Archive pour 31 juillet, 2016

LA PAIX EST UN MUSCLE

 

le refrain d’une chanson d’un ami musicien Guillaume Duchesneau  en particulier qui m’a marqué et qui inspire ce texte aujourd’hui :

« La paix est un muscle, allons au gym! »

Chantées d’un air joyeux et léger, ces paroles ont pourtant su occasionner des frissons partout sur mon corps, réaction qui n’avait rien à voir avec la température de la salle.

la paix est un muscle

Pourquoi ces paroles m’ont-elles tant touchée ?

Car selon moi la paix est notre but ultime sur cette terre et dans cette vie.

Nous avons tous des aspirations matérielles, professionnelles, personnelles, relationnelles et/ou spirituelles. Mais ce qui est sous-jacent à ces objectifs, que ce soit conscient ou non, est un désir profond d’être bien tout simplement, de se sentir mieux et de vivre plus en paix.

Et voilà où je veux en venir: la paix qu’on peut vivre dans nos cœurs, a beaucoup plus à voir avec ce qui se passe à l’intérieur de nous que les événements extérieurs de notre vie, même si parfois cela ne semble pas être le cas.

C’est comment nous vivons les joies et les épreuves de notre vie qui fait toute la différence. Cecomment trouve sa source dans l’état intérieur que nous portons en nous, à chaque moment de la journée et pendant toutes les années de notre vie.

Notre niveau de paix intérieure serait donc directement relié à notre capacité d’influencer et d’agir sur cet état intérieur. Ainsi, nous avons la possibilité d’effectuer une sorte d’alchimie de nos tréfonds pour créer et vivre plus de paix. Inspirant, non?

Cependant, dans notre société effrénée et dans nos vies bien chargées, la paix tant recherchée n’est pas forcement innée et ce pouvoir d’action ne semble pas toujours évident.

Alors, comment atteindre la paix intérieure?

Revenons à la chanson de Guillaume :

« La paix est un muscle, allons au gym! »

Ce refrain n’a pas provoqué des frissons chez moi pour rien. La paix intérieure est véritablement un muscle, quoique métaphorique. Si on veut maximiser son potentiel, on n’a d’autre choix que de le renforcer de façon régulière

En fait, il s’agit de développer graduellement la force, la résistance et l’endurance de notre muscle de la paix, de la même façon qu’on fait sur le plan physique quand on s’entraîne au gym (gymnase).

Je vous présente donc 3 types d’entraînements complémentaires qui ont un impact majeur sur notre muscle de la paix. Pour les plus motivés, vous trouverez également des pistes d’action pour aller tout de suite au gym de la paix ;-) .

  1. Maîtriser notre mental

Les peurs, les jugements de soi et de l’autre et toutes les autres voix saboteurs qui nous rongent sans cesse, dérangent notre équilibre interne et hypothèquent le potentiel de paix en nous. Mais tant qu’on n’a pas appris à connaître et à déjouer les ruses de notre mental, on continue à les nourrir inconsciemment et à en souffrir.

À vrai dire, c’est une grande libération de se rendre compte que la plupart des pensées folles qui nous habitent sont tout simplement du bruit mental, qui n’ont pas plus d’importance que ça.

Mais la libération ne se fait pas toute seule… Il faut pratiquer et renforcer nos muscles de la paix pour affaiblir l’emprise de notre mental. On risque de ressentir les bienfaits de cet entraînement assez rapidement mais c’est une pratique à long terme qui permettra à une paix profonde et solide de s’installer.

Comment :

Maîtriser notre mental consiste donc à ralentir le débit mental suffisamment pour en prendre une distance saine et à observer nos agissements avec bienveillance. Le simple fait de prendre conscience de notre mental qui nous joue des tours est déjà énorme et affaiblit son emprise sur nous.

La méditation ou une pratique de présence régulière offrent une fondation solide pour cet entrainement et on peut également s’inspirer des œuvres et du travail de maîtres du mental, tels Eckhart Tolle (« La Nouvelle Terre ») et Byron Katie (« Aimer ce qui est »).

Je vous propose également cette démarche simple pour prendre conscience de vos voix sabotrices et de vous servir de votre sagesse innée pour les déjouer : 5 façons de vous libérer des pensées compulsives,

  1. Prendre la responsabilité

Un grand motif de notre souffrance humaine est l’intensité et la douleur de nos réactions face à certaines personnes et situations dans nos vies. Cette souffrance trouve souvent sa source dans nos propres croyances, perceptions et blessures du passé.

En fait, chaque relation et situation sur notre chemin de vie qui nous met au défi contient un cadeau qui nous permet d’évoluer. En prendre conscience et en prendre la responsabilité implique d’avoir le courage de s’interroger sur nos réactions vives face aux éléments extérieurs.

Ainsi, nous assumons pleinement ce qui nous appartient dans chaque relation et situation et nous arrivons graduellement à comprendre et à transformer notre souffrance. Il devient nettement plus facile par la suite de contacter la paix et de l’insuffler dans chaque aspect de notre vie.

Comment :

Quand on est déclenché de façon intense, avouons qu’il est tellement plus facile de projeter sa souffrance sur quelqu’un ou quelque chose à l’extérieur de soi ! Alors simplement reconnaître et assumer cette responsabilité est énorme et consiste en un vrai changement de paradigme.

Ensuite nous avons besoin de nous intérioriser afin de comprendre les nœuds en nous qui causent nos réactions intenses et à les extérioriser de façon saine et responsable. Parfois en prenant du temps pour soi et en s’observant avec bienveillance on arrive à le faire seul. Parfois l’aide d’un soutien extérieur s’avère nécessaire (coach, thérapeute, autre professionnel en relation d’aide).

Cet entraînement prend tout son sens quand on le pratique régulièrement; on devient de plus en plus apte à déceler les motifs de ses réactions, à les vivre sainement et à retrouver une paix par la suite.

  1. Élever notre vibration

Étant le créateur de notre vie, nous avons un grand pouvoir d’action aussi sur notre taux vibratoire, notre indicateur naturel de joie. Plus notre cœur est ouvert, plus on ressent de la joie, plus on vibre fort, plus la paix peut prendre racine en nous.

C’est nous qui décidons comment et avec qui nous passons nos journées et notre temps libre, alors faisons-le intelligemment et faisons-le souvent!

Comment :

Il y a certains activités et lieux qui sont connus pour leur capacité à nous inspirer, à nous ouvrir le cœur et à élever notre vibration. Ensuite il y a nos préférences et nos prédilections personnelles. Je vous invite à vous inspirer de cette liste et ensuite de suivre ce qui vous fait vibrer de joie :

  • Méditer / instaurer une pratique de présence à soi
  • Nommer ce dont vous avez de la gratitude
  • Passer du temps en nature
  • S’offrir du temps de qualité avec les êtres chers
  • Chanter
  • Danser
  • Pratiquer un sport qui donne du plaisir
  • Faire du bénévolat / aider les autres
  • Contempler de l’art qui vous inspire
  • Pratiquer un art qui vous fait plaisir
  • Toute activité qui vous fait du bien!

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Votre gym pour la paix

Il n’y a pas une façon d’atteindre la paix intérieure, il y a juste notre façon de le faire; chacun est libre de choisir – ou d’inventer — la gym de la paix qui lui convient.

Mais il faut agir et il faut s’entraîner. Avec de la pratique et de la persévérance, nous devenons de vrais alchimistes de notre propre expérience intérieure, capables d’atteindre et de maintenir une paix intérieure, peu importe le contexte externe de notre vie.

Minnie Richardson
Vecteur de conscience
Coach de vie et Praticienne en travail rituel

Pour découvrir la Conscience en soi

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Depuis 10 ans maintenant, Minnie accompagne les gens à créer et à vivre des vies remplies de présence, de sens et de joie. Tout simplement, elle les aide à contacter et éveiller la Conscience en soi afin de vivre plus de paix. Son accompagnement est profond et puissant, et vous propulse vers une meilleure compréhension de votre fonctionnement interne, une expression plus fidèle de votre essence et une grande liberté intérieure.

Le tao, une philosophie antistress

 

Renforcer ses points forts pour améliorer ses compétences

La citation taoïste : « La performance est dans l’archer, non dans la flèche »

Laurent Chateau : « Encore une fois, dans une perspective taoïste, plus on fait ce pour quoi l’on est fait, plus on est performant. Cela passe par bien connaître ses points forts pour en faire des points d’excellence, plutôt que de chercher à transformer ses points de faiblesse en points “moyens”, ce qui prend du temps et consomme beaucoup d’énergie pour peu de bénéfices. À l’inverse, transformer nos points forts en points d’excellence nous est plus facile, nous procure de la joie, nous place au cœur de notre mandat céleste et nous fait exister au regard des autres. »

Éric Albert : « Améliorer ses compétences exige en effet de développer ses points forts, cela agit sur la motivation et les performances. Mais ce qui nous rend très compétent, c’est aussi de posséder un large registre de capacités comportementales. Or, si nous n’exploitons que le filon de nos points forts, nous nous limitons forcément. En revanche, quand nous nous aventurons hors de notre zone de confort, en prenant des risques, nous gagnons en connaissance de soi, nous pouvons acquérir de nouveaux outils et, peut-être aussi, réveiller de nouvelles sources de motivation, voire, pour certains, une vocation. » 

tao zen

Cultiver le calme intérieur et la simplicité pour pacifier les relations

La citation taoïste : « L’écorce est née au centre »

Laurent Chateau : « Pour pacifier sa relation à l’autre, mieux vaut commencer par se pacifier soi-même, en apprenant à ralentir et à se calmer. C’est ainsi que l’on va pouvoir placer ses relations sous le signe de la simplicité et de l’authenticité. Cette posture (incarnée et non “mentalisée”) permet d’établir une relation enthousiaste et sincère avec les autres, qui, ressentant le calme, se trouvent moins enclins à être agressifs. Le calme intérieur, installé par le travail de l’énergie, permet de ne pas surenchérir en cas de crise et d’envisager des solutions impossibles à concevoir lorsque l’on est émotionnellement perturbé : rire, reformuler en insistant sur les points d’accord, proposer des alternatives ou suspendre l’échange pour le reprendre ultérieurement… »

Éric Albert : « Il est très difficile d’atteindre le calme intérieur et la simplicité car nous sommes des êtres d’ambivalence, habités par des conflits intérieurs, souvent inconscients. Cette complexité peut être source de richesse : nos ambivalences et nos conflits nous donnent aussi de l’énergie pour nous dépasser et réaliser des choses. J’ajouterai que la finalité dans le monde du travail n’est pas la recherche du bonheur ni de la sagesse, mais celle de l’efficacité. Peu importe si ma relation avec mes collègues n’est ni sincère ni enthousiaste, l’essentiel est qu’elle soit respectueuse et efficace. Quand les émotions prennent le dessus, on a vite fait de tomber dans l’agressivité ou bien dans la passivité, c’est pourquoi je conseille la pratique de l’assertivité : dire clairement mais sans agressivité ce que l’on a à dire. » 

Trouver l’opportunité dans la crise pour gérer un conflit

La citation taoïste : « Le plus beau combat est celui qu’on n’a pas eu à engager »

Laurent Chateau : « Les conflits sont comme l’orage et les tempêtes, ils font partie de la vie, qui se place sous le signe du changement. Si l’on ne peut pas toujours les éviter, on peut apprendre d’eux. Un conflit peut être lu comme “une vérité en colère” : quelles sont les vérités brutes qui s’expriment et qui peuvent me questionner et me faire avancer ? Toute crise est bénéfique car elle nous rappelle l’impermanence et l’interdépendance des choses. Elle nous informe que l’harmonie est troublée et nous invite à trouver un nouvel équilibre, à identifier et saisir les opportunités qui sont plus proches de sa mission de vie. »

Éric Albert : « Pour être féconde, une crise doit être accompagnée d’une prise de recul, c’est ainsi qu’elle permet de pratiquer un retour d’expérience pour mieux comprendre son interaction avec son environnement. Elle constitue également un bon terrain d’apprentissage sur soi, qui interroge nos réactions ainsi que la gestion de nos émotions. Elle pose la question, centrale, de l’empathie : qu’a-t-on compris de l’autre ? Que peut-on faire pour mieux le comprendre ? Est-on sûr de délivrer soi-même des messages clairs ? Il faut aussi garder à l’esprit qu’une sortie de crise ne s’opère pas seulement grâce à un questionnement solitaire. Le regard d’un tiers, son expérience, ses conseils peuvent aider à prendre de la distance et à envisager des solutions inédites. »

Apprivoiser le changement pour mieux rebondir

La citation taoïste : « Quand souffle le vent du changement, certains construisent des murs, d’autres des moulins »

Laurent Chateau : « Les taoïstes assimilent la souplesse à la vie, et la rigidité à la mort. Le changement, qui est du côté de la vie, advient pour nous aider à découvrir de nouvelles opportunités et gagner en connaissance de soi, des autres et du monde. Il est une force sur laquelle on peut s’appuyer pour rebondir, se révéler, innover, exprimer son mandat céleste et ses potentialités. Autre point important : bien vivre le changement suppose de créer de l’unité avec soi-même (en suivant sa voie personnelle), avec les autres (en entretenant une relation bienveillante) et avec son environnement (en en prenant soin, en cultivant le beau). Le changement ne fait jamais de nous des perdants : soit on remporte une victoire (on parle alors de grand yin), soit on ne remporte pas de succès visible, mais on gagne en connaissance (petit yin). »

Éric Albert : « Je ne peux qu’être d’accord avec cette façon de penser le changement comme une opportunité et non comme une agression, même s’il peut se présenter de prime abord comme tel. Rien n’est pire que l’immobilisme : les habitudes et les certitudes sont les éteignoirs de la motivation et de la créativité. C’est pourquoi il est essentiel de cultiver au quotidien sa souplesse psychique, comme on travaillerait sa souplesse physique. Se poser des questions, se remettre en question, casser ses réflexes pour casser sa routine d’agir et de penser, acquérir de nouveaux outils, s’inspirer des autres et d’ailleurs… Cet entraînement ouvre l’esprit, améliore la performance et la confiance en soi, mais il a également le pouvoir de nous préparer aux changements les plus brutaux en nous familiarisant avec la nouveauté et l’inconfort, mais aussi avec le plaisir de l’innovation et de la découverte de nouvelles capacités. »

>>> A lire aussi sur Psychologies.com : Les leçons de vie du tao 

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