Passeport Toltèque

 

Identité, rôles et Paradis sur Terre

Cette carte postale, depuis le Chemin « qui se crée en marchant  », consiste à revisiter la voie toltèque à la lumière d’un outil de transformation particulier : les « niveaux logiques  » de Dilts et Bateson. Nous découvrons alors que notre identité est une clé dans la mise en pratique de la voie toltèque  .

Les « niveaux logiques » en un clin d’oeil

Dans un environnement donné, nous agissons. C’est le niveau « ce que je fais ». « Ce que je fais » dépend de « ce que je peux » : mes capacités, savoir-faire… Ces savoir-faire dépendent de « ce que je crois ». Et nos croyances sont fonction de notre identité : « ce que je suis ». Pour finir, « ce que je suis » s’inscrit dans un élément plus universel, supra-personnel. Nous touchons alors ce que nous considérons comme plus vaste que notre personne.

Nous pouvons résumer ces niveaux et mettre l’accent sur les aspects les plus pertinents, selon la voie toltèque :

1 tao


Un niveau n dépend des niveaux supérieurs (n+1…). Par exemple, nos savoir-faire dépendent de nos croyances. Si je ne crois pas être un chanteur, je n’ai pas la capacité de chanter.

De même, un dysfonctionnement à un certain niveau peut trouver une solution dans les niveaux supérieurs.

Remontons les niveaux

Commençons par « ce que je fais ». Ici, nous nous intéressons plus précisément à ce que nous disons, la Parole étant notre instrument de création. Lorsque le Parasite  mène le bal, notre Parole crée l’Enfer. Cela se traduit par les mensonges, la médisance, les jugements… qui sont à ce point généralisés que nous les considérons comme « normaux ». A longueur de journée – au travail, dans les medias, en famille… – nous mentons, nous médisons. Cela va plus loin : nous nous mentons, nous médisons intérieurement sur nous-mêmes. Et nous croyons cela. Nous avons foi en nos jugements ! Alors, nous vivons dans l’Enfer de la Planète.

Poursuivons et montons au niveau : « ce que je crois». C’est ici que nous trouvons nos croyances, en particulier notre Livre de la Loi, composante du Parasite issue de la domestication. Les croyances se schématisent en Bien et Mal, résultat de notre domestication . Ce que nous aimons, ce que nous n’aimons pas… Le Livre de la Loi est alors, dans la voie toltèque, cet ensemble de croyances, bien souvent contradictoires, qui envahissent notre être et nous parasitent, cela forme un brouillard dans notre conscience.

Le niveau « ce que je suis » détermine notre identité. Qui suis-je ? Autrement dit : quelle est l’identité qui « autorise » en quelque sorte les croyances du niveau au-dessous et donc les actions, paroles correspondantes ?

L’identité est généralement notre « forme humaine ». Je suis :
– un « homme » ou une « femme », décliné en « droits et devoirs » de ce qu’est un homme ou une femme dans ses dimensions intimes, familiales, sociales, politiques ou religieuses.

- un demandeur d’emploi, un employé, un cadre, un forain…

- jeune, vieux…

- Prénom, Nom, adresse…

- Fils, fille de…

- etc.

Notez que chacun de ces rôles, chaque mot qui le définit, est lourd de sens. Chaque mot est un signe fort qui est vivant en nous et colore notre monde.

Au delà de ces identités et/ou rôles sociaux, religieux, communautaires, familiaux, nous nous positionnons bien souvent comme Juge et Victime.

Nous jugeons tout, les autres, les inconnus dont nous n’apprenons l’existence qu’au travers de medias partiaux et incomplets… et surtout nous-mêmes. Et cette capacité à juger nous rend tout autant victimes de nos propres jugements, de ceux des autres.

Le livre de la Loi au niveau des croyances et nos rôles de Juges et victimes forment ce que la tradition toltèque nomme le Parasite , autrement dit un dysfonctionnement de notre Être Authentique, dû à notre domestication .

Au delà de l’identité nous trouvons ce qui est « transpersonnel ». Nous sommes ici au niveau des appartenances : telle nation, telle religion, telle communauté, telle classe sociale, etc.

En résumé, notre sentiment d’appartenance dessine notre identité, nos croyances s’inscrivent dans ce cadre et nos Paroles en sont l’expression. Le résultat est le monde dans lequel nous vivons : « Enfer de la Planète » ou « Paradis sur Terre » ?

2 tao


Vers une nouvelle identité

Restons au niveau transpersonnel. Considérons notre domaine : le système solaire. Dans ce système, la Terre et le Soleil sont à la base de la vie dans cet espace particulier accolé à la Terre : la biosphère. « Nous vivons sur Terre » pourrait s’exprimer alors : « nous vivons dans la biosphère ».

Une identité conforme à cette dimension universelle pourrait s’exprimer ainsi.

1. Je suis cellule du système solaire, Enfant de la Terre qui est ma Mère et du Soleil qui est mon Père.

2. J’hérite de cet entourage céleste toutes mes facultés : ainsi, je suis un Ange, miroir de Lumière.

3. Lumière intérieure et Lumière solaire s’assemblent pour former la conscience de l’Être.

4. Je suis « Artiste du Rêve » : perception et Parole sont mes instruments. Je crée la Beauté.

Le deuxième point de cette profession de foi est très important : il pose que toutes nos facultés sont héritées de notre entourage céleste, y compris notre « conscience » de l’Être. De même que nous sommes des poussières d’étoiles, et plus particulièrement de la Terre, de même notre conscience trouve sa source dans la Lumière de l’Univers et plus particulièrement du Soleil . Notez que cette identité, ces rôles (Cellule du système solaire, Ange, Artiste) ne font pas référence à notre forme humaine au sens habituel de ce terme.
Forts de cette nouvelle identité, les niveaux logiques se déclinent différemment.

3 tao


Tableau 3: Les « niveaux logiques » d’un Toltèque,

Artiste du Rêve

Un Toltèque est un Artiste du Rêve

La voie toltèque pose que nous rêvons en permanence : ce qui s’inscrit sur l’écran de notre conscience est virtuel, un reflet de la réalité. Or, nous pouvons influencer ce Rêve. L’ouverture à l’Être qui s’exprime à l’infini et que nous percevons, les mots qui forment nos pensées et nos paroles sont autant d’instruments qui créent la Beauté recherchée par l’Artiste toltèque.

Nouvelle identité et accords toltèques

Quatre accords toltèques ont été publiés par Don Miguel Ruiz . Un accord correspond à une croyance à laquelle nous donnons… notre accord. La plupart de nos croyances sont issues de notre domestication. Autrement dit, elles ont été inculquées par répétition, récompense et punition, tout comme un chien ou un cheval est domestiqué.

Voici ces quatre accords :

1. Que votre Parole soit impeccable ;

2. Quoi qu’il arrive n’en faites pas une affaire personnelle ;

3. Ne faites pas de supposition ;

4. Faites toujours de votre mieux.

« Ma parole est impeccable » : en tant qu’Ange, je suis Miroir de Lumière. La Parole est alors cet instrument qui autorise le raisonnement, l’analyse pour mieux comprendre et partager la Beauté. La Parole, lorsqu’elle est nécessaire, est impeccable : elle exprime mon intégrité et reflète la Beauté.

« Quoi qu’il arrive, je n’en fais pas une affaire personnelle » devient naturel, fluide car chacun vit et s’exprime au travers de son propre monde, chacun est Artiste de son propre Rêve.

« Je ne fais pas de supposition » car, Guerrier Spirituel, je suis attentif à l’instant. La mémoire (y compris les croyances) et la Parole sont des instruments au service de la conscience et non l’inverse.

Enfin, « je fais toujours de mon mieux » : le fait de penser, de « mettre en mots », est un choix.

Ainsi, l’identité se décline naturellement, simplement, en rôles et croyances. Et ces croyances, ces accords (qui constituent notre Livre de la Liberté) prennent corps sous forme de perceptions et paroles qui sont les éléments de notre Paradis sur Terre.

Toulouse, le 10 novembre 2007.
Thierry-Gabriel Cros.

 


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