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Exercices pratiques pour vivre mieux

 

 

Depuis plus de 15 ans, Pierre Clavien nous offre avec une infinie sagesse et bienveillance toutes les méthodes efficaces pour vivre mieux.

Ici vous retrouverez une série d’exercices pratiques qu’il nous suggère à chaque instant.

Ces exercices sont accessibles à tous. Ils sont simples, précis et sont à pratiquer jusqu’à ce qu’ils deviennent des automatismes.

Pierre Clavien est un être d’une dimension exeptionnelle. Être à son contact et mettre en pratique ses exercices dans notre quotidien nous redonne une incroyable énergie de vie, nous guérit et nous ammène vers une vie consciente et joyeuse.

NB : L’enseignement de Pierre Clavien étant très riche, nous ne pouvons le mettre entièrement par écrit. C’est pour cela, que nous ne mettrons ici qu’une infime partie de celui-ci.

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Exercice 1
Remercier la Vie chaque jour, à chaque instant. La remercier de tout son coeur sans rien attendre en retour

Exercice 2
Savoir observer et apprécier chaque opportunité, chaque cadeau que la Vie nous offre. Le soleil, la nature, les rencontres…

Exercice 3
Enlever les masques, se montrer tel que nous sommes. Oser ÊTRE sans craindre le regard des autres

Exercice 4
Se poser les questions suivantes : J’attends toujours de la vie et des autres qu’ils me donnent mais qu’est-ce que je donne réellement ? Suis-je désintéressé(e) ou suis-je toujours en demande, en attente de ?

Exercice 5
Savoir être juste, mesuré(e) et précis(e) dans ses paroles

Exercice 6
A chaque instant, remercier les aliments et éléments de m’apporter tout ce dont notre corps a besoin
En mangeant : sentir et être conscient que les aliments sains que j’offre à mon corps le nourrissent et lui donne santé et énergie

Exercice 7
Reprendre contact avec la nature, prendre le temps de l’observer, de la ressentir dans mes cellules, tout en respirant consciemment avec le ventre

Exercice 8
S’aimer afin de pouvoir réellement aimer les autres

Exercice 9
Respecter son corps en pratiquant un sport régulier ou des exercices quotidiens

Exercice 10
L’humour c’est l’Amour : rire dès que l’occasion se présente à chaque moment du jour et de la nuit

Exercice 11
Laisser le mental de coté et n’écouter que son coeur. Parler, agir avec son coeur pour découvrir toutes les merveilles que nous offre la Vie quand nous le faisons consciemment

Exercice 12
A chaque instant, rappelez-vous qui vous êtes et d’où vous venez
Soyez toujours en harmonie avec la Vie

Exercice 13
Chaque matin devant sa glace, se reconnaître. S’accepter. Se rassurer. S’aimer
Accepter de se reconnaître dans sa globalité c’est reconnaître sa dimension d’Être

Exercice 14
Plusieurs fois par jour, prendre le temps de se poser quelques instants pour se recentrer

Exercice 15
Se mettre nu(e) face au miroir, observer son corps et réussir à en aimer chaque partie

Exercice 16
Sourire à la vie, à chaque personne que vous croiserez aujourd’hui
10 muscles pour faire la tête, 67 muscles pour sourire ;)

Exercice 17
Se mettre dans son être 3, 10 ou 100 fois par jour, aussi souvent que nécessaire quand vous ressentez que le passé vous rattrape. Se reglisser dans le présent, dans ce qui existe et non dans vos peurs et vieux schémas

Exercice 18
Rendre ce qui appartient aux autres, vous ne pouvez rien faire avec. Libérez-vous

Exercice 19
Restez le/la même que l’on vous blâme ou que l’on vous loue

Exercice 20
Vous trouvez parfois que la vie est difficile ? Est-ce une raison pour être toujours révolté(e) ? Aigri(e) ? Indigné(e) ?
Nous sommes tous reliés les uns aux autres. Vous sous sentez séparés mais il n’en est rien. Vous refletez toujours votre état d’être sur les autres. Veillez à ce que vos pensées soient pures

Exercice 21
Tous les soirs avant de vous endormir parlez à vos cellules. Concentrez-vous sur chaque cellule de votre corps, jusqu’à ce que vous les sentiez toutes vibrer à l’unisson. Alors et seulement alors, dites-leur ce que vous attendez d’elles

Exercice 22
Soyez responsable et conscient de tous vos actes. Celui ou celle qui n’est pas capable de voir qu’il n’a pas agi pour le bien de tous perd sa lumière. Mettez en accord vos actes et votre idéal

Exercice 23
Cessez d’agir pour plaire aux autres. Soyez simplement qui vous êtes sans chercher à en faire trop ou pas du tout. Qui et pourquoi voulez-vous toujours impressionner ? Restez tranquille

Exercice 24
Sachez écouter et voir au delà des apparences

Exercice 25
Aimer. Aimer. Aimer !
L’amour n’est pas un sentiment. L’amour ne fait pas souffrir. Apprenez à aimer d’un amour désintéressé, vous serez alors inspiré(e), émerveillé(e) et vous ne souffrirez plus

Exercice 26
Si vous sentez de la colère en vous, laissez-la sortir, reconnaissez-la, gérez-la et transformez-la en énergie positive. Cela, en pleine conscience de ce qui se passe en vous et autour de vous

Exercice 27
Ne cherchez pas, trouvez !

Exercice 28
Prendre la responsabilité de tout ce qui nous arrive. Se remettre en question pour changer et avancer. Il est important d’arrêter de toujours mettre la faute sur les autres, vous êtes responsable de votre Vie et donc de tout ce que vous vivez

Exercice 29
Notre corps est composé de 65% d’eau, prenez le temps de boire au moins 1,5 l d’eau par jour

Exercice 30
Bien vivre le dernier moment de la journée car il prépare les conditions pour le jour suivant
Quelle que soit la journée que vous venez de passer, au moment de vous endormir chasser tout ce qui peut obscurcir votre conscience

Exercice 31
Cessez de vous concentrer sur vous-même, sur vos difficultés, vos angoisses, pour vous concentrer sur le beau de ce monde
Laissez-vous toucher par la grâce
Rappelez-vous que ce vous vivez à l’extérieur est le reflet de l’intérieur

Exercice 32
Vous voulez la paix ? Soyez la paix
Vous voulez l’amour ? Soyez l’amour
Vous voulez la sérénité ? Soyez sérénité

 

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par Pierre CLAVIEN

Comment CHOISIR SA VITAMINE C

 

Sans titre 

Comment le consommateur peut-il s’y retrouver pour choisir sa vitamine C devant tous les arguments des fournisseurs de compléments alimentaires pour prouver qu’ils vendent la meilleure et la moins chère ?

Connaître la réelle nature de la vitamine C et la quantité contenue dans le produit proposé relève du parcours du combattant, d’autant que la législation permet d’apposer la mention « Naturel » sur un produit qui contient seulement 10% d’extraits naturels. Les qualificatifs flatteurs et les affirmations d’authenticité sont nombreux pour attirer le client, mais qu’en est-il réellement ?
Faisons donc le point sur les critères essentiels et mesurables pour simplifier les choses.

1) Ne pas confondre quantité d’Acérola avec quantité de Vitamine C. Un produit nommé ACEROLA 500 ne contient pas forcément 500 mg de vitamine C par comprimé, mais dans la majorité des cas 500mg d’acérola et donc 100mg de vitamine C naturelle au maximum (soit 20%, teneur normale du fruit en vitamine C).

2) Le seul critère pour comparer les prix est le gramme de vitamine C, ce qui explique la réticence de certains fournisseurs à communiquer cette information, vu le prix de vente proposé.

3) Il est évident qu’un produit qui propose de la vitamine C exclusivement naturelle sera plus cher. Mais encore faut-il être bien certain que c’est de la naturelle. Toutes les mentions du style « préparation de vitamine C » sont douteuses, surtout si la teneur garantie du comprimé est supérieure à 20% de la quantité d’acérola. Tous les comprimés qui prétendent contenir 500 mg de vitamine C ne peuvent le faire que par l’apport de vitamine C synthétique. Ceci n’est pas grave en soi, la vitamine C synthétique ne comportant pas d’effet néfaste comme l’atteste les études réalisées par certains médecins (le docteur Corson par exemple pour ne citer que lui), mais tout dépend du prix pratiqué. Un comprimé de 3 g ne peut pas contenir plus de 240 mg de vitamine C naturelle.

4) La vitamine C synthétique peut être considérée comme « d’origine naturelle » par gentille interprétation quand elle subit une transformation chimique à partir du glucose tiré par exemple de la betterave. Il n’en demeure pas moins qu’elle est alors synthétique et que son coût est moindre que quand il s’agit de l’extraire de l’acérola en respectant une procédure qui garantira la conservation de toutes ses propriétés.

5) Attention aussi aux mentions simples du style « vitamine C » dans les produits vendus en grandes surfaces ou pharmacies qui sont essentiellement des produits de synthèse. En effet, il y a deux sortes d’acide ascorbique, le bon acide L-ascorbique et le mauvais, acide D-ascorbique. Ce dernier majore la fatigue, peut provoquer acidose et œdème (source : Dr Alain scohy, le point sur la vitamine C). Ceci revient également à doubler le prix de votre vitamine C puisque la quantité utile est la moitié de la quantité de vitamine C annoncée.

6) Attention aussi, certaines vitamines C naturelles vendues en pharmacies sont passées aux rayons gamma.

7) Quand on compare les prix, notamment en cas d’achat par correspondance, ne pas oublier les frais de port. Ceux-ci augmentent notablement le coût réel des produits.

En conclusion, privilégiez toujours les fournisseurs qui communiquent une information claire sur leurs boîtes en particulier sur la quantité réelle et la nature de la vitamine C, qui garantissent que celle-ci provient uniquement de l’acérola et ensuite comparez bien les prix, surprises assurées !

Pour une information plus complète, visitez le site ou demandez le livret que nous éditons pour 2 € (port compris) à l’adresse suivante : Guy GRENIER, Normandy Vitamine C, 6, résidence Bellevue. 50220 COURTILS. 
Site web : http://vitaminecn.com

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise colère

 Toute colère est émotionnellement justifiée. La colère est l’émotion mal-aimée par excellence ; viennent ensuite la tristesse et la peur.

Mais pourquoi la colère n’est-elle pas acceptée dans notre société comme une émotion comme les autres ?

Tout d’abord beaucoup d’entre nous faisons aisément la confusion entre colère et violence. A partir de quels critères peut-on dire qu’il s’agit de violence ? Dès lors qu’il y a violence dans les propos : « tu es un salaud ! » « tu es une salope ! ». Dès qu’il y a des objets cassés puis, bien évidemment, dès qu’une personne en frappe une autre.

Une des clefs qui peut vous permettre de ne pas être emporté par votre colère puis par votre violence est de prendre l’entière responsabilité de votre émotion. Pour y parvenir, une seule règle : parler à la première personne « JE » plutôt que le « TU ».

Un simple exemple : vous attendez votre bien-aimé depuis plus d’une heure. Pas de nouvelles, vous fulminez, prête à rugir dès son apparition. Le bien-aimé finit par arriver au rendez-vous et bien évidemment vous explosez: « ça fait plus d’une heure que je t’attends. T’aurais pu au moins me prévenir, me passer un coup de fil !!! Pour qui me prends-tu ? En plus tu joues les mecs surpris ?!! »

Et si vous vous souveniez de ces petits conseils, vous diriez : « Je n’aime pas attendre comme ça sans nouvelles. J’aurais aimé que tu me téléphones, que tu me préviennes de ton retard. Sinon, je suis en colère ; je ne me sens pas respectée ! J’aimerais que la prochaine fois tu me préviennes. »

La colère doit toujours être exprimée ; réprimée, elle se transforme en violence.

Nous n’aimons pas la colère car nous pensons à tort qu’elle ne fait pas bon ménage avec l’amour. Cette conception provient probablement de phrases parentales telles que « Maman ne t’aime pas quand tu es en colère » ; « tu es ridicule quand tu cries… sois une petite fille sage sinon ça va mal se passer ». C’est ainsi que nous ne nous autorisons pas l’expression de la colère dans notre couple par peur de ne plus être aimé.

Dans les milieux professionnels aussi la colère n’a pas sa place, essentiellement pour les femmes. Une supérieure hiérarchique conserverait son autorité même si elle pleure mais la perdrait si elle se mettait en colère. Inversement, un patron ne serait plus crédible s’il rendait sa tristesse visible mais resterait crédible en exprimant sa colère.

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Pourquoi se met-on en colère ?

Dès que quelqu’un franchit certaines limites nous avons une réaction instinctive, presque animale : la défense de notre territoire. La colère est alors l’émotion qui se manifeste spontanément. Si notre corps est menacé, si nos proches sont agressés, si notre maison ou notre voiture sont envahies, nous réagissons immédiatement avec colère afin de défendre notre territoire.

Cette colère est saine et indispensable pour notre survie.

Derrière la colère il y a parfois la peur. Peur de ne pas être reconnue, peur des autres, peur de ne pas être respectée, entendue, comprise.

La colère peut aussi être une accumulation de stress qui se décharge d’un seul coup.

Un corps en colère

Que se passe-t-il physiquement lorsque nous sommes en colère ?

L’onde d’excitation de la colère remonte le long du dos et se répand dans la mâchoire (mordre) et les bras (se battre). Le dos se courbe comme pour attaquer.

La colère réprimée va entraîner énormément de tensions dans le dos, les épaules et les mâchoires. La personne aura alors la partie supérieure du dos légèrement incurvée. Le corps d’une cliente colérique est un corps relativement rigide surtout au niveau du dos et des mâchoires. Mais attention aux conclusions hâtives.

Quelle colère ?

Il en existerait trois sortes :

La colère contre soi : dans ce cas il est conseillé de l’exprimer sur le mode de la colère intérieure plutôt que de se ronger et de se culpabiliser.

La colère contre les autres : cette colère est souvent un moyen de s’affirmer ou de se faire respecter. Il peut-être utile de trouver un moyen pour exprimer sans agressivité.

La colère contre le monde, contre la vie : cette colère surgit lorsque la réalité ne correspond pas à ce que nous en attendions. Il est ici conseillé de faire un petit travail de recadrage, de maturité et de découvrir que c’est justement ce qui fait le sel de la vie. Le principal sujet de réflexion sera sur l’inattendu et l’impermance.

La communication non violente – CNV

C’est Marshal Rosenberg, psychologue clinicien américain qui à mis au point cette technique de communication non violente : « CNV ».

Cette technique est surtout efficace pour les personnes ayant déjà accomplit un travail psychothérapeutique et qui ont « brûlé leur propre bois », qui ont déraciné leur colère (d’adolescence, d’enfance…) et qui ont guéri leur enfant intérieur.

Marshal Rosenberg invite à s’exprimer en « langage girafe » plutôt qu’en « langage chacal » :

La première des attitudes serait l’expression de la circonstance qui déclenche la colère. En reprenant l’exemple cité précédemment cela donnerait :

1. facteur déclenchant :

« Lorsque je t’attends au café pendant une heure » (facteur déclenchant)

2. les émotions :

Vous devrez ensuite exprimer ce que vous ressentez : « Lorsque je t’attends au café pendant une heure, je me sens en colère et triste…»

3. les besoins :

Vous pourrez en profiter pour communiquer à votre bien-aimé ce qu’il ne sait pas encore ou qu’il a oublié : « Lorsque je t’attends au café pendant une heure, je me sens en colère et triste car dans mes relations j’ai besoin de confiance … »

4. la demande :

Vous pourriez continuer et bénéficier de la situation pour obtenir certaines choses de sa part comme par exemple savoir ce qu’il ressent : « Lorsque je t’attends au café pendant une heure, je me sens en colère et triste car dans mes relations j’ai besoin de confiance. J’aimerais que tu me dises , juste maintenant, ce que tu éprouves lorsque tu entends cela ?

Comment maîtriser la colère ?

Pour devenir maître en la matière, vous devrez avoir reconnu les événements qui déclenchent fréquemment vos colères.

Pour cela il est utile de remonter dans le temps, avant l’éclat de colère et de trouver le mot, la scène, le signe déclencheur. Ainsi chaque fois que cela se reproduira vous resterez de plus en plus consciente de ce qui se passe en vous. Ensuite vous pourrez trouver pourquoi certains évènements vous mettent en colère. Cela fait-il référence à une blessure du passé ? Quelle croyance erronée ? Quelle peur ?

La phrase magique que vous pouvez dire quand vous sentez que la colère monte, est : « Là, ça va pas, ça m’énerve ! »

Une autre solution consiste à quitter la pièce mais il est préférable d’en avertir la personne avec qui vous êtes en conflit afin qu’elle ne le prenne pas pour un affront : « Je suis en colère, je ne vais pas réussir à parler, je vais dire des bêtises, je vais faire un tour puis je reviens et si tu le veux bien, on parlera… »

Comment recevoir la colère de l’autre

Si la personne en colère après vous devient violente, un seul conseil : vous PROTEGER !

Vous devez fuir ou mettre de la distance entre la personne et vous. Il est inutile de chercher à la raisonner, c’est VOUS que vous devez aider.

Si la personne en est au stade de la violence verbale :

a. Restez centrée sur vous. Ne focalisez pas sur les propos de cette personne. Restez en contact avec vos émotions et pensez à respirer profondément.

b. Dîtes-vous que vous n’êtes pas responsable d’une telle violence. Que, contrairement à ce que dit la personne, vous n’y êtes pour rien.

c. Si vous êtes une colérique, ATTENTION ! Restez calme !

d. « Calme toi », « ça suffit », « tu dis n’importe quoi ». Ces phrases sont à éviter absolument, la situation ne ferait qu’empirer.

Si la personne colérique n’est pas violente, il vous suffit simplement de rester neutre et d’entendre ce qu’elle veut exprimer.

Voici donc quelques conseils qui vous permettront de mieux gérer une cliente colérique ou agressive. Ainsi vous pourrez dépasser vos craintes et ne pas être bloquée par votre peur ou votre propre colère. Vous pourrez immédiatement trouver la solution adéquate, la phrase qui désamorce la situation.

A retenir :

Que faire lorsqu’on est colérique ?

1. Accepter sa colère et être responsable de ses émotions

2. Exprimer autrement sa colère, mais l’exprimer quand même

3. Observer et accepter ses ressentis

4. Trouver les causes inconscientes de la colère

5. Détendre le corps

6. S’entraîner à la communication non violente

7. Et garder le sens de l’humour !!

site web : www.geraldyneprevot.com/


Sans titreBibliographie

(cliquez sur les titres pour voir les descriptifs sur le site des Editions Jouvence) :

« La colère, cette émotion mal-aimée » de Serge et Carolle Vidal-graf, éditions Jouvence

« Les mots sont des fenêtres (ou des murs) » M. Rosenberg, éditions Jouvence

Géraldyne Prévot est Conseil en Développement Personnel et Psychothérapeute. Elle a été formé à de nombreuses techniques complémentaires et peut parfaitement s’adapter à votre demande (relation d’aide ; accompagnement ; gestion des conflits, développement de la créativité) Elle est praticienne certifiée en P.N.L. et praticienne certifiée en Hypnose éricksonienne. Vous pouvez retrouver les propos de Géraldyne Prévot sur la confiance en soi au féminin dans « Métro, Boulot, Machos, Enquête sur les insultes sexistes au travail » de K. Breen et C. Durand aux éditions Plon. Actuellement elle propose de nouveaux programmes : « Coaching, Charisme et Réussite Professionnelle »,  » Coaching, Gestion du Stress. ».

En finir avec la souffrance

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Dans ses quelques paragraphes, Eckhart Tolle partage avec nous son expérience d’illumination et la nécessité de comprendre et d’accepter ce qu’il nomme le corps de souffrance, c’est-à-dire toutes les douleurs et souffrances qui viennent de notre identification au mental et à l’ego et qui nous empêchent de vivre totalement !
Un nouveau texte fondamental de cet auteur… à lire tranquillement…

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.
La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est.

Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d’identification au mental. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper.

Autrement dit, plus on est identifié à son mental, plus on souffre. On peut également l’énoncer ainsi : PLUS ON EST A MEME DE RESPECTER ET D’ACCEPTER LE MOMENT PRESENT, PLUS ON EST LIBERE DE LA DOULEUR, DE LA SOUFFRANCE ET DU MENTAL.

D’après certains enseignements spirituels, toute souffrance est en définitive une illusion, et c’est juste. Mais est-ce vrai pour vous ? Le simple fait d’y croire n’en fait pas une vérité. Voulez-vous éprouver de la souffrance pour le reste de votre vie en continuant de prétendre qu’elle est illusoire ? Cela vous libère-t-il de la souffrance ? Ce qui nous préoccupe ici, c’est comment actualiser cette vérité, c’est-à-dire comment en faire une réalité dans sa vie.

La douleur et la souffrance sont inévitables tant et aussi longtemps que vous êtes identifié à votre mental, c’est-à-dire inconscient spirituellement parlant. Je fais ici surtout référence à la souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance. Et tout plaisir ou tout exaltation émotionnelle comportent en eux le germe de la souffrance, leur inséparable opposé, qui se manifestera à un moment donné.

N’importe qui ayant déjà pris de la drogue pour  » décoller  » sait très bien que le  » planage  » se traduit forcément par un  » atterrissage « , que le plaisir se transforme d’une manière ou d’une autre en souffrance. Beaucoup de gens savent aussi d’expérience avec quelle facilité et rapidité une relation intime peut devenir une source de souffrance après avoir été une source de plaisir. Si on considère ces polarités négative et positive en fonction d’une perspective supérieure, on constate qu’elles sont les deux faces d’une seule et même pièce, qu’elles appartiennent toutes deux à la souffrance sous-jacente à l’état de conscience dite de l’ego, à l’identification au mental, et que cette souffrance est indissociable de cet état.

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créez maintenant et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre esprit. Maintenant, j’aimerai vous expliquer comment cesser d’en créer dans le présent et comment résoudre celle issue du passé.

Tant que vous êtes incapables d’accéder au pouvoir de l’instant présent, chaque souffrance émotionnelle que vous éprouvez laisse derrière elle un résidu. Celui-ci fusionne avec la douleur du passé, qui était déjà là, et se loge dans votre mental et votre corps. Bien sûr, cette souffrance comprend celle que vous avez éprouvée enfant, causée par l’inconscient du monde dans lequel vous êtes né. Cette souffrance accumulée est un champ d’énergie négative qui habite votre corps et votre mental. Si vous la considérez comme une entité invisible à part entière, vous n’êtes pas loin de la vérité. Il s’agit du corps de souffrance émotionnel.

Il y a deux modes d’être : latent et actif. Un corps de souffrance peut être latent 90 % du temps. Chez une personne profondément malheureuse, cependant, il peut être actif tout le temps. Certaines personnes vivent presque entièrement dans leur corps de souffrance, tandis que d’autres ne le ressentent que dans certaines situations, par exemple dans les relations intimes ou les situations rappelant une perte ou un abandon survenus dans leur passé, au moment d’une blessure physique ou émotionnelle.

N’importe quoi peut servir de déclencheur, surtout ce qui écho à un scénario douloureux de votre passé. Lorsque le corps de souffrance est prêt à sortir de son état latent, une simple pensée ou une remarque innocente d’un proche peuvent l’activer.

LECTURE MEDITATIVE 

En somme, le corps de souffrance ne désire pas que vous l’observiez directement parce qu’ainsi vous le voyez tel qu’il est. En fait, dès que vous ressentez son champ énergétique et que vous lui accordez votre attention, l’identification est rompue. 
Et une dimension supérieure de la conscience entre en jeu. Je l’appelle la présence. Vous êtes dorénavant le témoin du corps de souffrance. Cela signifie qu’il ne peut plus vous utiliser en se faisant passer pour vous et qu’il ne peut plus se régénérer à travers vous. Vous avez découvert votre propre force intérieure.

Plusieurs corps de souffrance sont exécrables mais relativement inoffensifs, comme c’est le cas chez un enfant qui ne cesse de se plaindre. D’autres sont des monstres vicieux et destructeurs, de véritables démons . Certains sont physiquement violents, alors que beaucoup d’autres le sont sur le plan émotionnel. Ils peuvent attaquer les membres de leur entourage ou leurs proches, tandis que d’autres préfèrent assaillir leur hôte, c’est-à-dire vous même.

Les pensées et les sentiments que vous entretenez à l’égard de votre vie deviennent alors profondément négatifs et autodestructeurs. C’est ainsi que les maladies et les accidents sont souvent générés. Certains corps de souffrance mènent leur hôte au suicide.

Si vous pensiez connaître une personne, ce sera tout un choc pour vous que d’être pour la première fois confrontée soudainement à cette créature étrange et méchante. 
Il est cependant plus important de surveiller le corps de souffrance chez vous que chez quelqu’un d’autre.

LECTURE MEDITATIVE 

Remarquez donc tout signe de morosité, peu importe la forme qu’elle peut prendre. Ceci peut annoncer le réveil du corps de souffrance, celui ci pouvant se manifester sous forme d’irritation, d’impatience, d’humeur sombre, d’un désir de blesser, de colère, de fureur, de dépression, d’un besoin de mélodrame dans vos relations, et ainsi de suite. Saisissez-le au vol dès qu’il sort de son état latent.

Le corps de souffrance veut survivre, tout comme n’importe quelle autre entité qui existe, et ne peut y arriver que s’il vous amène à vous identifier inconsciemment à lui. Il peut alors s’imposer, s’emparer de vous,  » devenir vous  » et vivre par vous.

Il a besoin de vous pour se  » nourrir « . En fait, il puisera à même toute expérience entrant en résonance avec sa propre énergie, dans tout ce qui crée davantage de douleur sous quelque forme que ce soit : la colère, un penchant destructeur, la haine, la peine, un climat de crise émotionnelle, la violence et même la maladie. Ainsi, lorsqu’il vous aura envahi, le corps de souffrance créera dans votre vie une situation qui reflétera sa propre fréquence énergétique, afin de s’en abreuver. La souffrance ne peut soutenir qu’elle même. Elle ne peut se nourrir de la joie, qu’elle trouve vraiment indigeste.

Lorsque le corps de souffrance s’empare, vous en redemandez. Soit vous êtes la victime, soit le bourreau. Vous voulez infliger de la souffrance ou vous voulez en subir, ou bien les deux. Il n’y a pas grande différence. Vous n’en êtes pas conscient, bien entendu, et vous soutenez avec véhémence que vous ne voulez pas de cette souffrance. Mais si vous regardez attentivement, vous découvrez que votre façon de penser et votre comportement font en sorte d’entretenir la souffrance, la vôtre et celle des autres. Si vous en étiez vraiment conscient, le scénario disparaîtrait de lui-même, car c’est folie pure que de vouloir souffrir davantage et personne ne peut être conscient et fou en même temps.

En fait, le corps de souffrance, qui est l’ombre de l’ego, craint la lumière de votre conscience. Il a peur d’être dévoilé. Sa survie dépend de votre identification inconsciente à celui-ci et de votre peur inconsciente d’affronter la douleur qui vit en vous. Mais si vous ne vous mesurez pas à elle, si vous ne lui accordez pas la lumière de votre conscience, vous serez obligé de la revivre sans arrêt. Le corps de souffrance peut vous sembler un dangereux monstre que vous ne pouvez supporter de regarder, mais je vous assure que c’est une fantôme minable qui ne fait pas le poids face au pouvoir de votre présence.

LECTURE MEDITATIVE 

Lorsque vous commencez à vous désidentifiez et à devenir l’observateur, le corps de souffrance continuera de fonctionner un certain temps et tentera de vous amener, par la ruse, à vous identifier de nouveau à lui. Même si la non identification ne l’énergise plus, il gardera un certain élan, comme la roue de la bicyclette continue de tourner même si vous ne pédalez plus. A ce stade, il peut également créer des maux et des douleurs physiques dans diverses parties du corps, mais ceux-ci ne dureront pas.
Restez présent, restez conscient. Soyez en permanence le vigilant gardien de votre espace intérieur. Il vous faut être suffisamment présent pour pouvoir observer directement le corps de souffrance et sentir son énergie. Ainsi, il ne peut plus contrôler votre pensée.

Dès que votre pensée se met au diapason du champ énergétique de votre corps de souffrance, vous y êtes identifié et vous le nourrissez à nouveau de vos pensées. 

moment présent

Par exemple, si la colère en est la vibration énergétique prédominante et que vous avez des pensées de colère, que vous ruminez ce que quelqu’un vous a fait ou ce que vous allez lui faire, vous voilà devenu inconscient et le corps de souffrance est dorénavant  » vous-même « . La colère cache toujours de la souffrance.

Lorsqu’une humeur sombre vous vient et que vous amorcez un scénario mental négatif en vous disant combien votre vie est affreuse, votre pensée s’est mise au diapason de ce corps et vous êtes alors inconscient et ouvert à ses attaques.

Le mot  » inconscient « , tel que je l’entends ici, veut dire être identifié à un scénario mental ou émotionnel. Il implique une absence complète de l’observateur.

Transformer la souffrance en conscience

L’attention consciente soutenue rompt le lien entre le corps de souffrance et les processus de la pensée. C’est ce qui amène la métamorphose. Comme si la souffrance alimentait la flamme de votre conscience qui, ensuite, brille par conséquent d’une lueur plus vive.
Voilà la signification ésotérique de l’art ancien de l’alchimie : la transformation du vil métal en or, de la souffrance en conscience. La division intérieure est résorbée et vous devenez entier. Il vous incombe alors de ne plus créer de souffrance.

EXERCICE 

Concentrez votre attention sur le sentiment qui vous habite. Sachez qu’il s’agit du corps de souffrance. Acceptez le fait qu’il soit là. N’y pensez pas. Ne transformez pas le sentiment en pensée. Ne le jugez pas. Ne l’analysez pas. Ne vous identifiez pas à lui. Restez présent et continuez d’être le témoin de ce qui se passe en vous. 
Devenez conscient non seulement de la souffrance émotionnelle, mais aussi de  » celui qui observe « , de l’observateur silencieux. Voici ce qu’est le pouvoir de l’instant présent, le pouvoir de votre propre présence consciente. Ensuite, voyez ce qui se passe.

Identification de l’ego au corps de souffrance

Le processus que je viens de décrire est profondément puissant mais simple. On pourrait l’enseigner à un enfant, et espérons qu’un jour ce sera l’une des premières choses que les enfants apprendront à l’école. Lorsque vous aurez compris le principe fondamental de la présence, en tant qu’observateur, de ce qui se passe en vous – et que vous le  » comprendrez  » par l’expérience -, vous aurez à votre disposition le plus puissant des outils de transformation.

Ne nions pas le fait que vous rencontrerez peut-être une très grande résistance intérieure intense à vous désidentifier de votre souffrance. Ce sera particulièrement le cas si vous avez vécu étroitement identifié à votre corps de souffrance la plus grande partie de votre vie et que le sens de votre identité personnelle y est totalement ou partiellement investi. Cela signifie que vous avez fait de votre corps de souffrance un moi malheureux et que vous croyez être cette fiction créée par votre mental. Dans ce cas, la peur inconsciente de perdre votre identité entraînera une forte résistance à toute désidentification. Autrement dit, vous préféreriez souffrir, c’est-à-dire être dans le corps de souffrance, plutôt que de faire un saut dans l’inconnu et de risquer de perdre ce moi malheureux mais familier.

EXERCICE 

Examinez cette résistance. Regardez de près l’attachement à votre souffrance. Soyez très vigilant. Observez le plaisir curieux que vous tirez de votre tourment, la compulsion que vous avez d’en parler ou d’y penser. La résistance cessera si vous la rendez consciente. Vous pourrez alors accorder votre attention au corps de souffrance, rester présent en tant que témoin et ainsi amorcer la transmutation.

Vous seul pouvez le faire. Personne ne peut y arriver à votre place. Mais si vous avez la chance de trouver quelqu’un d’intensément conscient, si vous pouvez vous joindre à cette personne dans l’état de présence, cela pourra accélérer les choses. Ainsi, votre propre lumière s’intensifiera rapidement.

Lorsqu’une bûche qui commence à peine à brûler est placée juste à côté d’une autre qui flambe ardemment et qu’au bout d’un certain temps elle sont séparées, la première chauffera avec beaucoup plus d’ardeur qu’au début. Après tout, il s’agit du même feu. Jouer le rôle du feu, c’est l’une des fonctions du maître spirituel. Certains thérapeutes peuvent également remplir cette fonction, pourvu qu’ils aient dépassé le plan mental et qu’ils soient à même de créer et de soutenir un immense état de présence pendant qu’ils s’occupent de vous.

La première chose à ne pas oublier est la suivante : TANT ET AUSSI LONGTEMPS QUE VOUS VOUS CREEREZ UNE IDENTITE QUELCONQUE A PARTIR DE LA SOUFFRANCE, IL VOUS SERA IMPOSSIBLE DE VOUS EN LIBERER. Tant et aussi longtemps que le sens de l’identité sera investi dans la souffrance émotionnelle, vous sabotez inconsciemment toute tentative faite dans le sens de guérir cette souffrance ou y résisterez d’une manière quelconque. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous voulez rester intact et que la souffrance est fondamentalement devenue une partie de vous. Il s’agit là d’un processus inconscient, et la seule façon de le dépasser est de la rendre conscient.

 

LECTURE MEDITATIVE

Réaliser soudainement que vous êtes ou avez été attaché à votre souffrance peut-être la cause d’un grand choc. Mais dès l’instant où cette prise de conscience a lieu, l’attachement est rompu.

Un peu comme une entité, le corps de souffrance est un champ énergétique qui se loge temporairement à l’intérieur de vous. C’est de l’énergie vitale qui est prise au piège et ne circule plus.

Bien entendu, le corps de souffrance existe en raison de certaines choses qui se sont produites dans le passé. C’est le passé qui vit en vous, et si vous vous identifiez au corps de souffrance, vous vous identifiez par la même occasion au passé. L’identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire à la vérité. Que les autres et ce qu’ils vous ont fait sont responsables de ce que vous êtes maintenant, de votre souffrance émotionnelle ou de votre incapacité à être vraiment vous-même.

La vérité, c’est que le seul pouvoir qui existe est celui propre à l’instant présent: c’est le pouvoir de votre propre présence à ce qui est. Une fois que vous savez cela, vous réalisez également que vous-même et personne d’autre êtes maintenant responsable de votre vie intérieure et que le passé ne peut pas l’emporter sur le pouvoir de l’instant présent.

L’inconscience le crée, la conscience le métamorphose. 
Saint Paul a exprimé ce principe universel de façon magnifique :  » On peut tout dévoiler en l’exposant à la lumière, et tout ce qui est ainsi exposé devient lui-même lumière.  » Tout comme vous ne pouvez vous battre contre l’obscurité, vous ne pouvez non plus vous battre contre le corps de souffrance.

Essayer de le faire créerait un conflit intérieur et, par conséquent, davantage de souffrance. Il suffit de l’observer et cela suppose l’accepter comme une partie de ce qui est ce moment.

Extrait de Mettre en pratique Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle ; ed ARIANE, 2002
Pour acheter ce livre, allez sur www.amazon.com

Se purifier et Se revitaliser aux changements de saison

 

 

Le rythme et les contraintes de notre vie quotidienne génèrent souvent des tensions physiques et mentales. Notre alimentation, parfois trop riche et pas toujours équilibrée, entraine alors un encrassement de l’organisme. Les déchets s’accumulent et engendrent différents maux : fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, problème de peau, fragilité du système immunitaire. La conscience aussi devient plus lourde et l’état de méditation plus long ou difficile à recevoir. Les signes sont clairs, l’organisme a besoin de repos.

Les changements de saison et en particulier le printemps et l’automne sont les saisons idéales pour procéder à un grand nettoyage de l’organisme. Plus accessible que le jeûne, la mono-diète associée au Yoga, à la marche, à la méditation et au massage constitue un merveilleux outil

Printemps

 

La frugalité pour conserver sa force vitale


Le jeûne et la frugalité sont pratiqués depuis la nuit des temps pour purifier l’organisme, éclaircir le mental et élever l’âme. Lorsqu’un animal est malade, naturellement, il se met en état de jeûne pour évacuer les toxines et retrouver la santé. Dans toutes les traditions spirituelles, le jeûne est pratiqué pour favoriser la maîtrise des sens et accéder à de nouveaux champs de conscience. Car lorsque le corps a pas ou peu d’aliments à digérer, il peut se consacrer à d’autres fonctions. La digestion requière énormément d’énergie : nous le ressentons tous. Après un repas un peu lourd, il nous faut du repos, la concentration est plus difficile.

Catherine Valat, Naturopathe explique que l’énergie est alors monopolisée pour le filtrage, le tri, l’évacuation des apports quotidiens et le temps et l’énergie manquent alors à la phase de régénération, de reconstruction, et à la l’expulsion des toxines. A force, fatigué de tout cela, le corps cherche à nous avertir, par de petits signes : fatigue, douleurs, surpoids, … Puis, petit à petit la chronicité s’installe pour aboutir, des années plus tard à la dégénérescence.

En Yoga, on préconise 3 voire 4H de délai entre un repas et la pratique. Pourquoi ? Pour que l’être puisse se centrer complètement dans le moment présent, à tous les niveaux.

Ainsi, se mettre en état de restriction alimentaire, mais de manière ludique et agréable, c’est offrir au corps, au mental et à l’âme une nouvelle disponibilité.

Technique des plus naturelles excellente pour conserver, maximiser ou retrouver la forme, la mono-diète de fruits et légumes est idéale pour purifier l’organisme et/ou le revitaliser.

Depuis la mode du régime crétois, tout le monde sait que les fruits et les légumes sont excellents pour la santé. Sur nos antennes, dix légumes et fruits par jour sont désormais conseillés.

Crus, ils conservent tous leurs éléments nutritifs et l’apport en vitamines, en oligo-éléments et en enzymes est optimisé.
C’est un des atouts majeurs pour augmenter notre énergie vitale.

Les aliments crus toujours vivants (pour preuve, certains continuent de pousser une fois cueillis) vont contribuer à purifier, désintoxiquer et détoxiner l’organisme.

Si la cure de raisins est aujourd’hui très connue car pratiquée depuis l’antiquité, chaque légume et chaque fruit apporte des nutriments spécifiques et a des propriétés particulières sur les différents organes du corps.

Les cures de jus notamment facilitent la purification de l’organisme par l’apport important en énergie qui va être consacrée à la purification, à l’élimination, à la filtration et aux réfections cellulaires et tissulaires qui se manifestent par la régénération et le retour à la normale du métabolisme. La cure de pomme est réputée avoir de nombreuses vertus dépuratives, revitalisantes, rajeunissantes et embellissantes.

La cure peut avoir une durée variable : 3 jours sont un minimum pour percevoir des effets de purification, 5 jours sont parfaits pour ancrer ces effets, à des fins curatives et spirituelles, on peut aller jusqu’à 40 jours, sous surveillance médicale dans ce cas. Pour renforcer et faire perdurer les bienfaits d’une cure, on peut pratiquer une journée de jeûne ou de mono-diète hebdomadaire.

La préparation de la cure est importante. Dans le cadre de mes stages, je recommande une préparation progressive d’une semaine pour une diète de 5 jours. Il est conseillé d’éliminer d’abord les protéines animales puis les protéines végétales, les laitages et enfin, les céréales. Il s’agit de ne consommer plus que des fruits et des légumes pendant les deux jours qui précèdent le début de la cure. L’idéal est de ne manger que des fruits la veille. Cette préparation évite de brusquer l’organisme et permet d’évincer les désagréments liés au processus de détoxination, tels que les maux de tête, les éruptions cutanées, etc. Pour débarrasser le corps de ses toxines et alléger les intestins, je propose une purge en tout début de cure.

En fin de diète, la reprise alimentaire se fait dans le sens inverse de la préparation : réintroduction de fruits et légumes crus ou cuits puis des produits laitiers faciles à digérer, ensuite viennent les céréales et enfin les protéines animales. Pendant toute la durée de la cure, il est important de prendre le temps de faire de l’exercice, de bien s’oxygéner et aussi de se reposer. Enfin, bains chauds salés agrémentés de fleurs et massages favoriseront la détox par le biais de la peau.

Pour Laurence Pinsard, pratiquante et journaliste spécialisée sur les sujets « bien être », s’il est possible de faire un jeûne ou une monodiète seul et chez soi, l’idéal est, surtout pour une première fois et pour plusieurs jours consécutifs, de se joindre à un groupe. Non seulement on bénéficiera du soutien du groupe mais cela permet aussi de quitter son quotidien, de ralentir son rythme de vie.

Le Yoga, l’Ayurvéda, le massage et… la nature tout simplement sont des aides précieuses pour assister le processus de nettoyage.

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Dans mes séjours, j’associe Yoga, méditation, marche consciente et massage à un régime adapté, sans oublier quelques techniques de purification yoguiques (Neti, Agnisar Krya, Nauli…) et ayurvédiques qui optimisent les effets de la cure. Tout cela est complémentaire. Corps et mental se reposent, se purifient et se ressourcent en même temps et la conscience s’ouvre à d’autres dimensions. Ces stages ont lieu dans des endroits privilégiés, en pleine nature pour bénéficier du Prana, de l’énergie vitale universelle que la beauté, le calme et les vibrations des arbres, des fleurs et des animaux dégagent.

Renforcé, régénéré, apaisé, chacun repart avec de nouvelles ressources, à maintenir et à cultiver au quotidien pour évoluer en état d’équilibre et d’harmonie, avec soi-même et avec ceux qui nous entourent.

Keshar, professeur de Yoga et thérapeute en Ayurvéda. Sur le blog de Francesca http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/

L’attachement à nos propres chaînes

NOS CHAINES

Les Chaînes
Le monde entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et l’inextricable noeud de notre nature.

L’homme est amoureux des liens de la naissance; aussi se trouve-t-il pris dans les liens jumeaux de la mort. Dans ces chaînes, il aspire à la liberté de son être et à la maîtrise de son accomplissement.

L’homme est amoureux du pouvoir; aussi est-il soumis à la faiblesse. Car le monde est une mer et ses vagues de force se heurtent et déferlent sans cesse les unes contre les autres; celui qui veut chevaucher la crête d’une seule vague doit s’effondrer sous le choc de cent autres.

L’homme est amoureux du plaisir; aussi doit-il subir le joug du chagrin et de la douleur. Car la félicité sans mélange n’existe que pour l’âme libre et sans passion; mais ce qui poursuit le plaisir dans l’homme est une énergie qui souffre et qui peine.

L’homme est assoiffé de calme, mais il a faim aussi des expériences d’un mental agité et d’un coeur inquiet. Pour son mental, la jouissance est une fièvre, le calme, une monotone inertie.

L’homme est amoureux des limitations de son être physique, et cependant il voudrait avoir aussi la liberté de son esprit infini et de son âme immortelle.

Et quelque chose en lui éprouve une étrange attraction pour ces contrastes. Pour son être mental, ils constituent l’intensité artistique de la vie. Ce n’est pas seulement le nectar, mais le poison aussi qui attire son goût et sa curiosité.

Il existe une signification pour toutes ces choses et une délivrance de toutes ces conditions. Dans ses combinaisons les plus folles, la Nature suit une méthode, et ses noeuds les plus inextricables ont leur dénouement.

La mort est la question que la Nature pose continuellement à la vie pour lui rappeler qu’elle ne s’est pas encore trouvée elle-même. Sans l’assaut de la mort, la créature serait liée pour toujours à une forme de vie imparfaite. Poursuivie par la mort, elle s’éveille à l’idée d’une vie parfaite et en cherche les moyens et la possibilité.

La faiblesse pose la même épreuve et la même question aux forces, aux énergies et aux grandeurs dont nous nous glorifions. Le pouvoir est le jeu de la vie; il en donne la mesure et révèle la valeur de son expression. La faiblesse est le jeu de la mort qui poursuit la vie dans son mouvement et fait sentir les limites de l’énergie qu’elle a acquise.

Par la douleur et le chagrin, la Nature rappelle à l’âme que les plaisirs dont elle jouit sont seulement un faible reflet de la joie réelle de l’existence. Chaque souffrance, chaque torture de notre être contient le secret d’une flamme d’extase, devant laquelle nos plus grandes jouissances sont comme des lueurs vacillantes. C’est ce secret qui fait l’attraction de l’âme pour les grandes épreuves, pour les souffrances et les expériences terribles de la vie, alors même que notre mental nerveux les abomine et les fuit.

L’agitation fébrile et le prompt épuisement de notre être actif et de ses instruments d’action sont un signe de la Nature que le calme est notre vrai fondement et que l’excitation est une maladie de l’âme. La stérilité et la monotonie du calme pur et simple sont aussi le signe de la Nature que le jeu de l’action sur cette base inaltérable est ce qu’elle attend de nous. Dieu joue à jamais et n’est pas troublé.

Les limitations du corps sont un moule; l’âme et le mental doivent se verser en elles, les briser et les refaçonner constamment en de plus vastes limites, jusqu’à ce que soit trouvée la formule d’accord entre cette finitude et leur propre infinité.

La liberté est la loi de l’être en son unité inimitable, le maître secret de la Nature tout entière. La servitude est la loi de l’amour en l’être qui se donne volontairement pour servir le jeu de ses autres « moi » dans la multiplicité.

Quand la liberté travaille dans les chaînes et quand la servitude devient une loi de la Force et non de l’Amour, la vraie nature des choses est déformée et le mensonge gouverne l’action de l’âme dans l’existence.

La Nature part de cette déformation et joue avec toutes les combinaisons qui peuvent en résulter avant de lui permettre d’être rectifiée. Ensuite, elle rassemble l’essence de toutes ces combinaisons en une nouvelle et féconde harmonie d’amour et de liberté.

La liberté vient d’une unité sans limites, car tel est notre être véritable. Nous pouvons trouver en nous-mêmes l’essence de cette unité; nous pouvons aussi devenir conscients de son jeu en union avec tous les autres. Cette double expérience est le dessein intégral de l’âme dans la Nature.

Quand nous avons réalisé en nous-mêmes l’unité infinie, alors, nous donner au monde est liberté parfaite et empire absolu.

Infinis, nous sommes affranchis de la mort, car la vie devient un jeu de notre existence immortelle. Nous sommes affranchis de la faiblesse, car nous sommes la mer tout entière jouissant des myriades de chocs de ses vagues. Nous sommes affranchis du chagrin et de la douleur, car nous apprenons à harmoniser notre être avec tout ce qui le touche et à trouver en toute chose l’action et la réaction de la joie de l’existence. Nous sommes affranchis des limitations, car le corps devient un jouet de l’esprit infini et apprend à obéir à la volonté de l’âme immortelle. Nous sommes affranchis de la fièvre du mental nerveux et du coeur, et cependant nous ne sommes pas contraints à l’immobilité.

L’immortalité, l’unité et la liberté sont en nous, attendant notre découverte; mais pour la joie de l’amour, Dieu en nous sera toujours la Multitude.

Sri Aurobindo
(1914 ou avant ?)

Traduction de La Mère.

dans le fascicule « Aperçus et Pensées » – 1956 – (page 9-12)
publié par Sri Aurobindo Ashram – Pondichéry
diffusion par SABDA

aussi dans les pages préliminaires au recueil de Sri Aurobindo : « Pensées et Aphorismes – tome 1″ (aphorismes commentés par la Mère)
chez Buchet-Chastel, Paris (1975) – (pages 11-15)

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