Archives pour la catégorie Conseils TAO

Rituel contre l’anxiété

 

Que faites-vous d’habitude lorsque l’inquiétude est là ?

Vous essayez de la résoudre. Vous essayez des alternatives et vous vous y enfoncez de plus en plus. Vous créerez un plus grand désordre parce que l’inquiétude ne peut pas être résolue par la pensée. Elle ne peut pas être dissoute par la pensée parce que la pensée elle-même est une sorte d’inquiétude.

Cette technique dit:
ne faites rien avec l’inquiétude. 
Soyez simplement vigilant !

Voici une vieille anecdote à propos de Bokuju, un maître Zen.

Il vivait seul dans une grotte, mais pendant la journée ou même pendant la nuit, il disait et parfois fort: « Bokuju » – son propre nom et il disait ensuite: « oui, je suis ici. » Et personne d’autre n’était là.

Alors ses disciples avaient coutume de lui demander: 
« Pourquoi appelez-vous « Bokuju », votre propre nom et ensuite énoncer: « Oui monsieur, je suis ici ? » 

 

Anxiété

Il dit: 
« Chaque fois que je me mets à penser, je dois me rappeler d’être vigilant et donc j’appelle mon propre nom: « Bokuju ». Au moment où j’appelle « Bokuju » et que je dis: « Oui monsieur, je suis ici, » la pensée, l’inquiétude disparaît. 

Puis vers la fin de sa vie, pendant deux ou trois ans, il n’a jamais plus appelé: « Bokuju, » son nom et n’a jamais plus répondu: « Oui monsieur, je suis ici. » 

Les disciples ont demandé: 
« Maître, maintenant vous ne le faite plus jamais. » 

Alors il a dit: 
« Mais maintenant Bokuju est toujours là. Il est toujours là et il n’y a plus besoin. Avant j’avais l’habitude de le manquer. Parfois l’inquiétude me prenait, m’enveloppait complètement et Bokuju n’était pas là. Aussi, je devais me rappeler: « Bokuju » et l’inquiétude disparaissait.

 

Essayez avec votre nom. Lorsque vous sentez une angoisse, appelez simplement votre nom – pas « Bokuju » ou n’importe quel autre nom, mais votre nom – et répondez-y ensuite, « Oui monsieur, je suis ici » et sentez la différence.

L’inquiétude ne sera pas là. Au moins pendant un petit moment, vous aurez une lueur au-delà du flou et cette lueur peut être approfondie. 
Une fois que vous savez que si vous devenez alerte, l’inquiétude n’est plus là, elle disparaît; vous êtes parvenu à une profonde connaissance de votre propre être et du mécanisme du travail intérieur.

Une fois que vous savez que si vous devenez alerte, l’inquiétude n’est plus là, elle disparaît; vous êtes parvenu à une profonde connaissance de votre propre être et du mécanisme du travail intérieur.

proposé par www.meditationfrance.

Mère-fille : trouver la bonne distance

 

 

Même les plus proches d’entre elles auront eu à passer ce que Lacan avait appelé un « ravage », et que la psychanalyste Marie-Magdeleine Lessana dépeint comme une épreuve à traverser, « un arrachement qui laissera la mère blessée », mais les autorisera, l’une comme l’autre, à vivre leur vie. Il n’est pas rare, parmi les filles lorsqu’elles sont plusieurs, que l’une se laisse davantage « ravir » par la mère, qu’elle soit assignée à une place qui réponde à un vœu de celle-ci et ne parvienne pas à s’en dégager. Une place de favorite, aux yeux de ses sœurs, mais qui l’aliène et l’empêche de se réaliser. Trouver la juste distance est, pour chacune, une tâche subtile. « La fille réussira d’autant mieux son envol qu’elle s’aventurera dans des tâches créatives et des voyages dans lesquels elle se découvrira », encourage Sonia Prades. Anasthasia Blanché invite pour sa part à « respecter la barrière des générations ; accepter, pour la mère, que sa fille soit différente de soi ; et cesser, pour la fille, d’attendre ce qui ne viendra pas ». Le reste n’est qu’amour et improvisation.

dossier-mere-fille

12 questions pour y voire plus clair dans votre relation

Se détacher, grandir, aimer hors du giron maternel, sans culpabilité ni agressivité, c’est ce que l’on appelle familièrement « couper le cordon ». Ce n’est pas toujours facile. Et parfois, on croit l’avoir fait alors que le cordon est toujours là.

Et vous, où en êtes-vous ? Avez-vous coupé le cordon avec votre mère ?

Test réalisé par Flavia Mazelin-Salvi avec Isabel Korolitski, psychanalyste

A retrouver ICI : http://test.psychologies.com/tests-famille/tests-relations-familiales/mere-fille-avez-vous-coupe-le-cordon

METHODE POUR DE BONNES VACANCES CHEZ SOI

 

S’aménager une pause « hors du monde » n’est pas réservé aux moines ou aux croyants. Nous pouvons tous, sans sortir de notre cadre de vie, nous retirer pour mieux nous relier. À notre dimension intérieure, mais aussi aux autres.

P1010485

Se retrouver

Se retirer de l’agitation du monde, seul, chez soi, pour quelques heures ou quelques jours : la retraite spirituelle n’est pas une nouvelle façon de pratiquer l’art du cocooning régressif, mais bien une occasion de se relier à la dimension spirituelle de notre être. Cette part de nous si souvent négligée dans nos quotidiens chahutés, qui se manifeste parfois en présence du sacré ou du beau et nous donne l’impression d’être pleinement vivant. La retraite spirituelle est un outil – parmi d’autres – pour en faire l’expérience consciente. « Chez soi ou dans une communauté, la retraite est une respiration du corps et de l’esprit qui nous permet d’aller vers un horizon qui nous dépasse, vers un vide et un silence habités par autre chose que le faire ou l’avoir, explique Patrice Gourrier, prêtre et psychologue conscient, auteur avec Jérôme Desbouchages de 40 Jours avec Maurice Zundel et les Pères du désert (Presses de la Renaissance, 2009).

Alain Gamichon, psychologue et psychothérapeute, souligne l’intérêt de la gratuité de cette démarche : « Faire une retraite spirituelle est un acte que l’on pose par rapport à soi-même et dont les résultats ne sont pas immédiatement visibles. Il se peut même que le ressenti sur le moment soit inconfortable, physiquement et psychiquement. Le silence, l’acte conscient, la lecture d’un texte spirituel, une nourriture frugale…, tout cela constitue une véritable ascèse pour nous qui sommes habitués aux gratifications immédiates et dopés aux performances sociales ! » Et c’est justement parce que nous subissons tous les mêmes contraintes et courons derrière les mêmes leurres que cette retraite n’est pas réservée aux seuls croyants. Même si ces derniers peuvent évidemment trouver, dans cette pratique « hors cadre », une occasion de vivre pleinement leur foi.

Se préparer

Une retraite nécessite un état d’esprit particulier. « Il faut avant tout avoir le profond désir de vivre quelque chose de différent, de s’aménager un temps d’arrêt qui ne soit pas un “cesser de faire”, précise Patrice Gourrier, mais un “faire autrement”, en partant de l’intérieur de soi, le contraire de ce que la majorité d’entre nous vit tous les jours. » C’est pour cela que cette pause exige une rupture nette avec nos gestes, nos pensées et nos réflexes habituels. Ni téléphone, ni visite, ni radio, ni télévision, ni personne d’autre chez soi, mais un silence choisi, pour entrer symboliquement dans un nouvel espace-temps. Pour être féconds, ce silence et cette solitude doivent être encadrés. À la manière de la journée monastique, scandée par les temps d’activité et les temps de méditation ou de prière.

« Il est essentiel de s’impliquer totalement dans ce projet, de se donner les moyens de faire de la place pour laisser advenir l’inconnu de soi, cette dimension de son être que nous ne soupçonnions peut-être même pas », affirme Alain Gamichon. Choisir ses vêtements (très confortables), sélectionner des citations, des poèmes ou des textes spirituels, disposer des bougies, de l’encens, composer un petit autel ou s’aménager un lieu de méditation… Chacun de ces actes, qui modifie imperceptiblementnotre état d’esprit, nous prépare à entrer, en conscience, dans un univers différent.

Apprendre à s’arrêter

Nous sommes peu habitués à expérimenter cette suspension de la pensée et de l’action ordinaires. Aussi, ne nous étonnons pas si des sentiments d’impatience, d’agacement ou d’ennui surviennent. Contentons-nous de les remarquer, de les accueillir et de les laisser se dissiper. La difficulté fait partie du voyage : il s’agit d’une ascèse et non d’un week-end «bulle » !

méditation feu

Respirer

« Tout commence par la respiration, constate Patrice Gourrier. C’est la meilleure façon d’apprivoiser ce que j’appelle le “temps d’arrêt du corps”. Un exercice très simple consiste à inspirer en pensant “J’inspire la vie” et à expirer en pensant “Je souffle ce qui m’oppresse”. » C’est aussi ce que Thich Nhat Hanh, maître zen vietnamien, appelle la « pleine conscience de la respiration » dans La Respiration essentielle, notre rendez-vous avec la vie (Albin Michel, “Spiritualités vivantes”, 2003).. En position assise, le dos doit être droit, les épaules baissées, la mâchoire détendue et le ventre souple. Les yeux sont fermés pour favoriser la conscience corporelle. Les taoïstes préconisent des séries de trois respirations profondes et amples qui amènent une contraction du bas-ventre à l’inspiration et son relâchement à l’expiration. La respiration consciente Établir un programme est le préalable indispensable à une vraie retraite. Nous avons respecté ici les séquences communes aux différentes traditions spirituelles. Les temps de lecture ou de méditation durent, pour les débutants, entre un quart d’heure et une demi-heure. Chaque activité est précédée par une pause de respiration consciente. Une journée type et profonde (elle ne doit jamais être forcée) est recommandée pour faire le calme en soi, avant et après chaque activité du corps ou de l’esprit.

Lire

Une fois le corps apaisé et l’esprit calmé, nous pouvons goûter à des nourritures plus denses, comme la lecture de textes spirituels ou poétiques. « Je conseillerais un seul texte court dans la même journée (psaume, sourate, koan, poème ou sutra…) pour éviter de se disperser ou de trop solliciter le mental », poursuit Alain Gamichon. Le thérapeute préconise de lire et relire ces phrases, d’y revenir plusieurs fois. « Il s’agit de “mâcher” les mots et de les laisser cheminer en soi… Leur sens, leur musicalité, leur poésie, leur résonance vont évoluer au fil des heures et soulever en nous des questions, des émotions, ouvrir ou fermer des portes. » La lecture peut être faite à voix haute ou en silence. L’important est de bien ressentir le poids et la tonalité de chaque mot, puis de l’ensemble du texte.

Méditer

Cette pratique, dont le moine bouddhiste Matthieu Ricard dit dans L’Art de la méditation (NiL, 2008) qu’elle consiste à « se transformer soi-même pour mieux transformer le monde », continue à intimider ou à rebuter. Elle est pourtant d’une simplicité enfantine. Il est essentiel de commencer par choisir la plus simple des positions : assis sur une chaise, le dos droit, le menton légèrement rentré, les mains posées, paumes vers le haut, sur les cuisses, les pieds parallèles, bien à plat, distants de trois poings l’un de l’autre. Pendant une vingtaine de minutes, les yeux mi-clos, il s’agit de respirer amplement mais sans forcer par le nez, de laisser ses pensées traverser son esprit sans tenter de les chasser ni de les retenir. Nous pouvons également méditer à partir d’un thème spirituel. Matthieu Ricard en propose plusieurs, dont l’« impermanence » : « Pensons à la succession des saisons, des mois et des jours, de chaque instant, et aux changements qui affectent chaque aspect de la vie des êtres… »

Pour les personnes croyantes, la retraite spirituelle offre aussi l’occasion de renouer avec la forme la plus intime de la spiritualité : la prière. « Chacun, avec ses mots, peut demander de l’aide, dire sa peur, sa colère, ses doutes, formuler sa gratitude, précise Patrice Gourrier. Nous pouvons tous ouvrir cet espace en nous pour entamer ce dialogue, nous alléger et trouver de nouvelles forces. » Il arrive d’ailleurs souvent que les prières de l’enfance resurgissent, nimbées d’une émotion, d’une saveur et d’une profondeur insoupçonnées.

2

Agir en pleine conscience

Au temps de la contemplation succède le temps de l’action. Revenir dans le mouvement nous ramène à notre dimension matérielle, incarnée, et nous rappelle que celle-ci est aussi importante que notre part spirituelle. L’unité du corps et de l’esprit ne peut se faire qu’en expérimentant en conscience les deux dimensions de notre être.

Marcher

Après chaque séance de méditation, la marche donne un coup de fouet à l’énergie vitale, qu’elle fait circuler dans tout le corps. Cet exercice est silencieux, lent et conscient. Faire quelques pas dans son appartement ou sortir dans son jardin (mieux vaut éviter la rue pour ne pas être distrait). Avant chaque marche, il est bon de procéder à une série de trois respirations nasales, profondes et amples. Pieds nus de préférence, amorcer le mouvement du pied sur l’inspiration et le poser sur l’expiration, tandis que les épaules restent basses et le dos droit. L’exercice se poursuit sur ce même rythme : inspiration (je lève le pied) et expiration (je pose le pied).

Travailler

La vie monastique associe contemplation et travail. Ranger, nettoyer, cuisiner…, ces actes devenus automatiques, lorsqu’ils sont faits lentement et en habitant ses sensations, sont une manière de célébrer la vie, Dieu ou l’univers. « Se connecter à ses sens remet le corps au centre, c’est une façon de le sortir de sa stricte fonctionnalité et d’en faire un outil d’éveil », analyse Alain Gamichon. Ranger peut clarifier l’esprit, balayer peut apaiser les émotions… Dans certaines communautés, les tâches les plus ingrates ou les plus dures sont effectuées en offrande. Pourquoi ne pas faire de cette pile de papiers en désordre son Himalaya personnel ?

Manger

« Quand vous faites la cuisine, ne regardez pas les choses ordinaires d’un regard ordinaire, avec des sentiments et des pensées ordinaires », écrit le maître spirituel japonais Dôgen dans Instructions au cuisinier zen (Le Promeneur, 1994).. Il est conseillé de prévoir des repas simples, légers, végétariens de préférence. L’exercice consiste ensuite à prêter attention à la texture, la couleur, l’odeur des aliments que nous manipulons. Garder à l’esprit qu’un simple bol de soupe préparé avec attention, humé et dégusté est une célébration de la vie. Manger lentement, en silence, en ressentant de la gratitude pour ce que nous mâchons et avalons, de la compassion pour tous ceux qui sont dans le manque. Ce ressenti a valeur de partage, il renforce notre sentiment d’appartenance à la communauté des hommes, dès lors que nous nous y attardons et que nous nous efforçons de l’éprouver profondément.

Revenir dans le monde

La retraite s’achève. Que nous soyons impatient de retrouver notre rythme ou désireux de prolonger l’expérience, il n’y a pas de règle : il importe d’agir selon notre désir et notre besoin. Autre possibilité : tenter de poursuivre l’expérience avec un groupe d’amis, en couple ou en famille. L’essentiel est de goûter à une autre qualité d’être. À une façon différente d’entrer en relation avec soi et avec les autres. Car la retraite spirituelle est tout sauf un repli sur soi.

A lire

À la recherche de la sérénité d’Anne Ducrocq. L’auteure a effectué une retraite dans chaque « famille » de lieux – communautés chrétienne, bouddhiste, zen ou « à la croisée des spiritualités » – et en rend compte d’une manière vivante et personnelle (Albin Michel, à paraître le 19 mai).

Petite retraite à la maison d’Alain Quilici Dominicain, l’auteur propose quelques pistes pour apprendre à cultiver sa spiritualité pendant sept jours, chez soi, au fil de méditations et de prières (Presses de la Renaissance, 2009).

Ecoute-moi

 

Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.

Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes, quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.

Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens encore plus en perdition.

Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.

ecoute-moi

Oui, simplement m’écouter, sans excuse ou accusation, sans dépossession de ma parole. Écoute, écoute-moi. Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter. Au plus proche de moi. Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire. Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations.

Mes contradictions, comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, celle dont j’ai été longtemps dépossédé.

Oh non, je n’ai pas besoin de conseils. Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent. Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être, renforce ma dépendance.

Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre. Quand je me sens écouté, je peux entrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles incertaines entre mon histoire et mes histoires. Relier des évènements, des situations, des rencontres ou des émotions pour en faire la trame de mes interrogations. Pour tisser ainsi l’écoute de ma vie.

Oui, ton écoute est passionnante. S’il te plaît, écoute, et entends-moi. Et si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu. «

Jacques Salomé

Pour une véritable respiration en conscience

 

Le souffle est essentiel à l’homme, au même titre que le sont l’amour, le mouvement, l’alimentation et le sommeil. La respiration rythme l’existence de l’homme : nous naissons à la vie avec notre premier souffle, elle nous accompagne ensuite à chaque moment de notre vie, et nous la quittons en libérant notre dernier souffle.

Les traditions anciennes ont accordé une grande importance à la respiration : souffle des transes chamaniques et des rituels initiatiques des peuples premiers, prânayâma des pratiques de yoga, souffle des traditions méditatives, pour n’en citer que quelques-unes.

Les nombreuses expressions populaires qui émaillent notre langue et où figure le souffle, sont les témoins de son importance et de la présence qu’il occupe dans la vie de l’homme. Il est d’ailleurs assez marquant de constater que beaucoup d’entre elles expriment nos limitations par rapport à celui-ci : avoir le souffle court, manquer de souffle, être à bout de souffle, avoir le souffle coupé, et bien d’autres encore…

Cela n’a rien d’étonnant car la respiration, dans sa dimension vitale, celle qui nous nourrit énergétiquement, ou bien dans sa dimension permettant la maîtrise des émotions, est une grande oubliée de nos temps modernes. Bien sûr, on respire en faisant de la gym ou en pratiquant un sport, mais le souffle est rarement pratiqué de manière pleinement consciente et ressourçante. De la même façon, bien peu de personnes pensent à user de leur respiration lorsqu’elles sont sur le point d’être emportées par une émotion. C’est souvent en contractant des difficultés à respirer que l’on réalise l’importance essentielle de ce souffle. En s’éloignant de son corps et de ses ressentis et en les remplaçant par des préoccupations extérieures à lui, l’être humain a fini par oublier qu’il était un être respirant; la respiration est devenue, sinon accessoire, en tout cas digne de fort peu d’intérêt.

Heureusement, tout excès amène des corrections, et un certain nombre de disciplines ou d’arts de vivre nous permettent aujourd’hui de redécouvrir en conscience ce souffle précieux qui nous habite : ressourçant du qi qong, prânayâma du yoga, souffle de la marche en conscience – souffle énergétique, émotionnellement libérateur et unifiant du rebirth, de la respiration holotropique, du chamanisme – souffle apaisant de la méditation. Le souffle se décline ainsi sous de nombreuses colorations, tantôt plus énergétiques, émotionnelles ou spirituelles qui mettent en lumière son importance vitale.

 respiration

Les Stages des Cercles de Conscience

Il s’agit de rencontres et de stages d’évolution personnelle qui intègrent toute une gamme d’activités et de pratiques de transformation pour vous accompagner dans vos questionnements et dans votre cheminement sur la voie du mieux-être et de la créativité.

Nos pratiques se font dans un état de pleine conscience qui leur confère une valeur sacrée : marcher ou respirer avec ou sans conscience sont des activités qui n’ont que peu de choses en commun…

Certaines valeurs caractérisent particulièrement les stages que je vous propose : 
– L’écoute, le non jugement, le respect, la tolérance, la bienveillance envers les autres… et également et surtout envers soi.
– L’ouverture du cœur et la reconnaissance que chaque être humain est important et que nous apprenons tous les uns des autres.
– Une vision holistique de l’homme, prenant en compte autre chose que son seul corps physique, en l’occurrence également ses dimensions vitale, émotionnelle, mentale et spirituelle.
– La reconnaissance que nous faisons partie d’un Grand Tout dont nous sommes indissociable.
– Une vision de la vie et de l’être humain non dogmatique, non religieuse et non sectaire, qui vise à ce que chacun devienne pleinement autonome et responsable de sa vie.
– La faculté de s’émerveiller comme savent le faire les petits enfants !

Respirer, bouger et chanter constituent les axes dominants des Cercles de Conscience, ils nous permettent à la fois de libérer toutes sortes de tensions, de procéder à de grands nettoyages corporels et à nous alimenter en énergie. Notre état énergétique est le garant de notre bien-être et de notre santé, il est fondamental d’y être attentif. Les différentes disciplines que nous pratiquons dans les Cercles : rebirth, yoga du son, danse, chamanisme, marche en conscience, relaxation, méditation, partage verbal, activités en co-création et d’autres encore, visent toutes à renforcer notre potentiel vital, à accéder à une vie plus joyeuse et plus porteuse de sens.

Dans cet art de vivre et d’approcher le plus possible la pleine conscience, le souffle occupe une place de choix puisqu’il est présent à chaque moment de notre vie, il est donc important d’en prendre grand soin. Je choisis le plus souvent possible, pour mes stages, des lieux situés dans un cadre naturel exceptionnel, des endroits inspirants et hautement énergétiques où nous pouvons exprimer notre souffle librement dans sa toute puissance et recevoir en retour tous les bienfaits de l’Univers dans lequel nous évoluons.

Ainsi, les trois stages annuels d’été se déroulent depuis de nombreuses années dans des lieux vraiment privilégiés du Midi de la France, des endroits que je connais bien et qui sont particulièrement propices au ressourcement. Nous associons légèreté et profondeur, ambiance de vacances et évolution personnelle au menu de chacun de ces stages, chacun possédant sa coloration et sa respiration propre …

 respiration2

Vous êtes bien Vivant !

La respiration pratiquée en conscience est une porte royale ouverte vers de nouveaux horizons intérieurs, là où il fait bon vivre…

C’est à cette rencontre exaltante que je vous convie dans mes stages, à découvrir ce plaisir de respirer à pleins poumons, à vous émerveiller, à vivre des instants de joie et de sacré, et à vous reconnecter à la magie de la vie !

Je vous propose maintenant de prendre deux minutes, deux minutes de vrai plaisir à respirer, après avoir lu les quelques lignes qui suivent. Les yeux fermés, portez votre attention dans l’espace de votre cœur, cet espace dans lequel tout peut être résolu. Inspirez et expirez paisiblement par le nez. Prenez conscience du balancement de l’air qui pénètre dans vos narines et qui en ressort … Sentez la manifestation de cette énergie dont l’Univers vous gratifie … Vous êtes bien Vivant !

Luc Enaut : Praticien en Rebirth, Coach de Vie, Praticien en PNL
et Organisateur de stages de Bien-Être

Infos : www.rebirth-france.com

Toutes les cultures ont fait une part au jeûne

 

Hippocrate disait déjà que pour soigner les petits maux il valait mieux jeûner que de prendre des médicaments. Socrate disait que le jeûne le rendait plus efficient et Pythagore imposait à ses disciples un jeûne de 40 jours avant de les accepter dans son école. Tous les grands spirituels Moïse, Jésus, Mahomet, Bouddha ont jeûné et trouvé dans le jeûne une aide dans leur développement spirituel. C’est ainsi que la religion catholique a institué le carême comme étant une période de 40 jours de jeûne en souvenir des 40 jours de jeûne que le Christ avait fait dans le désert avant sa mission. L’Islam recommande à ses fidèles de suivre le Ramadan en souvenir du jeûne du prophète. Toutes les cultures ont fait une part au jeûne que ce soit pour guérir les maladies, pour se connaître soi-même, pour entrer en contact avec l’invisible, ou même pour se préparer à des compétitions sportives.

Quels sont donc les vertus du jeûne, qui permettent son intégration dans des domaines si divers? Comment expliquer ce retour en force d’une aussi vieille tradition?

LE JEUNE

La méfiance par rapport à la médecine allopathique suscite de nouvelles approches.

Il y a environ 30 ans, dans la plupart des pays d’Occident, on a « déclaré la guerre » au cancer et il était clair qu’en l’espace d’une dizaine d’années ce petit problème de santé serait enfin résolu pour le plus grand bien de l’humanité. Malheureusement en 2016 il n’y a pas encore vraiment de solution, au contraire : les maladies de civilisations comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type II ne font qu’augmenter. Si l’espérance de vie dans nos pays a considérablement augmenté dans les dernières décennies l’espérance de vie en bonne santé n’a pas augmenté dans les mêmes proportions, l’écart entre les deux est même surprenant. On peut vivre en moyenne 79 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes mais on ne doit pas espérer vivre en bonne santé au-delà de 64 ans!! Un autre facteur est venu aussi entamer la confiance dans la médecine, plusieurs scandales ont éclaté suite à l’utilisation de médicaments dont les effets secondaires se sont parfois révélés mortels alors que leur efficacité n’était, de plus, pas vraiment prouvée. La méfiance vis-à-vis d’une certaine médecine, coincée entre les appétits financiers des groupes pharmaceutiques et les coupes budgétaires de l’État, n’a fait que croître.

Ce n’est pas un fait nouveau. Depuis toujours les gens ont essayé d’autres méthodes lorsque la médecine n’offrait pas de solution, le jeûne étant l’une d’entre elles. C’est ainsi que les pionniers du jeûne dans nos pays ont décrit leurs expériences de guérison depuis déjà longtemps ; mais jusqu’à maintenant leurs voix avaient été étouffées par la pensée dominante, tentant de nous persuader de la toute-puissance de la médecine. Quand en 1880 le docteur Tanner annonça qu’il allait jeûner pendant 40 jours à New York pour montrer que ce n’était ni dangereux ni infaisable, les médecins l’ont mis en garde car il n’y survivrait pas. 40 jours plus tard, après que Tanner soit toujours en vie, ils ont alors décrété que c’était un cas particulier non généralisable. Et l’expérience de Tanner a sombré dans l’oubli… Le but de Tanner était de convaincre la médecine scientifique de s’intéresser au jeûne. Il n’y parviendra pas.

1Un demi-siècle plus tard le naturopathe Herbert Shelton (1895-1985) va être l’un des grands propagateurs du jeûne. En se cachant des organes officiels il va superviser dans son école du jeûne – en fait une clinique de jeûne – plus de 35000 jeûnes. 
Son approche est aussi scientifique que possible, compte tenu des moyens de l’époque. Il a essayé de comprendre les mécanismes à l’œuvre pendant la privation de nourriture par l’observation des très nombreux cas qu’il a supervisés. Il rapporte aussi plusieurs études faites sur des animaux morts d’inanition. (voir graphique)

Il met en lumière le fait que l’absence de nourriture ne provoque pas une déroute en pagaille de l’organisme mais une retraite en bon ordre. Ceci est une information capitale. Si les organes vitaux comme le cerveau ou le cœur sont préservés jusqu’au bout, c’est que l’organisme sait gérer le jeûne. Dans nos gènes un programme est inscrit pour survivre aux périodes de disette sans porter préjudice au fonctionnement général du corps. Le jeûne est un mode de fonctionnement normal du corps!
Malgré ses précautions pour dissimuler le fait qu’il soigne des malades, Shelton fera plusieurs séjours en prison – pour exercice illégal de la médecine – et finira ruiné par un procès. Mais c’est de lui que s’inspireront tous les promoteurs d’une autre manière de se guérir. En particulier Albert Mosséri sera l’un de ses disciples et il créera en 1960 la « Maison de l’hygiène naturelle » en France pour divulguer la pratique du jeûne hygiéniste.

Un changement dans les mentalités s’opère dans les dernières décennies.

Dans les dernières décennies du 20ème siècle le mouvement écologique va prendre de l’ampleur. Les progrès dans la connaissance des mécanismes du vivant vont peu à peu montrer que les processus sont beaucoup plus complexes que l’on pensait et qu’il est plus raisonnable de laisser ces nombreuses interactions agir librement que d’intervenir dans des équilibres très fragiles. Ce retour au naturel va soutenir les promoteurs du jeûne.

A partir des années 1990 le jeûne va se développer en France sous l’influence du jeûne médical institué par le Docteur Büchinger en Allemagne. Contrairement au jeûne hygiéniste qui prône une diète stricte (seulement boire de l’eau) le jeûne Büchinger permet l’absorption d’un peu de jus de fruits et de jus filtré de légumes, soit un apport calorique d’environ 250 kcal (besoin journalier environ 2000 kcal.). Cette méthode plus douce mais qui apporte les mêmes bienfaits va être popularisée par les époux Bölling dans la Drôme où ils vont ouvrir un centre de jeûne pour la remise en forme. Depuis presqu’une cinquantaine de centre de jeûne se sont créés en France et accueillent par an plus de 5000 personnes. On est encore loin de la pénétration du jeûne en Allemagne. On estime à 15% le nombre de personnes ayant fait un jeûne chez nos voisins, c’est-à-dire environ 1,5 millions de personnes! Parallèlement la consommation de médicaments est deux fois plus importante en France qu’en Allemagne! Un français avale en moyenne 4 pilules par jour! Y a-t-il une corrélation entre la consommation de médicaments et la pratique du jeûne? Ou bien simplement un plus grand pragmatisme de l’autre côté du Rhin: ce qui guérit, guérit, et doit être pris en compte. Il y a deux cliniques, en Allemagne, proposant des cures de jeûne pour soigner des malades, la clinique Büchinger et un département de l’hôpital de la Charité à Berlin. Plusieurs centaines de malades y sont soignés chaque année.

Devant les très nombreuses observations indiscutables, des chercheurs de tous horizons se sont intéressés ces dernières années à décrypter ce qui se passait dans notre organisme pendant une diète.

Et là les chercheurs sont allés de découverte en découverte. Les hygiénistes pensent que l’arrêt de l’alimentation favorise l’élimination. L’organisme à un moment donné n’a à sa disposition qu’une certaine quantité d’énergie, qu’il essaye de gérer au mieux. Donc une pause dans l’alimentation permet à l’organisme de rediriger son énergie vers la fonction d’élimination. C’est ainsi que le jeûne guérit la plupart des maladies. Cette optique n’est pas complètement fausse mais les recherches de ces dernières années ont montré beaucoup plus.

L’étude du jeûne apporte un autre regard sur les méthodes de guérison.

Faisons un peu de biologie:
Le glucose est le carburant de notre organisme. Sa dégradation dans le cycle de Krebs fournit l’énergie dont ont besoin nos cellules. En temps normal l’apport de glucose est assuré par l’alimentation. Mais pendant le jeûne d’autres réactions chimiques vont prendre le relais. Après environ 15 heures, les réserves de glucose étant utilisées, les graisses vont être dégradées dans le foie pour produire les corps cétoniques qui vont soit s’intégrer dans le cycle de Krebs soit être directement utilisés par les organes notamment le cœur et le cerveau. Ces phénomènes biochimiques ont commencé à attirer l’attention des chercheurs tant aux Etats Unis qu’en Allemagne en Autriche et en Russie.
Au National Institut of Aging à Baltimore les recherches ont montré que les corps cétoniques protégeaient les cellules nerveuses et activaient les facteurs essentiels à l’apprentissage et à la mémoire. De plus ils ont montré que le jeûne permettait la création de cellules nerveuses à partir de cellules souche du cerveau. Les applications dans les cas d’Alzheimer ou de Parkinson semblent très prometteuses.

Par ailleurs, ce changement profond de fonctionnement de l’organisme, influence considérablement le métabolisme. Certaines hormones comme les hormones de croissance diminuent d’autres au contraire vont être sécrétées en plus grande quantité. Le microbiote intestinal va se transformer complètement car une bonne partie des bactéries qui le composent vont disparaître. Le système immunitaire qui est largement influencé par le microbiote va pouvoir se reconstituer plus sainement. C’est cette combinaison de phénomènes qui permet à l’organisme de combattre de nombreuses maladies, surtout les maladies de type inflammatoires ou auto-immunes comme la sclérose en plaques, l’asthme, la névrodermite, les allergies, le diabète de type II.

Et le jeûne est aussi une cure de rajeunissement. L’organisme va se nourrir de lui-même, ce qu’on appelle l’autolyse. Les cellules vont commencer à recycler leurs déchets. Au cours de la vie les déchets biochimiques s’accumulent dans les cellules, protéines déformées, organismes cellulaires abimés. Les lysosomes vont littéralement démonter ces déchets en acide aminés primaires qui vont pouvoir être réutilisé par l’organisme.
Dans l’ordre, le corps élimine tout ce qui lui pèse, puis ce dont il n’a pas besoin, puis ce qui le dérange et enfin tout ce qui le rend malade. Le professeur Madeo de l’université de Graz considère le jeûne comme le seul bouton de remise à zéro que l’on possède, « le big reset ». Mais cette fonction d’autolyse est freinée par la production d’insuline dès que l’on s’alimente. La pause alimentaire s’avère un facteur stimulant l’élimination. Le jeûne intermittent ou mini-jeûne, qui consiste à ne pas manger pendant 16 heures par jour – par exemple de 8 heures du soir jusqu’à midi le lendemain – permet aussi un nettoyage efficace. Des chercheurs californiens ont fait une expérience instructive. Ils nourrissent des souris avec une nourriture très riche en sucre et en graisse et ce à volonté pendant toute la journée. Comme prévu les souris deviennent grosses et présentent les symptômes de diabète et d’inflammation. Le deuxième groupe reçoit la même quantité de nourriture mais seulement 8 heures par jour. Les animaux demeurent minces et en bonne santé.

D’autre part, la même équipe a démontré qu’une substance répartie dans toutes les cellules du corps mais principalement dans le sperme, d’où son nom spermidine, active ce processus de nettoyage cellulaire. Les tests effectués sur divers types d’animaux annoncent des résultats prometteurs, tous les animaux vivent plus longtemps.

Même le cancer … ?

Les résultats les plus intéressants à court terme semblent être ceux du docteur Longo en faisant jeûner des souris puis en les soumettant à une chimiothérapie. Il s’est aperçu que les souris qui jeûnaient, étaient beaucoup moins impactées par les effets secondaires de la chimiothérapie que les souris qui ne jeûnaient pas. Leur taux de mortalité était très inférieur à celles qui mangeaient normalement, qui toutes succombaient aux traitements. La simplicité de cette méthode – deux jours de diète avant la chimiothérapie et un jour après – a déjà poussé certains patients malades à pratiquer ce sevrage, sans attendre la mise en place de protocoles officiels. Leurs témoignages sont impressionnants.

Frugalité, renoncement aux sucres et aux protéines animales sont les garants d’une bonne santé et d’une longue vie, conseillait le Dr. Kousmine. Les travaux du Dr. Longo et d’autres chercheurs le confirment.
Mais le jeûne n’est pas qu’un ensemble de réactions biochimiques que l’on pourrait déclencher par quelque pilule. Il met en jeu beaucoup d’autres aspects, en particulier psychologiques ou spirituels.

2

Le jeûne est beaucoup plus qu’un simple jeu biochimique.

Résister aux incitations incessantes des spots publicitaires pour des plats préparés ou des sucreries est de l’ordre de l’héroïsme ! Dans notre société de consommation arrêter de consommer relève du boycott, de la rébellion ! Mais la rébellion est quelque chose de très positif en soi, c’est l’affirmation de soi. L’affirmation de sa propre responsabilité ! A la fin des jeûnes on voit sur le visage des participants une certaine fierté, fierté d’avoir tenu bon mais aussi fierté d’être redevenu maître de soi-même. 

En effet ce n’est pas un soin que l’on reçoit, c’est une chose que l’on doit faire soi-même pour sa santé. Je ne peux pas jeûner pour quelqu’un d’autre. Ceci implique un engagement de la personne.Prendre un médicament, c’est laisser une substance étrangère régler notre problème de santé, symboliquement c’est confier la responsabilité de nous guérir à un corps étranger. Mettre en œuvre des processus de guérison naturels n’est pas extérieur à soi c’est au contraire le moi intime qui entre en jeu. 
Enfin bien sûr le jeûne est toujours une pause qui permet un redémarrage sur des bases différentes. Quand on a réussi à ne pas manger du chocolat ou ne pas boire du café ou simplement ne pas grignoter des sucreries toute la journée, on est capable de prolonger l’expérience en dehors du jeûne. Si l’on a réussi pendant une semaine, pourquoi ne réussirait-on pas plus tard ? Le jeûne apporte un recul par rapport à ses habitudes mais apporte aussi la preuve que le changement est possible et plus facilement réalisable qu’on le pensait. 

C’est pourquoi le jeûne est beaucoup plus qu’un simple jeu biochimique.

Le jeûne n’est pas toujours une partie de plaisir. La désintoxication produit aussi des sensations peu agréables quand l’élimination est très forte, maux de tête, maux de ventre, malaises divers. Pendant le jeûne on ne prend pas de médicaments il faut donc supporter ces petits désagréments. Habituellement, au moindre malaise, on exige un soulagement immédiat. Pendant le jeûne, il faut supporter et patienter. Deux choses inhabituelles pour la plupart d’entre nous, mais qui nous ramènent à la réalité de notre corps. La privation de nourriture nous fait prendre conscience de notre corps et découvrir à quel point c’est une machine merveilleuse, mais nous fait prendre aussi conscience de sa fragilité et de sa vulnérabilité. L’absence de nourriture nous fait effleurer la mort pour mieux nous ramener à la vie. Ce thème mythologique se retrouve dans nombre de traditions. Jeûner est une catharsis.

Nourri différemment par les corps cétoniques, le cerveau travaille différemment. Les sens sont plus aiguisés, l’attention est plus présente, on est davantage dans la perception que dans ses pensées. L’organisme tend à limiter les dépenses inutiles d’énergie, par exemple la sexualité est indubitablement mise en veilleuse. Apparemment, il en est de même pour toute cette activité mentale inutile qui nous accompagne en permanence, laissant ainsi la place à une manière d’être que les jeûneurs expriment par calme, enthousiasme, euphorie, sérénité.
Le jeûne facilite l’appréhension d’une dimension plus profonde de l’existence, que le stress et l’habitude de la vie quotidienne nous permettent peu de mesurer. Toutes les traditions spirituelles ont utilisé le jeûne pour aider leurs adeptes à avancer un peu plus sur le chemin de la connaissance.

 3

Une cure de jeûne est un tout et le cadre est important.

Pour permettre de vivre le jeûne avec toutes ces facettes, nous proposons les stages dans un cadre magnifique sur les bords de la montagne bourbonnaise, avec à l’horizon les volcans d’Auvergne.

La grande maison et ses dépendances, au milieu des 10 ha de prés et de forêts, vous offrent un confort douillet et la possibilité de trouver le calme et la détente.
Le jeûne est un moment de rupture. Rupture de l’alimentation mais aussi rupture de ses habitudes, du stress, de son environnement … pour permettre à autre chose d’émerger.

 

Nous privilégions le jeûne en groupe, qui laisse éclore l’opportunité de s’aider les uns les autres dans la difficulté et de partager les rires, les expériences ou les sentiments de bonheur. Redécouvrir cette entraide dans une phase de vulnérabilité est quelque chose de touchant qui redonne confiance dans les autres et aussi confiance en soi-même. Recevoir, donner, appartient aussi à un stage de jeûne.

Jean-Pierre Jamet
La Sylveraie
Lieu-dit Le Leziau
F-03270 Busset
Tél. : 04 70 41 03 81
Plus d’informations : 
www.jeune-detox.fr

12345...34

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes