce rôle est particulièrement important dans les « jardins de thé » (Roji) qui mènent aux « pavillons de thé » où s’effectue la cérémonie traditionnelle du thé (Chado ou Cha No Yu). L’énergie bienfaisante et naturelle du jardin pénètre dans la maison par l’intermédiaire des fameuses compositions florales de l’Ikebana, essence même du microcosme…

Quelques règles essentielles Les jardins japonais surprennent toujours quelque peu les visiteurs qui ne savent pas toujours où poser les pieds. Comme il existe un art de la composition des jardins il existe également un art de les regarder et de s’y promener. La première caractéristique est que ces jardins disposent souvent d’un « tapis de pierre » (Ishidatami) qui permet, tout simplement, d’y marcher sans avoir à se salir les pieds. Jadis, la plupart des japonais de la bonne société portaient des socques de bois à hauts talons (Geta) qu’ils laissaient à l’entrée de la maison ou, s’ils étaient d’un rang moindre, des sandales de paille.

Dans un cas comme dans l’autre cela se révélait très glissant sur un sol meuble. Il fut donc pris comme habitude de réaliser comme un gué de pierres qui traversait le jardin en suivant ses courbes et en les accentuant. Ce dallage se devait, évidemment, de paraître le plus naturel possible tout en faisant en sorte que l’eau puisse s’écouler sans provoquer de flaques inharmonieuses. Il s’agit donc d’un chemin sinueux qui relie les diverses parties du jardin entre-elles et communique tant avec l’extérieur qu’avec l’habitation et les éventuelles dépendances.

chemin de pierre

Ce « tapis de pierre » doit simplement permettre, dans un espace généralement rfestreint, de rendre la promenade la plus longue et la plus agréable possible. Certaines pierres servent au simple passage tandis que d’autres incitent à marquer une pause. La disposition harmonieuse de ce tapis de pierre incite donc à un rythme particulier au jardin. Les pierres destinées à marquer une pause permettent de contempler l’ensemble du jardin ou, au contraire, une composition particulière comme la margelle d’un puits sur laquelle repose une louche de bois destinée à recueillir l’eau, un ensemble de rochers et de mousses, une lanterne de pierre ou un minuscule étang.

Les arbres ne sont pas exclus, au contraire, de ces compositions mais sont mis en valeur par le choix des essences et une taille très particulière que l’on retrouve dans la pratique des Bonsaï (arbres miniatures) (Benjin en chinois -littéralement « racines en pot » ) qui étaient originellement destinés aux minuscules jardins entretenus par les moines des montagnes (Yamabushi). Les bouleaux et les érables (liquidembar) y sont particulièrement appréciés ainsi que les arbres fruitiers dont la floraison est attendue avec la plus grande impatience.

Le prunier et le cerisier en fleur sont, ainsi, devenus les emblèmes du Japon médiéval et de son romantisme guerrier. Ne dit-on pas que le Samurai, comme la fleur du cerisier au printemps, ne vit que pour un l’instant ultime où il tombe emporté par le vent divin (Kamikaze) de l’histoire ?
A vrai dire seuls les Japonais ont pu imaginer, à cet effet, de créer par sélections successives, des arbres fruitiers ne produisant surtout aucun fruit qui serait venu, malencontreusement, tacher les pierres du jardin. Ainsi des variétés japonaises de cerisiers ne produisent, surtout pas, de cerises !

Les diverses parties du jardin représentent symboliquement des étapes qu’il convient de franchir les unes après les autres et dans un ordre précis pour parvenir, petit à petit, à l’illumination ou, au moins, à la sérénité. On escalade donc une montagne minuscule comme on enjambe une rivière ou qu’on traverse un lac grâce à une pierre plate qui suggère un pont.
Lorsqu’il existe un pont, en dos d’âne comme il se doit, celui-ci ne sert qu’à empêcher les esprits malfaisants de se déplacer en ligne droite tandis que le portique (Tori) de bois coloré en rouge ne se situe surtout à aucune entrée et moins encore à une quelconque sortie ce qui serait d’un vulgaire affirmé. Il ne marque que le passage des divinités (Kami – littéralement « Feu » (Ka) et « Eau » (Mi) familières à l’endroit) or, celles-ci ne pourraient entrer ou sortir puisqu’elles sont partout présentes.

Feu et Eau (Kami en japonais) correspond à Li Kan en chinois (trigrammes du Feu et de l’Eau). Enfin, des barrières ou des haies, parfois simplement constituées de quelques bambous, permettent de situer des limites abstraites et, paradoxalement, d’agrandir le lieu par un jeu subtil d’ombres et de lumières. En fait ce qui caractérise le mieux ce type de jardin est l’extrême économie de moyen qui permet, malgré tout, de suggérer un espace à la fois restreint et infini utilisant le symbole et l’abstraction pour mieux synthétiser la nature dans ce qu’elle a de plus harmonieux.

Le jardin est donc composé tant pour le spectateur ou le promeneur que pour la nature elle-même qui s’y reflète sans contrainte. On est donc à l’opposé du jardin à la Française et de sa rigueur cartésienne.

Source http://tao-yin.fr/preceptes-des-maitres-du-poing-de-linterne/

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