Massage ou pratique spirituelle

 

Traditionnellement, le massage thaï n’a jamais été considéré comme une pratique spirituelle étroitement liée à l’enseignement bouddhiste. Le temple était le lieu où étaient dispensés et enseignés les massages ; encore actuellement, une des plus grandes écoles est le Wat Pho (wat = temple) à Bangkok (les salons de massage sont récents). Le nuad-bo-rarn («ancien massage» en thaïlandais) puise ses sources dans les traditions chinoises et indiennes. Si cette pratique est ancestrale en Thaïlande, elle reste inédite en France. A ne pas confondre avec le fameux body-body des quartiers chauds de Bangkok, sa technique repose sur une succession de pressions sur des points d’énergie (la digitopuncture), associés à des mobilisations articulaires et des étirements (stretching). Le nuad-bo-rarn fait partie du véritable art de vivre des Thaïs. En Thaïlande, il est pratiqué dans les centres médicaux, mais aussi au temple et dans le cadre familial. Se faire masser fait partie, depuis des siècles, du quotidien, favorisant ainsi une bonne circulation des énergies. Si les Thaïs désirent rendre leur corps sains et vigoureux, sensible et calme, c’est afin d’avoir un mental harmonieux, détendu et silencieux, de façon à libérer l’esprit. Recevoir le nuad-bo-rarn, c’est envisager le massage, non plus comme une pratique exceptionnelle mais comme un nouvel art de vivre contemporain, accessible à tous.

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Comment se déroule une séance de massage ?


Un bon masseur commence par se recueillir afin d’être totalement concentré sur la personne ; l’acte de masser est une méditation ; le masseur œuvre avec une conscience, une attention et une concentration totales. Ceci n’est pas toujours facile ; mais tout un monde sépare un massage dispensé dans cet état d’esprit méditatif d’un «travail». Dans l’attitude méditative, le donneur développe sa sensibilité et sa disponibilité au receveur, en état de «bonté aimante», et il propose au receveur le meilleur pour ce dernier. Le receveur du nuad-bo-rarn est habillé de confortables vêtements de coton. Habitude asiatique, de peuples respectueux et pudiques ; respect du donneur pour le receveur, respect de l’autre, de sa peau, le vêtement protège physiquement le receveur (la séance est longue, le corps peut se …

Les femmes et les hommes ont un capital comportemental double, composé du principe masculin et du principe féminin. Carl Gustave Jung a défini à ce propos les notions de Logo et Eros qui correspondent aux principes masculin et féminin conscients et à Anima et Animus qui en sont les versants inconscients.

Les forces conscientes


 Le principe masculin est « logos ». Le logos est une aptitude à penser et à ordonnancer ; cela consiste à discriminer avec détachement les différents éléments d’une situation puis à les structurer pour en faire un assemblage rationnel. Le logos est organisateur du monde.

 Le principe féminin est « éros ». L’éros est une aptitude relationnelle ; cela consiste à faire naturellement des liens avec les éléments en présence, les entrelacer. Les situations sont prises dans leur globalité. Le propos est davantage de « faire avec » que de transformer.
L’observation nous montre cependant la plupart des hommes « frontalement » logos et la plupart des femmes « frontalement » éros ; cela ne veut pas dire que c’est exclusif. La pression sociale est forte et les hommes sont plus poussés vers le logos et les femmes vers l’éros.

Les forces inconscientes
Dans la perspective jungienne l’inconscient possède deux types de contenants :
 L’inconscient personnel qui se remplit avec les événements vécus par le sujet. Ce sont en général des émotions et des souvenirs trop forts que l’on ne peut pas garder au niveau de la conscience. Ils sont ainsi oubliés, déniés, refoulés.  L’inconscient collectif, qui ne correspond pas à un inconscient de groupe, mais à un réservoir personnel empreint, bien au-delà du sujet lui-même, des traces de l’histoire de l’humanité. Ces traces sont des énergies en potentiel qui peuvent se manifester à l’insu de la personne. Jung les a appelées « archétypes ».

Anima et Animus
La vie est faite de dualités. Les forces en présence se complètent ou s’opposent. Les éléments du conscient et de l’inconscient vont être soumis à ce mouvement de balancier. A un contenu conscient va correspondre un contenu inconscient en miroir. La psyché consciente masculine étant chargée de logos va avoir dans l’inconscient des forces à connotation d’éros. Ces forces vont s’exprimer en utilisant l’affect.

Extrait de la revue GénérationTao.com

 


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