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Nous vivons trop vite !

 

Le cadeau qui fait généralement plaisir à un enfant est une montre ! Il est vrai que, parfois, bien avant l’âge de l’école maternelle, il lui est demandé de se presser, c’est-à-dire d’accélérer son rythme. Pris, à son psychisme et à son corps défendant, dans le tourbillon d’une société qui va de plus en plus vite, l’obligation d’être rapide tous azimuts l’accompagnera désormais toute son existence…

vivre trop vite

 

Le physicien Albert Einstein a démontré la relativité du temps. D’ailleurs, il est curieux de constater que, pour un même individu, passer une semaine dans une clinique ou sept jours dans un club de vacances modifie l’impression de durée. Une hospitalisation convertit les minutes en heures. Un séjour détente transforme les heures en minutes ! Ceci étant, il n’est pas nécessaire de s’aventurer dans des considérations scientifiques pour réaliser que depuis le début du 20ème siècle, l’être humain subit vitesse et précipitation, parvenant de moins en moins à gérer son quotidien de façon équilibrée.

Un monde de performances inhumaines


Le progrès incessant lié à la haute technologie nous gouverne. En véritable dictateur, il a formaté peu à peu les esprits qui en arrivent à ne plus savoir respirer. C’est ce qu’assure Marie, professeur de yoga :  » Je suis toujours étonnée qu’à notre époque beaucoup trop de personnes oublient de respirer par le nez, le faisant par la bouche. Ce qui entraîne entre autres inconvénients une aggravation du mauvais stress. Elles sont dans un processus instinctif qui leur fait nier l’intérêt majeur d’une respiration consciente « …

De son côté, le spécialiste des troubles anxieux Vito Mariano Cancelliere, auteur de  » La méditation antifatigue  » paru chez Jouvence Éditions, précise que  » méditer permet de se défendre face aux sources de stress, d’anxiété, de fatigue physique, mentale et émotionnelle. Une manière de supprimer les irritants psychiques dont nous sommes victimes « , ajoute-t-il. Cependant, là aussi, encore faut-il avoir non seulement conscience de l’importance primordiale de la centration mais, essentiellement, un planning et un environnement qui le permettent. En outre, le numérique a accéléré l’inventivité. Suivre ce phénomène épuisant est l’injonction récurrente des dirigeants, quel que soit le milieu social dans lequel ils œuvrent. À ne pas adhérer à leurs diktats, la menace de licenciement pèse sur les salariés.

Toutefois, les patrons se prennent eux-mêmes les pieds dans leur spirale infernale, comme le confirme Hugues, 45 ans, qui dirigeait une entreprise de menuiserie :  » J’avais ouvert ma boîte en 2002. La qualité proposée aux clients a déclenché un bouche à oreille incroyable. J’ai changé de local et opté pour un lieu plus grand. J’ai eu jusqu’à 11 salariés. Je guettais les innovations pour acheter des machines ultraperformantes. Les demandes de devis affluaient de toutes parts. Je courais du matin au soir. Je travaillais en moyenne 16 heures par jour. J’ai commencé à être agressif, ce qui n’est pas dans mon tempérament. Puis j’ai développé une sorte de je-m’en-foutisme. J’ai fini par sombrer dans un burn-out dont j’ai mis de longs mois à me remettre. Je reste fragile malgré la vente de mon commerce et j’aide maintenant mon épouse dans son pressing. Je ne suis pas vraiment heureux mais je n’ai pas d’autre choix pour l’instant.  »… L’acceptation de cette étape, qui consiste donc intégrer ses limites, est malgré tout incontournable, le changement salvateur n’étant possible qu’à cette condition.

La nécessité absolue de la plénitude


Mails, SMS, téléphone, ordinateur, télévision, aux usages non limités, s’infiltrent pernicieusement jusque dans la vie privée. Chaque membre de la famille, dès l’adolescence, vit avec ce type de tentations. Le docteur Laurence Pescay explique leur impact négatif :  » Deux aspects sont à considérer : la sphère psychique qui est malmenée dans la mesure où elle se trouve sollicitée et mobilisée en permanence, et le soma qui devient – par voie de conséquence – le témoin objectif des dégâts d’un épuisement psychologique. « …


. Manuella, 49 ans, mariée à un architecte, femme au foyer, mère de deux ados, justifie son recours pathologique aux outils numériques pluriels en raison de son ennui :  » Coupée du monde, je me suis enfermée progressivement dans ce système facile qui me donnait l’illusion d’avoir un tas d’amis. Le grand piège a été Internet et le Tchat. Je dormais insuffisamment et j’ai développé une dépression. « … La psychothérapeute Dominique Roby interprète cette situation aberrante en rappelant que même en restant chez elle à longueur de journées, Manuella démultipliait son activité cérébrale :  » Si vous ajoutez aux obligations inhérentes à l’organisation d’une maison, les communications numériques quasi ininterrompues, vous aboutissez à décupler les actions mentales, même de votre fauteuil ! « … Comment dès lors mettre un stop ferme et définitif à ces dérives dangereuses ?

mental agité


Tout un chacun n’étant pas enclin à pratiquer des exercices de zen, faire la paix avec soi repose sur l’impératif indispensable de doser son engouement pour le ‘multi média’, ce qui génèrera d’emblée un processus physiologique de ralentissement.

Ainsi, en réintégrant son domicile, convient-il d’appliquer et de respecter des pratiques préventives de sagesse :


1) – Laisser activé son enregistreur téléphonique pour ne répondre qu’aux urgences éventuelles.
2) – Enfiler une tenue confortable.
3) – Se préparer une infusion apaisante à base de plantes.
4) – S’allonger sur son canapé ou dans sa chambre en fermant les yeux.
5) – Autoriser les pensées négatives à aller et venir sans s’y accrocher.
6) – S’interdire sur l’instant de chercher une solution pour résoudre un problème.
7) – Accueillir les pensées positives sans les retenir.

 


Cette demi-heure rien que pour soi est un moyen efficace de combattre les invitations parasites extérieures… Elle présente également l’énorme avantage de pouvoir se frustrer de conversations non indispensables, y compris celles par voie d’écran, l’inconscient ayant reçu une forme de plénitude par autosatisfaction interposée. Devant le désarroi d’une amie, maman de jumelles de 4 ans, croulant sous un souci de perfection dans tous les domaines qu’elle avait en charge, j’avais trouvé bon de lui énumérer les 7 astuces précédentes pour éviter sa décentration probable. Elle s’est rapidement insurgée en prétextant qu’avec ses enfants, mes suggestions étaient irréalisables. Ce qui m’a fait lui souligner une évidence : agir de la sorte vis-à-vis d’elle-même revenait à se protéger et à protéger l’avenir de ses filles de courses contre la montre parfaitement inutiles et infructueuses dans la mesure où le surmoi finit toujours par nous faire entendre raison. Effectivement, ce juge interne a l’art précieux de nous assagir en faisant intervenir et réagir douloureusement l’organisme quand nous le poussons à bout.

C’est du reste à ce moment hyper délicat qu’il peut convenir de se rappeler l’affirmation  » garde-fou  » de Sigmund Freud, le maître de la psychanalyse :  » La liberté individuelle n’est nullement un produit culturel « …

 

Adèle Ponty

Constats, Intention et Autonomie pour gérer ses peurs

 

 

En ce moment du monde, beaucoup se trouvent démunis, ne sachant comment vivre mieux et apporter leur pierre …
En ce moment du monde, tout bouge, tout se transforme, les peurs pointent leur nez et la sagesse populaire nous dit que la peur est mauvaise conseillère, c’est vrai, (sauf quand elle nous permet de courir assez vite pour nous éloigner d’un tigre affamé).

Comment faire pour ne pas avoir peur, plus précisément, comment faire pour gérer nos peurs ?

  • Les ignorer contribue à alimenter un stress caché.
  • Ne pas les ignorer pousse certains à se rendre dingue en écoutant sans répits le babil incessant de notre mental, imaginant les pires scénarios possibles (ce qui donne du grain à moudre à beaucoup d’extrêmes).

Dès que la question se pose en soi, il semble essentiel de trouver les techniques qui nous conviennent personnellement. Aucune n’est meilleure qu’une autre, il s’agit de trouver Celle qui nous convient.

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Avant de vous parler de celles que je pratique, je voudrais vous rappeler que nous sommes des arbres. Des arbres qui marchent, c’est à dire, des liens énergétiques entre le ciel et la terre.  L’enfant ne le sait pas : il le vit… il se nourrit sans arrêt de cette énergie qui monte en lui, de la terre vers le ciel et de cette énergie qui descend par lui, du ciel vers la terre. Il s’en nourrit jusqu’à ce qu’il soit confronté à ses premières contrariétés et là, peu à peu, il va fermer ces chemins. Pourquoi ? Parce que personne ne lui a dit comment les rouvrir, tout simplement. Et nous voyons partout des luttes sans fin pour acquérir de l’énergie, généralement en se nourrissant des autres.

On trouve cette technique dans pratiquement toutes les traditions avec quelques variantes, la voici :
Debout, les pieds au niveau des hanches, bien campés sur le sol, les mains le long du corps. Ressentez votre présence là où vous êtes, soit sur la Terre Sacrée, soit en haut d’un immeuble.
Fermez les yeux et visualisez des racines qui plongent dans la terre (n’ayez crainte elles traverseront les étages). Une fois que vous les sentez, ouvrez en vous une colonne ascendante et à chaque inspiration, faites monter l’énergie de la Terre au travers de cette colonne, au-delà de vous, vers le ciel.
Cette colonne ascendante maintenant en mouvement, visualisez des branches partant de votre tête, de vos épaules montant vers le Ciel. Visualisez une autre colonne descendante, à côté de l’autre et à chaque expiration, faites-y descendre l’énergie vers la terre. L’énergie de la Terre va vers le Ciel, l’énergie du Ciel va vers la Terre, vous devenez un canal entre les deux et faites alors partie intégrante de l’univers. Pendant ce temps-là, tout votre être s’emplit d’une énergie (gratuite) laquelle va irradier bien au-delà  de ces deux colonnes.
Si vous faites cela tous les jours, puis à chaque fois que vous y pensez, la connexion se mettra en place de plus en plus rapidement. Vous pourrez le pratiquer assis, allongés, dans le bus ou le métro. Une personne vous agresse au travail ? Elle est en manque d’énergie. Ouvrez une porte au niveau du plexus et envoyez-lui de cette énergie-là au lieu de vous faire prendre la vôtre. Et se rappeler qu’à chaque contrariété, nous coupons le flux jusqu’à ce que ce rituel entre dans notre vie.

Alors que nos sociétés occidentales sont engluées dans les culpabilités, que nous avons tous appris à nous culpabiliser d’un rien et que nous culpabilisons facilement les autres… il est une technique que je trouve pratique : Constater… nous nous trouvons dans une situation qui éveille notre culpabilité ? Constatons la situation… juste constatons-là. Nous nous mettons facilement en colère ? Lorsque la colère pointe, ou qu’elle s’est exprimée, au lieu de le regretter simplement, constatons-le… etc. constater bloque le jugement et nous permet de comprendre nos schémas. Comprendre est la première porte ouverte à nos solutions. Nos solutions, car selon nos tempéraments, nous n’avons pas forcément les mêmes avancées vers nos solutions.

Un des outils chamaniques permet d’atteindre les racines de nos blocages, lesquels se manifestent par des « systèmes » de défense inconscients et perturbants.  Cet outil s’appelle le Recouvrement d’Ames. (Les chamanes partent du principe qu’à la plupart des chocs de notre vie, on laisse des bouts d’âme. Ces chocs remontent parfois très loin et il est essentiel de récupérer nos bouts d’âmes afin de redevenir complet, afin de récupérer l’énergie d’avant les chocs).
Dès que l’on appréhende les processus qui nous lient depuis le début de notre histoire, nous pouvons partir en quête de cette personne spéciale que nous sommes, celle qui s’est cachée à l’arrière des influences de notre entourage, proche, lointain et de notre milieu social. Commencer à saisir ce que nous sommes nous demande de partir de ce que nous percevons de nous même dans l’ici et maintenant, d’accepter ce que nous considérons comme le pire tout autant que le meilleur. Deux volets nécessaires à nos avancées.

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Un autre outil vous met en rapport avec les énergies qui vous conviennent. Ces énergies prennent souvent la forme d’un animal, c’est la raison pour laquelle on part à la recherche de notre Animal de Pouvoir. (Personnellement je ne parle pas d’Animal Totem ce qui, selon ma compréhension est un terme spécifique aux clans. Les amérindiens  faisaient parti du clan de l’Ours par exemple, c’était le Totem du clan. Lorsqu’un enfant naissait, le chamane lui donnait son Animal Totem. Hors, nous ne vivons rien de tout cela dans nos villes).  Dès que l’on arrive à communiquer avec notre Animal de Pouvoir, on prend conscience de la qualité de l’énergie dans laquelle on pénètre. Et peu à peu, nous découvrons une réelle différence entre les voix de nos guides et celle de notre mental (ce babil incessant dont je parlais au début de ce mot). Notre mental aime à entretenir les doutes, les peurs, les certitudes par son bavardage. L’origine du mot mental est d’ailleurs intéressante : elle vient du mot latin, mens, mentis – esprit, intelligence – et du verbe mentiri – mentir. Si une partie de notre mental nous est essentielle, le rapport à l’esprit, à l’intelligence, l’autre déteste avant tout les changements, déteste l’incertitude et ce mental-là met souvent tout en œuvre pour nous empêcher de changer, jusqu’à nous mentir pour nous garder dans ce qu’il connaît. Il nous est donc nécessaire d’apprendre à le remettre à sa place, à nos ordres, tout comme son grand ami, l’Ego.

Ces outils sont simple, ils font appel, entre autres, à un registre que nous connaissons bien, que nous utilisons rarement hors de son expression la plus commune : l’imaginaire. Nous rêvons de voyager, réussir, trouver le ou la compagne idéale etc., et, avouons-le, nous nous en servons souvent pour fuir le quotidien. Pourtant, si nous remettons cet « Imaginaire » entre les mains de l’Univers nous pénétrons dans le grand « Rêve », l’un des outils les plus efficaces des chamanes, qui nous révèle bien des secrets. Cet outil est ce que l’on appelle « Le Voyage Chamanique ».

Nous sommes des parts d’éternité, et en dehors de ce qui fait notre vie de tous les jours, nous faisons également partie de cet ensemble merveilleux qu’est l’univers, partie de chaque famille de vie qui habite notre planète. Et pour pouvoir avancer dans ces domaines, nous mettrons en œuvre un autre registre, celui de l’Intention. Je ne parle bien sûr pas de l’intention d’aller au cinéma, de partir en vacances ou de faire un taboulé ce soir. L’intention … force que nous utilisons parfois contre nous-mêmes lorsque nous nous baignons dans notre soi-disant médiocrité en nous traitant nous même de tous les noms possibles ! L’Intention… une des plus grandes forces dont nous disposons… L’intention, cette tension de tout notre être vers… Les chamanes disent : « une fois l’Intention envoyée, tout l’univers conspire à sa réalisation. » D’où la nécessité de devenir les maîtres de nos pensées ! Sandra Ingerman* nous avait raconté qu’elle avait fait une liste de toutes les pensées négatives qu’elle pouvait avoir. Puis, elle en a écrit la balance positive sur des post-its qu’elle avait collé autour de son ordinateur afin de s’en souvenir pour ne plus être victime de ce type de pensées.
Nous avons tous quelque chose à faire ici, là où nous sommes… sinon, nous ne serions pas là. Et si nous pensons que nous devrions être ailleurs, alors allons ailleurs… après s’être assuré que ce n’est pas une fuite. Nous avons cette chance de pouvoir devenir acteur de nous même. Et je constate que plus les personnes « deviennent », plus elles rayonnent alentour, plus elles aident d’autres à désirer « devenir », à « être ».  En fait, quel est le but d’une vie ? Gagner de l’argent ? Réussir ? Que veut dire réussir ? Penser à lier l’harmonie à ses intentions permet d’allier le nécessaire vital à la réalisation intérieure, sans limites.

Tout a changé dans ma vie le jour où j’ai compris pourquoi mes livres ou films favoris avaient été du fantastique ou de la SF… pourquoi mon premier livre de chevet avait été « La Quête du Graal ». De cette conscience j’ai senti à quel point notre vie peut être exceptionnelle si on la vit, au quotidien, comme une quête…

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Je voulais être artiste… j’ai fait du théâtre, du chant, du dessin… la vie est drôle, bizarre… à chaque fois j’ai arrêté, à chaque fois, j’ai peu après rencontré sur mon chemin des personnes qui auraient pu m’aider si j’étais restée dans tel domaine. Que me disait la vie ? – tu vois, tu aurais pu, ce n’est pas un ratage… il y a autre chose pour toi. – Oui, mais quoi ? Alors j’ai regardé mon chemin et vu comment j’ai sauté sur chaque opportunité en confiance, quitte à me « planter » en pensant : c’est une partie du voyage, oui, même les passages les plus noirs. Et pour la petite histoire, comme mon intention d’enfant a dû être forte, le théâtre est venu me retrouver, pour le plaisir.

En sus de l’harmonie, j’ajoute l’intention de l’autonomie… s’en approcher au plus près possible, approcher et goûter l’alliance de ces deux états pour soi-même et pour celles et ceux qui le désirent. Devenir autonome permet de ne plus attendre de solutions de l’extérieur et l’on constate vite, qu’elles arrivent les solutions, par des biais auxquels nous n’aurions jamais pensé. Alors on commence à mieux vivre le moment présent, mieux y déceler les opportunités qui s’ouvrent à soi et on trouve le courage de s’y engager. Tout cela m’est arrivé en grande partie grâce à un maître soufi, Omar Ali Shah et depuis vingt ans, grâce à la pratique chamanique. Pour certains autre ce sera par le soufisme, le yoga, la méditation, le bouddhisme, le tantrisme, que sais-je, en tous cas, ce que je sais c’est que c’est un « boulot » continu et un « boulot » passionnant.

* Sandra Ingerman : Chamane, auteur de plusieurs livres dont « Médecine pour la Terre ».

Olga Brix

Initiation uniquement individuelle sur deux jours en week-end ou hors week-end. 
Dates fixées à la demande. 
Avec Olga Brix en région centre - Email
Contact : Olga : 09 52 31 41 69 www.pluiedautomne.com

Un espace libre pour nourrir la vie

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Bonjour Liao, 
Vous avez créé l’école Liao Ch’an Qi Gong en 2008, son siège est aujourd’hui en bas Montreuil, près du bois de Vincennes. Quel enseignement et pratiques proposez-vous ?

Notre travail vise à maintenir et améliorer la santé et l’esprit, à évoluer vers un être sain et serein.
Nous avons un enseignement alliant trois disciplines fondamentales et indissociables qui sont le Qi Gong, la médecine traditionnelle chinoise et la méditation. La pratique de Liao Ch’an Qi Gong que j’ai créée est étroitement liée avec le système des méridiens et la sagesse de la médecine chinoise qui est un grand art préventif de graves maladies doté de méthodes de diagnostic efficaces pour prévoir le risque à venir… J’enseigne des pratiques de méditation sans connotation religieuse, libre de doctrine rigide. Dans chaque stage que je donne, il y a ces trois piliers d’enseignement. Grâce à cet ensemble de l’Art de vivre millénaire, vous apprendrez à bien vous occuper de votre corps avant de soigner celui des autres. La porte de l’école est ouverte non seulement aux professionnels, mais surtout à tous ceux qui veulent mieux connaître le corps et l’esprit afin de bien prendre soin d’eux.

Il serait regrettable de ne pas savoir que nous avons, dans nos corps, tous les trésors nécessaires qui nous permettent de mener une belle longue vie saine… Il serait encore plus dommage de paniquer devant les maladies graves et d’avoir une peur inconsciente devant la mort alors que nous pouvons apprendre à mieux vivre et à bien mourir … Pour cela, l’école propose une trilogie forte d’enseignement : Gérard Olivier qui donne une formation de 2 ans, très originale de sa pratique de soin sur le système complet des méridiens ; moi, qui donne une formation approfondie de 6 ans sur le Qi Gong et sur des méthodes diverses de soin selon la médecine traditionnelle chinoise ; et Kama, Didier Thérouse, spécialisé en Deep Draning ( Psychologie biodynamique ) il donne dans le centre, un enseignement régulier, un samedi matin par mois, sur les diverses méthodes de méditation afin de se libérer des contraintes psychologiques et psychiques. Durant les stages de 5 jours, nous donnons ensemble un enseignement très riche : Qi Gong + MTC + méditation, toujours sur des thèmes divers avec pour base le corps et l’esprit indissociables, d’union Yin et Yang etc… Cette trilogie d’enseignements a pour but d’apprendre à être vigilant, à être sain et heureux… Dans ce centre, qui est un véritable espace libre pour « nourrir la vie », nous accueillons avec notre cœur ouvert tous ceux qui désirent partager cette démarche naturelle…

Vous êtes née en Chine et j’ai lu sur votre site web que dès votre enfance, vous vous êtes intéressée aux plantes thérapeutiques, aux arts du Qi Gong et à la médecine chinoise… pouvez-vous nous raconter un peu ?

Les mouvements pour la santé ont fait partie de ma vie dès mon enfance. Je me souviens qu’en bas de chez moi,  tous les matins, les gens de la résidence se rassemblaient pour respirer et bouger ensemble. Je les suivais toujours en jouant autour d’eux avant de savoir que c’était du Qi Gong ou du Tai Ji. C’est avec cette ambiance d’amour et de dynamisme que j’ai grandi. C’est cette belle tradition qui maintient la culture chinoise de génération en génération.

Mon père a souffert de malnutrition et décalcification à l’âge de 17 ans, après la guerre avec les japonais. Il s’est ensuite passionné pour les plantes médicinales et a travaillé avec toute sa vie dans l’une des pharmacies chinoises des plus prestigieuses. J’ai été imprégnée de médecine chinoise dès ma naissance. Si je peux mener deux vies dans ce monde et faire tant de choses à l’âge de 55 ans, c’est grâce à la nature qui me soutient avec les merveilleuses plantes qu’elle m’offre. Je suis convaincue que l’homme peut gagner un corps et un esprit sain grâce aux cadeaux que la nature lui donne généreusement. Les sages chinois, les médecins traditionnels ont compris cela et nous ont laissé un véritable trésor de l’humanité. C’est tout cela que je suis en train de transmettre dans mon centre Liao Ch’an Qi Gong. 

Le Qi Gong est reconnu comme une gymnastique traditionnelle chinoise et un art énergétique mais dans votre école, c’est aussi une forme de méditation en mouvement à part entière, n’est-ce pas ?

Nous pouvons toujours retravailler et initier les mouvements de Qi Gong d’une manière méditative et, ainsi,  les approfondir selon les trajets des méridiens et les points vitaux. Ce sont ces deux spécificités qui caractérisent Liao Ch’an Qi Gong que j’ai créé. Depuis 15 ans, dans mon enseignement, je consacre un temps important pour la méditation afin que l’inconscience soit reconnue et purifiée. Nous ne pouvons pas être réellement authentiques et heureux avec un esprit accablé de souffrance consciente et/ou inconsciente. Liao Ch’an Qi Gong, veut dire « mouvements en conscience », mouvements pour sublimer la polarité de la vie, le corps et l’esprit, la vie et la mort, l’amour et la haine etc… Je suis pour un Qi Gong sur le chemin de l’éveil, je poursuis humblement la tradition Ch’an (Zen)  … J’ai initié des mouvements méditatifs issus de la tradition orientale, afin d’ouvrir également un esprit universel… et j’approfondis mon travail en dehors de la tradition Ch’an… J’amène mes élèves au fond de la tradition chinoise et ensuite les invite à aller au delà de toute contrainte … J’ouvre une espace libre pour l’évolution et la création… Pour moi, la vraie pratique authentique est sans limite, sans frontière de pays et de tradition… j’apprécie énormément la méditation dynamique d’Ohso, car l’homme moderne a besoin de purifier son âme ombrée par toutes sortes d’émotions néfastes. Selon mon expérience, toute personne atteinte de grave maladie cache derrière elle une profonde souffrance inconsciente et refoulée. Pour libérer ces failles psychologiques et psychiques, les pratiques diverses de la méditation dynamique sont indispensable pour une vraie transformation et guérison. Pour cela, j’ai invité Kama, qui a l’expérience de ces pratiques de méditation en mouvement depuis vingt ans, à proposer avec moi, un travail à long terme dans le centre… Nous aurons un programme très riche concernant cette médiation en mouvement…

 Sans titre

Que ce soit pour un projet de film, un livre, un stage ou pour rencontrer un maître, vous allez régulièrement en Chine… comment voyez-vous la Chine aujourd’hui ? Quelle est la place de la spiritualité dans ce pays en pleine croissance économique ?

La Chine actuelle est à la fois réjouissante et inquiétante. Je constate que le peuple s’est levé et que, grâce à cela, la Chine s’est réveillée. Je suis toujours très émue de voir le changement rapide et dynamique du pays. Depuis vingt ans, le boom économique a aidé une partie de la classe moyenne intellectuelle qui réalise ainsi ses beaux rêves. Beaucoup de mes amis s’enrichissent et peuvent mener la vie qu’ils souhaitent. Je peux vous raconter de très belles histoires : 80 chaînes de télévisions ont ouvert une immense porte aux créations audiovisuelles. De grands médecins sortent au grand jour pour transmettre, dans les parcs, leurs savoirs traditionnels ; des réalisateurs de documentaires ont traversé tout le pays, dans les 56 tribus pour montrer l’immensité et la beauté de cette Chine, comme un tableau de milliers de fleurs aux pétales colorés. Ce ne sont pas que des images, mais des sentiments positifs, beaucoup d’amour pour cette culture millénaire. Lors de chaque catastrophe naturelle, les Chinois m’émeuvent par leur générosité, leur dévouement pour s’aider mutuellement. Face à l’indifférence et l’injustice de l’autorité chinoise, le peuple chinois s’est levé et s’affirme. Cette énergie d’Amour pour le pays (et non pas pour les dirigeants), pour la famille, pour les personnes âgées, pour les femmes, pour les enfants ouvre, aujourd’hui en Chine, un chemin humaniste très touchant.  La Chine est encore menacée par la pollution, la déforestation, la sécheresse au nord et les inondations au sud, la corruption, la violence, la répression politique et l’écart entre les riches et les pauvres etc. ; mais cela témoigne d’une force transformatrice du peuple qui résiste pour contrebalancer ces dangers dont beaucoup d’autres pays souffrent également… Je souhaite voir partout dans le monde, ce dynamisme humaniste qui est né spontanément du peuple, se propager pour les bonnes causes afin de  contrebalancer la détresse et la crise… Ici, à Montreuil, les associations lancent une action solidaire « la pêche monnaie locale – Vous avez la pêche ? nous aussi !  », qui est une belle initiative du peuple face à une France un peu morose !… (j’ai relaté beaucoup d’autres mouvances altruistes très encourageantes dans mon livre « l’Art de Méditer », au chapitre « méditation pour un monde meilleur »).

Du point de vue de la spiritualité, les Chinois sont entrés dans une nouvelle ère. Beaucoup de temples Ch’an, bouddhistes et taoïstes se renouvellent en haut de la montagne et accueillent tous ceux qui sont à la recherche de la paix intérieure. Je connais un vieux maître taoïste se cachant au Mont Wu Dang, vivant aux côtés des abeilles qui sont venues squatter son armoire. Il donne souvent, aux visiteurs, des conseils sous forme de poèmes :  » Suivons le Tao, n’allons jamais à l’encontre ; aimons toutes les créatures et  vivons chaque moment présent avec gratitude. Renaissons dans la difficulté, ne nous laissons pas mourir dans et la facilité et la passivité. Réjouissons-nous dans le travail, et reposons dans la paix. Aimons la Terre, notre plus belle mère, aimons ! ... » Je suis convaincue que le jour où les Chinois suivront les conseils de leurs Sages, anciens ou contemporains, ils regagneront une vie hautement spirituelle… Tout est déjà là dans leur culture qui date de six mille ans… Ce sera leur plus bel avenir …

Merci pour cette belle réponse sur la Chine d’aujourd’hui… c’est très intéressant. Vous avez écrit plusieurs livres dont L’Art de Méditer – Méditation en Mouvement » , pouvez-vous nous dire ce qu’on peut attendre de la méditation ? La question peut paraître amusante… mais en effet est-ce que méditer sert à quelque chose ? Peut-on vraiment aller au-delà de l’égo ?

L’égo est un thème profond sur le développement personnel. S’incarner afin de reconnaître l’égo de chacun n’est qu’un point de départ. Par la suite, avec la méditation et la conscience, nous savons que l’égo inconscient équivaut à un mental fou, une colère incontrôlée, mille façades des émotions néfastes qui éteignent la vie en nous. Nous pouvons alors nous épargner le malheur que ce petit égo affiche dans notre amour, dans notre travail, dans notre relation humaine … Tout au long de la vie jusqu’à notre dernier souffle, si nous sommes conscients, si nous voulons mener une vie aimante et paisible, nous sommes obligés de transformer notre petit égo en un grand Égo qui n’est plus un égo.

Avec la méditation profonde, nous ressentons que l’égo n’existe plus. C’est un long processus de la méditation très concrète et très subtile. Le petit égo, c’est notre mental avec toute sa compagnie, c’est un drôle de singe, espiègle et habile, rusé et puissant. Nous rentrons sans cesse dans son jeu et nous en  souffrons. Il est là pour nous apprendre la vigilance, la conscience et surtout l’humilité. Dans la légende chinoise « Voyage à l’Ouest », pour vaincre le Roi des Singes, le moine a recours au mantra qui fait fonctionner la magie sur la couronne pour qu’il arrête ses singeries ! Ce mantra, cette couronne, c’est la méditation ! 

Une personne qui a sublimé son conditionnement, son égo, incarne la paix et la conscience. Elle est heureuse, comblée, généreuse et aboutit à tout ce qu’elle entreprend avec aisance et grâce. C’est belle vie épanouissante est ce que l’on peut attendre de la méditation… Méditons et notre petit égo se fondra dans l’univers ; la mort de ce petit égo, c’est la méditation. C’est la libération, c’est la félicité…

Plus j’avance en âge, plus je ressens que la méditation est la vie. Après la cinquantaine, autour de nous, les amis et nos parents sont affligés par de graves maladies et nous quittent. La mort est là pour tous nous accueillir tous ! Je comprends mieux pourquoi les taoïstes mettent autant l’accent sur les 12 méridiens et les 8 merveilleux vaisseaux dans la méditation. Si nous ne savons pas nourrir la vie, avoir un corps et un esprit qui s’accordent au vieillissement naturel, nous mourons dans le déclin physique et dans l’angoisse de maladies fatales. La méditation n’a pas de racine, ni de source.

Dans mon école, j’enseigne des méthodes de méditation assise, en mouvement et en marche, selon le système des méridiens et des vaisseaux merveilleux afin de rendre libre l’esprit par un corps « propre » et sain. C’est la base qui nous donne une assise solide pour pourvoir aller réellement au-delà.

Pour moi, un maître spirituel, est quelqu’un qui incarne d’abord une longue et belle vie terrestre. Avec lui, nous apprenons alors à sublimer le corps et l’esprit pour un voyage cosmique et éternel. Cette vision de la méditation ouvre une voie universelle pour tous ceux qui aiment mener une vie saine et heureuse. Je souhaite pouvoir poursuivre cet esprit et guider de mon mieux, tous ceux qui sont ouverts et sensibles à cette démarche, sur ce beau chemin ensoleillé en chantant et en dansant.

Fondatrice du Centre Liao Ch’an Qi Gong –www.ecole-qigong.com
(Paris/Bas Montreuil/Vincennes)

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Site web : www.ecole-qigong.com

Quelques ouvrages de Liao Yi LIN :
- « L’Art d’Aimer à la Chinoise – le Vol du Phénix »

Éditions de La Martinière, octobre 2007.
– « Le Trésor du Qi Gong – la Bannière de Ma Wang Dui » Éditions G. Trédaniel, novembre 2008.
– « Fleur de Chine – Parfum de Sagesse Ch’an » Éditions G. Trédaniel, août 2010.
– « L’Art de Voir – Qi Gong pour les yeux » Éditions G. Trédaniel, Mai 2011
– « L’Art de Méditer – Mouvements de Méditation » Éditions G. Trédaniel, sortie Oct 2012
– Collaboration avec Gérard Olivier pour son livre «  La Subtile Puissance du Système des Méridiens » Éditions G. Trédaniel, sortie déc 2013
– « L’Art de soigner –Trésors des Méthodes de soin MTC selon les Vieux Grands Médecins Chinois » en cours d’édition Centre Liao Ch’an Qi Gong

SOUFFRIR DE LA SOLITUDE – que faire ?

 

L’on ne peut pas combattre directement les ténèbres de l’isolement. Chacun doit comprendre quelque chose d’essentiel, c’est qu’il y a certaines choses fondamentales qui ne peuvent pas être changées. Un des principes de base est que vous ne pouvez pas vous battre directement contre l’obscurité, directement contre le fait d’être esseulé, directement contre la peur d’être seul. La raison en est que ces choses n’existent pas; elles sont simplement l’absence de quelque chose, de même que l’obscurité est l’absence de lumière.

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En fait, que faites-vous lorsque vous voulez que la pièce ne soit plus dans l’obscurité ? Vous ne faites rien directement avec l’obscurité – n’est-ce pas ? Vous ne pouvez pas la mettre dehors, il n’est en aucune façon possible de faire quoi que ce soit avec l’obscurité pour qu’elle disparaisse; vous devez faire quelque chose avec la lumière. Voilà qui change toute la situation et c’est ce que j’appelle l’un des principes essentiels, fondamentaux. Vous ne touchez même pas à l’obscurité, vous n’y pensez pas; cela ne sert à rien, elle n’existe pas, c’est simplement une absence.

Ainsi, amenez simplement la lumière et vous ne trouverez pas d’obscurité du tout, parce qu’elle était l’absence de lumière, seulement l’absence de lumière et non pas quelque chose de matériel, qui a une réalité en soi, non quelque chose qui existe. Mais parce que la lumière n’était pas présente, vous aviez une sensation erronée de l’existence de l’obscurité.

Vous pouvez continuer à vous battre contre cette obscurité votre vie durant et vous ne réussirez pas, alors que seule une petite bougie suffit pour la dissiper. Vous devez travailler sur la lumière parce qu’elle est positive, existentielle; elle existe par elle-même et une fois que la lumière est là, tout ce qui était son absence disparaît automatiquement.

Le sentiment d’être seul est semblable à l’obscurité.

Vous ne connaissez pas votre réalité d’être seul. Vous n’avez pas éprouvé votre solitude et sa beauté, son pouvoir immense, sa force. Le sentiment d’être esseulé et la solitude sont synonymes dans les dictionnaires, mais l’existence ne suit pas vos dictionnaires. Et personne n’a encore essayé de faire un dictionnaire existentiel qui ne serait pas en contradiction avec l’existence.

Le sentiment d’être esseulé, isolé, est une absence. 

Parce que vous ne connaissez pas votre solitude, il y a la peur. Vous vous sentez isolé, aussi, vous voulez vous accrocher à quelque chose, à quelqu’un, à un peu de relation, simplement pour maintenir l’illusion que vous n’êtes pas esseulé; or vous savez que vous l’êtes – d’où la douleur. D’une part vous vous accrochez à quelque chose qui n’a pas de réalité, qui est juste un arrangement provisoire; une relation, une amitié.

Et pendant que vous êtes dans la relation vous pouvez créer une petite illusion pour oublier votre isolement. Là est le problème; bien que vous puissiez oublier pour un instant votre sentiment d’être esseulé, l’instant d’après vous prenez soudain conscience que la relation ou l’amitié n’ont rien de permanent. Hier encore, vous ne connaissiez pas cet homme ou cette femme, vous étiez des étrangers; aujourd’hui vous êtes amis, mais demain, qui sait… vous serez peut-être de nouveau des étrangers, d’où la douleur.

L’illusion donne une certaine consolation, mais elle ne peut pas créer une réalité afin que toute peur disparaisse. Elle réprime la peur, alors en surface vous vous sentez bien, en tout cas, vous essayez de vous sentir bien. Vous vous persuadez que vous vous sentez bien; combien merveilleuse est la relation, combien merveilleux est cet homme ou cette femme. Mais derrière l’illusion et l’illusion est si mince que vous pouvez voir derrière, il y a une douleur dans le coeur, parce que le coeur sait parfaitement bien que demain les choses peuvent ne pas être pareilles… et elles ne seront pas pareilles.

Toute l’expérience de votre vie vous démontre que les choses changent continuellement. Rien ne reste stable; vous ne pouvez vous accrocher à rien dans un monde changeant.Vous vouliez faire de votre amitié quelque chose de permanent, mais votre désir même est contre le principe du changement et cette loi ne fera pas d’exceptions. Elle continuera simplement à fonctionner à sa manière; elle changera… tout.

Peut-être qu’à long terme, vous comprendrez un jour qu’il était bon que cette loi ne vous ait pas écouté, que l’existence ne se soit pas soucié de vous et a simplement continué à faire tout ce qu’elle voulait faire… pas selon votre désir.

Cela peut vous prendre un peu de temps pour le comprendre. Vous voulez que tel ami soit votre ami pour toujours, mais demain il se transforme en ennemi. Ou simplement; « Qu’il fiche le camp ! » et il n’est plus avec vous. Quelqu’un d’autre vient alors remplir le vide, quelqu’un qui est un être humain bien supérieur.

Tout à coup vous vous rendez alors compte qu’il était bien que l’autre ait fiché le camp; autrement vous seriez restés collés ensemble. Pourtant, la leçon n’entre jamais suffisamment profondément au point de vous faire cesser de demander la permanence.

Vous recommencerez à demander la permanence avec cet autre homme, avec cette autre femme; cette fois, cela devrait ne pas changer. Vous n’avez pas vraiment appris la leçon; le changement est simplement le tissu même de la vie. Vous devez comprendre cela et avancer avec cela. Ne vous créez pas d’illusions, elles ne vont pas vous aider; mais tout le monde se crée des illusions de toutes sortes.

Osho, Extrait de: The Path of the Mystic, Chapitre 19
Pour en savoir plus sur Osho >

Clefs pour une vie émerveillée

 

 

En ces jours de soleil gris où tant d’humains passent par des difficultés extrêmes, nous affirmons notre droit au bonheur. Nous affirmons que c’est ce bonheur lui-même qui peut soulager et redonner espoir, qui peut être à la source de toute action visant à aider les autres, qui peut être à la source de toute action juste pour sauver la terre.

Affirmons tout aussi fort que ce bonheur personnel se mérite. C’est juste une possibilité de notre présence sur terre. La vie nous est donnée, le bonheur, lui, est à chercher, à découvrir et à nourrir. Nous vous offrons ici quelques pistes qui nous aident nous-mêmes au quotidien. Puissent-elles vous être utiles à vous aussi, c’est tout notre souhait.

au fond de soi

1 – Tout d’abord, la méditation
Consacrez au moins quelques minutes chaque jour à la méditation. La méditation est un effort pour calmer le mental, jusqu’à ce que nous puissions faire l’expérience de ce que nous sommes et de qui nous sommes. En Inde cet état a été qualifié de « Sat-chit-ananda ». « Sat » en sanskrit possède deux sens, vérité et être. Ce qui est, est la vérité. La méditation vous amène à cet état où vous vous reconnaissez pour ce que vous êtes et le monde pour ce qu’il est. Vous êtes tel quel et le monde est tel quel. Ce n’est ni ce que vous voulez que ce soit, ni comme vous pensez que c’est, ni ce que vous croyez que c’est. Ce n’est pas ce que vous devriez être. C’est ce que vous êtes. « Chit » signifie la conscience, ce qui ne peut être réduit à rien d’autre, la présence elle-même que vous ne pouvez pas expliquer. Elle est de la nature du miroir qui reflète tout ce qui se présente sans choix ni rejet, sans aucune dualité, aucun jugement sur ce qui est bien ou mal. Sans la conscience, il n’y aurait personne pour affirmer: « Je suis ». « Ananda » signifie la béatitude, l’extase, le bonheur absolu. Une part inhérente d’Ananda est l’explosion d’amour, sans aucune raison, pour toute chose et pour chacun. Il serait même plus juste de dire qu’Ananda est une connexion directe avec le monde en tant qu’amour.

Une des conséquences les plus importantes de la méditation est la compassion. Une autre est la célébration. Vous savez que votre méditation prend la bonne direction quand vous sentez croître en vous la compassion et la célébration. Toutes deux proviennent d’un immense débordement d’amour. Éprouver de la compassion signifie que vous vous sentez concerné par la situation de tous les êtres vivants: Vous voulez partager votre amour avec eux et les aider à sortir de la souffrance et à faire l’expérience de votre béatitude. En ce qui concerne la célébration : vous vous sentez tellement heureux que vous avez envie de chanter, de danser sans aucune raison hormis le simple plaisir d’être. Vous devenez une invitation pour chacun à se joindre à votre chant et à votre danse. Lorsque vous atteignez l’état de méditation, vous ressemblez à un soleil qui envoie ses rayons sur chacun et sur toute chose.

Il existe un nombre presque infini de techniques différentes pour atteindre cet état : S’asseoir en silence, observer sa respiration, danser, chanter, pratiquer le yoga ou les arts martiaux, respirer selon les méthodes du pranayama… Même manger, fumer, courir ou faire l’amour peuvent devenir une méditation à condition d’amener une totale conscience dans l’action.

J’ai entendu Osho dire : « Ne mettez pas la méditation tout en bas de votre liste de courses. Elle devrait être en tête. Votre croissance est si lente ! Donnez-lui le maximum d’énergie, sinon vous serez piégés par vos besoins de survie. Vous pensez à méditer uniquement quand vous êtes malades ou déprimés. C’est lorsque vous êtes heureux, quand vous avez envie de célébrer que la méditation prend tout son sens. Ne gaspillez pas votre vie, c’est une telle opportunité ! ».

 

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Une nébuleuse parmi tant d’autres

2 – Chaque jour, un moment de prière
En méditation, vous êtes seul. C’est un effort solitaire, même si vous la pratiquez en groupe. Dans votre solitude absolue, vous êtes divin, vous vous immergez dans l’âme cosmique dont vous n’avez jamais été séparé. Dans la prière, vous vous considérez dans l’espace et le temps dans votre individualité, et vous vous adressez à la force cosmique avec une intention. Vous pouvez l’appeler Dieu, Tao, le Grand Esprit, ou autrement, peu importe. Vous vous abandonnez à Lui, vous vous mettez à Son service, quels que soient Ses désirs. Vous vous présentez peut-être avec ce que vous pensez être vos besoins, ou ceux de vos proches, mais vous acceptez le fait qu’Il sait plus que vous, et vous exprimez votre gratitude pour tout ce qui vous est donné, à vous et aux autres, à chaque instant, en tous lieux. Vous vous offrez simplement comme un canal pour que Sa volonté et Son pouvoir puissent s’exprimer à notre niveau de réalité. C’est tellement mystérieux !

Ce matin, ma bien-aimée et moi étions assis à la terrasse d’un café. Un beau papillon s’est posé sur la table voisine. Il était vraiment magnifique, plein de couleurs et majestueux. Il est resté là un long moment, pendant que nous l’observions avec ravissement. Deux hommes étaient assis à cette table, l’un lisait le journal, l’autre fumait, les yeux dans le vague. Pendant dix minutes, aucun d’eux n’a remarqué le papillon? Celui qui fumait a secoué sa cigarette dans le cendrier à 10cm du papillon qui ne s’est même pas envolé. Voilà pour moi la véritable signification de la richesse et de la gratitude, de voir le papillon qui est là toujours, et de s’en émerveiller.

La prière est une incroyable puissance. Dans toutes les traditions spirituelles, il est recommandé de prier pour les malades et les mourants. Récemment, les scientifiques ont découvert que, statistiquement, les patients hospitalisés souffrent moins et guérissent beaucoup mieux quand des gens prient pour eux, même à leur insu, et même si ce sont des étrangers qui ont seulement leur photo et leur nom. Ils ont aussi découvert un phénomène très étrange : s’il y a plus d’une personne en prière, l’efficacité en est accrue. Cela semble logique mais le fait est que si deux amis prient ensemble, l’efficacité est plus que doublée. La prière la plus puissante, statistiquement six fois supérieur à celle d’une personne seule, est la prière d’un couple d’amoureux. Cela me rappelle ce que disait Jésus dans le texte de l’évangile de Philippe : « Lorsque deux amoureux vivent en paix sous le même toit, ils diront à la montagne : « Déplace-toi », et la montagne se déplacera. »

La méditation convient plus à un esprit masculin, rationnel, direct, et qui a besoin de trouver son identité propre dans la solitude. La prière convient plus à un esprit féminin, sensible, enclin à la dévotion et orienté vers l’amour et l’intimité. Nous avons tous en nous une part féminine et masculine, et nous avons besoin à la fois de la méditation et de la prière pour trouver une totale harmonie intérieure.

3 – Un acte de service
Quelque chose que vous pouvez donner ou faire, sans aucune attente en retour. Nous appelons service ce qui est totalement gratuit et désintéressé. Vous donnez gratuitement sans en attendre le moindre retour, la moindre rémunération, même pas u remerciement. Cela jaillit de votre cœur. En Inde, on appelle cela le Bhakti yoga. Le service ne peut pas être un devoir, une obligation ou une manière de vous déculpabiliser. C’est seulement le résultat d’une vie de méditation et de prière, vous avez envie de partager votre joie, mais encore faut-il vous en souvenir activement.

Le défi est que, souvent, quand vous donnez à quelqu’un, il va se sentir redevable. Cela vous met dans un rapport de pouvoir avec celui à qui vous donnez et vous devez en être conscient. Il faut aussi savoir recevoir quelque chose de l’autre à qui vous donnez pour rétablir l’équilibre. D’une certaine façon, l’autre vous rend service en acceptant votre don et vous devez le remercier de cette acceptation.

Ce que vous faites aux autres, ce que vous faites à la nature, vous vous le faites à vous-même, car nous ne sommes pas des êtres séparés. L’amour et la compassion que vous incarnez doivent s’exprimer chaque jour si vous voulez qu’ils soient activés. Un sourire conscient à quelqu’un qui a besoin de reconnaissance, un effort pour prendre le temps d’écouter votre enfant ou votre conjoint à son retour de l’école ou du travail, un coup de fil à un ami souffrant feront l’affaire. Cela doit devenir un élan conscient et délibéré.

Le service consiste aussi à prendre responsabilité pour l’avenir de notre société. Ce devrait être le rôle de la politique. Faites-vous un effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde, – l’écologie, l’économie, les difficultés sociales – et agissez-vous en conséquence ?

Considérez-vous votre emploi comme un service ? Est-ce que vous travaillez seulement pour obtenir un revenu ? Etes-vous capables de risquer de changer de travail, de suivre de nouvelles formations pour occuper un emploi plus utile ? Chacun est doté de compétences et de qualités spécifiques. Il est de notre responsabilité de les utiliser comme contribution au bien-être commun. Cela seul peut nous procurer une joie profonde sur notre lieu de travail. Je sais combien il peut être difficile de commencer à changer quand nous sommes écrasés par le poids des responsabilités familiales et des obligations financières. Cela peut prendre du temps, mais cela vaut la peine d’essayer, rien n’est jamais figé dans le béton. Notre potentiel est infini. C’est seulement nos peurs et nos conditionnements, l’idée que nous avons de nous-mêmes, qui nous ampute et nous invalide.

4 – Un contact quotidien avec la nature
Tout contact avec la nature, sa beauté, son pouvoir, ses champs d’énergie tellement variés va vous régénérer. Elle est extrêmement importante pour ceux d’entre nous qui vivent dans de grandes villes. En ayant un regard conscient sur le soleil, les gouttes de pluie sur votre peau, la brise matinale, en prenant un moment pour remarquer et toucher un arbre, écouter le chant des oiseaux, vous absorbez une partie du pouvoir nourrissant et guérissant des éléments.

Il est important de se rendre de temps en temps sur des lieux de pouvoir, de se baigner dans l’océan ou dans des ruisseaux de montagne, de méditer dans le désert, dans des endroits spécifiques qui sont fréquentés depuis plusieurs siècles, voire des milliers d’années. Je pense à certaines montagnes comme le Mont Kailash, la demeure des dieux, Arunachala, dédié à Shiva, la Montagne Rouge des aborigènes d’Australie, le Mont Shasta des Indiens d’Amérique, le Mont Sinaï des Juifs… Cela vous permet de régénérer votre champ magnétique et de le ré-informer. Partout, dans n’importe quel environnement, il y a des lieux de pouvoir. Les avez-vous remarqués ? Les recherchez-vous consciemment?

Se connecter à la nature et en prendre soin, fait aussi partie du service. Si vous vivez en ville, n’oubliez pas les fleurs, elles sont l’une des manifestations les plus délicates de l’amour de l’univers. La nature, cette terre et tous ses habitants, et même nos corps, ont grand besoin de notre amour et de nos soins. Collectez-vous chaque jour vos déchets organiques pour en faire du compost, êtes-vous conscient de la valeur du cadeau que représente l’eau courante ? Par exemple, si quelqu’un vous offre une orchidée, allez-vous seulement « l’utiliser » puis la jeter, ou, une fois qu’elle aura perdu ses fleurs, allez-vous en prendre soin avec amour jusqu’à ce qu’elle vous récompense en refleurissant quelques mois plus tard ?

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5 – Faire de l’exercice physique
Nous avons besoin d’un corps robuste et sain. Quand nous sommes faibles et déprimés, quand nous faisons l’expérience de la maladie et de la souffrance, il est difficile de célébrer la vie. Seuls ceux qui ont atteint les couches les plus profondes de leur être en sont devenus capables. N’est-ce pas le but de l’incarnation que de savourer la vie ? Comme quelqu’un l’a dit : « Votre corps, aimez-le ou quittez-le ! » Une demi-heure, même vingt minutes d’exercice par jour, transformera en profondeur votre humeur et votre état de santé. Si vous ne le faites pas actuellement et que vous décidez de vous y mettre, vous serez vraiment stupéfait des changements après quelques jours seulement, certainement en moins d’une semaine. Les muscles et les tendons se fortifient, les os gagnent en densité. Vous vous sentez plus heureux sans raison. Ce que vous appelez vos problèmes, semble plus facile à résoudre. Un corps robuste peut contenir davantage d’énergie, qui sera disponible pour l’alchimie intérieure. Pensez à l’entraînement que suivent les Yogis, les pratiquants des arts martiaux, ou les chamanes d’Afrique ou d’Amérique.

Quels exercices conseiller ? Nous ne parlons pas ici d’un entraînement intensif pour sportifs de haut niveau. Une bonne marche, d’au moins trente minutes, simplement pour passer un moment agréable, sans autre raison, pas pour se précipiter au centre commercial, un jogging pour le plaisir, tout cela peut convenir, de même que les méditations actives d’Osho, le Qi Gong ou les pratiques de Tai-chi, de Kundalini yoga…Un des aspects essentiels est de respirer de façon plus profonde et plus intense. Des études médicales établissent un lien entre l’apport accru d’oxygène dans le corps par le biais de la marche ou d’autres exercices simples et la prévention et la durée de vie de ceux qui subissent une chimiothérapie suite à un cancer.

Se rendre dans un SPA, pour recevoir des massages, des soins d’esthétiques, des traitements corporels variés peuvent être d’une grande aide, mais cela n’est pas suffisant. Vous devez aussi prendre responsabilité en utilisant votre volonté. Vous ne pouvez pas seulement recevoir, vous devez également fournir un effort.

6 – Une alimentation appropriée
Notre corps est un mécanisme si délicat et si raffiné, et la plupart du temps, nous y déversons toutes sortes d’aliments toxiques. Quel miracle, comme notre force vitale est puissante, pour résister si longtemps à tant de mauvais traitements ! Pratiquement toutes les traditions de par le monde recommandent une alimentation particulière pour le développement spirituel. Les points majeurs: Mangez moins, seulement de quoi satisfaire vos besoins quotidiens. Lorsque vous êtes malade, jeûnez pendant quelques jours. Mangez des aliments simples et frais provenant de l’agriculture biologique, les moins transformés et les moins cuits possibles. Evitez le four micro-ondes, les colorants et autres produits chimiques.

Ainsi, par exemple, de nombreuses études démontrent que l’aspartame est nocif pour notre santé à différents niveaux, notamment pour le cerveau. Il est toujours sur les rayons uniquement à cause des énormes bénéfices réalisés par les compagnies chimiques et pharmaceutiques.

Voici une liste non exhaustive:
• Achetez et mangez des produits naturels.
• Le plus possible de fruits et légumes crus : au moins 80% de votre consommation, huit sortes différentes ou plus par jour pour couvrir l’apport nécessaire en protéines.
• Des huiles pressées à froid.
• Adoptez progressivement une alimentation végétarienne. Manger de la viande implique tuer des animaux qui sont très proches de nous tant au niveau des ressentis que de la conscience. En mangeant de la viande, nous absorbons toutes les hormones produites par leur organisme pendant qu’ils font l’expérience d’une vie stressante et, finalement, de leur peur de la mort.
• Bien sûr, réduisez au minimum la consommation d’excitants ou de drogues tels que le café, le thé noir, l’alcool… Le pire d’entre eux pourrait bien être le sucre blanc.
• Buvez une eau de bonne qualité. Le corps est composé d’au moins 75 pour cent d’eau, d’autant plus que nous sommes jeunes. Choisissez de l’eau de source qui contient peu de minéraux, moins de cent ppm. Sinon, optez pour de l’eau filtrée selon le principe de l’osmose et revitalisée. Cela peut être fait de multiples manières, prenez le temps de vous renseigner. Il en va de la qualité de votre vie.
• Vous pouvez informer l’eau que vous buvez en lui envoyant de l’amour. Vous pouvez faire la même chose avec tous vos aliments. (Admirez les photos de la cristallisation de l’eau suivant l’intention que l’on y met dans les livres du japonais Emoto…)

VOIE DU TAO

Un de mes amis, ancien scientifique pour le compte d’une grande compagnie alimentaire, m’a affirmé que, depuis les années soixante, toutes les recherches sur l’alimentation et les nutriments portent sur la manière de créer des addictions aux aliments transformés qui sont mis sur le marché, et jamais sur leur valeur nutritionnelle. Elles jouent sur la quantité de sel et de sucre, de colorants artificiels et de saveurs. Elles vont jusqu’à enlever des nutriments essentiels pour augmenter la demande de notre organisme, ce qui nous oblige à acheter et à manger davantage pour être rassasiés. Pire encore, elles ajoutent des substances addictives qui sont difficiles, voire impossibles à déceler, pour créer une véritable dépendance, comme cela fut découvert dans l’industrie du tabac aux États-Unis.

Le plus extraordinaire : allez acheter le DVD du film « Lumière ». Il parle de yogis et de mystiques qui se nourrissent uniquement de lumière ou de Prana, de Chi, quelque soit le nom utilisé. Le film en présente les preuves scientifiques, notamment dans une étude réalisée par trente-cinq médecins dans un hôpital de l’Inde sur un yogi de quatre-vingts ans. Cela remet en cause une foule de croyances scientifiques. Si l’on peut se nourrir de lumière, cela signifie que notre corps est essentiellement composé d’ondes lumineuses. Cela signifie également que ce n’est pas seulement la nourriture que nous mangeons qui nourrit notre corps. « L’homme ne vit pas seulement de pain, disait Jésus, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » Que sont donc ces paroles qui sortent de la bouche de Dieu?

Je ressens vraiment la nécessité d’ajouter quelque chose sur les médicaments, car ils représentent aussi quelque chose de très importants que nous envoyons directement à l’intérieur de notre corps. Jusqu’au dix-neuvième siècle, tous les médicaments provenaient directement de la nature, essentiellement des herbes et des poudres de roches, ou du monde animal. Tout a changé le jour où un Américain a découvert les propriétés laxatives de l’huile récemment découverte et extraite des puits profonds du Texas, le pétrole. Il a fait fortune, et cela a marqué le début de l’industrie des médicaments. Le progrès des grandes compagnies pharmaceutiques a suivi celui des connaissances et de la technologie pétrochimiques. Nous recommandons autant que possible de prendre soin de votre santé en changeant d’alimentation, en faisant de l’exercice, en ayant recours aux médecines alternatives et en utilisant des remèdes naturels qui sont souvent aussi efficaces, voire plus, que leurs équivalents chimiques, de nombreux effets secondaires en moins.

Il est désormais scientifiquement prouvé que, globalement, les personnes vaccinées sont en moins bonne santé que les autres. Une étude récente, publiée début 2011 par les services de santé allemands et concernant 25 000 enfants, en est une preuve irréfutable. Un fait très préoccupant : les enfants vaccinés développent beaucoup plus de maladies neurologiques et posturales, probablement à cause des additifs présents dans les vaccins. Ce sont des substances actives sur le plan neurologique, comme le mercure, ou qui génèrent des maladies du système immunitaires, comme le scalène. À long terme, elles peuvent avoir des effets néfastes sur la fertilité…

7 – La pensée juste, observez votre mental !
Il s’agit là d’un phénomène très subtil. Votre pensée crée votre réalité, la façon dont vous faites l’expérience du monde mais aussi le devenir de votre corps, santé ou maladie. Observez cela attentivement : chaque pensée engendre immédiatement en vous une sensation particulière, un changement dans l’attitude psychologique et physique. Pendant quelques minutes, pensez à un événement tragique dans les actualités mondiales ou dans votre passé. Puis observez votre humeur, votre posture, votre respiration. Secouez-vous et prenez quelques respirations profondes pour sortir de cet état. Pensez maintenant à des événements agréables du monde, dans les domaines de l’art, des découvertes scientifiques, et des réalisations de toutes sortes, ou, au plus beau moment de votre vie. Observez à nouveau votre humeur, votre posture et votre respiration. Notez les différences. Il est possible que vous le perceviez immédiatement. Encore plus simplement, prononcez intérieurement le mot peur et observez votre respiration et votre posture. Prononcez ensuite le mot amour et observez la différence.

Votre vie est en grande partie programmée par les paroles et les pensées que vous ont transmises votre famille et la société dans laquelle vous avez grandi. Ces programmes ont été pour la plupart imprimés dans l’inconscient d’où ils dirigent votre vie. Si vous y réfléchissez bien, toutes vos pensées, sans aucune exception, sont des emprunts. Vous êtes la marionnette des mécanismes de votre mental tant que vous n’en ressentez pas et n’en comprenez pas l’impact, et tant que vous n’apprenez pas à le reprogrammer. La partie la plus difficile à gérer se dissimule dans l’inconscient, d’où elle mène votre vie. Bien sûr, en état de profonde méditation, votre mental se met au repos et vous pouvez faire l’expérience d’un état de silence absolu ; alors, pendant quelques instants, vous êtes libre. Mais vous devrez retourner dans le monde extérieur et entrer en relation avec lui, avec les autres. Vous aurez besoin de votre mental pour réfléchir et pour entrer en relation. Il est important de le reprogrammer pour nettoyer votre monde intérieur, améliorer votre état de santé et transformer vos modes de communication.

Vous pouvez commencer par le plus facile et le plus évident : programmez-vous pour l’amour. Répétez doucement à l’intérieur, ou mieux, prononcez à voix basse, les mains sur le cœur : « Amour, amour, amour… ». Sentez comment cela résonne en vous, quelles vibrations, quelles humeurs et quels espaces s’éveillent. Sentez ensuite que ces vibrations se propagent tout autour de vous. Dix minutes par jour transformeront votre vie. Vous pouvez également répéter chacune de ces phrases sur une expiration : « Je suis amour. Je suis infini. Je suis éternel. » Observez alors dans quel état physique et psychologique ces mots vous mettent. Chaque fois que vous cultivez en vous des intentions positives, vous reprogrammez votre mental. Vous pouvez utiliser les méditations du cœur, par exemple la méditation tibétaine d’Atisha : vous inspirez dans votre cœur l’inquiétude, la maladie, la souffrance, et vous renvoyez l’énergie transformée par ce centre vers la partie de votre corps ou vers la personne que vous voulez aider, sous forme de pensées, images ou vibrations positives.

Il existe des moyens plus élaborés pour nettoyer et reprogrammer votre mental, même sa partie inconsciente. Le processus de Byron Katie, « The work » en est un, Certains chamanes d’Amérique du Sud ont mis au point une technique appelée « Récapitulation » pour revisiter tout votre passé et en effacer toute trace en vous. La constellation familiale est également une autre méthode, tout comme la « thérapie Imago » pour les personnes en couple. Dans notre approche de la thérapie et du développement personnel, nous traitons au moins quatre niveaux différents de nettoyage et de reprogrammation : le niveau conscient, dans l’ici et maintenant de notre expérience, celui de notre passé personnel depuis notre conception jusqu’à aujourd’hui, avec une attention particulière pour les intentions de nos parents à notre égard et pour l’ensemble de notre enfance. Nous incluons de plus en plus la vie et les émotions de nos ancêtres, ainsi que le conditionnement social et les événements survenant dans notre environnement proche ou lointain. En fait, toute psychothérapie tend à cela et c’est un travail très profond qui peut prendre des années. C’est peut-être l’œuvre de toute une vie…

Certains chamanes de la tradition toltèque disent : « Que votre parole soit impeccable. » Qu’entendent-ils par là ? Que chaque mot que vous prononcez à l’intérieur pour vous, ou à voix haute pour quelqu’un d’autre, véhicule l’intention d’aider, d’amener davantage de clarté, d’accroître l’amour et la compréhension entre les êtres humains, d’améliorer la santé et le bonheur.

Notre mode de pensée dépend pour beaucoup de ce que nous lisons et regardons à la télévision ou dans la salle de cinéma. Il dépend du genre de livres que nous gardons sur nos étagères, et même de la décoration de notre appartement. Nous vous conseillons de garder à portée de la main et de lire chaque jour, ne serait-ce que quelques lignes d’œuvres d’auteurs spirituels, dont la tradition vous attire. Nous vous suggérons aussi d’accrocher au mur de belles photos de vos amis ou des membres de votre famille. Une statue de Bouddha transforme complètement l’atmosphère d’une pièce, tout comme la photo d’un maître spirituel, et affecte profondément les images et pensées qui émergent en nous. Des photos de paysage ou de fleurs ont le même impact ainsi, bien sûr, que des plantes d’intérieur et des bouquets de fleurs.

Un point très important : nous vous suggérons de mettre votre téléviseur de côté ou, tout au moins, d’être très attentif à ce que vous choisissez de regarder. Vous allez peut-être vous rendre compte que vous pouvez très bien vivre sans télévision et que vous et votre famille ne vous en portez que mieux. En moyenne, les gens, même les jeunes enfants, restent devant le petit écran plus de quatre heures par jour. Cela tue la santé, l’intelligence et la créativité ! Éteignez votre téléviseur et vous aurez plus de temps pour étudier, méditer, entrer en relation et savourer la vie. Nous considérons la télévision comme une addiction, au même titre que l’alcool et le café.

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8 – La musique, le chant et les sons de la nature
Les sons harmonieux de la musique classique de n’importe quelle culture affectent profondément les énergies de notre corps. Observez les visages des choristes ou des musiciens d’un orchestre symphonique. Quelle joie, quel sentiment d’unité, quelle extase dans leurs yeux ! Quelque chose de ce bonheur peut vous atteindre simplement en écoutant de façon juste leur interprétation. Osho nous disait qu’il fallait apprendre à écouter. Vous devez d’abord entrer dans un état de silence, vous rendre disponible pour la musique. Ne faites rien d’autre, contentez-vous d’écouter. En Inde, il est dit que la musique blesse le silence, mais pour mieux vous y ramener. La bonne musique et l’écoute juste révèlent le profond silence intérieur. En vérité, la musique et le chant réinforment tout notre être, et nous mènent aux portes du mystère de l’existence.

Musique et chant sacrés sont encore plus puissants que la musique classique. Au fil des ans, nous avons redécouvert le pouvoir des chants liturgiques grégoriens et orthodoxes, celui des mantras indiens et bouddhistes, des Zikrs et des danses soufies, et d’autres en provenance de différentes traditions à travers le monde. Écouter la musique, chanter et danser peuvent faire partie de notre vie quotidienne. Essayez et vous connaîtrez des transformations inespérées qui vous attendent depuis si longtemps.

Je me rappelle qu’un matin de très bonne heure, je me suis rendu dans la vaste cour intérieur d’un grand temple du sud de l’Inde. Juste au milieu de cet espace, un homme âgé était assis seul sur les dalles, face au soleil levant. Il tenait un très vieux livre dans ses mains et chantait. Il chantait de tout son cœur, plongé dans une profonde extase. Je suis allé m’asseoir à côté de lui. Il m’a remarqué et m’a accueilli avec un large sourire. Il m’a béni avec le geste rituel indien d’un maître à son disciple en plaçant son index sur mon troisième œil. Puis, avec son doigt, il a écrit 85 sur le sol, pour m’indiquer son âge, et s’est remis à chanter. Quand il a eu fini, il a simplement fermé son livre, s’est levé et s’en est allé en m’adressant un dernier sourire. Voilà ce qu’est pour moi un véritable mystique. Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là. Quelques jours plus tard et des centaines de kilomètres plus loin, j’ai pénétré dans le parc contigu à l’Ashram d’Osho à Pune. Alors que je m’y promenais, j’ai remarqué un minuscule oiseau posé sur une branche basse. Il m’a autorisé à m’approcher très près, à moins d’un mètre. Je l’observais et l’écoutais avec attention. Tout comme le vieil homme, il chantait de tout son cœur. Sur l’expiration, il mettait tant d’intensité dans son chant qu’il en fermait les yeux, et que tout son corps vibrait. Sur l’inspiration, il ouvrait grand les yeux, avec un regard plein d’émerveillement, comme stupéfait de son propre chant. Puis il s’est envolé. Je lui ai dit au revoir et l’ai remercié du fond du cœur. Je ne reverrai jamais ce vieil homme ni ce petit oiseau, mais je les considère comme deux des maîtres spirituels les plus importants que j’ai eu la chance de rencontrer dans ma vie.

La musique la plus sacrée pourrait bien être celle des sons de la nature. Vous êtes-vous déjà assis longtemps en silence à côté d’une cascade ? Je ne voudrais jamais manquer la symphonie du petit matin au printemps, en Europe, quand tous les oiseaux commencent leur journée en célébrant la vie et l’amour. Les chants les plus puissants et les plus transformateurs sont pour moi ceux des oiseaux, des insectes et des grenouilles dans la nuit tropicale, en particulier au moment de la pleine lune. On raconte que de nombreux mystiques ont atteint l’illumination soit une nuit d’été, lors de la pleine lune, soit lors de la nouvelle lune, la pleine lune parce que c’est la plus vibrante, et la nouvelle lune, parce que c’est la plus silencieuse. Et un jour, le miracle se produit : vos oreilles se tournent de l’extérieur vers l’intérieur. Vous entendez distinctement le son d’une seule main qui applaudit, la musique du tambour non frappé résonnant d’éternité en éternité.

Les percussionnistes africains le savent bien : le tambour peut être utilisé pour appeler les esprits bienveillants, pour guérir en réharmonisant les rythmes subtils du corps. Il peut aussi rendre malade, voire tuer en brisant complètement les rythmes naturels du corps. Choisissez bien la musique que vous utilisez pour danser et même pour méditer. Je suis souvent choqué de voir comment les gens utilisent la musique, par exemple la techno ou celle de la Méditation Dynamique d’Osho. Toujours plus fort, au lieu de connecter grâce à la musique avec leur énergie profonde pour trouver leur danse ! La musique de la Dynamique est déjà très puissante, pour ébranler nos blocages corporels et psychologiques. Malheureusement, au-delà d’un certain seuil, cette même musique peut briser certains de nos mécanismes les plus subtils. Elle peut émousser notre sensibilité. Elle peut même être utilisée comme une drogue : Plus, plus, toujours plus d’intensité, sinon je ne sens aucune vie en moi. La quête d’intensité à tout prix peut être désastreuse. J’ai vu des gens s’effondrer comme du verre brisé tandis que celui qui guidait cette méditation les forçait à continuer…

9 – Savourer l’amitié et l’amour
En tant qu’êtres humains, nous avons besoin de liens profonds avec les autres. Nous avons besoin d’un regard aimant, d’un contact plein de douceur, d’une véritable reconnaissance de nos intentions et de nos actes, d’échanges amicaux avec nos proches. Comme l’a dit Osho : « L’amour est la nourriture de l’âme ! » L’enfant en bas âge ne peut survivre sans lui. Il peut mourir au niveau psychique, voire physique. Il peut devenir autiste. Bien entendu, ce dont nous avons besoin des autres, eux aussi l’attendent de nous : notre partenaire amoureux, nos enfants, nos amis, nos collègues de travail…

Certains psychologues ont essayé de déterminer les facteurs les plus importants pour la réussite d’une relation, amoureuse ou amicale. Ils ont découvert que le facteur capital est le nombre de remarques positives ou négatives échangées, dans une proportion de cinq contre une. Vous devez formuler une critique même motivée à votre enfant ou à votre mari. Vous devez alors trouver, en vérité, pas comme une recette, au moins cinq choses que vous appréciez chez lui, et les exprimer de façon à ce qu’il puisse les comprendre et les recevoir. Tout le monde a besoin d’être vu de manière positive et de recevoir de la reconnaissance.

Prenez donc grand soin de vos amis et de votre famille. Il y aurait aussi beaucoup de choses à ajouter sur vos relations amoureuses, que ce soit la rencontre fortuite d’un soir ou le mariage de toute une vie. Nous avons besoin de cette intimité particulière qui implique la proximité physique, les caresses et la sexualité. Nous en avons besoin pour éveiller notre sensibilité et faire circuler nos énergies. Dans certaines tribus de la forêt amazonienne, lorsqu’il y a plus de femmes que d’hommes dans la communauté, les hommes sont invités à prendre une seconde épouse. Au contraire, quand il y a plus d’hommes que de femmes, les femmes sont invitées à prendre un second mari. Cela peut sembler étrange pour certains d’entre nous, mais il y a une grande sagesse en cela.

J’ai entendu dire qu’en Inde, certains maîtres n’acceptaient pas les disciples qui n’avaient pas fait l’expérience de l’amour. Il manquerait toujours quelque chose à leur accomplissement spirituel. D’autres maîtres renvoyaient certains disciples dans le monde pour se marier et mener une vie ordinaire, non pas parce qu’ils étaient des disciples de second ordre – c’étaient peut-être les meilleurs ! – mais simplement parce qu’ils avaient besoin de cela pour ouvrir et étendre leur conscience et leur amour. Certains affirment que si Bouddha a pu atteindre l’illumination totale, c’est seulement parce que, avant sa vie d’ascète, il avait connu l’amour et le plaisir avec sa femme Yashodhara et de nombreuses concubines. C’est seulement alors qu’il a pu comprendre que cela ne suffisait pas et qu’il devait rechercher autre chose. Comprendre l’intimité, croître en amour et en conscience grâce à elle, est l’une des voies spirituelles les plus sacrées sur cette terre. C’est un long parcours semé d’embûches mais aussi de découvertes extraordinaires et de grand plaisir. Bien sûr, cela demande du courage et de la persévérance mais cela peut se révéler comme étant la voie la plus belle et la plus gratifiante que l’on puisse emprunter.

Choisissez vos amis ; choisissez même vos ennemis, parce que vous allez vous mettre au même niveau vibratoire qu’eux. C’est pourquoi il est important de rendre visite à des maîtres spirituels ou tout au moins, à des personnes que vous sentez un peu en avance sur vous. J’entends par là les personnes dont la présence et les vibrations vous rendent plus paisible, plus joyeux et plus aimant. Avoir été en présence d’Osho, mais aussi dans celle d’Amma ou de Nagendra, a fait partie des fondations les plus profondes de ma vie.

Les gens peuvent vous faire tomber très bas de différentes manières. Certains simplement à cause de leur niveau d’énergie très bas, ils sont si déprimés ! D’autres tentent activement de vous faire tomber parce qu’ils ont des peurs profondes ou qu’ils souffrent d’un complexe d’infériorité. Ils ont peur que vous les dominiez, et font tout leur possible pour que vous vous sentiez incompétent, infantilisé ou coupable. Certains vous ramènent à des niveaux vibratoires plus grossiers. Peut-être à cause de leur histoire personnelle, de leurs conditionnements ou simplement parce qu’ils sont ainsi : Regarder le match de football ou de boxe, boire de nombreuses bières et crier avec les autres le plus fort possible ! Soyez attentif, mais attention aussi de ne pas juger les autres. Ne vous placez pas sur un piédestal. Observez juste comment vous vous sentez après avoir fréquenté certaines personnes. Vous sentez-vous plus léger, plus joyeux, plus aimant, ou au contraire, plus lourd et déprimé, plein de méfiance et de critiques ?

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10 – Accueil de nos émotions, manifestation de l’enfant que nous avons été
Je voudrais vous offrir une dernière clef qui n’est certainement pas la moindre: Apprendre à vivre avec vos émotions, à les gérer, et à les transformer. D’une certaine façon, cela fait partie de la maîtrise du mental. Il y a plusieurs démarches spécifiques qui peuvent vous aider à identifier les émotions qui vous empêchent de vivre, à comprendre ce qui les provoque, les déclencheurs, et en trouver l’origine, le programmant. Pour les identifier, il est nécessaire de se rapprocher de vos vécus corporels et émotionnels, ce qu’on appelle les ressentis. Il est nécessaire de revisiter votre enfance pour accueillir avec bienveillance l’enfant et l’adolescent que vous avez été et qui, souvent, attend pendant de longues années que vous le reconnaissiez et vous en occupiez. Il peut même être utile de revisiter le vécu de vos ascendants dont vous pourriez revivre sans le savoir les histoires inachevées. Ces processus demandent du temps et nécessitent souvent des thérapies individuelles et des groupes de développement personnel.

Voici une méthode pour vous aider concrètement dans votre quotidien. Quand vous éprouvez une émotion perturbante, mouvement de colère, tristesse, dépression suivez les étapes suivantes: 1 – Observez attentivement comment cette émotion se manifeste dans votre corps, respiration, chaleur, boule dans la gorge, la poitrine, le ventre, tensions musculaire. 2 – Suivez le fil de ces ressentis en remontant dans votre passé proche et lointain, jusque dans votre enfance. 3 – Chaque fois que vous revient en mémoire un évènement ou une période de votre vie où vous vous êtes déjà senti de cette manière, prenez le temps de visualiser la personne que vous étiez et parlez-lui. Dites-lui ce qu’elle aurait eu besoin d’entendre à ce moment-là. En dernier ressort, l’origine programmante de cette émotion se trouve presque toujours dans l’enfance. Accueillez cet enfant, parlez-lui avec bienveillance. Tout se passe comme si il était toujours là, vivant à l’intérieur de vous en train de vous attendre. Vous serez surpris de combien vous vous sentirez mieux après l’avoir reconnu.

L’erreur la plus fréquente, celle qui empêche la fin d’une thérapie, est la suivante: Nous ne voulons plus revivre ces émotions. Puisqu’elles resurgissent, cela signifie que nous n’avons pas encore trouvé la bonne méthode, que nous nous y sommes mal pris, finalement que nous ne valons rien et que nous n’y arriverons jamais. J’ai appris pour moi-même et j’enseigne à mes clients, non pas à lutter contre une souffrance intolérable, ni même à l’accepter, mais à accueillir inconditionnellement la personne, la plupart du temps l’enfant que j’ai été, qui souffre en moi. Si vous avez été battu ou abusé sexuellement dans votre enfance, il est normal que vous ne puissiez en parler ou même vous en souvenir, sans pleurer ou sans en ressentir de la rage. Cela signifie que vous êtes resté sensible. Les émotions relatives à ces évènements passés vous accompagneront possiblement jusqu’à votre mort. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas guérir ces traumatismes. La guérison ne consiste pas à éliminer ces émotions mais à accueillir l’enfant qui les éprouve encore avec compréhension et bienveillance. Deux effets se font sentir immédiatement: La tendresse adoucit la peine et le besoin de projeter sur les autres s’estompent. Ils ne sont pas responsable de l’émotion que je ressens, ils servent juste de révélateur d’une blessure en moi qui réclame des soins appropriés.

En guise de conclusion
Si vous prenez en compte tout ce que vous venez de lire et que vous agissez en conséquence, vous vous orientez vers une vie meilleure. Tout ce que nous avons écrit ici est profondément enraciné dans notre expérience personnelle et thérapeutique, et cela dure depuis plus de trente ans. Notre recherche s’inspire de nombreux maîtres, scientifiques et mystiques, certains que nous avons rencontrés en chair et en os, d’autres qui nous ont inspiré par leurs écrits.

Le bonheur est possible, le vôtre. Le monde en a grand besoin.

« Ce corps tel qu’il est, le Bouddha.
Ce monde tel qu’il est, le paradis du lotus.
Cela dépend entièrement de vous. » (Osho)

Quelle responsabilité!

Mais aussi quelle joie de comprendre que nous avons pouvoir sur notre vie et sur le devenir du monde. L’amour, la gratitude, l’émerveillement, irradient sur tous ceux qui nous approchent.

Aussi, à lire absolument:
- Tistou les pouces verts de Maurice Druon, Livre de Poche Jeunesse
Et:
- Le conte chaud et doux des Chaudoudoux de Claude Steiner illustré par Pef, Inter Editions

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Les principales conditions au bonheur

Cependant, après avoir établi ces douze conceptions du bonheur, je m’étais rendu compte de deux choses: soit on pouvait élargir en multipliant encore par douze maisons (ce qui faisait cent quarante quatre!) soit on pouvait réduire à moins de douze en cernant l’essentiel de chaque concept. Car, en fait, quel était le dénominateur commun à ces douze conceptions du bonheur? La santé, la sécurité matérielle et l’amour.

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Les personnes âgés ont souvent ces mots, prononcés avec un soupçon de résignation: « Tant qu’on a la santé! » Et il est vrai que, lorsque le corps souffre, ni l’argent ni l’amour ne peuvent nous venir en aide. Tout au plus permettent-ils de réduire nos soucis, mais sans plus. La sécurité matérielle est également importante car elle nous évite de penser sans arrêt aux moyens de survivre. Lorsque l’esprit focalise sur les problèmes d’argent, s’angoisse ou désespère de trouver des solutions, il ne peut guère penser à autre chose. De plus, la précarité et la misère amènent souvent la maladie, qu’elle soit physique ou psychique.

Quant à l’amour, il est indispensable. Quand bien même le corps est en bonne santé et le portefeuille bien rempli, à quoi servent-ils si l’on a personne avec qui partager? Sans amour, la vie vaut-elle d’être vécue? Même si l’on a décidé de vivre seul, on se voit naturellement porté à rechercher la compagnie des autres afin de donner et de recevoir de l’amour. C’est le cas des infirmières, par exemple, et de tous ceux qui sont dans les métiers de service.

La quatrième condition

Le bonheur paraît donc réalisable si l’on est en bonne santé, à l’abri des soucis matériels et équilibré affectivement. Certainement, mais il manque une quatrième condition: celle de la santé spirituelle. Prenez le cas d’un homme qui partage sa vie avec une femme qui l’aime, qui est en bonne forme physique la plupart du temps et dont le métier lui permet d’être à l’abri des soucis matériels. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, n’est-ce pas ? Oui, mais… son métier est celui de marchand d’armes. Au début, comme les trois premières conditions au bonheur seront réunies, il sera globalement satisfait et même heureux. Mais, au fur et à mesure que les années passeront, sa santé psychique commencera à se dégrader, puis sa vie affective suivra et sa santé physique pourra même en être altérée. La quatrième condition au bonheur est donc d’être en accord avec soi-même, avec sa conscience, c’est à dire son âme.

La plupart des êtres qui ont vécu une vie spirituelle harmonieuse, même s’ils n’ont pas atteint l’éveil ou l’illumination, ont mis en exergue cette quatrième condition. D’après leur vécu et leur témoignage, elle permet même de se passer des trois autres, qu’elle semble transcender. Ainsi, un yogi peut de passer de la sécurité matérielle puisqu’il arrive à se dispenser des besoins élémentaires du corps physique. Un maître spirituel comme le Dalaï Lama peut se passer d’une compagne puisqu’il est passé à un autre degré de l’amour humain: la compassion. L’un et l’autre sont, la plupart du temps, à l’abri des maladies grâce à une vie équilibrée et une certaine autodiscipline. Quel est donc leur secret?

Ils ont sans doute réalisé trois choses:
– le bonheur est éphémère: il naît dans notre cœur ou notre esprit l’espace d’un instant, d’une heure (bonne heure!) ou d’une journée, mais jamais plus. L’astrologie nous le confirme puisque l’ascendant et toutes les maisons du thème changent de signe à peu près toutes les deux heures, que la Lune elle-même transite au cours de la même journée.
– le bonheur est subjectif: selon le vécu, les aspirations et la culture de l’individu, toute idée du bonheur est relative. Ainsi, un enfant des rues de Calcutta parachuté dans un HLM de banlieue parisienne y trouvera son bonheur. Un cadre d’entreprise rongé par le stress nagera dans le bonheur lorsqu’il prendra une semaine de vacances aux portes du désert. Pour un chrétien, la seule pensée du Christ en lui suffit à le rendre heureux alors que pour un bouddhiste, une méditation sur la nature de Bouddha peut être une vraie bénédiction.

Ces deux considérations nous mènent naturellement à la troisième:
– le bonheur est à l’intérieur. Nous avons trop tendance à croire, surtout en occident, que le bonheur est extérieur à nous-même. On cherche fortune dans le pétrole, la bourse ou le loto sans s’occuper des besoins de notre âme. On se maintient en bonne santé en avalant des produits pharmaceutiques alors que la racine de nos problèmes psychologiques est ignorée. On est en quête du « grand amour » alors qu’on ne s’aime même pas soi-même. Comment voulez-vous que ça marche?

A partir du moment où l’on réalise qu’on est l’artisan de notre malheur autant que de notre bonheur, on commence à prendre conscience du chemin à suivre: celui de la santé de l’esprit. Oui, le bonheur existe et il est à l’intérieur de nous. Dans l’absolu on peut même dire qu’il est « notre nature fondamentale », comme le disent les bouddhistes. C’est pourquoi on peut rencontrer des gens réellement heureux. Ils ne sont pas forcément riches, ni amoureux, ni en pleine forme physique, mais à l’intérieur ils sont profondément heureux. Pourquoi? Parce qu’ils ont trouvé LEUR richesse intérieure, LEUR équilibre affectif et LEUR façon de conserver une bonne santé. Le bonheur que l’on trouve à l’extérieur est bien entendu valable, mais il est souvent illusoire et extrêmement limité. Si vous projetez de partir pour le voyage de vos rêves, par exemple, vous serez heureux à trois étapes essentielles: à l’idée de ce projet, à la réalisation effective de ce projet et le jour de votre départ. Une fois sur place, tout deviendra relatif. C’est pour cela qu’il est essentiel de savoir s’adapter, de lâcher prise si ce que l’on avait projeté ne correspond pas tout à fait à la réalité. Car le bonheur naît le plus souvent d’un CONTENTEMENT, au plus profond de soi-même. Un simple contentement qui réchauffe à la fois le cœur, l’esprit et l’âme…

La quête du bonheur

Au fil des pages de ce livre, vous allez suivre mon propre cheminement dans cette quête du bonheur. Du simple astrologue que j’étais au thérapeute holistique que je suis devenu, en passant par la pratique de la clairaudience et de l’énergétique, vous partagerez ce parcours d’un homme passionné par l’être humain et son devenir, passionné par les formidables capacités de l’esprit et l’immensité de l’univers (visible et invisible) qui nous entoure. Je dois avouer que, parfois, cela fut difficile de parler de moi. Mais j’ai essayé, autant que possible, de passer le contenu de ce livre au tamis de ma conscience. J’espère avoir remué suffisamment le tamis!

Avant de passer au premier chapitre de ce livre, je voudrais ajouter une chose: il n’y a pas de recette miracle. Le bonheur ne s’achète pas, ne s’apprend dans aucune école ni aucune secte. Il est, tout comme l’amour, insaisissable. Mais lorsqu’il nous fait la grâce de nous habiter, ne serait-ce qu’un instant, alors il nous appartient d’en jouir pleinement.

L’auteur Patrick Giani- www.giani.fr

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