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Les hommes ont-ils un avenir ?

 

 avenir

 

La femme est l’avenir de l’homme » chantait Jean Ferrat dans les années soixante dix. Il se pourrait bien que le poète ait été justement inspiré. En effet, de récentes études montrent que le pouvoir fécondant de l’homme s’est récemment altéré : « 25 % des insuffisances spermatiques demeurent inexpliquées. La baisse de la fertilité sur les 20 dernières années est incontestable » (Dr Sylvain Mimoun).

Certains avancent que ce sont les engrais chimiques qui sont à la base de ces insuffisances. Mais ce n’est pas tout : des chercheurs de l’Université d’Agriculture de Tokyo ont également découvert que les femmes pourraient ne pas avoir besoin des hommes pour procréer (une reproduction entre deux souris femelles a été réalisée avec succès). Selon eux, les spermatozoïdes de l’homme ne seraient pas forcément nécessaires pour qu’il y ait fécondation.

Pour le moment, ce ne sont que des hypothèses, mais du coup le moral des hommes est à la baisse…

Non seulement leur rôle dominant est sérieusement entamé depuis quelques décennies, mais voilà qu’ils ne sont plus indispensables pour la reproduction de l’espèce ! Alors, certains hommes ont peur et se réfugient, qui dans le stress du boulot pour échapper à leurs angoisses existencielles, qui dans les affaires afin de se confectionner un bon oreiller bourré d’Euros, qui dans le sexe virtuel ou les relations épisodiques. Heureusement, parmi eux émerge une race d’hommes un peu plus évolués et surtout plus malins. Ils ont réalisé l’urgence de se remettre en question et de voir ce qu’ils peuvent changer en eux afin de mieux vivre cette nécessaire métamorphose.

La force des femmes c’est, entre autres, de savoir vivre leurs émotions et surtout d’en parler. Et combien nous le constatons dans les stages que nous animons ! Les (rares) hommes qui y participent semblent coupés de leurs émotions, c’est tout juste s’ils versent une larme entre deux prises de conscience. Les femmes, elles, s’en donnent à coeur joie! Un peu trop même, car cette extrême sensibilité tourne parfois à la sensiblerie.

Une autre leçon que l’homme du XXIè siècle doit apprendre, c’est le respect vis à vis du sexe opposé. En effet, une grande majorité d’hommes pensent (même s’ils ne le disent pas) que la femme doit être soumise à l’homme ou, tout au moins, suivre l’homme plutôt que le contraire. Cette façon de penser très archaïque remonte à quelques dizaines de siècles, au temps où l’Etat et l’Eglise avaient établi un consensus permettant à ses dirigeants (uniquement des hommes, bien entendu) d’avoir et de conserver le pouvoir. Ainsi, la femme était une tentatrice (Eve et sa pomme) dont il fallait se méfier, « une créature sans âme » (dixit St Paul) et impure une fois par mois, ce qui en constituait la preuve ! Heureusement, nous n’en sommes plus là, mais le machisme dominant est encore d’actualité, surtout dans les pays musulmans.

Après s’être fourvoyées dans la « libération sexuelle », le féminisme radical et la conquête des pouvoirs masculins, certaines femmes ont compris où résidait leur véritable force: l’intelligence du coeur. Et elles ont poursuivi leur mutation avec succès puisqu’elles montrent maintenant le chemin à l’homme: celui de l’Esprit.

Puissent les hommes et les femmes entendre la voix de leur coeur et celle du divin en eux, afin que le monde évolue progressivement vers plus de compréhension et d’harmonie entre les êtres.

Propos de Patrick Giani 

LE CADEAU DE LA CONSCIENCE DANS NOS PIRES ÉPREUVES

 

Il y a quelques années, une amie très chère à mon cœur m’a écrit un message d’amour et de soutien à la suite d’une grande épreuve que je vivais. Une phrase est restée en moi jusqu’à ce jour et j’aimerais la partager avec vous :

« La conscience que tu as acquise au fil du temps et des épreuves est un cadeau. »

 

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Pour vous mettre en contexte, je venais de savoir que je ne portais plus la vie, après avoir attendu de longs mois avant de concevoir ce deuxième enfant. Déjà très aimée (je ressentais une énergie féminine), on l’avait surnommée Little M — Petite M —, et elle avait déjà sa place dans notre famille. J’avais à l’époque 40 ans et je n’étais pas certaine d’avoir un autre enfant. Ce fut donc un grand deuil pour moi, et je me retrouvais devant un vide intérieur important.

Le commentaire de mon amie m’a marqué, d’autant plus qu’il est arrivé à un moment où les émotions étaient à vif et que ma vie était littéralement bouleversée. Il y a un cadeau là-dedans? Vraiment? Mais au fond de moi, j’avais compris, et même dans l’œil de la tempête, je ressentais de la gratitude pour ma conscience.

Cette conscience m’a permis d’accompagner mon fils, qui avait alors 3 ans et demi, à faire son deuil de cette petite âme dont il ressentait clairement la présence depuis des mois.

Cette conscience m’a branché à une gratitude profonde de cette expérience douloureuse qui m’a relié avec toutes les femmes dans l’histoire de l’humanité qui ont déjà perdu leur enfant.

Cette conscience m’a donné le courage de rester avec les émotions chaotiques et déstabilisantes qui émergeaient du plus profond de mon être, de les vivre pleinement, et ultimement de les transformer.

Et finalement, cette conscience m’a amené également à chercher, et à trouver, le sens de ce que je vivais. Car sans signification, c’était tout simplement insupportable.

Mon expérience était en quelque sorte une déconstruction de mon être. C’était comme si la vie, dans toute sa sagesse, cherchait la meilleure façon de me mettre en contact avec ma véritable nature, au-delà des personnages que j’avais créés.

La fausse couche, survenue en même temps que plusieurs autres événements dramatiques dans mon entourage, était la façon que la vie avait trouvée pour fracturer ma carapace et cela a fonctionné.

Le gouffre laissé par le départ de Little M m’a permis de me rencontrer intérieurement dans une nudité totale. J’ai compris que l’espace que j’avais consacré depuis tant de temps à ce deuxième enfant était, en fin de compte, pour moi et pour moi toute seule.

J’ai compris que l’invitation de la part de la vie était de ramasser tout mon courage afin de laisser naître une nouvelle version de moi-même plus authentique, plus puissante et plus rayonnante que toutes les versions précédentes.

Tout comme l’accouchement de mon premier fils, la renaissance de cette nouvelle incarnation de moi-même n’a pas eu lieu sans douleur ni contractions. C’était une expérience intense qui s’est étalée sur plusieurs mois et qui m’a mis profondément à l’épreuve.

Mais, je l’ai fait, je l’ai réussi. Pour être complètement franche avec vous, j’ai l’impression de m’être retrouvée à l’état pur dans les cendres d’un feu de forêt intérieur ardent. J’ai accouché de moi-même, ni plus ni moins. Et j’ai choisi dorénavant d’occuper moi-même la place laissée par le départ de Little M, et de le faire avec confiance et joie.

Ce n’était que le début de ce nouveau chapitre de vie, car la renaissance personnelle a également permis une renaissance professionnelle entièrement en alignement avec cette nouvelle incarnation. J’ai finalement choisi d’ouvrir la porte non à un autre enfant, mais à l’énergie créatrice qui montait si fort en moi à la suite de ma déconstruction. Le résultat est la Conscience en soi, un projet que je porte conjointement avec mon mari, et qui a vu le jour en 2015.

Une continuation et un approfondissement de ce que je faisais déjà comme coach de vie depuis plusieurs années déjà, la Conscience en soi – inspiration, coaching et programmes d’évolution de soi — devient un véhicule pour moi de promouvoir l’importance de contacter, de soigner et de nourrir son état intérieur. Comme j’ai été capable de faire lors de l’épreuve de la fausse couche, et comme je continue à faire tous les jours.

Car quand on prend soin de notre paysage intérieur, le paysage extérieur de notre vie s’organise en conséquence. Et notre conscience nous guide à travers les bonheurs de la vie, tout comme les épreuves. En apprenant à maîtriser notre Conscience en soi, nous devenons les créateurs intentionnels d’une vie à notre image et qui est alignée avec notre être profond.

Pour en savoir davantage, et surtout pour contacter et activer votre propre Conscience en soi, j’ai deux offres à vous faire, et ceci tout à fait gratuitement :

  1. Vous inscrire sans frais au Module 1 – Démarrage de « Ma vie consciente »

« Ma vie consciente » est un programme web qui offre un accompagnement sur 6 mois pour activer votre Conscience en soi afin de vivre une vie plus heureuse, épanouie et cohérente. Une description complète du programme se trouve ici.

Le premier module (Démarrage) de ce programme est offert tout à fait gratuitement. Les 2 vidéos, la visualisation guidée de 20 minutes et le cahier d’exploration vous invitent à prendre le pouls de votre situation actuelle, à vous projeter 5 ans dans l’avenir, et à laisser émerger une intention et une image qui représentent votre cheminement intérieur. Vous serez prêt pour la suite de la démarche, si vous décidez de poursuivre l’aventure.

Vous inscrire au Module 1 – Démarrage (gratuit) de « Ma vie consciente » 

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  1. Écouter la rediffusion du dernier webinaire « Oser vous réaliser pleinement » (1 h 10)

Je vous dévoile les 5 principes de réussite qui contribuent à une vie plus consciente et qui vous placent au volant de votre vie, ancré et solide. Les anecdotes personnelles que je partage pour illustrer chacun de ces clés d’une vie plus éveillée vous permettront de contacter vos propres expériences du passé, ainsi que votre pouvoir créateur.

La conscience donne confiance, et ce webinaire agit comme un vrai vent de fraîcheur qui vous donnera des ailes.

Écouter la rediffusion du webinaire « Oser vous réaliser pleinement »

Profitez bien de ces ressources gratuites; c’est un plaisir de les partager avec vous.

Très chaleureusement,

Minnie Richardson
Vecteur de conscience

Coach de vie et Praticienne en travail rituel

Pour découvrir la Conscience en soi ou pour me suivre sur Facebook

Depuis près de 10 ans maintenant, Minnie accompagne les gens à créer et à vivre des vies remplies de présence, de sens et de joie. Tout simplement, elle les aide à contacter et éveiller la Conscience en soi qui est innée en chacun d’entre nous. Son accompagnement est profond et puissant, et vous propulse vers une meilleure compréhension de votre fonctionnement interne, une expression plus fidèle de votre essence et une grande liberté intérieure

ARTICLE DE Minnie Richardson

RÉFLEXIONS POUR FAVORISER L’AUTOGUÉRISON ET LA SANTÉ

 

 

En tant que conférencière, formatrice depuis 20 ans et auteure de 7 livres en santé, mieux-être, joie de vivre et autoguérison, Line BOLDUC pu faire de nombreuses recherches et expérimentations pour comprendre les mécanismes sous-jacents de l’intelligence de notre corps. Elle nous raconte…

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Il y a longtemps, mes propres souffrances physiques et émotionnelles qui n’avaient pas été identifiées par les médecins m’avaient amenée à devoir explorer d’autres pistes de solutions car je me sentais descendre à ma perte. Heureusement le rétablissement complet a pu se faire avec de l’aide. De cette expérience pénible et des transformations qui en ont découlées, je peux aujourd’hui comprendre de façon sensible ce que les gens vivent, et apporter mon aide autant en entreprise qu’au sein du grand public ou en individuel.

1. L’influence de notre environnement immédiat sur notre santé

Oui, notre corps a une sagesse innée qui lui confère une capacité naturelle d’autoréparation. On se fait une petite coupure, on a un rhume et sa grande sagesse répare le tout. Par contre, notre environnement vient parfois bousculer grandement ce potentiel et son efficacité par différents facteurs. Il peut inclure l’influence de l’aspect émotionnel, psychologique, relationnel, physique, familial, professionnel de notre vie. On le sait, tous ces domaines ne sont pas toujours générateurs de joie, d’harmonie et de sécurité et ils contiennent parfois plusieurs facteurs perturbateurs de l’état de sérénité, ce qui amène le corps à s’ajuster, au risque même de faillir sous le stress, etc.

Notre corps enverra souvent bien des signaux de tensions sous formes de différents malaises, mais combien de fois fera-t-on comme dans le tableau de bord d’un véhicule moteur où on dévisserait le voyant lumineux, au lieu de faire l’ajustement mécanique demandé ? Notre corps n’est pas qu’un groupe d’organes qui doivent être traités séparément. Il est plutôt la représentation d’un champ vibratoire et électromagnétique constitué de milliards de particules de lumière tels des photons, des atomes qui partagent de l’information en permanence.

Est-ce qu’il y a un semeur de maladie au-dessus d’une ville et qui dira à telle personne, « voilà : toi, tu auras tel cancer, toi le diabète, toi la sclérose en plaque, toi une grippe, etc. » Bien sûr que non et personne ne veut avoir une maladie. On doit toutefois tenir compte du terrain interne qui devient ou pas, un terrain propice à tel développement viral ou autre… et qu’est-ce qui peut rendre ce terrain propice à la maladie ? Notre environnement émotionnel et physique, nos habitudes de vie entre autres. Tout ça est si inconscient, mais on peut reprendre les rênes de notre vie pour libérer des émotions, mal-être au mieux possible et soutenir ce qui peut l’être au sein de notre corps, de notre « tout » entier.

2. Les messages fondamentaux des malaises et maladies

Je vous suggère quelques introspections si un problème de santé vous touche. Tout d’abord, est-ce possible de vous demander quelle prise de conscience ce problème peut-il bien tenter de transmettre ? Que s’est-t-il passé dans les mois précédent cette apparition physique ? Quelle peut bien en être la raison, si vous osiez devenir spectateur de la situation et aller chercher des ressources pour y voir plus clair ? Par exemple, question d’y aller bien simplement, si un mal de tête ou de dos se pointe, qu’est-ce qui se présente comme surcharge peut-être ? Vous accordez-vous assez de repos, y a-t-il trop de soucis, etc ?

Un cancer, une fibromyalgie se déclare. Que s’est-il passé sur le plan émotionnel par exemple, qui aurait pu créer de l’inflammation chronique peut-être, un stress accru… ? Si on regarde au-delà des maux, on peut mieux comprendre et réagir, car souvent on s’est oublié au passage comme on dit, par manque de douceur, d’outils pour émerger de la difficulté, de temps, etc. On a tous vécu ça, donc aucune culpabilité svp, c’est humain. Un choc post-traumatique, un deuil, une séparation mal acceptée ou autres événements difficiles peuvent-ils avoir influencé l’équilibre du corps ? Certes les facteurs propres à une maladie sont nombreux et on ne peut compartimenter et bien entendu, seuls nos médecins posent les diagnostiques. Peut-on au moins les aider à aider si un problème personnel se pose ?

Dans ma vie, j’ai vu des gens alités depuis longtemps, condamnés selon le plan médical et qui sont aujourd’hui en parfaite santé depuis tant d’années. Pourquoi ? De nouvelles compréhensions, la libération d’un secret douloureux qui ouvre à une nouvelle lumière, etc… Est-ce possible selon vous de guérir autrement ? Quel est le message positif qui émane de la situation difficile et quelle aide pouvez-vous aller chercher ? Nous ne sommes pas éternels, mais si on peut ajouter à notre qualité de vie, c’est essentiel à notre bonheur. Tant de gens ont admis que la maladie avait transformé leur vie, qu’elle les avait amenés à prendre soin d’eux, à se respecter, à croquer la joie de vivre enfin. Aucunement de nécessaire de se rendre là, mais en comprendre les messages ou les avantages cachés peut libérer. Quand je dis avantages cachés, je pense à un homme qui vint un jour me dire qu’il ne comprenait pas pourquoi son bras blessé ne guérissait pas, pour réaliser qu’il ne voulait plus aller travailler à son poste habituel. Ceci n’aidait pas à maximiser la puissance de système immunitaire et encore moins la diminution de son stress.

3. Protégez votre énergie, instruisez-vous sur le sujet

Supposons qu’un proche devienne malade et que vous en éprouviez de la rage, de la frustration, etc. Est-ce nécessaire de vous rendre malade à votre tour? Et je suis consciente que ma phrase peut sembler drastique. Mon père est décédé d’un cancer en 2004 et il nous demandait toujours de préserver notre rire, notre joie de vivre à travers cette épreuve. C’était difficile en effet. On avait des moments de larmes, de désarroi, mais on rebondissait rapidement en réalisant que notre propre réalité devait continuer d’être en harmonie pour mieux avancer sur ce chemin imprévu.

Pensez-vous que de porter toute la douleur de l’autre va lui enlever la sienne ? Il a plutôt besoin de quelqu’un en pleine possession de ses moyens, tout en étant rempli de compassion et d’amour bien entendu. On se donne le droit d’être triste et dépourvu temporairement. Que voudrait mon père pour nous ses enfants et toute la famille s’il pouvait nous parler ? Il nous voudrait sûrement pleins de vie et de projets. Quand on parle de protéger notre énergie, je pense entre autres à un de mes proches, Giulio Fioravanti, qui travaille depuis des années en santé alternative, via les champs électromagnétiques du corps, la libération des cristallisations des mémoires émotionnelles, en magnétisme épigénétique, en lien avec la biologie des croyances inspirés des travaux du Dr Bruce Lipton.

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Les résultats sont rapides et révélateurs à un haut niveau pour retrouver notre énergie quand on s’applique à tenir compte de l’entièreté de l’être. Je vous invite à vous documenter sur son site (lien ci-dessous) qui regorge de ressources dans une approche globale et appuyée scientifiquement pour des résultats axés sur l’atteinte d’un profond mieux-être. J’ai d’ailleurs parlé des travaux du Dr Lipton dans un article précédent qui avait beaucoup fait réagir et qui est toujours sur mon site internet. Peu importe les chemins d’aide que vous choisissez, il importe de se mettre en action en ce sens avec votre intuition. La vie est belle et a du merveilleux à offrir !

Suggestions de ressources possibles

Le livre « La clef vers l’Autolibération » de Christiane Beerlandt est entre autres un outil merveilleux pour connaître l’origine psychosomatique de 1000 malaises et maladies. En ce sens, on retrouve aussi Jacques Martel et son livre « Le grand dictionnaire des malaises et maladies », Lise Bourbeau avec « Qui es-tu » et « Ton corps te dit aimes-toi », et Claudia Rainville et « La grande encyclopédie de la Métamédecine », etc. et il en est question sur internet de plus en plus.

Pour en savoir plus sur le magnétisme épigénétique (qui signifie l’influence de l’environnement…stress, croyances, pensées, travail, famille sur le comportement cellulaire et la santé globale), la portée de cette méthode de soins exceptionnellement efficace et complète, je vous suggère le site internet www.giuliofioravanti.com et le magnifique livre de cet auteur, qui est intitulé « Le S.H.E.M. Activez votre capacité d’autoguérison par le magnétisme épigénétique » Il y a aussi un lien pertinent sur cette approche exceptionnelle sur mon site internet dans la section sites partenaires.

Il est important d’avoir une vision au-delà des maux et de se documenter et de trouver des ressources qui vous conviennent à vous. J’ai aussi personnellement mis des années de recherches et d’écriture pour en arriver à publier un guide pratique le plus complet possible pour aider de tout mon cœur, les gens à mieux traverser des périodes charnières en matière de santé émotionnelle et physique, ce qui a donné l’ouvrage « Émotions, joie de vivre et autoguérison. La conscience au-delà des maux. » Oui, je me permets de mentionner ce titre, celui de Giulio et bien d’autres quand je peux, car nous mettons des années à écrire des ressources de tout cœur, à réfléchir, synthétiser, explorer pour rassembler un maximum de pistes de solutions pour aider chacun à renaître à lui ou elle-même en matière de santé émotionnelle et physique. Notre métier nous amène à voir tellement de gens souffrir sans points de repère, qu’on veut faire notre part. On aide via des articles et vidéos gratuites et on doit considérer la valeur de notre travail.

J’encouragerai toujours chacun à explorer ses propres ressources et à toucher son cœur, sa joie, car la santé est le bien le plus précieux allié à l’amour qu’on se porte et qui demeure le fondement de l’existence.

Entrevues radio et vidéo gratuites http://www.linebolduc.com/medias

Page Facebook : https://www.facebook.com/conferencierelinebolduc

Travail avec l’enfant intérieur et Constellations familiales

Nico Anugraha Breglia est une thérapeute formée en Constellations Familiales auprès du Centro Studi Bert Hellinger et en Déconditionnement de l’enfance à l’école de Thérapie Primal Twice Born créée par Premartha et Svarup. Elle pratique la méditation depuis 1993.
Née à Milan, elle vit à Aix en Provence et anime des groupes dans toute la France et donne également des séances individuelles (dont une série de 10 séances pour le déconditionnement de l’enfance) sur Aix en Provence. Nous l’avons rencontré pour lui poser quelques questions sur son formidable travail sur l’enfant intérieur et la famille.

Est-ce que cet enfant intérieur dont vous parlez existe chez tous les adultes ? 

Bien évidemment, tout adulte a en lui un enfant intérieur mais je crois avoir répondu à cela dans l’interview précédente ! (voir l’autre interview ici : www.meditationfrance.com/archive/2015/0500.htm)

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Est-ce que cela vous arrive à vous de parler avec votre enfant intérieur ? Et quelle est la relation entre l’enfant intérieur et notre ego ?

Une fois que nous sommes habitués à reconnaître et ressentir réellement en nous cette dimension de notre enfant intérieur nous pouvons dialoguer avec lui ou elle en tout moment.

Il est parfois étonnant de découvrir que cette partie de nous-même peut avoir des points de vue, des opinions, un regard, des désirs et des besoins très différents des nôtres.
C’est précisément à travers ce dialogue que nous pouvons accéder aisément à une profonde connaissance de nous-même.

Parfois nous nous retrouvons en conflit avec nous-même. Une partie de nous voudrait certaines directions dans la vie, alors qu’une autre s’en sent profondément insatisfaite.
Dans ce cas le dialogue avec notre enfant intérieur peut nous emmener à comprendre l’origine du conflit et apporter de façon aimante les réponses. Ces réponses sont importantes car elles sont comprises de façon expérientielle et non mentale, donc elles peuvent complètement être intégrées dans notre être.

Notre enfant intérieur porte inconsciemment les mémoires de blessures émotionnelles.
Il est peut être devenu un petit être triste qui ne croit plus trop dans les adultes.
Il a alors appris des comportements qui l’ont fait sentir accepté et reconnu.

Il pourra avoir peur dans certaines situations ou en aimera d’autres qui le font se sentir à l’aise.

Toutes ces « réactions » correspondent au conditionnement que cet enfant a reçu.
A travers ces différents aspects du conditionnement nous avons appris des comportements qui ensuite sont devenus des masques.
Comme un enfant qui joue se glisse facilement dans la peau d’un pompier, ou d’une reine, l’enfant blessé peut avoir décidé de devenir un grand rebelle, une victime triste et pleurnicheuse, une grande personnalité, un courageux voyageur et mille autre rôles, pour obtenir ce regard d’amour dont nous tous avons besoin.

Ce conditionnement, ces masques, ces rôles composent notre personnalité, qui dans la tradition bouddhiste, se nomme ego. Par erreur, nous nous identifions à cette personnalité. L’alternative à l’identification à cette fausse identité est découvrir notre nature fondamentale, libre de toute identification. Puisque la structure profonde de l’ego est éminemment émotionnelle, il est parfois très difficile de découvrir lorsque nous agissons mus par lui, ou lorsque nous agissons libres de ses intérêts.

Lorsque nous pratiquons la méditation nous arrivons à faire l’expérience d’une conscience qui est consciente de soi, sans être identifiée à une histoire, un corps, des passions ou des pensées. Profondément aimante et clairvoyante cette conscience qui réside en chacun de nous n’attend que d’être découverte, comprise.

Or, dans le travail sur l’enfant intérieur il n’est pas rare, même pour une personne qui n’a jamais médité, de faire l’expérience répétée de ces identifications. A un moment on peut être la petite fille abandonnée de maman, et de suite après une autre, comme si on constellait et se libérait d’une robe devenue trop lourde. A force de voir que toutes ces souffrances, peines, responsabilités, engagements, viennent d’une compréhension erronée de l’état illusoire des rôles, on commence à pressentir qu’ il y a tout de même un espace à l’intérieur de nous où nous sommes sereins, en paix, présents, vigilants, et pourtant non identifiés à tous ces drames qui nous agitent en surface.

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Vous proposez notamment un processus de 10 séances individuelles de déconditionnement de l’enfance sur Aix en Provence toute l’année ? Pouvez-vous nous expliquer ce dont il s’agit ? 

Le processus des séances sur l’enfant intérieur, est un travail très structuré et il amène les personnes à comprendre à travers des étapes différentes comment le conditionnement s’est fait et par cette compréhension, comment s’en détacher.

Il rassemble parfois à un parcours de détoxification, car nous allons graduellement en utilisant des techniques très différentes, nous libérer des pensées toxiques, des comportements encombrants, des attitudes destructrices qui sapent notre joie de vivre, notre capacité à nous libérer.

De ce fait, il est un outil important pour quelqu’un qu’il soit un pratiquant du dharma et qu’il ait besoin d’une aide pour mieux se comprendre.

A qui s’adressent les constellations familiales que vous proposez en France et à l’étranger (Italie, Inde, Argentine…) ?

Les personnes viennent dans mon lieu de travail à Aix en Provence et commencent à leur rythme ce processus de sessions. Parfois on peut venir et enchainer tout le processus des 10 sessions en 10 jours. Parfois ils viennent sur quelques weekends, parfois c’est une séance par mois ou par semaine.

Ce travail graduel est réellement construit autour de la personne. C’est un dialogue entre la personne qui traverse ce processus de déconditionnement et moi qui l’aide à se connecter profondément pour retrouver l’ancienne origine de certains postulats qui nous habitent. Ces postulats, ces pensées sont celles avec qui – comme avait dit le Bouddha-, nous créons le monde. Lorsque nous transformons nos affirmations et nos croyances, nous commençons à transformer notre vie. C’est émouvant parfois de voir une personne, même après la première session, commencer à comprendre complètement une relation, une conviction.

Les personnes qui désirent faire ce travail ont parfois des schémas de souffrances qui se répètent et désirent enfin s’en libérer. Parfois ce sont des relations douloureuses.
Parfois ce sont des questionnements concernant des choix de vie qui soulèvent des doutes.

Avec ce travail sur l’enfant intérieur j’aide la personne à se comprendre, à se connecter. Et avec cette compréhension et connexion, la guérison peut se faire.

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En quoi les Constellations Familiales aident au cheminement spirituel et à la recherche du bonheur ? Est-ce que c’est un travail qui permet d’accepter notre environnement ou historique familial et de nous libérer de certains poids ? 

C’est aussi une chance extraordinaire de pouvoir partager ces compréhensions dans différents pays, dans différentes cultures. Je fais ce travail parce que je suis passionnée par la recherche de notre dimension absolue. Et dans mon parcours j’ai observé que souvent, même lorsqu’ on est depuis longtemps dans un chemin spirituel, on peut avoir besoin de certains outils pour se connaître. Abandonner l’ego en le méprisant, comme on fait parfois sur certains chemins spirituels, sans avoir compris pourquoi il s’est déformé, peut ne pas être la meilleure solution. En occident nous ne connaissons pas ce que c’est un amour inconditionnel et de ce fait, nous avons appris à ne pas nous aimer (encore une identification !.)

L’amour est souvent en échange de quelque chose. Cela nous dévie, nous déforme.
Savoir abandonner les ruses de l’ego quand nous savons profondément nous aimer c’est formidable. Nous nous sommes compris, nous nous sommes acceptés, connus, et de là nous pouvons passer à quelque chose de plus vaste et profond. Mais si je ne me suis pas compris, si je n’ai pas connaissance de mes raisons profondes, ignorer l’ego parce qu’il n’est pas ma nature absolue et réelle, risque de redevenir une autre manière de me détester, de me juger, de me séparer.

Il est certain que, à partir du moment où nous arrêtons de lutter, nous commençons à trouver la paix à l’intérieur de nous, ayant compris et entendu toutes nos différentes parties, alors une paix durable s’élève. Nous cessons la guerre intérieure. Pacifiés, comme S.S. Le Dalaï Lama dit, nous pouvons enfin porter la paix en dehors de nous.

Je trouve par expérience, qu’il n’y a pas manière plus efficace de pacifier notre historique familial que lorsque nous le comprenons. Lorsque nous sommes en mesure de comprendre l’agissement de telle famille, de tel ou tel membre, une réelle acceptation de ce qui est-(comme dit Bert Hellinger) s’élève et la guérison peut s’accomplir.
Le sens de culpabilité, par exemple, dans les constellations familiales, nous le démasquons très vite comme étant une ruse de l’ego pour encore ne pas assumer ses responsabilités. Nous invoquons l’émotion de la culpabilité et ainsi nous nous soustrayons à l’obligation de reconnaître que nous en étions responsables. Et pourtant, quand nous le faisons en toute simplicité et honnêteté, sans invoquer des excuses, nous pouvons enfin grandir, nous pouvons enfin devenir « Grands », dans le vrai sens spirituel sens du terme.

Site web: www.constellationsfamiliales.fr
avec Nico Anugraha Breglia

DONNEZ DE NOUVELLES PERMISSIONS À VOTRE ENFANT INTÉRIEUR

 

Une fois que nous avons commencé à soutenir notre enfant intérieur, nous nous retrouvons face à un autre dilemme. Étant donné que la plupart d’entre nous sommes issus de familles dysfonctionnelles, nous ne savons vraiment pas comment jouer le rôle de parent auprès de notre enfant intérieur afin de l’éduquer convenablement. Notre enfant intérieur blessé est puéril. Il a été soit trop, soit trop peu discipliné. Nous devons donc devenir de bons éducateurs en matière de discipline afin que notre enfant intérieur blessé puisse guérir. L’enfant en nous doit intérioriser de nouvelles règles qui lui permettront de croître et de s’épanouir. L’adulte en nous doit recueillir de nouvelles informations sur ce qui constitue une bonne discipline et il doit acquérir de nouvelles compétences afin d’interagir avec l’enfant intérieur. Nous devrons utiliser notre puissance d’adulte pour donner de nouvelles permissions à notre enfant intérieur. Il a besoin que nous lui donnions la permission de transgresser les anciennes règles parentales, la permission d’incarner son moi authentique et la permission de jouer.

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La discipline qui favorise la croissance

Quelqu’un a déjà souligné que «de tous les masques de la liberté, la discipline est le plus impénétrable », Cela me plaît. Sans discipline, notre enfant intérieur ne peut pas vraiment être libre. Scott Peck a des choses importantes à dire à ce sujet: il considère la discipline comme un ensemble de techniques conçues pour alléger l’inévitable souffrance de la vie. C’est très loin de ce que j’ai appris durant mon enfance. Au fond de mon subconscient, le mot «discipline» est synonyme de punition et de souffrance. Selon Scott Peck, une bonne discipline est constituée d’un ensemble de leçons sur la manière dont nous pouvons vivre notre vie plus gracieusement; elle sous-tend des règles qui permettent à la personne d’être qui elle est. Ce genre de règles rehausse notre existence et protège notre conscience du « Je suis ». C’est pourquoi je vous propose maintenant un ensemble de règles fructueuses que vous pourrez enseigner à votre merveilleux enfant intérieur.

    1. C’est bien d’éprouver ce que tu éprouves. Les émotions ne sont ni bien ni mal. Elles existent simplement. Il n’y a personne qui soit en mesure de te dicter ce que tu devrais éprouver. Il est bon et nécessaire de parler des émotions.

    2. C’est bien de vouloir ce que tu veux. Il n’y a rien que tu devrais ou ne devrais pas vouloir. Si tu es en contact avec ton énergie vitale, tu voudras croître et te développer. C’est bien et même nécessaire que tu combles tes besoins. C’est bien de demander ce que tu veux.

    3. C’est bien de voir et d’entendre ce que tu vois et ce que tu entends. Peu importe la nature de ce que tu as vu et entendu, c’est ce que tu as vu et entendu.

    4. C’est bien et nécessaire de jouer et d’avoir beaucoup de plaisir. C’est bien d’aimer le jeu sexuel.

    5. Il est essentiel que tu dises toujours la vérité. Cela atténuera la souffrance inhérente à la vie. Le mensonge déforme la réalité. Toutes les formes de distorsions de la pensée doivent être corrigées.

    6. Il est important que tu connaisses tes limites et qu’à l’occasion tu diffères les gratifications. Cela amoindrira la souffrance inhérente à la vie.

    7. Il est d’une importance décisive que tu développes un sens des responsabilités équilibré. Cela signifie que tu dois assumer les conséquences de tes actes et refuser d’assumer les conséquences des actes d’autrui.

    8.C’est bien de commettre des erreurs. Les erreurs sont nos professeurs, puisqu’elles nous aident à apprendre.

    9. Les émotions, les besoins et les désirs d’autrui doivent être respectés et valorisés. Le fait de bafouer les autres t’amène à éprouver de la culpabilité et t’oblige à en assumer les conséquences.

    10. C’est normal d’avoir des problèmes. Ils doivent être résolus. C’est normal de vivre des conflits. Eux aussi doivent être résolus.

Enfant intérieur 1

    Permettez-moi de commenter brièvement chacune de ces nouvelles règles.

Première nouvelle règle

Étant donné que ce sera très angoissant pour votre enfant intérieur blessé d’enfreindre l’ancienne loi familiale du silence ou celle qui condamne l’expression des émotions en les considérant comme des signes de faiblesse, vous devrez prendre soin de bien l’orienter dans ce domaine. Avant tout, cela signifie que vous lui donnerez la permission d’éprouver ce qu’il éprouve et que vous lui montrerez que les émotions ne sont ni bien ni mal. Mais vous devrez avoir une ligne de conduite claire en ce qui a trait à l’expression des émotions. Dans certains contextes, en effet, ce n’est ni sûr ni approprié d’exprimer ses émotions. Il ne serait pas souhaitable, par exemple, que vous encouragiez votre enfant intérieur à déclarer ses sentiments au policier qui vient de vous donner une contravention. Dans un même ordre d’idées, il est peu recommandable de faire connaître à ses parents son sentiment d’avoir été délaissé. Vous devez exprimer ces émotions selon les manières que j’ai décrites dans la deuxième partie.

Votre enfant intérieur doit également apprendre la différence entre exprimer une émotion et agir d’après une émotion. La colère, par exemple, est une émotion parfaitement légitime. Elle nous avertit que nos besoins ou nos droits fondamentaux ont été bafoués ou sont sur le point de l’être. Dans cette optique, il est légitime d’exprimer sa colère, mais beaucoup moins légitime de frapper, de blasphémer, de crier ou de détruire les biens d’autrui.

Vous devez trouver un milieu sûr où personne ne vous couvrira de honte lorsque votre enfant exprimera librement ses émotions. peut impliquer que vous vous joigniez à un groupe de soutien dont les membres travaillent sur des problèmes semblables aux vôtres. En outre, vous devrez montrer à votre enfant intérieur que vos émotions font partie intégrante de votre force intérieure. Elles sont le combustible psychique qui vous pousse à rechercher et à obtenir la satisfaction de vos besoins. Elles vous signalent la présence d’un danger, vous font savoir qu’on est en train de vous faire violence ou que vous avez perdu quelque chose d’important.

Deuxième nouvelle règle

La deuxième nouvelle règle neutralise l’humiliation toxique qu’éprouve votre enfant intérieur blessé face à ses besoins et à ses désirs. Vous rappelez-vous les parents âgés de trois ans et pesant plusieurs dizaines de kilos? En tant qu’adultes enfants, ils n’ont jamais pu assouvir leurs besoins ou leurs désirs; par voie de conséquence, sitôt que vous manifestiez des besoins ou des désirs, ils se mettaient en colère et vous couvraient de honte.

Intoxiqué par la honte, votre enfant intérieur ne croit pas qu’il a le droit de désirer quoi que ce soit. Néanmoins, vous pouvez prendre sa défense en étant très attentif à ses besoins et à ses désirs. Vous ne serez peut-être pas toujours en mesure de lui donner ce qu’il veut, mais vous pourrez l’écouter et lui donner la permission de désirer. Si nous n’avions aucun désir et aucun besoin, notre énergie vitale finirait par s’annihiler.

Troisième nouvelle règle

La troisième règle contrebalance l’illusion et le mensonge qui prévalent dans les familles dysfonctionnelles, et engendrent de surprenantes réponses. La petite Julie arrive de l’école et voit sa mère en train de pleurer. Elle demande: «Qu’est-ce que tu as, maman?» Sa mère répond: «Je n’ai rien. Va jouer dehors! » Un bon matin, le petit Farquhar voit son père étendu à côté de la voiture, dans le garage. Intrigué et confus, il demande à sa mère pourquoi papa est couché là. Elle lui répond que son père a besoin de dormir sur le plancher de béton du garage « parce qu’il a mal au dos» ! Le jeune Daniel entend son père et sa mère qui se disputent. Leurs cris l’ont tiré de son profond sommeil. Il va jusqu’à leur chambre et veut savoir ce qui se passe. Ses parents lui disent : «Ce n’est rien. Retourne te coucher. Tu as dû rêver!»

L’enfant qui reçoit ce genre de messages ne peut plus se fier à ses propres sens. Ainsi privé d’informations sensorielles, il lui sera difficile de vivre dans la réalité. Les enfants possèdent une expertise en matière de sensibilité sensorielle ; nous avons donc particulièrement besoin de notre enfant intérieur dans ce domaine. Mais pour pouvoir profiter de son expertise, nous devons lui donner la permission de voir, d’écouter, de toucher et d’explorer le monde extérieur.

Quatrième nouvelle règle

La quatrième règle concerne le jeu et le plaisir. Jouer, c’est une façon de simplement être. J’ai appris à concevoir mon emploi du temps de manière à me réserver certains moments de jeu durant lesquels je peux aller pêcher ou jouer au golf ou encore ne rien faire. Cela me plaît d’aller quelque part seulement pour y flâner. Flâner et ne rien faire sont deux formes du jeu adulte. Nous comblons notre besoin d’être lorsque nous donnons à notre enfant intérieur la permission de jouer.

Le jeu sexuel représente une autre merveilleuse forme d’amusement pour adultes. Il recouvre son meilleur aspect à partir de l’instant où l’adulte en nous sort ses parents de la chambre, verrouille la porte et laisse son gamin intérieur naturel se débrouiller. L’enfant intérieur adore toucher, goûter, sentir et parler durant le jeu sexuel. Il adore prendre le temps d’explorer, particulièrement s’il a été élevé dans la honte de la sexualité ou si on lui a interdit de regarder ce qui l’attirait. Il est indispensable que vous laissiez votre enfant intérieur s’ébattre et s’amuser sexuellement. Certes, votre adulte doit établir pour lui les limites morales auxquelles vous adhérez, mais à l’intérieur de ces limites, il est bon que votre vie soit riche en jeux sexuels.

Cinquième nouvelle règle

La cinquième règle est probablement la plus importante de toutes. Etant jeune, votre enfant naturel a appris à s’adapter afin de survivre. Or, dans les familles dysfonctionnelles, on ment beaucoup. L’illusion et la dénégation qui y règnent sont des mensonges. Les faux rôles familiaux que les membres y jouent sont des mensonges. Pour dissimuler les aspects désagréables de la vie familiale, on a besoin de mentir. Le mensonge devient un mode de vie, et pour s’en libérer, votre enfant intérieur devra faire de grands efforts.

Votre enfant intérieur blessé a également des façons de penser qui nient la réalité et déforment la vérité. Comme tous les enfants, il a une pensée magique et absolutiste qui doit être affrontée. De plus, votre enfant intérieur blessé ayant profondément honte de lui-même, vous devez corriger sa pensée empreinte de honte. Voici quelques-unes des distorsions de la pensée les plus courantes auxquelles vous devrez prendre garde en parlant avec lui.

ENFANT

    La pensée polarisée. L’enfant intérieur blessé conçoit tout d’un point de vue extrémiste. C’est tout l’un ou tout l’autre; il n’y a rien entre les deux: les choses et les gens sont soit bons soit mauvais. L’enfant intérieur blessé pense que si une personne ne veut pas rester près de lui chaque minute de chaque jour, cela signifie qu’elle ne l’aime pas vraiment. Il s’agit d’un mode de pensée absolutiste; il est dû au fait que, étant bambin, l’enfant a mal intégré la notion de permanence de l’objet. L’absolutisme conduisant au désespoir, vous devez faire comprendre à votre enfant intérieur que la vérité, c’est que tout le monde est à la fois bon et mauvais et que l’absolu n’existe pas.

    Le catastrophisme. Votre enfant intérieur blessé a appris à s’épouvanter et à se catastropher par l’entremise de l’enfant intérieur blessé de vos parents. Votre éducation représentait souvent un fardeau trop lourd à porter pour les adultes enfants qu’étaient vos parents. Ils vous ont tourmenté, inquiété et hypnotisé avec leur interminable déluge de rappels à l’ordre angoissés. Juste au moment où vous aviez besoin de sécurité pour explorer et expérimenter, ils vous terrorisaient à coups de plaintes telles que: « Attention! », «Prends garde !», «Arrête-toi! », «Ne fais pas ça !» et «Dépêche-toi! », Il ne faut pas s’étonner que votre enfant intérieur soit hypervigilant: on lui a appris que le monde est un lieu effroyable et dangereux. Cependant, vous pouvez maintenant le soutenir en lui donnant la permission de s’aventurer et de faire des expériences tout en lui assurant que c’est bien puisque vous êtes là pour veiller sur lui.

    L’universalisation. Votre enfant intérieur blessé a tendance à faire des généralisations par trop absolues à partir d’incidents mineurs. Si votre partenaire amoureux vous annonce qu’il aimerait passer la soirée à lire chez lui, votre enfant intérieur entend sonner le glas de la relation. Si quelqu’un refuse de sortir avec vous, votre enfant intérieur blessé en conclut: «Je n’obtiendrai jamais un autre rendez-vous. Les gens refuseront toujours de sortir avec moi.» Si vous apprenez à faire du ski nautique et que vous n’arrivez pas du premier coup à vous tenir sur les skis, votre enfant intérieur en déduit que vous n’apprendrez jamais à maîtriser les techniques de ce sport.

Vous pouvez par conséquent soutenir votre enfant en confrontant et en corrigeant sa tendance à universaliser. Pour ce faire, vous pouvez notamment exagérer les mots tels que tout, jamais, personne, toujours, rien, etc. Chaque fois que votre enfant dit des choses comme: «Personne ne fait jamais attention à moi», répondez: «Tu veux dire que pas une seule personne dans le monde entier ne t’a jamais, jamais, jamais regardé ni parlé ?» Parallèlement, apprenez-lui à utiliser plutôt des mots comme souvent, peut-être et quelquefois.

Les mots ancrent nos expériences. En outre, nous nous hypnotisons littéralement avec eux. Notre enfant intérieur blessé s’effraie lui-même avec des mots dénaturés. Mais, utilisés correctement, les mots peuvent témoigner de notre honnêteté et nous servir à dire la vérité. Notre gamin intérieur a besoin d’apprendre à être honnête.

    La divination. La divination est une forme de magie. La pensée magique fait partie de la nature des enfants, et lorsque les parents affirment des choses comme: «Je sais à quoi tu penses », ils renforcent leur pensée magique. Par ailleurs, à partir du moment où les perceptions sensorielles de l’enfant sont constamment reniées, celui-ci s’en remet de plus en plus à la magie. Si bien que votre enfant intérieur pourrait dire des choses telles que: «Je sais que mon patron s’apprête à me congédier. Je peux le deviner juste à la façon dont il me regarde.»

La divination découle également des projections auxquelles se livre votre enfant intérieur blessé. Supposons qu’il n’aime pas quelqu’un et que vos parents avaient l’habitude de vous gronder quand vous manifestiez votre aversion envers certaines personnes.

L’antipathie qu’éprouve votre enfant est maintenant dissimulée et reliée à la honte. Cela se vérifie quand il dit: «Je pense que monsieur Untel ne m’aime vraiment pas.» En réalité, c’est votre enfant intérieur qui n’aime vraiment pas monsieur Untel.

Il est essentiel que vous affrontiez l’esprit de divination de votre enfant intérieur. Il y a assez de choses menaçantes en ce monde sans qu’on ait besoin d’en rajouter. Apprenez-lui à vérifier ses croyances. Donnez-lui la permission de poser beaucoup de questions.

Le fait d’être honnête et de dire la vérité crée la confiance, et la confiance engendre l’amour ainsi que l’intimité. Chaque fois que votre enfant intérieur essaie de mentir, d’exagérer ou de déformer la réalité en recourant à l’absolutisme et à la magie, vous devez corriger son attitude. L’amour et une discipline fondée sur le respect diminuent la souffrance occasionnée par le mensonge et les distorsions de la pensée.

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Sixième nouvelle règle

La sixième règle concerne les besoins voraces de l’enfant intérieur. Tous les enfants veulent ce qu’ils veulent au moment précis où ils le veulent. Ils ont une très faible tolérance à la frustration et aux retards. Le fait d’apprendre à différer les gratifications est inhérent au processus de croissance, et cela nous aide à diminuer les souffrances et les, difficultés de la vie. Car à quoi bon s’empiffrer, par exemple, pour éprouver un peu plus tard un malaise et des maux d’estomac; ou encore à quoi bon dépenser tout son argent d’un seul coup et n’avoir plus rien ensuite?

L’enfant sans cesse privé et négligé a beaucoup de mal à différer les gratifications. Votre enfant intérieur blessé croit qu’il existe dans son monde une grave pénurie d’amour, de nourriture, de caresses et de plaisir. Par voie de conséquence, dès qu’il a l’occasion d’obtenir ces choses, il s’emballe.

Pendant des années, j’ai mis dans mon assiette plus de nourriture que je ne pouvais en avaler. Cependant, je mangeais toujours toute mon assiettée. Je me surprenais également à acheter de nombreuses choses dont je n’avais nul besoin, simplement parce que j’avais l’argent nécessaire pour me le payer. J’avais l’habitude d’accumuler ces objets dans ma chambre jusqu’à en être envahi. Je me surprenais aussi à éprouver de la jalousie envers tout autre thérapeute ou animateur qui jouissait d’une certaine popularité. Comme s’il n’y avait pas eu assez de gens ayant besoin de recouvrer la santé; ou comme s’il n’y avait eu qu’une réserve limitée d’amour et d’admiration, et que, si une autre personne en recevait, moi, j’allais en être privé. Tout cela faisait partie des épanchements de mon enfant intérieur blessé. Il croyait qu’on ne me donnerait jamais ma part du gâteau et que, pour mon bien, je devais m’arranger pour en obtenir le plus possible au moment où j’en avais la chance. Ses «indulgences» m’ont causé de nombreuses souffrances au fil des ans.

Je prends maintenant le parti de mon enfant intérieur blessé en m’occupant très bien de lui. Je lui promets des choses merveilleuses et je tiens toujours les promesses que je lui ai faites. Vous devez être rigoureusement fidèle à vos promesses si vous désirez gagner la confiance de votre enfant intérieur. En donnant à mon enfant des tas de bonnes choses, je l’éduque. Il lui arrive parfois encore de prendre le dessus, mais cela se passe tellement mieux qu’avant. Je lui prouve que nous pouvons avoir plus de plaisir en retardant le moment de nous récompenser et ça porte ses fruits.

Récemment, par exemple, j’ai fait une expérience avec lui. Il adore les bonbons, les tartes, les sundaes, etc. Je lui ai permis de manger toutes les sucreries qu’il voulait pendant une semaine. A la fin de cette semaine-là, nous avons évalué comment nous nous sentions. C’était terrible: j’avais pris plus de deux kilos et mon ventre débordait de mon inconfortable pantalon de taille 38. J’ai alors refusé toute sucrerie à mon enfant intérieur pendant six jours au cours desquels nous avons fait l’exercice le plus souvent possible. Le dimanche, je lui ai êrmis de manger des gâteries. Nous avons ensuite réévalué comment nous nous sentions. Beaucoup, beaucoup mieux. En réalité, nous n’avons pas mangé énormément de sucreries ce dimanche-là.

Ce régime risquerait fort peu d’être endossé par une quelconque association de médecins ou de diététistes, mais il m’a permis de prouver au Petit John qu’il y a plus de plaisir à différer les gratifications qu’à sauter dessus comme un goinfre.

Septième nouvelle règle

La septième règle est une des clés du bonheur. Une si grande partie de la souffrance humaine provient du fait que l’enfant intérieur blessé prend sur lui trop de responsabilités ou, au contraire, refuse d’en assumer sa juste part!

Vous devez carrément faire face aux conséquences de votre comportement. En retrouvant votre enfant intérieur blessé, vous avez commencé à travailler votre sens des responsabilités. La plupart des réponses de l’enfant intérieur ne sont pas de vraies réponses; ce sont plutôt des réactions ancrées et souvent excessives. Une vraie réponse prend sa source dans de vraies émotions et relève d’une décision consciente. Pour être à même d’avoir une vraie réponse, on doit être en contact avec ses émotions, ses besoins et ses manques. Or, les adultes qui vivent avec un enfant intérieur blessé sont jusqu’à un certain point coupés de tout cela.

Soutenir votre enfant intérieur, c’est lui apprendre à agir plutôt qu’à reagir. Pour agir, vous devez être en mesure de répondre ; cette capacité se manifeste lorsque c’est vous qui maîtrisez la vie de votre enfant intérieur et non pas lui qui maîtrise la vôtre.

La relation d’intimité est, à ma connaissance, ce qui illustre le mieux combien il est important d’assumer cette responsabilité. Nous pouvons établir des relations intimes parce que nous avons tous un enfant intérieur merveilleux et vulnérable. Deux personnes «en amour » reproduisent la symbiose qui caractérise le premier lien entre la mère et l’enfant. En substance, elles fusionnent l’une avec l’autre. Elles éprouvent un sentiment tout-puissant d’unité et de force. Chacun partage son moi le plus vulnérable et le plus profond avec l’autre.

Cette extrême vulnérabilité conduit les adultes à avoir peur des relations intimes et à détruire en fin de compte toute intimité. Dans une relation amoureuse, la destruction de l’intimité survient quand l’un des partenaires, ou les deux, refuse d’assumer la responsabilité de l’enfant vulnérable qu’il porte en lui.

Examinons ce qui se passe à partir de l’instant où deux adultes enfants tombent amoureux. Leurs enfants intérieurs blessés sont transportés. Chacun voit dans l’autre les qualités et les défauts de ses parents. Chacun croit que, cette fois, les besoins inassouvis de son enfant seront finalement pris en considération. Chacun prête à l’autre une force démesurée et lui accorde une estime excessive. Chaque enfant blessé considère l’autre comme son parent. Peu de temps après le mariage, les deux partenaires commencent à manifester l’un envers l’autre leurs exigences. Celles-ci masquent leurs attentes essentiellement inconscientes qui découlent des désirs ardents et du sentiment de vide qu’éprouve l’enfant intérieur blessé niché en chacun d’eux. La nature a horreur du vide, et un élan vital pousse l’enfant intérieur blessé à finir ce qui n’est pas terminé. Il recherche l’affection parentale qu’il n’a jamais eue, mais qu’il désire toujours aussi vivement obtenir. Emporté par cette quête, l’un des partenaires peut même inciter l’autre à adopter le comportement de l’un de ses parents. À certains moments, il peut dénaturer les actes de son partenaire de manière à accentuer la ressemblance entre celui-ci et son parent réel. A tout prendre, cette perspective n’est pas rose! Cela équivaut à un mariage entre deux enfants de quatre ans qui tenteraient d’assumer des responsabilités d’adultes.

Si vous avez retrouvé votre enfant intérieur, vous avez une chance de connaître l’intimité. En le soutenant, vous vous rendez responsable de sa vulnérabilité. Le fait de vous engager à devenir le parent de votre enfant intérieur vous évite de nouer un lien avec une personne en espérant que celle-ci remplacera vos parents perdus. L’intimité devient possible lorsque chaque partenaire assume la responsabilité de son propre enfant intérieur vulnérable. Par conséquent, elle ne pourrait se créer si vous essayez d’obtenir de votre partenaire ce que vos parents ont été incapables de vous donner.

Huitième nouvelle règle

La huitième règle vous offre le moyen d’apprendre à votre enfant intérieur ce qu’est la honte normale. La honte toxique nous contraint à être plus qu’humains (des modèles de perfection) ou moins qu’humains (des ploucs). La honte normale nous permet de nous tromper, l’erreur étant foncièrement humaine. Elle tient compte de ce que nos erreurs nous servent d’avertissements et de ce que nous pouvons en tirer des leçons valables durant toute notre vie. En accordant à notre enfant intérieur le droit de se tromper, elle lui offre la possibilité de se montrer plus spontané. Car vivre dans l’appréhension des erreurs, c’est marcher continuellement sur des œufs et mener une existence circonspecte, superficielle. Si votre enfant intérieur croit devoir surveiller chacune de ses paroles afin de ne jamais rien dire de mal, il ne dira probablement jamais rien qui vaille. Il pourrait bien aussi ne jamais demander d’aide ni vous dire qu’il souffre ou qu’il vous aime.

Neuvième nouvelle règle

La neuvième règle est la Règle d’Or. Elle demande à votre enfant intérieur d’avoir pour les autres autant d’amour, d’estime et de respect que vous en avez pour vous-même. Elle lui fait également comprendre que s’il enfreint cette règle, il devra en assumer les conséquences.

Notre enfant blessé doit en effet apprendre à répondre de ses actes et faire l’expérience d’une saine culpabilité, cette forme de honte morale nous informant que nous avons bafoué nos propres valeurs et celles des autres et qu’il y a un prix à payer pour cela. La saine culpabilité est à la base de la saine conscience dont notre enfant intérieur a besoin. L’agressivité dont j’ai parlé précédemment vient surtout du fait que notre enfant blessé n’a jamais développé sa propre conscience.

Lorsqu’un enfant maltraité s’identifie à son agresseur, il hérite également du système de valeurs déformé propre à cet agresseur. Lorsqu’un enfant a vu ses comportements répréhensibles renforcés par l’excès d’indulgence ou de complaisance de ses parents, il en a déduit que les règles ordinaires des gens moyens ne s’appliquaient pas à lui: de par Son « statut particulier», il s’est cru autorisé à se placer au-dessus des règles.

Dixième nouvelle règle

La dixième règle laisse savoir à l’enfant intérieur que la vie est fertile en problèmes, lui qui s’indigne si souvent devant les aléas et les difficultés de l’existence en gémissant «Ce n’est pas juste! », «Je ne peux pas croire que ça me soit arrivé à moi! »: voilà une phrase que j’ai souvent entendue en tant que thérapeute. Comme si les problèmes et les difficultés étaient de mauvais tours que nous jouait un esprit sadique caché dans le cosmos! Les problèmes et les difficultés font partie de l’existence de tout un chacun et, ainsi que Scott Peck l’a dit: «Nous ne pouvons résoudre les problèmes de la vie qu’en les résolvant.» De fait, la manière dont nous transigeons avec nos problèmes et nos difficultés détermine la qualité de notre vie. Un thérapeute de Chicago, Terry Gorski, a avancé que «croître, c’est passer d’un ensemble de problèmes à un meilleur ensemble de problèmes », J’aime bien cette observation. Elle est absolument vraie en ce qui concerne ma vie. Chaque nouveau succès apporte de tout nouveaux problèmes.

Nous devons apprendre à notre enfant intérieur qu’il est normal d’avoir des problèmes et qu’il faut les accepter. Nous devons également lui faire comprendre que les conflits sont inévitables dans les relations humaines. En réalité, l’intimité n’est possible qu’à condition que la relation soit en mesure d’absorber les conflits. Nous devons montrer à notre enfant intérieur comment lutter honnêtement, en respectant les règles du jeu, et comment résoudre ses différends.

En apprenant ces nouvelles règles à votre enfant intérieur, vous lui donnerez la permission d’enfreindre ses anciennes lois. Une fois qu’il les aura intériorisées, elles deviendront pour lui une seconde nature, stimulant son narcissisme et favorisant la guérison de sa blessure spirituelle.

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LA PERMISSION D’ÊTRE VOUS-MÊME

Votre enfant intérieur a besoin que vous lui donniez la permission inconditionnelle d’être lui-même et, dans cet ordre d’idées, la discipline éducative que je viens d’exposer lui fera faire de grands pas vers le rétablissement de son moi. Cependant, vous pouvez l’aider encore davantage en lui donnant la permission d’abandonner le(s) rôle(s) rigide(s) qu’il a endossé(s) afin d’équilibrer son système familial et de sentir qu’il était important aux yeux des autres. J’ai déjà suffisamment parlé des rôles et de la façon dont ils se mettent en place dans un système familial dysfonctionnel. Vous avez commencé à permettre à votre enfant intérieur d’abandonner ces rôles figés quand vous avez retrouvé votre moi de bambin puis votre moi d’enfant d’âge préscolaire, et vous allez maintenant pouvoir aller plus loin. Dans cette démarche, les rubriques suivantes pourront vous servir de modèle général pour travailler tous les rôles que joue votre faux moi. Laissez tomber les rôles de votre faux moi

Première étape

Tout d’abord, vous avez besoin de vous faire une image plus claire de vos divers rôles au sein de votre système familial. Comment avez-vous appris à vous sentir important lorsque vous étiez enfant? Que faisiez-vous pour maintenir les liens de la famille et combler ses besoin ? Voici quelques-uns des rôles les plus couramment adoptés: le Héros, la Vedette, le Perfectionniste, le Petit Homme de maman, l’Époux Substitut de maman ou l’Épouse Substitut de papa, la Petite princesse de papa, le Copain de papa, la Complice de collège ou la Soeur de sang de maman, le Soutien ou le Protecteur de maman ou papa, la Mère de maman, le Père de papa, le Pacificateur, le Médiateur, l’Enfant Sacrifié, le Bouc Émissaire ou le Rebelle de la famille, l’Incapable, l’Enfant Problème, l’Enfant Perdu, la Victime. Les rôles sont inépuisables, mais chacun remplit la même fonction: garder le système familial en équilibre, immobile et à l’abri du changement.

Chaque rôle fournit également à la personne qui le joue un moyen de dissimuler sa honte toxique. Le rôle nous structure et nous définit; il prescrit un ensemble de comportements et d’émotions. Ainsi au fur et à mesure que nous jouons nos rôles, notre moi authentique devient de plus en plus inconscient. Comme je l’ai expliqué précédemment, au fil des ans, nous développons une accoutumance à nos rôles.

Soutenir votre enfant intérieur, c’est lui permettre de choisir ce qu’il veut préserver dans ses rôles et ce qu’il désire laisser tomber. Il importe que vous lui montriez clairement que ses rôles n’ont vraiment servi à rien. Pour ma part j’ai demandé ceci à mon enfant intérieur blessé: «En jouant tes rôles de Vedette, de Perfectionniste et de Protecteur, est-ce que tu as réellement sauvé quelqu’un dans ta famille !» La réponse immédiate a été «Non». Je lui ai aussi demandé: «Le fait d’être une Vedette, un Perfectionniste et un Protecteur t’a-t-il procuré une paix intérieure durable?» Encore une fois, sa réponse a été «Non» ; il se sentait encore vide, seul et déprimé la plupart du temps.

Finalement, je lui ai demandé: «Quelles émotions as-tu été obligé de refouler afin de jouer tes rôles de Vedette, de Perfectionniste et de Protecteur?» Il m’a répondu que j’avais dû taire ma peur et ma colère; je devais toujours être fort, gai et positif. Derrière mes rôles surhumains se terrait un petit garçon seul, effrayé et pétri de honte.

Deuxième étape

Vous êtes maintenant prêt à laisser votre enfant intérieur éprouver les émotions que lui interdisaient ses rôles. Dites-lui que c’est bien de se sentir triste, apeuré, seul ou fâché. Vous avez déjà accompli une bonne part de ce travail dans la deuxième partie de ce livre mais, en tant que nouveau défenseur de votre enfant blessé, vous devez lui faire savoir qu’il a la permission d’éprouver les sentiments précis que ses rôles rigides prohibaient. Vous lui donnerez ainsi la permission d’être lui-même.

Il est particulièrement important que vous le protégiez à cette étape-ci, car les sentiments refoulés sont si redoutables à partir du moment où ils commencent à émerger qu’ils pourraient accabler votre enfant intérieur. Vous devrez procéder lentement et lui donner beaucoup d’encouragements affectueux. Chaque fois que nous changeons un vieux schéma acquis dans notre famille d’origine, cela nous semble peu familier (littéralement, c’est «non familial »). Nous ne nous sentons pas «chez nous» dans notre nouveau comportement. Le fait d’éprouver de nouvelles émotions semblera étrange, peut-être même fou, à votre enfant intérieur. Soyez donc patient avec lui, car il ne se risquera pas à faire l’expérience de ces nouveaux sentiments s’il ne sent pas qu’il jouit d’une sécurité absolue.

Troisième étape

Pour explorer votre liberté nouvellement acquise, vous devrez chercher les nouveaux comportements qui vous permettront d’expérimenter votre moi dans un contexte différent. En ce qui me concerne, par exemple, j’ai fait appel à la créativité de mon adulte afin qu’il me dise les trois choses que je pouvais faire pour échapper à mes rôles de Vedette et de Perfectionniste. Demandez vous aussi à l’adulte créatif en vous de choisir trois attitudes précises. Voici ce que le mien m’a proposé:

    1. Je peux me rendre à un séminaire ou bien à un atelier où personne ne me connaît et m’attacher à n’être qu’un membre du groupe, un participant comme les autres.

    2. Je peux faire un travail médiocre pour m’acquitter d’une tâche quelconque. Je l’ai fait alors que j’écrivais un article pour un journal.

    3. Je peux seconder les efforts d’une autre personne qui est le centre d’intérêt d’un groupe ou d’une assemblée. Je l’ai fait en partageant l’estrade avec un collègue à Los Angeles. Les feux de la rampe étaient braqués sur lui.

Toutes ces expériences ont été bénéfiques pour moi. J’ai découvert comment je pouvais me sentir en faisant partie d’un groupe plutôt qu’en étant la Vedette. Je me suis laissé le choix de ne pas viser la perfection. J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer un rôle de soutien auprès de quelqu’un d’autre. Quant à mon enfant intérieur, il a aimé accomplir ces choses. Il était si fatigué de toujours devoir être une Vedette ou un Perfectionniste.

À cette étape, je savais que mon rôle de Protecteur était encore plus influent, car il représentait mon moyen le plus significatif de compter aux yeux des autres. La perspective de modifier ce rôle était d’autant plus inquiétante. La première fois que je m’y suis attaqué, je me suis proposé les nouveaux comportements suivants:

    1. Je réduis le temps que je consacre à la consultation de cinquante à quarante heures par semaine.

    2. Je change le numéro de téléphone de mon domicile (que j’avais donné à mes clients) afin d’obtenir un numéro confidentiel. J’installe un répondeur téléphonique pour les consultations urgentes.

    3. Je refuse de consacrer mes temps libres à des réunions sociales au cours desquelles j’ai l’habitude de répondre aux questions des participants relatives à leurs problèmes personnels.

Quand j’ai adopté un de ces comportements pour la première fois, je me suis senti coupable. Il me semblait que j’étais égoïste. Mais petit à petit, mon enfant intérieur en est arrivé à constater que les gens m’estimaient et me respectaient toujours. Lorsque j’ai découvert que j’étais digne d’estime et d’amour sans devoir faire ces choses pour les autres, j’ai franchi une étape importante dans ma croissance personnelle.

Quatrième étape

Enfin, vous devez aider votre enfant intérieur à choisir ce qu’il désire conserver dans ses rôles. Moi, par exemple, j’adore parler à des centaines de personnes quand je donne des conférences ou des séminaires. Mon enfant intérieur aime raconter des blagues et entendre rire les gens. Il aime aussi les moments où les applaudissements fusent à la fin d’une causerie ou d’un atelier. C’est pour cette raison que lui et moi avons décidé de continuer à faire ce travail.

Mon enfant intérieur m’a fait savoir que je le faisais mourir avec mes rôles de Gentil Garçon, de Protecteur et de Vedette. Au cours de mes ateliers ou de mes séminaires, par exemple, j’avais l’habitude de ne jamais prendre de repos. Pendant toutes les pauses, je parlais avec les gens, je répondais à leurs questions, j’essayais de les faire profiter d’une thérapie en trois minutes et je dédicaçais des livres. Je pouvais également rester une heure et demie de plus après avoir terminé une conférence ou un atelier. Résultat, je travaillais parfois douze heures de suite.

Un soir que je rentrais chez moi, dans l’avion qui me ramenait de Los Angeles, mon enfant intérieur a tout simplement éclaté en sanglots. Je ne parvenais pas à croire que cela m’arrivait, mais j’ai compris le message. Mon enfant intérieur voulait bien que nous gardions le rôle de Vedette, mais le Protecteur devait s’effacer. J’ai donc effectué certains choix qui lui plaisent. Depuis quelques années, nous nous envolons toujours en première classe. On vient fréquemment nous chercher en limousine. Durant les ateliers, au moment de la pause, plusieurs personnes sont chargées de s’occuper de nous. Nous utilisons ce moment pour nous reposer et manger un fruit frais ou toute autre nourriture légère.

Maintenant, mon enfant intérieur et moi donnons une attention de qualité aux autres. Néanmoins, nous prenons aussi bien soin de nous-mêmes. Et nous laissons les autres s’occuper de nous. Nous avons choisi d’être une Vedette, mais pas au prix de notre conscience d’être. Nous avons choisi de nous occuper des autres, mais nous ne sommes pas obsédés par cette tâche. Nous ne croyons plus que nous perdrions notre importance si nous ne prenions plus soin des autres. Je me préoccupe de mon enfant intérieur; je l’appuie et je lui dis que je l’aime exactement tel qu’il est. Mon enfant ne croit plus désormais qu’il doit renoncer à son moi authentique afin d’être aimé. Nous savons tous deux que la relation la plus décisive dans notre vie est celle que nous entretenons l’un avec l’autre.

Je lui ai donné la permission d’être qui il est et c’est cela qui a fait toute la différence.

Bradshaw John

par JOHN BRADSHAW

Extraits de son livre RETROUVER L’ENFANT EN SOI
Les Éditions de l’Homme, 2004

LA TROISIÈME VOIE

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Chers amis, Je suis Jeshua. Je suis avec vous. Je me tiens à vos côtés, traversant les obstacles du temps et de l’espace. Ressentez-moi dans votre cœur. Le fait d’être humain m’est si familier, avec ses hauts et ses bas. J’ai exploré toute la sphère des sentiments humains, et dans ce monde d’extrêmes, j’ai finalement trouvé une voie de sortie, un passage vers une manière différente de considérer les choses, grâce auquel l’expérience entière d’être un humain se présente sous une lumière différente, une voie qui crée de la tranquillité et de la paix dans le cœur.

C’est de cette voie de sortie, de ce passage que j’aimerais vous parler aujourd’hui. Beaucoup d’entre vous se trouvent dans un dilemme, un combat interne. Il y a présente en votre esprit l’idée que vous devriez être meilleurs et autrement que ce que vous êtes maintenant. Que vous devriez être plus évolués, plus saints, plus capables de suivre certaines règles, un idéal plus élevé de vous-mêmes, mais c’est un faux idéal. Toute cette idée de travail sur soi repose sur l’idée que vous n’êtes pas bien tels que vous êtes, qu’il existe quelque chose d’autre, que vous avez le pouvoir de vous changer, que vous maîtrisez le fait d’être humain. C’est une vieille idée, dont vous avez pleinement fait l’expérience à une époque très reculée.

Cette idée existait en partie en Atlantide, où vous avez développé le troisième œil, que vous viviez comme le centre d’observation dans votre tête. À partir de ce troisième œil, vous pouviez percevoir, et à partir de là aussi, vous vouliez intervenir pour modeler la vie selon vos désirs. Il y avait en vous une certaine tendance à la domination, même si cette tendance était aussi inspirée par votre conception de la vérité. Vous pensiez agir sur la base de principes supérieurs, et donc que ce que vous faisiez était  »bien », et il en va toujours ainsi. Le pouvoir est toujours voilé par des idées que l’on pense être bonnes. Toute une idéologie est alors bâtie autour d’une telle idée, faisant d’elle une vision globale qui paraît s’efforcer d’agir pour le bien. Alors qu’en essence, vous essayez de contrôler la vie en vous et chez les autres.

Le pouvoir corrompt. Il vous rend étrangers au flot naturel de la vie présent en tout être humain. Le pouvoir vous donne un concept de malléabilité qui repose en fait sur une illusion. La vie, comme vous le savez, n’est pas pliable de cette façon et elle n’est pas déterminée par la raison, ni par la volonté, ni régie à partir du troisième œil. La vie n’entre pas dans une vision globale ni un système et ne peut s’organiser selon des processus mentaux.

Pendant longtemps, vous êtes entrés en lutte contre votre humanité, contre la condition humaine. De nombreux chemins spirituels reposent sur l’idée que vous devez travailler sur vous, que vous devez vous élever, et que vous devez vous imposer un plan d’action qui vous mènera vers une situation idéale. Cependant, cette idée crée beaucoup de conflit interne. Si vous démarrez avec l’idée de l’exigence d’un idéal, vous vous imposez des critères que vous savez très bien ne pas pouvoir atteindre, et vous échouez donc dès le début.

À présent, ressentez l’énergie de ce mode de pensée : ce que vous vous infligez, quelle énergie provient de ce besoin d’imposer, de cette quête de s’améliorer, et du désir d’organiser la vie, vos émotions et vos pensées. Ressentez l’énergie de cette volonté de contrôler les choses. Est-ce une énergie d’amour ? Souvent, cette énergie se fait passer pour de l’amour, pour ce qui est bon et vrai, mais le pouvoir se dissimule toujours ainsi pour que les gens l’acceptent plus facilement. Le pouvoir ne montre pas son visage ouvertement. Le pouvoir séduit par la pensée. C’est pourquoi il est préférable de ne pas penser mais de ressentir ce que ce désir de contrôler la vie vous fait. Regardez-vous dans votre vie quotidienne, dans le présent, dans votre vie actuelle. À quelle fréquence vous battez-vous encore contre vous, et condamnez-vous ce qui monte en vous, ce qui naturellement jaillit et veut s’exprimer ? Dans cet état de jugement se tient une énergie critique, une froideur :  »cela ne devrait pas exister, c’est mauvais, cela doit disparaître ». Ressentez cette énergie. Est-ce qu’elle vous aide ?

Je veux maintenant vous amener à une autre manière de vous percevoir. Dans un espace où le changement a la possibilité de se produire, sans pour autant vous battre, sans vous malmener d’une main de fer. Pour plus de clarté, laissez-moi vous donner un exemple : imaginez que quelque chose arrive dans votre vie qui suscite en vous de la colère, de l’irritation ou quelque soit l’appellation. Vous pouvez réagir à cette colère de différentes façons. Si vous n’avez pas l’habitude de réfléchir sur vos émotions, et que vos réactions sont très primaires, alors il n’y a rien d’autre que de la colère. Vous êtes en colère, point final. Vous êtes engloutis dedans, et vous vous identifiez à elle. Il arrive parfois que vous rejetiez la cause de votre colère en-dehors de vous. Vous projetez le blâme sur quelqu’un d’autre. Quelqu’un a fait quelque chose de mal et c’est de sa faute si vous vous sentez en colère. Telle est la réaction la plus primaire. Vous êtes identifiés à votre colère, vous êtes en colère.

Une autre possibilité est ce que j’appelle la seconde manière de réagir. Vous êtes en colère et immédiatement, il y a une voix dans votre tête qui dit :  »ceci ne devrait pas arriver, c’est mauvais, ce n’est pas bon que je me mette en colère, je dois refouler cela ». Il se pourrait que le refoulement de votre colère vous ait été inculqué au cours de votre éducation religieuse ou provienne d’une opinion sociale. Par exemple : c’est mieux, plus gentil, plus honnête moralement de ne pas montrer sa colère aux autres. Le fait qu’il n’est pas convenable d’exprimer ouvertement la colère s’applique certainement aux femmes, on pense que ce n’est pas féminin.

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Toutes sortes d’idées transmises vous incitent à juger la colère en vous. Que se passe-t-il alors ? Il y a de la colère en vous et immédiatement, surgit une opinion sur elle :  »ce n’est pas permis, c’est mauvais. » votre colère devient alors votre part d’ombre car littéralement, elle n’a pas la permission de venir à la lumière. Elle ne doit pas être vue. Qu’arrive-t-il à la colère si elle est refoulée de cette façon ? Elle ne disparaît pas, elle va dans votre dos et vous affecte de différentes manières. Elle peut vous rendre effrayés et anxieux. Il vous est impossible d’utiliser l’énergie qui se trouve dans la colère parce que vous ne vous permettez pas de l’utiliser. Il vous est permis de montrer votre côté gentil et secourable mais pas ce côté passionné, coléreux, votre aspect rebelle. Par conséquent, la colère se verrouille et vous pensez être différents des autres à cause de ces sentiments, il se peut donc que vous commenciez à vous tenir à distance des autres. Dans tous les cas, cela crée un conflit amer en vous et apparemment entre deux sois, un soi de lumière et un soi d’ombre. Pendant ce temps, vous êtes prisonniers de ce jeu pénible et cela vous fait mal, parce que vous ne pouvez pas vous exprimer. C’est ce jugement qui vous limite.

Devenez-vous réellement une meilleure personne à cause de cette réaction ? Est-ce que le refoulement de vos propres émotions va vous conduire à l’idéal d’un être humain aimant et paisible ? Lorsque je vous décris tout cela, vous voyez très clairement que ce type de réaction ne fonctionne pas. Cela ne mène pas à une paix réelle, à un réel équilibre intérieur. Et cependant c’est ce que vous vous infligez. Très souvent, vous mettez vos émotions sous silence, parce qu’elles ne sont pas bonnes selon vos codes moraux et vous ne remettez pas en question ces codes moraux, d’où ils viennent et qui vous les a transmis. Je vous recommande donc de faire ceci : ne pas y penser mais le ressentir. Ressentez cette énergie présente dans les jugements dont vous vous incendiez, avec vos images de ce qui est idéal et ce que  »vous devriez faire », qui parfois provient de motivations apparemment très élevées. Laissez-la exister. Vous ne devenez pas libres en tenant les rênes de vos émotions et en les refoulant systématiquement.

Il existe une troisième voie pour faire l’expérience de vos émotions humaines. La première consistait à vous identifier totalement à elles, comme à la colère dans le précédent exemple. La seconde était de les laisser s’accumuler, de les refouler et de les condamner. La troisième voie consiste à leur permettre d’exister et à les transcender. C’est ce que fait la conscience. La conscience dont je parle ne juge pas, c’est un état d’être. Il s’agit d’un mode d’observation créatrice. Bien, de nombreuses traditions spirituelles disent : soyez conscients de vous-mêmes et cela suffit. Mais alors vous vous demandez : comment cela se peut-il ? Comment la simple conscience de moi-même peut-elle changer le cours de mes émotions ? Il vous faut réaliser que la conscience est très puissante. C’est beaucoup plus que l’enregistrement passif d’une émotion. La conscience est une force créatrice intense.

Maintenant, imaginez une nouvelle fois que quelque chose du monde extérieur suscite en vous une émotion puissante, de la colère par exemple. Lorsque vous vous en occupez consciemment, vous l’observez pleinement en vous. Vous n’en faites rien, tandis qu’en même temps, vous continuez à regarder et à observer. Vous ne vous identifiez plus avec la colère, vous ne vous y perdez plus, vous permettez juste à la colère d’être ce qu’elle est. C’est un état de détachement, mais un détachement qui revêt une grande force, car tout ce que vous avez appris vous séduit et vous précipite dans vos humeurs, à l’intérieur de l’émotion de peur ou de colère. Et pour rendre les choses plus compliquées, vous êtes aussi attirés dans le jugement à propos de cette colère ou de cette peur. Vous êtes donc attirés de deux façons et précipités hors de la conscience, l’issue de sortie dont je vous ai parlé au début, l’issue de sortie qui est le chemin vers la paix intérieure. Vos modes de gestion habituels des émotions vous tirent hors de ce point central, hors de cette conscience, et cependant, c’est la seule issue.

C’est seulement en observant silencieusement la pleine étendue de l’émotion que vous ne devenez pas inconscients et que vous restez entièrement présents. Vous ne vous laissez pas engloutir, ni par l’émotion, ni par le jugement à propos de l’émotion. Vous la regardez en pleine conscience, avec un sentiment de douceur :  »c’est ainsi que cela est en moi ».

 »Je vois la colère se lever en moi, je la sens circuler dans mon corps ».  »Mon estomac ou mon cœur réagissent, mes pensées se précipitent pour justifier et trouver des raisons à mon émotion ».  »Mes pensées me disent que j’ai raison et que l’autre a tort ». Tout ce que vous voyez se produit lorsque vous vous observez, mais vous ne suivez pas ces impressions. Vous ne vous noyez pas dedans. Vous n’allez pas en-dessous. C’est cela, la conscience, la clarté d’esprit. Et de cette façon, vous amenez au repos les démons dans votre vie : la peur, la colère, la méfiance. Vous leur donnez de la force lorsque vous vous identifiez à eux, ou si vous les combattez par votre jugement, de toute façon, vous les nourrissez. La seule façon de les transcender, c’est de vous élever au-dessus d’eux, par votre conscience, de ne pas les combattre, mais simplement de les laisser exister.

Que se passe-t-il alors pour vous ? La conscience n’est pas quelque chose de statique. Les choses ne restent pas en l’état. Vous allez remarquer que si vous ne nourrissez pas l’énergie de l’émotion ni le jugement à son propos, celle-ci va graduellement se dissiper. En d’autres termes, votre équilibre va se renforcer, vous allez ressentir davantage de paix et de joie. S’il n’y a plus de combat dans votre cœur et dans votre âme, des bulles de joie vont jaillir. Vous posez sur la vie un regard plus tendre. Vous voyez et observez le mouvement des émotions dans votre corps. Vous observez aussi les pensées qui commencent à courir dans votre tête, avec un regard doux et tendre. Sachez que la capacité à observer sans se faire avaler est quelque chose de très puissant. C’est de cela dont il est question : c’est l’issue de sortie!

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À présent je veux vous demander de faire l’expérience en cet instant de la puissance de votre conscience, de l’être à l’état pur, et de la libération qui s’ensuit et vous permet de ressentir qu’il n’y a rien que vous ayez besoin de changer en vous. Ressentez la tranquillité et la clarté de cette conscience : c’est ce que vous êtes réellement. Mettez de côté tous les faux jugements. Laissez les émotions circuler, sans les refouler, elles font partie de vous et certaines ont un message à vous apporter. Posez-vous la question si vous avez une émotion dont vous avez peur, une qui vous agace, une que vous combattez ? Peut-être une qui est devenue tabou ? Permettez-lui de se présenter à vous, de se montrer sous la forme d’un enfant ou d’un animal. Il se pourrait que cet enfant s’exprime complètement, voire se comporte mal. Quoiqu’il arrive, vous devez lui permettre de faire tout ce qu’il veut et de vous dire ce qu’il ressent. Vous êtes la conscience qui regarde et dit :  »oui, je veux te voir, je veux entendre ton histoire, exprime-la ».  »Raconte-moi ton histoire, car c’est ta vérité, il se pourrait que ce ne soit pas la Vérité, mais je veux entendre ton histoire ». Vivez vos émotions de cette façon et ne les condamnez pas. Laissez-les venir à vous et vous parler. Traitez-les avec la tendresse d’une personne âgée et sage, et observez ce qu’apporte cet enfant ou cet animal. Souvent il y a cachée dans une émotion négative une pure énergie de vie qui veut émerger, une force vitale qui a été choquée à mort par tous les préjugés de l’auto-jugement. Laissez cet enfant ou cet animal gambader vers vous. Il va peut-être changer d’apparence maintenant, accueillez-le avec amour.

La conscience transforme. C’est l’outil essentiel pour changer, et pourtant, elle ne veut rien changer. La conscience dit :  » Oui – oui à ce qui est! » Elle est réceptive et accepte tout ce qui est, et c’est cela qui change tout, car elle vous libère. Vous êtes libres maintenant, vous n’êtes plus à la merci de vos émotions ni de vos jugements sur elles. En les laissant exister, elles perdent le contrôle sur vous. Bien sûr, il se peut qu’occasionnellement vous soyez encore vaincus par vos émotions et vos préjugés – c’est cela, être humain. Essayez de ne pas rester coincés là-dedans et de ne pas vous punir pour cela :  »bon sang, je n’ai pas atteint la pure conscience ! Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas… » Ce faisant, vous commencez à faire rouler à nouveau la balle du jugement. Il vous est toujours possible de revenir à l’issue de sortie, à la paix, en ne luttant pas contre vous-mêmes. Observer ce qui est là, et ne pas faire d’erreur : ne pas se laisser emporter (soit par les émotions, soit par notre jugement sur elles) est une grande force. Telle est la puissance d’une vraie spiritualité. La vraie spiritualité n’est pas d’ordre moral, c’est une manière d’être.

 

par
JESHUA et PAMELA KRIBBE

SOURCE: Site web Jeshua Challelings, « La troisième voie », juillet 2012
http://www.jeshua.net/fr/
Traduction française par Christelle Schoette

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