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L’art du laisser-faire c’est l’art du Qi gong

 

En Chine, où l’on doit avant tout « prendre soin de son enveloppe physique pour que l’âme ait envie de l’habiter », le qi gong (prononcez « chi kong ») fait partie du quotidien. Postures, massages, exercices respiratoires, mouvements : tout, dans cette discipline, est destiné à mieux capter l’énergie vitale (qi signifie « énergie », gong, « travail ») dans l’air ou dans la nourriture, et à la faire circuler harmonieusement dans tout le corps, le long de canaux subtils appelés méridiens. Pour la médecine chinoise, la mise en mouvement de cette énergie stimule les organes et les fonctions essentielles de l’être ; en évitant les blocages responsables des maladies, elle garantit une meilleure santé physique et psychique. Le qi gong appréhende le corps avec le plus grand respect, et les notions de souplesse et de naturel sont au cœur de sa pratique.

“Ce qui est flexible est inébranlable” Lao-Tseu

 

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En observant les combats entre animaux, les maîtres chinois ont constaté que la souplesse triomphait toujours de la force. Ils en ont fait une des bases de leur enseignement. En éliminant les tensions et les raideurs, la souplesse facilite la circulation du qi le long des méridiens ; en entretenant la flexibilité des muscles et des tendons, elle les protège et accroît leur longévité. C’est pourquoi les mouvements en forme de spirale, inspirés du serpent, maître de la fluidité, sont souvent utilisés. Les gestes toujours amples et circulaires, le rythme continu et très lent, permettent de s’assouplir tout en délicatesse.

“Le calme est maître du mouvement” Lao-Tseu

Exit les termes de compétition, d’obligation de résultat ou de performance. Dans l’univers du qi gong, il n’y a pas de perdant, car le chemin parcouru est plus important que l’accomplissement lui-même. Et c’est toute notre relation à l’effort qui s’en trouve transformée. Les postures comme les mouvements épousent la morphologie naturelle du corps ; le bon alignement de la colonne vertébrale est toujours respecté ; les articulations ne sont pratiquement jamais en extension complète. La détente est la clé de voûte du travail. Pour l’atteindre, il faut oublier le « vouloir-faire » et découvrir le « laisser-faire ».

“Expirer l’usagé, inspirer le nouveau” Zhuangzi

C’est le travail respiratoire et la concentration de la pensée qui transforment ce qui pourrait n’être qu’une activité purement physique et mécanique en une pratique plus complète. 
La respiration est essentielle, car elle est le vecteur du qi, qu’elle guide vers nos cellules. Il en existe plusieurs, mais on utilise le plus souvent la respiration naturelle abdominale. Elle accompagne postures et enchaînements et, comme eux, doit être ronde et douce : régulière, sans à-coups, et jamais amplifiée de façon volontaire. 
En chassant les émotions négatives, qui sont souvent à l’origine du stress, la respiration participe à la détente et permet à la conscience de mieux s’impliquer dans chaque exercice.

“Plus on s’éloigne, moins on apprend” Lao-Tseu

L’aspect extérieur du travail est important, mais il n’y a pas de recherche de l’esthétique. En qi gong, le geste n’est beau que lorsqu’il est « juste », c’est-à-dire lorsqu’il n’est pas une simple imitation vide de sens, mais le résultat d’un véritable cheminement intérieur, qui passe par la prise de conscience de plus en plus subtile de toutes les parties du corps sollicitées. Ecouter ses sensations est fondamental : des impressions de légèreté ou de lourdeur, de chaleur ou de fraîcheur, des démangeaisons ou des fourmillements, sont autant d’indicateurs précieux qui renseignent sur la progression du qi dans les méridiens. Peu à peu, le corps ne travaille plus tout seul mais en synergie avec la pensée.

“Chez l’homme il y a trois joyaux : le ‘jing’, le ‘qi’ et le ‘shen’” Philosophie taoïste

La médecine chinoise partage avec d’autres cultures une notion de « corps subtil ». Celui-ci doit être pris en compte lorsque l’on veut rester en bonne santé et serein. L’être est composé de trois éléments : le jing (l’essence), le qi (l’énergie) et le shen (l’esprit). Pour simplifier, jing correspond à ce que nous appelons le patrimoine génétique, la vitalité de base, et à un plan physiologique ; qi représente le souffle vital, il est véhiculé et influencé par la respiration, elle-même reliée au cœur et au plan affectif ; shen renvoie à la vie de l’esprit. De leur équilibre dépendent bien-être et longévité.

En soulageant les tensions physiques, en permettant de mieux gérer ses émotions et en apaisant l’esprit, le qi gong permet d’harmoniser ces trois plans. « Si l’homme se délivre des lumières de l’intelligence, il pourra être exempt de toute infirmité. » Si cette invitation orientale nous choque, c’est bien parce que nous sommes habitués à laisser notre esprit gouverner notre corps d’une main de fer. Pour le rendre plus fort, plus beau, plus aimable. Et si le qi gong, ainsi que d’autres pratiques visant à rétablir l’équilibre entre notre corps et notre esprit, nous attire de plus en plus, c’est sans doute parce que nous, Occidentaux, ressentons le besoin de commencer à nous traiter avec davantage de douceur.

Remerciements à Laurence Cortadellas du Pas de Pégase, association d’arts internes et énergétiques chinois. T. : 
Site Internet : www.lepasdepegase.com

Dans la Discipline de la Science de l’Etre

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Pourquoi une discipline en confiance en soi ?

Spécialiste en confiance en soi, Patricia Roubelat-Boutin a constaté chez les personnes accompagnées que, sans régularité et sans cadre intérieur, la confiance en soi ne peut s’installer de façon pérenne. Elle exige une implication et une participation, et un cadre dans lequel on utilise la pratique quotidiennement pour s’imprégner. Avec la régularité et le cadre, c’est accessible.

Habituellement, nous sommes happés par le monde extérieur, notre regard est donc fixé sur les choses extérieures, et il est très difficile de se recentrer. Par la régularité de la pratique, nous découvrons un univers intérieur dans lequel nous établissons notre centre ontologique. Une nouvelle vision apparaît. Une notion d’effort soutenu est à observer afin que cet effort devienne une facilité. Alors vient la spontanéité et le plaisir. Pour aller vers la Qualité d’Etre et la Qualité de Vie, la discipline est une nécessité incontournable porteuse de réalisation.

Patricia Roubelat-Boutin : Ses recherches et travaux de PRB en continuel développement sur la Qualité d’Etre et la Qualité de Vie.

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Durant 3 décennies, humaniste déterminée, elle a effectué un travail rigoureux de connaissance de soi et étudié et expérimenté les mécanismes de fonctionnement de l’être humain. Auprès de son Maître William Arnaud, créateur de la Métamatique (www.metamatique.com ), elle a étudié et investi en profondeur cette nouvelle science de l’Etre ontologique qu’elle enseigne aujourd’hui à ses élèves étudiants/chercheurs.

Dans sa fonction d’enseignante, elle a créé une méthode et des outils au service du développement de l’humain.
Créatrice de la Méthode Val Real©, méthode de pointe reconnue pour sa cartographie intérieure, elle forme des coachs, formateurs et masters. 

Au regard de son travail spécifique, les institutions l’ont sollicitée pour répondre aux déficits de confiance en soi des femmes.  Pour répondre à ces demandes, elle créé un champs d’application de la Méthode Val Real© comme spécialité dédiée à la construction de la confiance en soi.  Cette méthode a l’avantage d’être structurée et peut donc être enseignée à des professionnels du développement personnel. C’est la seule formation de confiance en soi pour un public féminin en France.

Elle participe ensuite à des programmes pour la Communauté Européenne en élaborant un séminaire de confiance en soi « Les Dames d’Occitanie » et invite une vingtaine de femmes venant de 12 pays différents. A l’instar de ces Dames courageuses, héroïnes du XIIème et XIIIème siècle dont l’image est porteuse de confiance en soi. L’Occitanie est le berceau d’une culture du moyen-âge où la Femme était reconnue. Les « bons hommes » et les « bonnes femmes » prônaient déjà l’Egalité homme-femme.

Après des décennies d’accompagnements et de formations, cette méthode est toujours d’avant-garde, elle permet de grandes prises de conscience, elle répond aux questions essentielles et existentielles que nous nous posons intimement, et accompagne vers une stabilité intérieure.

Au vu du malaise profond dans le monde d’aujourd’hui, devant l’importance du défi actuel et face aux demandes croissantes,t pour une meilleur qualité de vie, elle décide de renforcer les outils et crée alors la discipline de confiance en soi ontologique élaborée avec la connaissance de soi (structure) et la méditation (réceptivité). La confiance en soi ne peut fonctionner seule, elle fonctionne de pair avec l’ouverture apportée par la méditation.
Cette discipline permet la création du centre intérieur de la qualité d’être.

Aujourd’hui, Patricia Roubelat-Boutin se consacre aux retraites méditatives, et participe à des colloques, des conférences et des séminaires dans le monde sur le thème de la confiance en soi ontologique.

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Qu’est-ce que la Confiance en Soi ontologique?

La confiance en soi ontologique est en « chaque un » intérieurement.
La confiance inspire: combien de poètes ont écrit sous l’égide de leur muse ? 
Elle offre aux artistes la réussite d’une carrière, une créativité, une intuition hors des limites du connu.

Acte de confiance

  • En théorie, la confiance est composée de deux expériences : l’une est posée, projetée de façon intellectuelle, et l’autre est vécue concrètement dans la vie de tous les jours. 
  • Ces deux expériences réalisées procurent la confiance en soi et l’épanouissement. 
  • La confiance en soi est l’unité de mesure qui nous permet d’évaluer l’estime et l’affirmation de soi. Nous pouvons intuitivement voir ou analyser plus facilement les situations de notre vie, ce qui implique de notre part, une conscience de soi.
  • Nous croyons que la confiance, comme le bonheur, devrait nous être due. Et bien non, la confiance se cultive. 
  • Nous avons déjà connu dans notre jeunesse cette confiance et souvent nous l’avons oubliée.
  • Nous pourrions penser que certaines personnes sont naturellement pourvues de confiance spontanée. Je suis d’accord avec vous, c’est tout à fait possible et si c’est votre cas, c’est très bien. Dans le cas contraire, un travail est nécessaire sur les différentes composantes de la confiance en soi afin que celle-ci puisse s’installer.
  • Avez-vous déjà pensé qu’une confiance posée avec détermination, dans une direction essentielle, serait constructive et résonnerait vers tous les autres niveaux de confiance ?

 

La détermination

Le chemin pour s’ouvrir à la confiance en soi nécessite une détermination, une motivation, ainsi qu’une bonne volonté, une capacité à accepter le changement de vision ou de point de vue et, avant tout, une méthode ordonnée, efficace et simple à utiliser. 

La valeur de cette expérience se mesure par sa force de transformation en nous-mêmes, sinon nous sommes devant une fantaisie ou une illusion. La détermination est à l’origine de la rigueur à nous tenir à nos objectifs, et du sens que nous donnons à notre vie. Elle est un positionnement. La personne déterminée détient en elle une grande force et va au bout de ses idées. La détermination transcende le commun, notre nature laxiste latente ou nos petites faiblesses à nous laisser aller.

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Le sens de l’humour

L’humour et la confiance sont comme deux sœurs inséparables. 
L’humour ou la dérision de soi-même, nous prouve notre capacité de détachement et de légèreté dans des situations où le sérieux nous enferme et nous alourdit. 
Le sens de l’humour nous donne de la joie et un sourire intérieur.

 

Patricia Roubelat-Boutin – Enseignante en Science de l’Etre
www.patriciaroubelatboutin.com - patricia.roubelatboutin@gmail.com

Le jeûne est beaucoup plus qu’un simple jeu biochimique

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Résister aux incitations incessantes des spots publicitaires pour des plats préparés ou des sucreries est de l’ordre de l’héroïsme ! Dans notre société de consommation arrêter de consommer relève du boycott, de la rébellion ! Mais la rébellion est quelque chose de très positif en soi, c’est l’affirmation de soi. L’affirmation de sa propre responsabilité ! A la fin des jeûnes on voit sur le visage des participants une certaine fierté, fierté d’avoir tenu bon mais aussi fierté d’être redevenu maître de soi-même. 
En effet ce n’est pas un soin que l’on reçoit, c’est une chose que l’on doit faire soi-même pour sa santé. Je ne peux pas jeûner pour quelqu’un d’autre. Ceci implique un engagement de la personne.
Prendre un médicament, c’est laisser une substance étrangère régler notre problème de santé, symboliquement c’est confier la responsabilité de nous guérir à un corps étranger. Mettre en œuvre des processus de guérison naturels n’est pas extérieur à soi c’est au contraire le moi intime qui entre en jeu. 
Enfin bien sûr le jeûne est toujours une pause qui permet un redémarrage sur des bases différentes. Quand on a réussi à ne pas manger du chocolat ou ne pas boire du café ou simplement ne pas grignoter des sucreries toute la journée, on est capable de prolonger l’expérience en dehors du jeûne. Si l’on a réussi pendant une semaine, pourquoi ne réussirait-on pas plus tard ? Le jeûne apporte un recul par rapport à ses habitudes mais apporte aussi la preuve que le changement est possible et plus facilement réalisable qu’on le pensait. 
C’est pourquoi le jeûne est beaucoup plus qu’un simple jeu biochimique.

Le jeûne n’est pas toujours une partie de plaisir. La désintoxication produit aussi des sensations peu agréables quand l’élimination est très forte, maux de tête, maux de ventre, malaises divers. Pendant le jeûne on ne prend pas de médicaments il faut donc supporter ces petits désagréments. Habituellement, au moindre malaise, on exige un soulagement immédiat. Pendant le jeûne, il faut supporter et patienter. Deux choses inhabituelles pour la plupart d’entre nous, mais qui nous ramènent à la réalité de notre corps. La privation de nourriture nous fait prendre conscience de notre corps et découvrir à quel point c’est une machine merveilleuse, mais nous fait prendre aussi conscience de sa fragilité et de sa vulnérabilité. L’absence de nourriture nous fait effleurer la mort pour mieux nous ramener à la vie. Ce thème mythologique se retrouve dans nombre de traditions. Jeûner est une catharsis.

Nourri différemment par les corps cétoniques, le cerveau travaille différemment. Les sens sont plus aiguisés, l’attention est plus présente, on est davantage dans la perception que dans ses pensées. L’organisme tend à limiter les dépenses inutiles d’énergie, par exemple la sexualité est indubitablement mise en veilleuse. Apparemment, il en est de même pour toute cette activité mentale inutile qui nous accompagne en permanence, laissant ainsi la place à une manière d’être que les jeûneurs expriment par calme, enthousiasme, euphorie, sérénité.
Le jeûne facilite l’appréhension d’une dimension plus profonde de l’existence, que le stress et l’habitude de la vie quotidienne nous permettent peu de mesurer. Toutes les traditions spirituelles ont utilisé le jeûne pour aider leurs adeptes à avancer un peu plus sur le chemin de la connaissance.

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Une cure de jeûne est un tout et le cadre est important.

Pour permettre de vivre le jeûne avec toutes ces facettes, nous proposons les stages dans un cadre magnifique sur les bords de la montagne bourbonnaise, avec à l’horizon les volcans d’Auvergne.

La grande maison et ses dépendances, au milieu des 10 ha de prés et de forêts, vous offrent un confort douillet et la possibilité de trouver le calme et la détente.
Le jeûne est un moment de rupture. Rupture de l’alimentation mais aussi rupture de ses habitudes, du stress, de son environnement … pour permettre à autre chose d’émerger.

 

Nous privilégions le jeûne en groupe, qui laisse éclore l’opportunité de s’aider les uns les autres dans la difficulté et de partager les rires, les expériences ou les sentiments de bonheur. Redécouvrir cette entraide dans une phase de vulnérabilité est quelque chose de touchant qui redonne confiance dans les autres et aussi confiance en soi-même. Recevoir, donner, appartient aussi à un stage de jeûne.

Jean-Pierre Jamet
La Sylveraie
Lieu-dit Le Leziau
F-03270 Busset

Plus d’informations : www.jeune-detox.fr

Le Yi King comment ça marche

 

Conflit familial, changement de job… Vous hésitez sur la conduite à tenir ? Consultez le Yi King, un livre chinois ancestral. Ses oracles sont réputés favoriser la prise de décision et la connaissance de soi. On l’utilise même en thérapie.

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Le Yi King, le plus ancien livre chinois (vieux de 3 500 ans)est un oracle, mais il ne sert pas à prédire l’avenir : il donne des indications sur le présent et aide à la prise de décision. Sans être une méthode thérapeutique, on peut donc s’en servir comme un outil de connaissance de soi. D’ailleurs, certains thérapeutes commencent à l’utiliser, en séances, comme outil d’appoint.

A la base du Yi King, un grand principe chinois. Selon la philosophie taoïste, l’univers est régi par deux forces fondamentales opposées et complémentaires : le féminin (yin) et le masculin (yang). Un hexagramme représente ainsi les forces yin et yang d’un moment particulier de notre vie : « Ce sont des “lignes de force”, des lignes d’énergie, explique Pierre Faure. Certaines proposent des choix positifs ; d’autres mènent à des impasses. Faire un tirage du Yi King, c’est comme prendre une photo des principes énergétiques de la situation où l’on se trouve. »

Poser la bonne question

Avant de tirer le Yi King, il faut poser une question dont la formulation est essentielle. « Je demande toujours à la personne de m’expliquer son problème en donnant le plus de détails possible, explique Pierre Faure. Cela permet de connaître tous les paramètres de la situation pour construire une question cohérente. Il m’est arrivé parfois de passer les trois quarts d’une séance à déterminer la phrase la plus adéquate ! »

A exclure, toutes les demandes divinatoires du style : mon mari va-t-il revenir ? Vais-je réussir cet examen, obtenir ce contrat ? etc. Il faut être acteur de son questionnement : quelle attitude dois-je avoir envers mon mari, pour réussir cet examen, obtenir ce contrat ?

Lorsque l’hexagramme apparaît, le consultant se réfère à sa signification : « Je fais des rapprochements entre le texte chinois et la problématique de la personne, explique Pierre Faure. Ensuite, nous engageons un dialogue autour des symboles qui lui parlent. » Car le Yi King en contient une multitude : couleurs, animaux, personnages, etc. Un même hexagramme a donc plusieurs interprétations possibles.
Exemple, Tsing (le puits) : « On peut changer la ville, mais on ne peut pas changer le puits. » Pour l’un, cela signifiera qu’il doit puiser ses ressources en lui ; pour l’autre, qu’il doit entreprendre un travail sur sa relation corps-esprit, à l’image du puits qui relie le ciel et la terre.

Un langage symbolique

Pour un Occidental non initié, le langage semble obscur. Pourtant, un peu d’entraînement et une ouverture d’esprit sur d’autres systèmes de pensée suffisent. 

=> Exemples :

  • Liu (la marche)

Le jugement dit : « Marcher sur la queue du tigre. Il ne mord pas. Succès. » Le tigre est le symbole d’une grande force yang qui peut rapidement déborder la capacité humaine. Réveiller par inadvertance un tel potentiel d’énergie peut se révéler périlleux. Il est cependant possible d’intégrer cette force et de la développer de façon positive, à condition de l’approcher avec souplesse et vigilance.

  • Yu (l’enthousiasme)

Le jugement dit : « S’enthousiasmer. Il est profitable d’instituer des vassaux et de faire marcher les armées. » Un moment d’enthousiasme ne mène à rien si l’énergie éveillée n’est pas tout de suite investie dans les projets concrets. En établissant des priorités et en se disciplinant, on canalise sa ferveur au lieu d’en être le jouet.

Un nouvel outil thérapeutique ?

Le Yi King en thérapie, une nouveauté ? Pas vraiment. Dès le début des années 20, Jung avait commencé à l’expérimenter avec ses patients. Puis, après avoir rencontré Richard Wilhelm, l’auteur de la plus connue des traductions, il en a fait régulièrement usage, y compris pour lui-même. A la fin de sa vie, il le consultait tous les jours. Il avait même défini le Yi King comme « un rêve expérimental » que l’on peut déchiffrer au même titre que nos songes nocturnes.

En interrogeant le Yi King, disait-il, on est obligé de constater qu’il existe un parallélisme étonnant entre l’événement intérieur, psychique (le problème et la question) et l’événement extérieur, physique (la réponse de l’oracle). Jung n’explique pas comment peuvent survenir ces coïncidences répétitives. Pour lui, ce sont des « synchronicités », et il ne fait que les constater : « Dans son foisonnement irrationnel, la vie m’a enseigné à ne rien rejeter, même ce qui va à l’encontre de toutes nos théories. »

 

YI KING

 

YI KING

Un compagnon de route

  • Le Yi King peut être utilisé chez soi. Beaucoup avouent qu’ils le consultent régulièrement, voire quotidiennement, comme un véritable « compagnon ». Il n’y a aucune contre-indication.
  • Cependant, en tant qu’outil de développement personnel, il pose deux problèmes :
  • une interprétation du texte délicate, car nous refusons souvent de voir nos propres zones d’ombre, « ce côté inférieur de notre personnalité, fait en grande partie de complexes refoulés », disait Jung. En clair, même avec le Yi King, il est difficile de reconnaître ses défauts !
  • le bon choix de la traduction. La plus connue, celle rédigée au début du siècle par Richard Wilhelm, pasteur allemand, est obsolète, affirment les spécialistes modernes. Car elle comporte beaucoup d’erreurs et ses commentaires sont imprégnés de la pensée moralisante de l’époque. Pour aborder ce livre chinois, il est donc préférable de travailler avec plusieurs traductions. La plus recommandée néammoins : “Le Yi King, mot à mot”.

A LIRE

  • “Le Yi King mot à mot” Traduction collective du Centre Djohi. Une référence (Albin Michel, “Question de”, 1994).
  • “Yi King : le livre des transformations” de R. Wilhelm. Traduction la plus connue. Les commentaires sont toutefois dépassés (Librairie de Médicis, 1994).
  • “Le Yi King : le livre des changements” de Paul-Louis Philastre. Traduction historique, mais utilisable (Zulma, 1998).
  • “Les Mutations du Yi King” Collectif. Un aperçu historique, psychologique, scientifique… Indispensable pour tout savoir sur ce livre chinois (Albin Michel, “Question de”, 1994).

REGIME ALIMENTAIRE POUR MEDITANTS

 

L’homme est la seule espèce dont le régime alimentaire n’est pas prévisible. Le régime alimentaire de tous les autres animaux est évident.

Leur besoin physique de base et leur nature décident de ce qu’ils devraient et ne devraient pas manger, de combien ils devraient et de combien ils ne devraient pas manger, quand ils devraient manger et quand ils devraient s’arrêter. Mais l’homme est absolument imprévisible, il est absolument inattendu. Ni sa nature ne lui indique ce qu’il devrait manger, ni sa conscience ne lui indique combien il devrait manger, ni sa compréhension ne décide de quand il devrait cesser de manger.

Comme aucune de ces qualités de l’homme n’est prévisible, la vie de l’homme est allée dans quelques directions très incertaines. Mais s’il y a ne serait-ce qu’une petite compréhension, si l’homme commence à vivre ne serait-ce qu’avec un peu d’intelligence, ne serait-ce qu’avec un petit peu de discernement, ouvre ses yeux ne serait-ce qu’un peu, alors il ne lui est pas difficile du tout de changer pour un régime alimentaire approprié. C’est très facile, il n’y a rien de plus facile. Pour bien comprendre ce qu’est un régime alimentaire approprié, nous pouvons diviser cela en deux parties.

La première chose: Qu’est-ce qu’un homme devrait manger et qu’est-ce qu’il ne devrait pas manger ? Le corps de l’homme est fait d’éléments chimiques. Le processus tout entier du corps est très chimique. Si de l’alcool est ingurgité par l’homme, alors son corps sera affecté par le produit chimique, il deviendra intoxiqué, inconscient. Aussi sain qu’il soit, aussi paisible qu’il soit, la chimie de l’intoxication affectera son corps. Aussi saint qu’il soit, si du poison lui est donné, il mourra.

N’importe quelle nourriture qui amène l’homme dans n’importe quel sorte d’inconscience, n’importe quel sorte d’excitation, n’importe quel sorte d’extrémité, n’importe quel sorte de perturbation, est nocive. Et le mal le plus intense et ultime arrive lorsque ces choses commencent à atteindre le nombril.

Peut-être n’êtes vous pas conscient que partout dans le monde, avec la naturopathie, des paquets de boue, de la nourriture végétarienne, de la nourriture légère, des bandes de tissu imbibées d’eau et des bains sont employés pour guérir le corps. Mais aucun naturopathe n’a encore compris ce point, que les effets bénéfiques des bandes de tissu imbibées d’eau, des paquets de boue ou des bains, appliqués sur le corps ne le sont pas tellement en raison de leurs qualités spéciales mais en raison de la façon dont ils affectent le centre énergétique du nombril. Et le centre énergétique du nombril affecte ensuite le reste du corps. Toutes ces choses, la boue, l’eau, le bain affectent l’énergie dormante du centre énergétique du nombril et lorsque cette énergie surgit, la santé commence à se manifester dans la vie de la personne.

Mais la naturopathie n’est toujours consciente de cela. La naturopathie pense que peut-être ces effets bénéfiques viennent des paquets de boue ou des bains ou des bandes humides sur l’estomac ! Ils ont des avantages, mais les vrais avantages viennent du réveil de l’énergie au centre dormant du nombril.

Si le centre énergétique du nombril est malmené, si un mauvais régime, une mauvaise nourriture est utilisée, alors lentement, lentement le centre énergétique du nombril devient dormant et son énergie s’affaiblie. Lentement, lentement ce centre commence à tomber en sommeil. Finalement il s’endort presque. Alors nous ne le sentons même pas en tant que centre.

Alors nous distinguons seulement deux centres: l’un est le cerveau où les pensées se déplacent constamment et l’autre est un peu celui du coeur où les émotions se déplacent. Plus profondément que cela nous n’avons aucun contact avec quoi que ce soit. Ainsi, plus la nourriture est légère, moins elle crée de poids sur le corps et plus valable et significatif cela sera pour le début de votre voyage intérieur.

 OSHO

Pour un régime alimentaire approprié, la première chose à se rappeler est qu’il ne devrait pas créer d’excitation, qu’il ne devrait pas intoxiquer, qu’il ne devrait pas être lourd. Après avoir mangé de manière adéquate, vous ne devriez pas sentir de lourdeur ni de somnolence. Mais peut-être tous, nous ressentons une sensation de lourdeur et de somnolence après nos repas, alors nous devrions reconnaître que nous mangeons d’une mauvaise façon. Certaines personnes tombent malades parce qu’elles n’absorbent pas assez de nourriture et certaines personnes tombent malades parce qu’elles absorbent trop de nourriture. Certaines personnes meurent de faim et certaines personnes meurent d’excès de nourriture. Et le nombre de personnes mortes de trop manger a toujours été supérieur au nombre de personnes mortes de la faim. Très peu de gens meurent de faim. Même si un homme veut rester affamé, il n’y a aucune possibilité pour lui de mourir avant au moins trois mois. Toute personne peut vivre sans nourriture pendant trois mois. Mais si un homme mange avec excès pendant trois mois il n’a aucune chance de survie.

Nos attitudes fausses envers la nourriture deviennent dangereuses pour nous. Elles s’avèrent très coûteuses. Elles nous ont portés à un point où nous sommes, d’un certaine façon, simplement vivants.

Notre nourriture ne semble pas créer la santé en nous, elle semble créer la maladie. C’est une situation surprenante lorsque la nourriture commence à nous rendre malades. C’est comme si le soleil se levant le matin créait l’obscurité. Ce serait une chose également surprenante et étonnante si elle se produisait. Mais tous les médecins dans le monde sont d’accord pour dire que la plupart des maladies de l’homme ont pour cause son régime alimentaire erroné.

Ainsi la première chose est que chaque personne devrait être très avertie et consciente de la façon dont elle se nourrit. Et je dis ceci particulièrement pour le méditant. Il est nécessaire que le méditant reste averti de ce qu’il mange, combien il mange et quels sont les effets dans son corps. Si un homme expérimente pendant quelques mois avec conscience, il découvrira certainement quelle est la nourriture appropriée pour lui, quelle nourriture lui donne la tranquillité, la paix et la santé. Il n’y a aucune véritable difficulté mais parce que nous ne prêtons aucune attention à la nourriture, nous ne pouvons jamais découvrir la nourriture appropriée.

OSHO, The Inner Journey, #3

Rituel contre l’anxiété

 

Que faites-vous d’habitude lorsque l’inquiétude est là ?

Vous essayez de la résoudre. Vous essayez des alternatives et vous vous y enfoncez de plus en plus. Vous créerez un plus grand désordre parce que l’inquiétude ne peut pas être résolue par la pensée. Elle ne peut pas être dissoute par la pensée parce que la pensée elle-même est une sorte d’inquiétude.

Cette technique dit:
ne faites rien avec l’inquiétude. 
Soyez simplement vigilant !

Voici une vieille anecdote à propos de Bokuju, un maître Zen.

Il vivait seul dans une grotte, mais pendant la journée ou même pendant la nuit, il disait et parfois fort: « Bokuju » – son propre nom et il disait ensuite: « oui, je suis ici. » Et personne d’autre n’était là.

Alors ses disciples avaient coutume de lui demander: 
« Pourquoi appelez-vous « Bokuju », votre propre nom et ensuite énoncer: « Oui monsieur, je suis ici ? » 

 

Anxiété

Il dit: 
« Chaque fois que je me mets à penser, je dois me rappeler d’être vigilant et donc j’appelle mon propre nom: « Bokuju ». Au moment où j’appelle « Bokuju » et que je dis: « Oui monsieur, je suis ici, » la pensée, l’inquiétude disparaît. 

Puis vers la fin de sa vie, pendant deux ou trois ans, il n’a jamais plus appelé: « Bokuju, » son nom et n’a jamais plus répondu: « Oui monsieur, je suis ici. » 

Les disciples ont demandé: 
« Maître, maintenant vous ne le faite plus jamais. » 

Alors il a dit: 
« Mais maintenant Bokuju est toujours là. Il est toujours là et il n’y a plus besoin. Avant j’avais l’habitude de le manquer. Parfois l’inquiétude me prenait, m’enveloppait complètement et Bokuju n’était pas là. Aussi, je devais me rappeler: « Bokuju » et l’inquiétude disparaissait.

 

Essayez avec votre nom. Lorsque vous sentez une angoisse, appelez simplement votre nom – pas « Bokuju » ou n’importe quel autre nom, mais votre nom – et répondez-y ensuite, « Oui monsieur, je suis ici » et sentez la différence.

L’inquiétude ne sera pas là. Au moins pendant un petit moment, vous aurez une lueur au-delà du flou et cette lueur peut être approfondie. 
Une fois que vous savez que si vous devenez alerte, l’inquiétude n’est plus là, elle disparaît; vous êtes parvenu à une profonde connaissance de votre propre être et du mécanisme du travail intérieur.

Une fois que vous savez que si vous devenez alerte, l’inquiétude n’est plus là, elle disparaît; vous êtes parvenu à une profonde connaissance de votre propre être et du mécanisme du travail intérieur.

proposé par www.meditationfrance.

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