Archive pour 12 mars, 2016

Liberté spirituelle ou les misères d’un chercheur

cerveau-

A propos de la liberté spirituelle, même si j’ai tout lu sur le sujet, tout appris par cœur, tout compris depuis longtemps, il me semble qu’il reste quelque chose… La méditation et les différentes pratiques de développement
spirituel m’ont conduit à m’interroger et me laisse aujourd’hui sans voie.
Et un peu perdu.

Qu’est-ce que la liberté, la liberté individuelle, la liberté spirituelle ?

Je réponds tout d’abord : la liberté c’est de se sentir libre de faire et de dire ce que je veux. Mais on m’objectera que cela peut nuire à la liberté de l’autre, voire même, de tous les autres. Liberté d’un peuple contre le désir d’un autre de faire et dire ce qu’il veut… par exemple. Alors, la liberté, c’est lorsque tout le monde se sent libre, en même temps. De toute évidence, c’est une utopie. Par conséquent, la liberté parfaite ne peut se concevoir que sur le plan intérieur, et non social. D’où l’idée de
liberté spirituelle.

Bien. La liberté spirituelle est intérieure. Individuelle.
La liberté spirituelle est une recherche de perfection intérieure, personnelle, à défaut d’être une recherche de perfection sociale, collective. Le développement personnel, avec toutes ses pratiques et théories, m’amène à réaliser que je suis en chemin, et plutôt loin d’être arrivé. Point de liberté pour l’instant, donc, mais avec un peu de chance… 

La même chance que nos grands-mères nous proposaient d’attendre concernant le paradis. Pour plus tard, après bonnes actions, vision globale, acharnement thérapeutique etc. La liberté spirituelle, c’est pour plus tard.
Et l’éveil aussi. (Avec un peu de chance…)

Ma déception (forcément) vient du fait que j’aurais bien aimé être libre, maintenant, mais au fait, de quoi ? Qu’est-ce qui m’empêche d’être libre ? Le manque d’argent ? Rien à faire de ce côté-là. J’ai peur d’être inadapté. Trop de possessions ? Tout le monde ne sera pas pauvre. Donc, impossible d’ être libres pour ceux qui restent riches.
Le manque de capacité à aimer ? Ca va être dur de changer ça (j’ai bien compris que si je n’ai pas trouvé l’amour, c’est de ma faute. Mais ça ne change rien.). Seuls les hommes heureux en ménage seront libres. (Ca ne fera pas grand monde.)
Le manque de foi, le manque de Dieu, le manque d’amis, le manque de punch, le manque de connaissance spirituelle, le manque d’humour… Ou : bien trop d’idées, trop de pensées, trop d’attachements, trop de peurs, trop de lubies…

Celui-là dans sa grotte en Inde, dit qu’il est libre, et pourtant, il se met tout le temps en colère. J’ai un ami qui le dit aussi mais il n’a fait partie d’aucune école spirituelle. Après vingt ans de développement  personnel, de yoga, de méditation, je me suis acharné à traquer mes travers et je vois beaucoup de choses, chez moi, chez les autres : j’ai vaincu ma timidité, et j’ai amélioré ma santé, mais : je ne me sens toujours pas libre. Ou bien j’ai manqué ma chance, ou bien il manque vraiment quelque chose. Peut-être aurais-je du étudier les mathématiques ou la cuisine…

Et puis flûte ! Foin de jérémiades ! Assez de crier misère, de se réclamer tour à tour victime et bourreau, de jouer de cela pour qu’on m’aime et de cacher que je demeure condamné, frustré, idiot ! J’ai passé ma vie à essayer d’être différent et, non seulement je ne suis pas différent ni meilleur mais, en plus, j’ai oublié d’en rire ! Je suis fatigué de courir les stages sous de faux prétextes, d’essayer de faire plus jeune que mon âge, de prendre des mines confites d’éveillé. J’en ai assez de croire que je trouverai demain ce qu’aujourd’hui je me refuse : la simplicité ! J’ai vu qui j’étais, j’ai regardé qui je fuyais. J’ai compris que je ne saurais rien. Je ne condamnerai pas Dieu aujourd’hui pour m’avoir mis au monde. 
Et si c’était cela, la liberté spirituelle ?


TEMOIGNAGE DE Soline est un membre du Groupe Présence, lequel propose un travail de conscience sur les obstacles que nous créons à la révélation de notre véritable nature. Elle est artiste-peintre et auteur de deux livres aux éditions La Parole Vivante.

LA THORIE DES 5 ELEMENTS

 

La théorie des Cinq Eléments constitue, avec la théorie du Yin et du Yang, la base même de la théorie médicale chinoise. 

L’expression « Cinq Eléments » est utilisée depuis longtemps par les Occidentaux qui pratiquent la médecine chinoise. Certains y voient une compréhension erronée du terme chinois Wu Xing qui s’est perpétuée à travers les âges. Wu signifie « cinq », et Xing signifie « mouvement », « processus », « aller », ou encore « conduite, comportement ». La plupart des auteurs considèrent donc que le terme Xing ne peut avoir la signification « d’élément », partie constitutive de la Nature, comme on l’entendait dans la philosophie de la Grèce antique.

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En réalité les éléments, tels qu’ils furent définis par les divers philosophes grecs tout a cours des siècles, n’ont pas toujours été considérés comme des constituants de base de la Nature, comme des « substances fondamentales inertes et immobiles ». Certains philosophes grecs les considéraient comme des caractéristiques dynamiques de la Nature, se rapprochant en cela des conceptions de la philosophie chinoise. Les philosophes grecs utilisèrent différents termes pour désigner les éléments, témoins du manque d’homogénéité dans la vision qu’ils en avaient. Empédocle les appelait « racines » (rhizomata), Platon les appelait « composantes simples » (stoicheia). Aristote donnait une définition plus dynamique des quatre éléments et les appelait « formes primaires » (prota somata). Il écrivait : « Le Feu et la Terre sont des contraires qui sont nés de l’opposition de leurs caractéristiques respectives, telles qu’elles sont révélées à nos sens : le Feu est chaud, la Terre est froide. 

En plus de cette opposition fondamentale entre le chaud et le froid, il en existe une autre, entre le sec et l’humide d’où les quatre combinaisons possibles chaud-sec (le Feu), chaud-humide (l’Air), froid-sec (la Terre), et froid-humide (I’Eau). Les éléments peuvent se combiner et même se transformer l’un en l’autre. Ainsi la Terre, qui est froide et sèche, peut engendrer l’Eau si l’humidité remplace la sécheresse ». Pour Aristote, les quatre éléments sont donc les quatre caractéristiques de base de tout phénomène naturel qui se ramène à la combinaison de quatre qualités fondamentales : chaud, froid, sec et humide. Comme on le comprend aisément d’après les lignes ci-dessus, les éléments aristotéliciens pouvaient se transformer l’un en l’autre et s’engendrer mutuellement. Cette interprétation est très proche de la conception chinoise qui considère les éléments comme des caractéristiques fondamentales de la Nature.

 

Aussi n’est-il pas entièrement juste d’affirmer que les Grecs ne voyaient dans les éléments que des constituants de base de la matière, des « briques » de l’édifice Nature. De plus, le terme « élément » n’a pas toujours ces connotations, si ce n’est dans l’acception qu’il prend en chimie moderne. 

Enfin, il n’est pas non plus tout à fait exact d’écrire que les Chinois ne concevaient pas les éléments comme des constituants de base de la Nature. Bien sûr, les éléments sont des caractéristiques fondamentales primaires et dynamiques de tout phénomène naturel, et de nombreuses affirmations le confirment, mais ils sont, en plus, des constituants de base de la Nature. Ainsi peut-on lire : « Lorsque le Qi des éléments se stabilise, les choses prennent une forme ». 

En conclusion, il n’y a pas de raison véritablement valable pour affirmer que le terme « élément » est une traduction inacceptable du mot chinois Xing. De plus, si l’on considère que cette traduction est universellement acceptée dans le monde de la médecine chinoise, la changer ne ferait que semer une confusion inutile. 

Les Cinq Eléments ne sont donc pas des constituants de base de la Nature, mais cinq processus fondamentaux, cinq caractéristiques, cinq phases d’un même cycle, ou cinq potentialités de changement inhérentes à tout phénomène. La théorie des Cinq Eléments n’a pas toujours été appliquée dans l’histoire de la médecine chinoise et sa popularité a connu des hauts et des bas tout a cours des siècles. Elle devint extrêmement populaire à l’époque des Royaumes Combattants et se vit appliquée à la médecine, à l’astrologie, aux sciences naturelles, au calendrier, à la musique et même à la politique. Sa popularité était telle qu’elle servait à classer pratiquement tous les phénomènes. 

Toutefois, des critiques se firent entendre dès le début du 1er siècle. Le grand philosophe sceptique Wang Chong (27-97 après J.C.) critique la théorie des Cinq Eléments, qu’il trouvait trop rigide pour permettre d’interpréter correctement tous les phénomènes naturels. Il disait : « Le coq est associé au Métal et le lièvre au Bois : si le Métal domine effectivement le Bois, pour quoi le coq ne dévore-t-il pas le lièvre ? ». 

A partir de la dynastie des Han, l’influence de la théorie des Cinq Eléments en médecine chinoise a commencé à décliner. Ainsi, le grand livre classique de médecine écrit sous la dynastie des Han par Zhang Zhong Jing, Traité des maladies dues au Froid, ne mentionne pas les Cinq Eléments. Ce n’est que sous la dynastie des Song (960- 1270) que la théorie des Cinq Eléments a connu un regain de popularité et a été appliquée de façon systématique en médecine chinoise, dans le diagnostic, la symptomatologie et le traitement. 

A partir de la dynastie des Ming, la théorie des Cinq Eléments a connu un nouveau déclin car la médecine chinoise était alors dominée par l’étude des maladies infectieuses dues à la Chaleur externe, pour lesquelles on préférait, pour le diagnostic et le traitement, utiliser l’identification des tableaux pathologiques selon les Quatre Couches ou les Trois Réchauffeurs.

Pour lire l’intégralité : http://lartetlavoie.free.fr/theorie_des_5_elements.pdf

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