Archive pour 27 mars, 2016

Complexe de supériorité/infériorité

 

C’est comme ça !

Tout a un sens si nous voulons en trouver. Mais est-ce bien nécessaire? N’est-il pas suffisant de pouvoir se dire: « c’est comme ça ». Être avec ce qui est, simplement, sans chercher de causes, de raisons, d’explications. Cela ne veut pas dire tout accepter, et la frontière est mince entre ce qui reviendrait à de la passivité et ce qui est purement réactionnel. Il est des comportements, des évènements qui sont inacceptables parce qu’ils ne font pas grandir, ne vont pas dans le sens de la vie. Mais quels sont les bons moyens pour témoigner de son opposition et aider à mettre en place autre chose?

Le premier pas, je crois, demeure dans ce « c’est comme ça ». L’acceptation de la réalité, l’acceptation de soi faisant partie et étant acteur de cette réalité, aussi déplaisante soit-elle. « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » disait le Mahatma Gandhi. Il s’agit donc, encore et toujours, d’être dans l’amour et sans concession avec soi-même. Regarder ce que l’extérieur nous renvoie de nous-mêmes, un autre, les autres, la société, et avancer, même maladroitement, vers notre propre transformation. Je n’ai aucun doute sur le fait que ce travail là conduira ou conduirait inéluctablement à une transformation globale profonde, une révolution.

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Cette étape franchie, il est parfois nécessaire de s’engager pour une cause qui nous semble juste, et je dis bien pour. Car se battre contre quelque chose me semble être toujours apporter de l’eau au moulin de l’adversité. S’engager, en guerrier pacifique, sans jamais perdre de vue l’interdépendance du dehors et du dedans, de la quête extérieure et de celle, intérieure, qui nous conduit vers nous-mêmes et vers le monde.

Bien sûr, il peut être intéressant de savoir ce qui a conduit à telle ou telle situation, ou à ce qui nous a construit. La connaissance de l’Histoire devrait pouvoir éviter de répéter certaines erreurs. Malheureusement, c’est rarement le cas. Parce que ce savoir, s’il satisfait et nourrit notre mental, ne donne en réalité , et les évènements le prouvent, aucune clé pour le présent et l’avenir. Enfin…si il pourrait en donner, mais l’homme est ainsi fait qu’il se satisfait rarement de l’expérience des autres, et même parfois de la sienne propre. Parce que le changement ne vient pas du savoir, mais d’une autre source, indescriptible, la Conscience.

« C’est comme ça », dans ce contexte, n’est pas une immobilité, mais bien au contraire, un mouvement profond, qui vient du coeur, et s’engage pour l’humanité.


Complexe de supériorité/infériorité

Il nous est tous arrivé de rencontrer des gens qui avaient l’air si imbus de leur personne qu’il paraissait se suffire à eux-mêmes. Des personnes qui savent tout, qui ont tout fait, et qui ont toujours raison. J’en ai rencontré qui, même hors d’une discussion, lors d’un évènement quelconque, expliquait qu’ils savaient déjà ce qui allait arriver. Personnellement, j’ai toujours eu beaucoup de mal avec ce genre de gens. Jusqu’à ce que je me rende compte de deux choses importantes:

1. Ce que on appelle communément un complexe de supériorité est un mécanisme de défense qui cache un énorme complexe d’infériorité. En adoptant une attitude censée montrer une supériorité intellectuelle, physique, ou autre, la personne dissimule, et la plupart du temps y compris à elle-même, un sentiment d’impuissance abyssable. Nous savons bien que les détenteurs de savoir, de sagesse, de force, n’ont en rien besoin de les exhiber. Ceux qui souffrent, à leur insu, de ce complexe, sont en plus piégés par leur inconscience de ce qui se joue et, plutôt que d’aller creuser dans leur magnifique vulnérabilité, tendent à penser qu’ils n’ont aucun problème.. Le complexe de supériorité/infériorité va souvent de pair avec le complexe de Narcisse. Le narcissisme de ces personnes a très probablement été profondément blessé dans leur toute petite enfance.Et comme Narcisse, elles vont chercher dans un miroir illusoire une image d’elles-mêmes rassurante. Moi, moi, moi, pense-t-on à l’extérieur, oublieux ou ignorant du fait que ce moi à tant de mal à exister qu’il se pare de toutes les plumes du paon.

2. Grâce à ces personnes, j’ai pu creuser dans mon propre manque de confiance en moi. Partant du principe que toute rencontre fait miroir à mon ombre, après m’être rebiffée, j’ai au contraire accueilli la relation. Petit à petit, j’ai pu ainsi développer, au lieu de l’agacement, une tendresse infinie pour ces hommes ou ces femmes qui n’ont trouvé d’autre issue à leur mal-être qu’un substitut de pouvoir. Plutôt que de vouloir changer l’autre, faisons notre propre travail.

N’oublions jamais que ce qui nous agace le plus chez les autres est très probablement enfoui aussi au coeur de notre ego. Bien sûr, il y a une limite; un jour vient, peut-être, où notre propre ombre, suffisamment mise en lumière et libérée, n’a plus besoin de se confronter à ces personnalités. Tout naturellement alors, nous passons à autre chose. Nous ne sommes plus dérangés.


Se perdre dans l’autre

La relation à l’autre dans le couple est un long chemin heureux et chaotique, jalonné d’extases et de difficultés, qui permet à chacun d’avancer sur sa propre voie, en accompagnant l’autre sur la sienne.

Le champ créé par la relation a sans cesse besoin d’être nourri, enrichi, aimé pour ce que nous lui donnons et qu’il nous rend au centuple.

De nombreux pièges nous guettent dans ce voyage à deux. Et il en est un, aujourd’hui, que j’aimerais mettre en exergue. Se perdre dans l’autre. Perdre ce qui fait la richesse de sa personnalité au profit d’un moulage artificiel coulé subtilement dans les désirs de l’autre. Il ne s’agit évidemment pas de rester chacun sur son quant à soi, mais de « regarder ensemble dans la même direction », la relation, le champ énergétique créé et comment, en donnant chacun le meilleur de soi, il peut donner le meilleur à chacun et rayonner autour du couple. Subprecticement, pour faire plaisir, pour se rassurer, pour éviter les heurts, on abandonne ce qui nous tenait le plus à coeur, on devient l’ombre de soi-même, on abdique. L’alliance sacrée avec soi et l’autre se mue en danse macabre. Oui, le tableau est sombre.

Si aimer revient à donner le meilleur de soi-même, alors pourquoi abandonner ce meilleur pour une espèce de simulacre?

J’ai rencontré des hommes et des femmes, mais surtout des femmes je l’avoue, des femmes belles, talentueuses, devenues en quelques années l’ombre de leurs maris ou compagnons, confondues avec leurs goûts à eux, leurs idées, leurs envies. C’est ce qu’on appelle l’effet pervers d’un certain patriarcat. Une part d’elles est satisfaite, et même heureuse, de disparaître ainsi. Mais où est dans ces conditions la Femme, le Déesse en chaque femme? Et où est le Masculin sacré, dans cet homme qui ne satisfait que son ego?

Ce genre de comportement tend à disparaître de nos jours, et c’est tant mieux. Mais il est nécessaire de rester vigilant. Le couple ne doit pas être au service de l’ego de l’un ou de l’autre mais de quelque chose de plus grand, qui les dépasse. Quelque chose qui pousse chacun à permettre à l’autre de grandir, et à la relation de s’approfondir.


L’observateur intérieur

Souvent, quand nous n’allons pas bien, nous sommes dans l’incapacité de faire appel à notre observateur intérieur. Emportés par la colère, le chagrin ou la peur, nous sommes totalement identifiés à nos pensées et projetons notre mal-être sur tout ce qui nous est extérieur. C’est ainsi que nous nous jetons littéralement sur le premier bouc-émissaire venu, lui faisant porter la cause de notre état.

Les sociétés qui vont mal agissent évidemment de la même façon, et chaque génération génère ses boucs-émissaires. Nous l’avons vu dans le passé, mais c’est vrai encore aujourd’hui où tant de minorités sont pointées du doigt. Notre société va mal, et refuse de voir ses propres dysfonctionnements, à l’instar de ce que nous faisons individuellement.

Qui est cet observateur et comment lui faire de la place?

Il est une part de nous-mêmes, une instance intérieure qui a la capacité de recul sur nos fonctionnements et agissements. Il est à nos comportements ce que la lumière est aux objets. Nous voyons les objets grâce à elle, mais nous ne la voyons pas. Nous voyons clairement la différence entre l’obscurité et le jour. Il en est de même avec l’observateur intérieur. Il est un agent de la Conscience, comme la lumière est un agent du soleil.

Nous avons tous la capacité de nous connecter à lui, mais c’est parfois très inconfortable car il est des choses que nous préférons ne pas voir. Et c’est en général celles-là que nous prêtons aux autres, que nous projetons.

Lorsque nous nous « réveillons » de notre torpeur aveugle et sourde, nous l’entendons, mais souvent nous entendons encore plus fort notre surmoi, cet autre instance en nous, qui nous dit ce qui est bien ou pas, selon lui. Selon le degré de présence de l’observateur intérieur, le surmoi peut être un gardien ou un dictateur. Ce qu’il nous raconte ne vient pas seulement de notre propre hiérarchie de valeurs, mais de notre éducation, de notre histoire, de notre société. Il est comme un parent normatif en nous, qui dicte, et plus souvent juge, notre conduite. Nous lui laissons souvent un pouvoir important qui nous rend sourds à l’obrsevateur qui, lui, regarde mais ne juge pas.

Pour faire de la place à notre observateur intérieur, il nous faut en tout premier lieu admettre qu’il existe en chacun de nous une sagesses intrinsèque et lui faire de l’espace pour qu’elle puisse se faire entendre et que nous ayons envie de l’écouter. Cela passe par la reconnaissance des histoires que nous passons notre temps à nous raconter sur nous-mêmes et les autres. C’est un apprentissage, oui. Car nous avons appris depuis notre plus jeune âge à écouter l’extérieur plutôt que l’intérieur. Mais si nous faisons confiance à cette part de nous qui n’est parasité par rien, et que nous rencontrons dans le silence de notre rencontre avec nous-mêmes, alors…alors…nous commençons à toucher du bout des doigts, du bout l’âme, la richesse infini de l’humain.

Ces textes sont publiés sur le blog d’Isabelle de Penfentenyo

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