Archive pour 24 septembre, 2016

Portrait de CHENG MAN CHING

 

 CHENG

Le Tai Chi Chuan (Taiji Quan), profondément enraciné dans la tradition Taoïste, est un art martial chinois interne, voie de la

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 douceur, orienté vers une intime compréhension des lois de la nature régissant l’univers, le vivant et l’être humain. Il se

 pratique en état de relaxation avec des mouvements continus, ronds, lents, sans tension ni raideur. Corps, conscience et 

esprit s’unissant au rythme d’un souffle apaisé et calme permettant au Chi (Qi), l’énergie interne, d’imprégner le corps en douceur et de conférer vitalité, bien-être et tranquillité.

 

 

 

Le Style Cheng Man Ching

 

Cheng Man Ching (Zheng Man Qing) de son vivant n’a jamais prétendu avoir fondé son style. Il insistait toujours qu’il enseignait la forme longue de l’école de la famille Yang en 37 pas, respectueux de la filiation d’avec son maître, le grand et fameux maître Yang Cheng Fu. C’est après sa mort que certains de ses élèves et disciples commencèrent à parler d’un style Cheng Man Ching.

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Si maître Cheng refusait d’adhérer à cette idée, on ne peut nier, toutefois, certaines évidences extérieures lorsque l’on observe les caractéristiques de sa forme :

  • le pas est d’ampleur moyenne (de la largeur des épaules).
  • la stature du dos est verticale.
  • les poignets, à part le crochet du simple fouet (Tan Pian), ne sont pas pliés formant ainsi une ligne continue des avant-bras jusqu’à la pointe des doigts.
  • Neijing Tu, carte du chemin de l’élixir
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Ceci dit, la caractéristique majeure réside dans la douceur singulière, source de transformation intérieure, issue du fruit de ses recherches en Nei Jing (Alchimie Interne Taoïste) que maître Cheng a su infuser dans son Taichi. N’oublions pas qu’il était un érudit, lettré, médecin traditionnel et qu’il fut initié à la méditation taoïste depuis son plus jeune âge.

Tout cela, il a l’a ainsi rendu disponible en synthétisant la forme en 37 pas et en y déposant la somme de ses réalisations permettant à ses héritiers que nous sommes de restaurer notre santé et de parfaire les plus hauts niveaux d’accomplissements intérieurs et martiaux. “Dans la pratique de la forme, cherchez ce qui est invisible !” disait-il.

DA ZAO (datte chinoise)

Ziziphus jujuba

Da Zao est la datte chinoise, qui peut être mangé tel quel mais qui est souvent utilsé séché dans les prescriptions.Doux, neutre, de saveur délicieuse, elle a avec une affinité sur le foyer médian, qu’elle tonifie
de façon douce. C’est également un « harmonisant » car, ajoutée aux presciptions de plusieurs « herbes », elle semble apporter une certaine harmonie.

Partie utilisée : le fruit

CATEGORIE : TONIQUE DU QI

 Le jujube (nom masculin), ou datte chinoise (étymologie: du grec ancien :  zizuphon) appelé en mandarin  (pinyinzǎo), en berbère ziεrur, et anèbe ou zefzouf en arabe, est un petit fruit produit par le jujubier commun (Ziziphus jujuba, ou Ziziphus zizyphus), arbre de la famille des Rhamnacées. Il est probablement originaire de Chine, où il est cultivé depuis plus de 4 000 ans.

 L’arbre, utilisé comme ornement, peut atteindre une hauteur de 5 à 12 mètres, avec des feuilles vert brillant, et parfois des épines. Cet arbre tropical a l’avantage de supporter des températures hivernales jusqu’à – 15 degrés Celsius.

On trouve cet arbrisseau dans le Midi de la France, dans le Nord de l’Algérie (principalement dans la région d’Annaba, surnommée en arabe Medinat el Unnab soit la ville des jujubes, où l’on fabrique du miel de jujubes), en Tunisie, au Maroc et au Tchad.

Le fruit jeune, à noyau dur comme celui d’une olive, est vert et a le goût et la consistance de la pomme. À maturation, la couleur s’assombrit et devient violet-noir, puis le fruit se flétrit pour atteindre la consistance et le goût d’une datte, d’où son surnom de datte chinoise

Le jujube est employé en décoction comme adoucissant. À la Réunion, le fruit sert à la préparation du rhum arrangé. Il fait partie, avec la datte, le raisin sec et la figue sèche, des quatre fruits pectoraux.

 DATTES CHINOISES

 

Originaire de la Chine du Nord, le jujubier est passé en Asie du sud-est, en Inde et en Perse 3000 ans avant notre ère. Puis plus tard au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et enfin dans les pays méditerranéens de l’Europe. Des fouilles archéologiques menées dans le désert égyptien, non loin de la mer Rouge, ont mis à jour dans le village où vivaient les ouvriers des carrières du Mons Claudianus, des restes de jujube. Les Égyptiens aimaient beaucoup les jujubes, les dattes, les noix du palmier dum au goût de gingembre, ainsi que les « dattes du désert » (les drupes de la balanite). Ils plaçaient ces fruits entre deux disques de pâte à pain avant de les faire cuire.

Le jujubier est arrivé en Europe sous le règne d’Auguste où il était apprécié autant pour ses qualités médicinales que gustatives.

Il n’a été introduit en Amérique qu’au 19e siècle au Venezuela et en Floride.

Homère raconte dans l’Odyssée que les compagnons d’Ulysse furent accueillis sur l’île des Lotophages par les indigènes qui leur offrirent des petites baies rouges : « Aucun de ceux qui eurent mangé du fruit mielleux du lotos ne voulut y renoncer, ni retourner dans son pays. » Frappès d’amnésie, ils oublièrent si bien et leur pays natal qu’il fallut les garrotter pour les réembarquer de force.

D’après la mythologie grecque, la nymphe Lotis se transforma en jujubier, arbuste on ne peut plus épineux et on ne peut plus défensif, pour échapper aux assauts de Priape.

Selon certains, les épines de la couronne du Christ étaient sans doute celles du «  jujubier épine du Christ  »,Zizyphus spina christi, assez courant en Israël.

Jusqu’à la Renaissance, le jujube joua un rôle important dans la pharmacopée surtout pour ses vertus pectorales, et contre les affections de la vessie et des reins. Il entrait dans la composition de «  l’eau céleste  »que l’on parait de toutes les vertus. Elle éloignait les animaux venimeux, protégeait de la peste et de la lèpre. 

Parmi les nombreux plats qui figurent sur les tables pour les fêtes de Nouvel An chinois, il y a des vermicelles transparents, les fen si, à base de haricots mungo, avec au centre un jujube. Le jujube rouge représente l’insigne des dignitaires mandarins qui portaient un bouton rouge sur leur bonnet. Ce plat annonce la réussite et la bonne fortune qui arrivent.

Pour ces fêtes du Nouvel An chinois, on sert aussi des jiaozi, des raviolis farcis, salés ou sucrés en forme de demi-lune et légèrement bombés. Celui qui prend par hasard dans tout un assortiment, un ravioli au sucre aura une existence douce dans l’année. Si le ravioli est farci d’un mélange de jujubes et de marrons, il verra ses souhaits vite réalisés. En effet, il y a homophonie entre «  jujube  », «  marron  » et «  vite réalisé  »,zaolizi. Le lendemain des mariages, la mariée fait la cérémonie du thé pour sa belle famille. Après s’être inclinée devant ses beaux-parents et tous les membres importants de l’assistance, elle offre un thé sucré aux jujubes et aux marrons. En effet, un proverbe dit: «  Manger des jujubes permet d’avoir un garçon, manger des marrons, une fille.  » Et la jeune femme montre ainsi qu’elle entend donner naissance à un fils ou une fille, le plus rapidement possible.

Coucher un nouveau-né dans un berceau en jujubier prédispose celui-ci aux dignités précoces.

Alors qu’au quotidien, les Chinois boivent le thé nature et ne le sucrent pas, lors du réveillon du Nouvel An, on sert du thé aux jujubes et aux graines de lotus qui représentent la douceur d’une vie heureuse. On l’accompagne traditionnellement de nian gao aux cent fruits, une gourmandise faite de farine de riz glutineux et de farine de riz, parfumée à l’alcool de cannelier et enrichie de fruits secs, jujubes, dattes, litchis séchés… Et on se souhaite mutuellement une vie de plus en plus «  élevée  » en tous domaines, en faisant un jeu de mots, entre gao  » gâteau  » et gao qui signifie «  élevé  ». 

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