Archive pour 19 mars, 2016

Vous n’avez à vous libérer de rien d’autre que de vos pensées !

 

pensée libre

 

Voici un texte très zen d’ Arnaud Desjardins où il ne va pas par quatre chemin pour nous dire ce qu’il nous reste à faire . Notre seul vrai problème est la pensée et pour grandir intérieurement, il faut juste s’en libérer…un texte à lire et à relire !

Et si j’essaie de ne plus penser? Juste d’être, mais d’une Conscience absolument pure, pure, qui ne contienne rien d’étranger, absolument libre. Inévitablement la pensée vient faire son commentaire et m’accompagne: « Et voici qu’un grand silence s’établit à l’intérieur de moi… » Je me passerais bien de ce commentaire-là. « Et voici qu’un calme nouveau apparaît dans mon cœur… » Je me passerais bien de cette pensée-là. « Et voici que je suis un peu fatigué, cela gêne ma méditation. » Encore un autre type de pensée !

Considérez la pensée comme une certaine manière de prendre conscience des phénomènes. La libération, (état de Conscience suprême, en fait, n’est pas incompatible avec les phénomènes. Vous pourriez être parfaitement, totalement libres même s’il y a encore des sensations de malaise, même s’il y a encore une pensée qui passe, même s’il y a encore tout ce qui vous fait dire que vous n’êtes pas libérés. C’est encore une pensée de constater: «Ah, ça y est, ce n’est pas pour aujourd’hui; ça y est, je ne me sens pas bien – donc, c’est contraire à la libération ! Ces pensées-là ne devraient pas venir si j’étais dans l’état suprême. » C’est cela qui vous empêche d’être libérés: de penser que ces pensées ne devraient pas venir, de penser que ces sensations ne devraient pas venir, de penser que ces émotions ne devraient pas venir, de penser quoi que ce soit au sujet de la libération. Si vous pouviez vous abstenir du moindre commentaire, si vous pouviez ne plus faire de différence entre libération et non-libération, vous seriez à l’instant même libérés. Et si cette différence ne revenait jamais plus, eh bien cette libération ne serait plus jamais voilée ou recouverte.

Considérez la libération comme un état – ou plutôt une absence d’état, ou un état au-delà de tous les états – qui est ou n’est pas recouvert. C’est tout. Comme le ciel bleu. Aujourd’hui nous ne voyons pas 1e ciel bleu, les ombres ne sont pas marquées, le soleil est entièrement caché par les nuages, pourtant nous savons bien que, derrière les nuages, le ciel bleu est là. Les nuages s’écartent un instant, nous voyons le ciel; les nuages reviennent, nous ne le voyons plus. Mais le ciel bleu est toujours là. Ce qu’on appelle communément un « état de conscience supérieur » ou même un des différents états de « samadhi» reconnus et classés par l’Inde, c’est un moment où les nuages se sont un peu dissipés et où nous avons découvert un peu de ciel bleu – et puis les nuages reviennent et le ciel bleu disparaît.

Ou bien les nuages reviennent mais le ciel bleu ne disparaît plus parce que nous sommes situés à dix mille mètres d’altitude c’est-à-dire que les nuages sont en dessous de nous, et non plus entre nous et le ciel bleu. Voilà la libération: être situé du côte du ciel et regarder passer les nuages qui ne vous voilent plus ni le ciel, ni la lumière du soleil. Et ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Les souffrances sont des pensées, c’est-à-dire des formes de votre conscience. Revenez toujours à ceci. Ces nuages, ce sont uniquement des pensées.

Vous n’êtes prisonniers de rien d’autre que de vos pensées Vous n’avez à vous libérer de rien d’autre que de vos pensées. Voilà la vérité. Et vous n’avez pas d’autre problème que celui de vos pensées. Vous n’avez aucun problème, ni avec votre santé, ni avec votre métier, ni avec votre patron, ni avec vos enfants, ni avec votre femme, ni avec votre voisin, ni avec votre propriétaire, ni avec le maire de votre commune. Vous n’avez qu’un seul problème : un problème entre vous et vos pensées…

Ce texte est extrait de A la recherche du Soi , volume 4 : « Tu es cela », Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 (p.294) par Arnaud Desjardins

Pour en savoir plus sur Arnaud Desjardins

Le centre de Arnaud Desjardins – Hauteville – 07800 St Laurent du Pape – 04/75.62.29.29.

Pourquoi ressent-on le besoin d’être approuvés

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L’on doit se rappeler que le besoin d’être approuvé et reconnu est la question de tout le monde. Toute la structure de notre vie est telle que l’on nous apprend qu’à moins d’être reconnu, nous ne sommes personne, nous sommes sans valeur.

Le travail n’est pas important, la reconnaissance l’est et cela met des choses à l’envers, le travail devrait être important… une joie en soi. Vous devriez travailler, non pour être reconnu, mais parce que vous aimez être créateur, parce que vous aimez le travail pour lui-même. 

Il y a eu très peu de personnes, comme Vincent Van Gogh, qui ont été capables de s’échapper du piège dans lequel la société vous met. Il a continué à peindre, affamé, sans maison, sans vêtements, sans médicaments, malade, mais il a continué à peindre. Pas une seule toile n’était vendue, il n’y avait aucune reconnaissance, de nulle part, mais la chose étrange était que dans ces conditions il était néanmoins heureux. heureux parce que ce qu’il a voulu peindre, il a été à même de le peindre. Reconnaissance ou pas reconnaissance, son travail a une valeur intrinsèque. 

Il s’est suicidé à l’âge de trente-trois, pas à cause d’une misère quelconque, d’une angoisse, non, mais simplement parce qu’il avait peint sa dernière toile, une toile sur laquelle il avait travaillé pendant presque un an; un coucher du soleil. Il a essayé des douzaines de fois, mais parce qu’il n’atteignait pas le niveau qu’il souhaitait, il la détruisait. Finalement il a réussi à peindre le coucher du soleil tel qu’il l’avait tant désiré. Avant de se suicider, il a écrit une lettre à son frère: « Je ne me suicide pas par désespoir, je me suicide parce que maintenant ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue; mon travail est terminé. Qui plus est, il a été difficile de trouver des moyens pour gagner ma vie. Mais cela allait, parce que j’avais un travail à réaliser, un potentiel en moi avait besoin de se réaliser. Il a fleuri, aussi maintenant il est injustifié de vivre comme un mendiant. usqu’ici je n’y avais pas même pensé, je ne l’avais pas même envisagé, mais maintenant c’est la seule chose à faire. J’ai fleuri jusqu’à ma limite, je suis contenté et maintenant, me prolonger, trouver des gagne-pain, semble être tout simplement stupide. Pour quoi ? Ce n’est donc pas un suicide selon moi, mais simplement parce que je suis arrivé à un accomplissement, à un terminus et je quitte le monde joyeusement. J’ai vécu joyeusement; joyeusement je quitte le monde. «  

Maintenant, presque un siècle après, chacune de ses peintures vaut des millions de dollars, il y a seulement deux cents toiles disponibles. Il doit en avoir peint des milliers, mais elles ont été détruites; personne n’y a fait attention. À l’heure actuelle, avoir un Van Gogh veut dire que vous avez un sens esthétique, sa peinture vous donne une identité. Le monde n’a jamais donné aucune reconnaissance à son travail, mais il ne s’en est jamais soucié. Et cela devrait être la façon de regarder les choses. 

Vous travaillez si vous aimez cela, ne demandez pas de reconnaissance. Si elle vient, prenez la naturellement; si elle ne vient pas, n’y pensez pas.

Votre accomplissement devrait être dans le travail lui-même et si chacun apprend cet art simple d’aimer son travail, quel qu’il soit, de l’aimer sans demander aucune sorte de reconnaissance, nous aurons un monde plus beau, plus festif.

Tel qu’il est, le monde vous a pris au piège dans un modèle de comportement pitoyable. Ce que vous faites n’est pas bon parce que vous l’aimez, parce que vous le faites parfaitement, mais parce que le monde le reconnaît, le récompense, vous donne des médailles d’or, des prix Nobel. 

La société a retiré la valeur intrinsèque de la créativité et a détruit des millions des gens parce que vous ne pouvez pas donner à des millions de gens des prix Nobel. Et vous avez créé en chacun le désir d’être reconnu, ainsi personne ne peut travailler paisiblement, silencieusement, en aimant ce qu’il fait. Et la vie consiste en de petites choses. Pour ces petites choses il n’y a pas de récompense, pas des titres donnés par les gouvernements, pas des titres honorifiques donnés par les universités.

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Un des grands poètes de ce siècle, Rabindranath Tagore, a vécu au Bengale, en Inde. Il avait publié sa poésie, ses romans en langue bengali, mais il n’a pas été reconnu. Puis il a traduit en anglais un petit livre, Gitanjali,  »Offrande lyrique ». Il était conscient que l’original a une beauté que la traduction n’a pas et ne peut pas avoir, parce que ces deux langues, le bengali et l’anglais, ont des structures différentes, des modes différents d’expression. Le bengali est très doux; même si vous vous querellez, il sonne comme si vous étiez engagé dans une agréable conversation, il est très musical; chaque mot est musical. Cette qualité ne se retrouve pas dans l’anglais et ne peut y être apportée; l’anglais a des qualités différentes. Il a pourtant réussi à le traduire et la traduction, qui est pauvre comparée à l’original, a reçu un prix Nobel. Alors soudain toute l’Inde a pris conscience. Le livre était disponible en bengali, dans d’autres langues indiennes, depuis des années mais personne n’y avait prêté attention. 
Chaque université a voulu lui donner un doctorat en littérature. Calcutta, la ville où il a vécu, a été, d’évidence, la première université à vouloir lui offrir un titre honorifique. Il a refusé en disant: « Vous ne me donnez pas un doctorat; vous ne donnez pas une reconnaissance à mon travail, vous donnez une reconnaissance au prix Nobel, parce que le livre était disponible ici d’une façon beaucoup plus belle et personne ne s’est même donné la peine d’en écrire la critique. » 
Il a refusé d’accepter tout doctorat en littérature. Il disait: « c’est une insulte qui m’est faite. » 

Jean-Paul Sartre, grand romancier et homme de grande compréhension en psychologie humaine, a refusé le prix Nobel. Il a dit: « j’ai été assez récompensé alors que je créais mon travail, un prix Nobel ne peut rien y ajouter; au contraire, il me démolit. C’est bon pour les amateurs qui sont à la recherche de reconnaissance; je suis assez vieux, j’ai eu assez de plaisir. J’ai aimé tout ce que j’ai fait, cela avait sa propre récompense et je ne veux pas d’autre récompense, parce que rien ne peut être meilleur que ce que j’ai déjà reçu. » 

Et il avait raison, mais les gens intègres sont si peu de part le monde et le monde est plein de fausses gens vivant dans des leurres. 

Pourquoi devriez-vous être concerné par la reconnaissance ? Être concerné par la reconnaissance n’a de signification que si vous n’aimez pas votre travail; alors cela à du sens, alors cette reconnaissance semble être un substitut. Vous détestez le travail, vous ne l’aimez pas, mais vous le faites parce qu’il y aura une reconnaissance; vous serez apprécié, accepté. Plutôt que penser à une reconnaissance, reconsidérez votre travail. L’aimez-vous ? …alors c’est bien ainsi. Si vous ne l’aimez pas, alors changez-en !

Les parents, les enseignants ont toujours insisté sur le fait que vous devriez être reconnu, que vous devriez être accepté. C’est une stratégie très rusée pour maintenir les gens sous contrôle.

L’on m’a dit à maintes reprises dans mon université: « Vous devriez arrêter de faire ces choses… sans cesse, vous posez des questions dont vous savez pertinemment qu’elles n’ont pas de réponses et cela met le professeur dans une situation embarrassante. Vous devez arrêter cela, autrement ces gens prendront leur revanche. Ils ont le pouvoir, ils peuvent vous faire échouer aux examens. » 

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J’ai dit: « Cela m’est égal, j’aime poser à l’instant ces questions et les faire se sentir ignorants. Ils ne sont pas assez courageux pour dire simplement: « je ne sais pas. » Il n’y aurait alors aucun embarras, mais ils veulent feindre de tout savoir. J’adore faire cela; mon intelligence s’aiguise. Qui se soucie des examens ? Ils peuvent seulement me faire échouer aux examens lorsque je m’y présenterai; qui va se présenter ? S’ils ont cette idée qu’ils peuvent me faire échouer aux examens, je ne me présenterai pas aux examens et je resterai dans la même classe. Ils devront me faire passer simplement par crainte que, de nouveau, pendant un an ils auront à me faire face ! » 

Et j’ai été reçu aux examens, ils m’ont tous aidé à passer, parce qu’ils ont voulu se débarrasser de moi. À leurs yeux je détruisais aussi les autres étudiants, parce que les autres étudiants ont commencé à mettre en doute les choses qui avaient été acceptées depuis des siècles sans aucune question. La même chose est arrivée, sous un angle différent, pendant que j’enseignais à l’université. 

Maintenant je posais aux étudiants des questions afin d’attirer leur attention sur le fait que tout le savoir qu’ils ont accumulé est emprunté et qu’ils ne savent rien. Je leur ai dit que je ne me souciais pas de leurs titres, je me souciais de leur expérience authentique et ils n’en ont aucune. Ils répètent simplement des livres qui sont démodés, qui ont été prouvés faux depuis longtemps. Les autorités de l’université me menaçaient maintenant: « Si vous continuez de cette façon, à harceler les étudiants, vous serez expulsé de l’université. » 

J’ai dit: « C’est étrange, lorsque j’étais étudiant, je ne pouvais pas poser de questions aux professeurs; maintenant je suis un professeur et je ne peux pas poser de questions aux étudiants ! Quelle fonction cette université accomplit-elle ? Cela devrait être un lieu où l’on pose des questions, où la quête commence. Les réponses doivent être trouvées non dans les livres, mais dans la vie et dans l’existence. » J’ai ajouté: « Vous pouvez m’expulser de l’université, mais vous souvenez-vous, ces mêmes étudiants, à cause de qui vous m’expulsez de l’université, brûleront complètement toute l’université. » J’ai dit au vice-président: « Vous devriez venir voir ma classe. » Il ne pouvait pas le croire, dans ma classe il y avait au moins deux cents étudiants… et il n’y avait pas assez de place, aussi ils s’asseyaient n’importe où, là où ils pouvaient en trouver, sur le rebord des fenêtres, par terre. Le vice-président a dit: « Que se passe t’il, parce que vous avez seulement dix étudiants inscrits ? » 
J’ai dit: « Ces gens viennent pour écouter, ils ont laissé tomber leurs classes; ils aiment être ici. Cette classe est un dialogue, je ne suis pas supérieur à eux et je ne peux pas refuser à quiconque de venir à mon cours. Qu’il soit mon étudiant ou pas, cela importe peu; s’il vient pour m’écouter, il est mon étudiant. En fait vous devriez me permettre d’utiliser l’amphithéâtre. Ces salles de classe sont trop petites pour moi. » 
« L’amphithéâtre ? Vous voulez dire que toute l’université se rassemblera dans l’amphithéâtre ? Que feront alors les autres professeurs ? » 

« C’est à eux d’y réfléchir sérieusement, ils peuvent aller se faire pendre ! Ils devraient l’avoir fait depuis longtemps, le fait que leurs étudiants ne venaient pas les écouter était assez explicite. » 

Les professeurs étaient fâchés, les autorités étaient fâchées, finalement ils ont dû me donner l’amphithéâtre… mais très à contrecoeur, seulement parce que les étudiants les forçaient. Mais ils ont dit: « C’est étrange, les étudiants qui n’ont rien à faire avec la philosophie, la religion ou la psychologie, pourquoi devraient-ils aller là ? » 

De nombreux étudiants ont dit au vice-président: « Nous aimons cela, nous ne savions pas que la philosophie, la religion, la psychologie puissent être si intéressante, si intrigante; autrement nous nous serions inscrits. Nous pensions que c’étaient des sujets arides; que seuls ceux qui aiment potasser pouvaient s’intéresser à ces sujets. Nous n’avons jamais vu de gens enthousiasmants s’intéresser à ces sujets. Mais cet homme a rendu ces matières si pleines de sens, qu’il semble que même si nous échouons dans nos propres matières, cela importe peu. Ce que nous faisons est si juste en lui-même et nous sommes si certains de cela, qu’il n’ait aucunement question de changer. » 

Envers toute reconnaissance, envers toute acceptation, envers tous titres… mais finalement j’ai dû quitter l’université, non pas à cause de leurs menaces, mais parce que j’ai reconnu que si je peux aider des milliers d’étudiants, c’est du gaspillage; je peux aider des millions des gens à l’extérieur, dans le monde, pourquoi devrais-je continuer à rester attaché à une petite université ? Le monde entier peut être mon université. 
Et vous pouvez le constater, j’ai été condamné. 
C’est la seule reconnaissance que j’ai reçue. 
J’ai été dénaturé de toutes les façons possibles. Tout ce qui peut être dit contre un homme a été dit contre moi; tout qui peut être fait contre un homme a été fait contre moi. Pensez-vous que c’est de la reconnaissance ? Mais j’aime mon travail, je l’aime tellement que je ne l’appelle même pas du travail; je l’appelle simplement ma joie. Et tous ceux qui était d’une certaine façon mes aînés, bien établis, m’ont dit: « Ce que vous faites ne vous donnera aucune sorte de respectabilité dans le monde. » Ce à quoi j’ai répondu: « Je ne l’aie jamais demandé et je ne vois pas ce que je ferai avec la respectabilité, je ne peux pas la manger, je ne peux pas la boire. » 

Apprenez une chose fondamentale: Faites que vous voulez faire, ce que vous aimez faire et ne demandez jamais de reconnaissance, c’est de la mendicité. Pourquoi devrait on demander une reconnaissance ? Pourquoi devrait on aspirer à être accepté ? 

Regardez profondément en vous. Peut-être n’aimez-vous pas ce que vous faites, peut-être avez-vous peur d’être sur une fausse piste ? La reconnaissance vous aidera à estimer que vous avez raison. La reconnaissance vous fera estimer que vous allez vers le véritable but. 

C’est une question de vos propres sentiments intérieurs; cela n’a aucun rapport avec le monde extérieur. Et pourquoi dépendre des autres ? Toutes ces choses dépendent des autres, vous-même devenez dépendant. Je n’accepterai aucun prix Nobel. Toute cette condamnation, de toutes les nations de par le monde entier, de toutes les religions, a plus de valeur pour moi. Accepter le prix Nobel signifie que je deviens dépendant; alors je ne serai pas fier de moi, mais fier du prix Nobel. À l’instant, je ne peux qu’être fier de moi; il n’y a rien d’autre dont je puisse être fier. De cette façon vous devenez un individu. Et d’être un individu vivant dans une totale liberté, sur ses propres pieds, buvant à ses propres sources, est ce qui fait un homme vraiment centré, enraciné. C’est le début de sa floraison suprême. 
Ces gens prétendument reconnus, ces gens honorés, sont plein d’ordures et rien d’autre. Mais ils sont pleins des ordures que la société veut qu’ils soient remplis de… et la société les indemnise en leur donnant des récompenses.

Tout homme qui à un tant soit peu le sens de sa propre individualité, vit de son propre amour, de son propre travail, sans se soucier du tout de ce que les autres en pensent.

Plus votre travail a de la valeur, moins grande est la possibilité d’obtenir une quelconque respectabilité pour cela. Et si votre travail est celui d’un génie, alors vous n’aurez aucun respect dans votre vie, vous serez condamné dans votre vie… Puis, après deux ou trois siècles, l’on fera des statues à votre image, vos livres seront respectés; parce que cela prend presque deux ou trois siècles à l’humanité pour acquérir autant d’intelligence qu’en a un génie aujourd’hui, l’écart est énorme. 

En étant respecté par des idiots vous devez vous comporter selon leurs critères, leurs attentes. Pour être respecté par cette humanité malade vous devez être plus malades qu’elle. Alors elle vous respectera. Mais quel profit en tirerez-vous ? Vous perdrez votre âme et vous ne gagnerez rien.

Osho, Extrait de: Beyond Psychology

Deshimaru, la naissance du Zen occidental

 

Encore quasi ignoré par l’Occident il y a moins d’un demi-siècle, le Zen a connu son véritable essor européen au début des années 1970. Dans Sensei, Dominique Blain nous retrace le parcours haut en couleur de celui qui fut à l’origine de cette aventure : Taisen Deshimaru.

E n 1967, un inconnu débarque à Paris, avec sa robe de moine zen pour unique possession, ou presque. À cinquante-trois ans, Taisen Deshimaru a quitté le Japon pour, loin des scléroses ecclésiales de son pays natal, faire renaître sur une terre vierge l’authentique Zen de maître Dôgen. En quinze ans à peine, il va susciter à l’échelle de toute l’Europe un véritable mouvement bouddhique. Portés par le souffle de l’époque que ce maître hors normes parvient à transmuer en énergie spirituelle, des gens de tous milieux viennent fréquenter le dojo de la rue Pernety, les camps d’été, puis le temple de La Gendronnière, près de Blois.

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HIPPIES, DROGUÉS ET MARGINAUX côtoient vedettes du théâtre et hommes d’affaires pendant le zazen, la méditation assise, tandis que « Sensei », « le maître », délivre son enseignement : « Le Zen, c’est zazen », « méditer sans but ni profit »… Sa personnalité fantasque et sa vision pénétrante de la spiritualité et de l’humain lui font croiser des personnalités de tous horizons, de Maurice Béjart à Claude Lévi-Strauss en passant par André Malraux ou Dalida.

La biographie que lui consacre Dominique Blain nous fait revivre, à travers les témoignages des disciples et les documents d’archives, cette époque de tous les possibles. Elle dessine un portrait touchant de celui qui fit fleurir, en Occident, la «  véritable fleur du Dharma ». ■

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