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QUELQUES ECHOS DE LA LUMIERE SPIRITUELLE DANS LES TRADITIONS

 

BougieLes allusions à la lumière spirituelle sont nombreuses dans les sagesses orientales et extrême-orientales. Les textes classiques contiennent fréquemment des expressions telles que « lumière divine » ou « lumière spirituelle ».

La Bhagavad Gîta, ou « Chant du Seigneur » contient de nombreuses allusions à la lumière spirituelle .

Nous lisons au verset 17 du Onzième dialogue : « Je TE vois partout, rayonnant de lumière.. étincelant comme le feu, éblouissant comme le Soleil incommensurable, dans toutes les régions du ciel », et verset 17 du treizième dialogue : « CELA, lumière des lumières est au delà des Ténèbres. C’est la Sagesse et l’objet de la Sagesse que peut connaître la Sagesse qui réside dans le cœur de chacun ». Les célèbres « Oupanishads » évoquent avec plus de fréquence encore l’importance de la Lumière spirituelle.

La Mundakopanishad y fait allusion : Verset 1, Deuxième partie : « Lumineux par soi-même, secrètement actif, foyer puissant, CELA, connais le, adorable comme être et non-être ». Verset 2 : « Ce qui est empli de Lumière.. c’est en CELA que Brahman ne connaît pas de changement. C’est la Vie ». Verset 9 : « Dans le radieux vêtement supérieur de l’homme est Brahman, sans tache, indivis. CELA est la pure clarté de toutes les lumières que connaissent ceux qui se connaissent eux-mêmes ». Verset 10: « Le Soleil et la lune ni les étoiles ni les éclairs ne brillent. Lorsqu’IL (Brahman) brille, toutes choses brillent après LUI : c’est de l’éclat de Brahman que brillent toutes choses ici bas ».

L’ésotérisme Soufi et Islamique enseigne que la Lumière spirituelle En-Nûr et l’Esprit Er-Rûh sont une seule et même réalité. Pour les Bouddhistes chinois, le caractère Ming symbolise l’Illumination au cours de laquelle les « dix mille choses » se révèlent sous l’aspect d’une essence commune de pure lumière. L’évocation de la lumière spirituelle constitue une part importante des enseignements du Bouddhisme tibétain dans la Doctrine de la Claire Lumière.

Celle-ci a été traduite par le Lama Kasi Dawa Samdup et commentée dans le « Yoga Tibétain » par le Professeur Evans-Wentz de l’Université d’Oxford . Le verset 161 expose que : « L’Etat Réel de l’esprit, l’identité véritable de toutes choses, inséparable du Vide, au delà des phénomènes, pendant que l’on expérimente le « Grand Bonheur » qui va au delà de la pensée, est la Claire Lumière Fondamentale ».

L’ouvrage auquel nous nous référons est intéressant par les conseils pratiques qu’il expose et confirme ce que d’autres de nos instructeurs nous ont enseigné, notamment Sam Tchen Khâm Pâ, le Lama Yongden et Alexandra David Neel. Il met en évidence l’importance du silence mental et plus spécialement l’attention au « Vide interstitiel » existant entre les pensées. Ceci correspond d’ailleurs à « l’état d’intervalle » auquel Krishnamurti fait allusion.

Le paragraphe 9 expose  : « La réalisation de la Claire Lumière doit prendre place dans l’intervalle existant entre la cessation d’une pensée et la naissance de la pensée suivante ».

Le paragraphe 10 rappelle les six règles de Tilopa : « Ne médite pas, ne réfléchis pas, n’analyse pas ». « N’imagine pas, ne pense pas, demeure dans l’Etat Naturel ». Paragraphe 11 : Méditant sur ce qui apparaît comme Vide, c’est la « descendance de la Claire Lumière ». Nous avons commenté et développé l’importance des moments de silence mental permettant la prise de conscience des états d’intervalle entre les pensées .

Ceux-ci ont deux conséquences hautement libératrices. Premièrement, ils produisent une rupture dans l’apparente continuité de la conscience de l’égo. Or, cette continuité est précisément, comme le suggère Krishnamurti, une prison responsable de notre exil, notre véritable « patrie » étant la Claire lumière primordiale. Deuxièmement, l’état d’intervalle est l’opportunité que saisit la Lumière primordiale pour dissiper l’ombre de la « caverne » psychologique dans laquelle l’égo se trouve englouti. Dans le silence mental une « porte » s’ouvre et nous livre accès à d’autres dimensions essentielles, tel est le sens profond de la « grande opportunité ».

Le Yoga tibétain expose l’opportunité de l’attention non-mentale exercée lors du glissement dans le sommeil. Il déclare notamment au verset 17  : La reconnaissance de la Claire Lumière a lieu dans l’intervalle qui se trouve entre la cessation des expériences de l’état de veille et le commencement des expériences de l’état de sommeil. Les expériences de l’état de veille évoquées ici concernent évidemment l’identification aux mémoires, l’attachement au passé et à l’image de soi ainsi que toute fixation mentale. Nous retrouvons la même exigence formulée dans le « no abiding mind » du Maître Hui-Haï dans le Ch’an. Il est important de souligner que dans l’optique des Maîtres Tibétains, aussi bien que dans celle de l’Advaïta Védanta, du Ch’an, de Krishnamurti et des « Voies Abruptes » l’Etat d’Eveil dans la Claire lumière primordiale est le seul « Etat Naturel ».

Il est permanent, dans son renouvellement quelles que soient les circonstances et n’est pas influencé par les alternatives périodiques de sommeil ou d’activité. Ainsi qu’il est enseigné dans le verset 178 . « Si la méditation est pratiqué avec succès, le yoguin réalise une clarté de perception extatique appelée Lumière. Elle ne luit que lorsque le yoguin a réussi à maintenir la continuité de conscience au travers des états de veille, de sommeil et de l’état intermé- diaire qui existe entre les deux ».

Une rectification de ce texte s’impose nous semble-t-il. A notre avis et selon Krishnamurti, « nous » n’avons pas à réussir à maintenir l’état d’Eveil intégral. La priorité du champ de conscience cosmique, ou, en d’autres termes l’intensité d’énergie de la Claire lumière primordiale (correspondant vraisemblablement à ce que Krishnamurti désigne en anglais par le terme « Otherness ») s’impose d’Elle-même sans aucun acte de volonté de notre part. Ceci est d’autant plus évident que dans l’Etat d’Eveil intégral il n’y a plus d’égo.

Il n’est pas inutile de souligner que du point de vue expérimental, le silence mental parfait s’accompagne instantanément d’un transfert du centre de la conscience dans le plexus solaire et dans le « Hara ». Ces centres sont psychiques et non physiques.

 

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ALLUSION A L’EXPÉRIENCE DE LA LUMIERE SPIRITUELLE DANS L’OEUVRE DE KRISHNAMURTI

Krishnamurti évoque de temps à autre l’existence d’une Lumière spirituelle mais il se garde d’y accorder l’importance que nous serions tentés de lui donner. Lorsque nous lui en parlons il attire notre attention sur le danger que constitue pour nous la construction d’une image mentale de la lumière qui s’interposerait entre elle et nous. Les allusions les plus directes à la lumière spirituelle se trouvent dans le « Krishnamurti’s Notebook ». Il en évoque la puissance et la beauté. L’ouvrage, publié en 1976 n’étant pas encore traduit en 1987, nous donnons une traduction littérale . « Ce matin.. au-delà de toute méditation, pensée et des illusions que la sensibilité crée, il y avait une lumière intense, brillante (perçue) au centre du cerveau et au-delà du cerveau au centre profond de la conscience. C’était une lumière qui n’avait pas d’ombre et qui n’était située dans aucune dimension. Elle était là, sans mouvement. Avec cette lumière il y avait la présence d’une force incalculable et la beauté au-delà de la pensée et du sentiment ».

A la page 40  : « C’était une vision qui était au-delà des rivières, des montagnes, du passé de la Terre et de l’horizon et des peuples. Dans cette vision il y avait une lumière pénétrante et une incroyable rapidité. Le cerveau ne pouvait pas la suivre et la pensée ne pouvait pas la contenir. C’était une pure lumière.

Et p. 175. « Il y avait la lumière, non celle du soleil couchant ni une lumière artificielle; celles-ci font des ombres mais il y avait la lumière sans ombre.

AINSI POURRAIT ÊTRE LE MONDE

 

Nous pourrions tous vivre dans l’abondance. Pas seulement l’abondance matérielle, mais l’abondance en amour, en amitié, en générosité, en petits et grands cadeaux de la Vie.

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Nous pourrions tous vivre solidaires les uns des autres. Plutôt que de nous juger, nous pourrions nous entraider quand nous voyons que l’autre éprouve des difficultés. Nous pourrions nous aider mutuellement à passer au travers des passages difficiles.

Nous pourrions tous vivre dans le pardon. Nous pourrions choisir de vivre en paix en laissant partir la rancune qui nous habite, en faisant la paix avec notre passé pour pouvoir vivre en paix dans le présent.

Nous pourrions tous vivre en harmonie. En comprenant que l’autre est là pour nous montrer ce que nous avons à travailler pour devenir une meilleure personne et que nous sommes là pour être son miroir à lui aussi. Nous pourrions utiliser les conflits naissants pour identifier rapidement nos zones qui ont besoin de plus d’amour et ainsi faire disparaître les tensions avant qu’elles n’éclatent.

Nous pourrions tous vivre dans le succès, en collaborant chacun au succès de l’autre, en mettant nos énergies là où la Vie nous demande de les mettre. Au lieu de jalouser, nous serions fiers du succès de l’autre que nous partagerions avec humilité.

Nous pourrions tous vivre dans la simplicité du cœur, car c’est dans la simplicité que nous sommes les plus authentiques. C’est là que nous pensons et vivons simplement, sans vouloir impressionner quiconque et sans compliquer inutilement ce que nous vivons.

Nous pourrions tous vivre dans l’ouverture, du cœur et de l’esprit; ouverture à l’autre, à la vie, aux événements, aux imprévus, à la beauté et aux surprises sur notre route.

Nous pourrions tous vivre dans l’amour, de soi pour mieux aimer l’autre; de l’autre, parce que sans les autres notre vie a peu de sens. Nous pourrions tous cultiver l’Amour comme un grand jardin que nous ferions fleurir à l’année, toute notre vie durant.

Nous pourrions tous faire tout ça. Nous POUVONS tous faire tout ça. Il suffit que nous le choisissions.

Il suffit que nous décidions qu’Ainsi pourrait être le monde…

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Diane Gagnon

Son livre, « Apprendre à s’aimer, un jour à la fois », est disponible ici

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Les sept formules des sept livres du Tao

 

  1. Selon la tradition, chaque niveau de pratique interne est un “ livre ” contenant une formule. Jusqu’à présent il n’y a jamais eu de livres, la transmission s’étant toujours faite oralement.

 

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La Fusion des Cinq Eléments

Cette formule a pour but de mêler les énergies des cinq éléments en un tout harmonieux. La méditation a ici un effet particulièrement puissant de filtrage et de purification du système nerveux. La terre est la mère de tous les éléments. Toute vie est issue de la matrice. Dans cette étape, les quatre autres éléments de la cosmogonie chinoise sont unifiés à la terre maternelle. Le métal, le bois, l’eau et le feu retournent à la terre. Chaque élément est purifié, mais à une température pas trop forte en sorte d’éviter qu’il perde son intégrité et soit réduit à l’état de cendres. Cette formule est considérée comme hautement secrète par les maîtres taoïstes. Dans la philosophie chinoise, chaque élément correspond à un organe. La terre à la rate, le métal aux poumons, l’eau aux reins, le bois au foie et le feu au coeur.

Les cinq éléments agissent les uns sur les autres de trois manières distinctes : production, maîtrise, menace.

La production, ou création de cycle, se fait comme suit : le bois brûle et crée le feu, les cendres se décomposent et s’infiltrent dans la terre, d’où naissent les métaux qui, en fondant, se transforment en eau (liquide) qui nourrit le monde végétal. La maîtrise et la destruction se font comme suit : le bois est abattu par le métal, le feu est éteint par l’eau, la terre est pénétrée par le bois, le métal fond par l’action du feu, l’eau se heurte à la terre qui l’absorbe. Le cycle de la vie a ses correspondances avec les éléments. Ainsi, la naissance équivaut au bois, la croissance au feu, la maturité à la terre, la récolte au métal et le stockage à l’eau.

Pour ce qui est du temps, le vent correspond au bois, la chaleur au feu, l’humidité à la terre, la sécheresse au métal, le froid à l’eau. Les émotions correspondantes : la compassion, la tristesse, la joie, la colère et la peur se fondent dans un tout harmonieux, ce qui remonte le moral, encourage la bienveillance, la gentillesse, la droiture, le respect et l’humour.

Dans la formule Fusion des Cinq Eléments, le yin est mélangé au yang en sorte d’atteindre une harmonie et une beauté corporelles supérieures. La formule alchimique occidentale solve et coagula correspond à la deuxième étape des méditations taoïstes. Durant cette étape, le pratiquant apprend l’extraordinaire utilité des Cinq Eléments existant dans le corps, que vous connaissez peut-être mais pas du point de vue expérimental. La présente formule vous donne une telle expérience. Le corps entier est soumis à un nettoyage, ce qui peut s’accompagner de mouvements intestinaux et d’émission de gaz, ainsi que d’excréments noirs et puants. Il s’agit d’ouvrir six routes spéciales (les deux premières ayant été le canal gouverneur et le canal de fonction).

La première a pour nom Chong Mai.

Chong Mai, ou route de forçage, a son point de départ dans la partie inférieure de l’abdomen, au point appelé Huiyin. Elle monte selon deux lignes jusqu’aux mamelons. Ensuite, elle se répand dans les épaules et les deux lignes se rejoignent à la clavicule. De là la route monte dans le visage, se croise dans la bouche puis continue de monter entre les sourcils et jusqu’au sommet de la tête. Il existe un autre cheminement de la route de forçage. Celui-ci commence à Yongquan (dans la plante des pieds), monte par la face interne des jambes jusqu’aux cuisses, les deux lignes se rejoignent au périnée (Huiyin). Partant du périnée, elle monte dans le corps, passant par le gros intestin et l’intestin grêle, les reins, le pancréas, le foie, l’estomac, le coeur, les poumons, la trachée artère. De là elle monte dans le cerveau (les glandes pituitaire et pinéale, le cerveau moyen), puis jusqu’au sommet de la tête (Baihui).

La seconde route a pour nom Dai Mai. Elle a pour point de départ les reins autour desquels elle circule en spirale, ce qui lui vaut le nom de route ceinture. Elle est comme une ceinture reliant entre eux les canaux yin et yang. Une fois ouverte, l’énergie circule en spirale autour du corps. Cette spirale se déploie dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, du haut en bas du corps, reliant entre eux tous les canaux (pour les femmes, la spirale va dans le sens des aiguilles d’une montre).

La troisième route spéciale a pour nom Yangchiao Mai, ou route positive des jambes.

Elle commence à la face externe des chevilles et monte jusqu’aux cuisses. Des cuisses elle monte aux hanches (un centre absorbant de grosses quantités d’énergie) puis, par les côtés du dos, jusqu’aux épaules, qui eux aussi absorbent de grosses quantités d’énergie. Des épaules, la route monte le long du cou, contourne la cavité buccale, entre dans l’orbite des yeux, court le long du front et de la boîte crânienne et aboutit dans la région médullaire.

La quatrième route spéciale a pour nom Yinchiao Mai ou route négative des jambes. Elle a pour point de départ le milieu de la plante des pieds, d’où elle va vers la face interne des chevilles. Toujours par la face interne, elle monte jusqu’aux cuisses, passe à côté des organes génitaux, monte dans la poitrine, la clavicule, la gorge, le visage jusqu’à l’angle externe des yeux. Les deux routes des jambes sont en fait doubles et il est possible de travailler séparément sur la jambe gauche et la jambe droite.

La cinquième route spéciale a pour nom Yangwei Mai. Elle a pour point de départ la face externe des chevilles. De là elle monte tout droit dans les jambes, le côté du corps, contourne les épaules, passe par la partie latérale du cou et du visage, le front et le crâne et se termine dans la région médullaire.

La sixième route spéciale a pour nom Yinwei Mai. Elle commence au tibia, monte le long de la partie antérieure du corps, passant sur les genoux, les cuisses, le côté de l’abdomen et du thorax, puis par les mamelons. De là elle s’intériorise, allant jusque dans la gorge où elle rejoint le canal de fonction.

Ainsi tous les passages énergétiques sont reliés entre eux, formant un réseau qui comprend les deux canaux, les six routes spéciales et les vingt-quatre routes normales correspondant aux organes situés de part et d’autre. Ce sont en quelque sorte les autoroutes, les routes et les chemins empruntés par l’énergie dans le corps humain.

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Jeu divinatoire : L’oracle du TAO

 

 

oracle-de-taoL’oracle de TAO est l’un des tarots divinatoires les plus puissants, il prend sa source dans l’art divinatoire chinois le Yi-king. 

Dans la philosophie chinoise le tao qui signifie la voie, le chemin, il est: « la force fondamentale qui coule en toutes choses dans l’univers, vivantes ou inertes ».

L’oracle de TAO a été crée par Ma Deve Padma une célèbre peintre également auteur de l’oracle ZEN.  Pour créer ce jeu de 64 cartes, elle s’est inspirée de l’art divinatoire ancestral: le Yi-King.

Après un long cheminement spirituel, elle nous propose une forme de Yi-King simplifié mais tout aussi précise et qui nous ouvre les portes de notre monde intérieur.Nous retrouvons dans l’oracle de TAO la figure primordiale du Yi-King: le yin et le yan, symbole de l’ordre et de l’harmonie, les hexagrammes et les 4 éléments de notre monde: l’eau,le feu,l’air, la terre.

Lors d’une consultation voyance avec l’oracle de TAO comme support, votre voyant vous demandera de poser une question. Celle-ci ne devra pas être fermée, la réponse ne devra pas être un simple oui ou un simple non comme: « vais-je rencontrer l’amour? ». Pour que l’oracle vous aide dans votre quête, il sera préférable de demander: « comment vais-je rencontrer l’amour? Ou bien: où vais-je rencontrer l’amour? ».

Le tirage se fait en quatre étapes, ce que l’on cherche, les moyens dont nous disposons pour nous réaliser, les obstacles que nous pouvons rencontrer et notre engagement, ce que nous devons changer.

Bien que très précises, les réponses sont aussi un moyen de mieux se comprendre, d’apprendre à se connaître.

 

Partons à la découverte du Yi King cet art divinatoire plusieurs fois millénaires.

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Le Yi King est avant tout un manuel ancestral de pensée chinoise. On pourrait d’ailleurs traduire sont titre par livre des changements.

Le Yiking est un art divinatoire basé sur 64 figures différentes ou interviennent le Yin et Yang. On dit même que Confucius aurait participé à l’élaboration d’une de ces figures.

Le Yi King appelé aussi Yi Jing, permet de répondre clairement et précisément à toutes vos questions. Il est une aide fiable dans toutes vos prises de décision sur des situations de votre vie personnelle ou professionnelle.

Ces tirages peuvent être très complémentaires avec la consultation d’une voyante.

 

SOURCE  http://www.unjourmeilleur.com/un-tarot-divinatoire-inspire-dun-art-divinatoire-loracle-de-tao/

Le jour est l’autre côté de la nuit

images (10)Dans le mode de vie orientale, les contraires sont donc indissociables. Ce qui importe est leur équilibre. Notre culture enjoint plutôt les individus à privilégier le «positif » et à supprimer le «négatif», à privilégier le «bonheur» et à supprimer la souffrance. tentative sans doute bien vaine, vu qu’ils fonctionnent ensemble. Essayer de vivre dans l’équilibre et dans la prise de conscience du jeu de ces deux forces semble plus lucide, eu égard à l’observation des phénomènes de la nature et de notre vie. Vie et mort sont reliés et vont ensemble, ainsi que gain et perte. Le jour est l’autre côté de la nuit…

Notre vie gagnerait peut-être à se défaire des idées simplistes d’une sagesse monolithique se résumant à vivre dans un pôle en supprimant l’autre. Le «sage» sait cela. En outre, l’unité sousjacente de tous les opposés montre la relativité des conventions morales. Celles- ci sont évidemment utiles dans la vie en collectivité mais il est nécessaire de savoir où les placer dans nos vies personnelles. Autrement dit, dans nos vies, ce n’est peut-être pas la recherche du «positif» qui devrait prendre toute la place et cela parfois jusqu’à la rigidité, mais la prise de conscience du fait que les opposés fonctionnent ensemble dans diverses combinaisons. Ils jouent ensemble, mais ils jouent dans l’unité : yin et yang fonctionnent ensemble dans tous les mouvements du Tao.

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Le livre des mutations

Le ballet incessant du couple yin-yang est au coeur de l’un des plus importants et anciens livres de la culture chinoise, le Yi-King, commenté par Confucius et qui inspira Lao-tseu.
Le Yi-King ou «Livre des mutations», ou «Livre des changements», s’est développé au cours de milliers d’années dans la pensée chinoise. Il est constitué à l’origine de 64 figures, ou hexagrammes, composés de traits continus [yang] ou discontinus [yin] qui sont à l’origine de multiples combinaisons. A chacun de ces hexagrammes, un nom est attribué ainsi que deux textes et une image. Le Yi King est considéré comme un livre de divination mais il s’agit, avant tout, de représenter la situation personnelle du consultant par le biais de l’hexagramme. Celui-ci montre la structure cosmique présente de sa situation. une lecture et une interprétation fines de l’hexagramme aide donc la personne à prendre une décision qui soit adaptée au présent. C’est le dynamisme de la vie, sans cesse en mouvement, qui forme l’essentiel de tous les commentaires ayant trait au Yi-King.

Aller avec le mouvement, et non contre…

L’action juste et adaptée est sans conteste la pierre d’achoppement de nombreuses personnes qui ont une aspiration liée à la sagesse et à la spiritualité. Comment agir de façon adéquate ? Regardons les lois de la nature. N’oublions jamais que le Tao te King a été écrit en observant les changements de la nature. Le sage vit en harmonie avec la nature. «Tout change, tout est impermanence», dit le bouddhisme. «Tout change, mais on peut repérer des constantes dans ce changement», dit le taoïsme, comme par exemple la structure cyclique et le jeu polaire des opposés en chaque chose, abordé plus haut dans le texte. C’est la grande différence entre ces deux approches.

Et encore ? La nature ne se contraint pas. Elle est mouvement dans le ciel et le sous-sol, dans l’infime microbe et les grandes étoiles, dans les marées et la roche. La nature n’agit pas, elle est agie par un flux émanant du tao indicible. Agir en harmonie avec la nature, c’est donc aller avec le mouvement et non contre le mouvement. Rien n’est contraint dans la nature. Rien n’est forcé. tout est là, se produisant spontanément, telle la respiration. Etre en harmonie avec elle, c’est agir avec les qualités que sont la fluidité et la spontanéité. La spontanéité n’est cependant pas l’impulsivité, ni le «n’importe quoi», ceux-ci s’apparentant plutôt à des mouvements réactifs qui laissent insatisfaits.

Chanter, c’est jouir de l’existence

 

Le chant n’est pas une activité anodine. Il exprime notre personnalité profonde qui reste cachée lorsque l’on parle.. Il est aussi affaire de philosophie, de langue, de sensualité… Rencontre plein chant avec un philosophe fan de rock.

Chanter nous harmonise de la tête aux pieds et procure un sentiment de libération.

Le chant est d’abord intérieur, mais il s’adresse aussi à l’autre dans un rapport amoureux, érotisé.

Les techniques de rééducation aident à retrouver sa voix, donc sa voie.

Vous écrivez sur le chant un livre passionné et haletant qui traverse toute l’histoire de la musique. En quoi chanter intéresse-t-il le philosophe que vous êtes ?

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Il y a d’abord des raisons circonstancielles. Comme une bonne partie de mes contemporains, je suis fan de rock et j’avais envie de revenir à ce qui a bercé mon enfance et forgé mon adolescence. D’autre part, je suis romancier, et la question du rythme de l’écriture m’a fait m’interroger sur l’essence de la poésie : que signifie « faire sonner » une langue ? Et puis je vis avec une chanteuse lyrique. Le lyrisme constitue une passerelle brûlante entre littérature et philosophie. Ce n’est pas un hasard si Nietzsche a fait porter toute sa pensée par une écriture proche du chant. En tirant sur ce fil, vous retrouvez toute la philosophie.  

De quelle façon ?  

Le premier à m’en avoir fait prendre conscience, c’est Kierkegaard, mon auteur de prédilection. Sartre aussi bien que Heidegger s’en inspireront un siècle plus tard. Que dit le maître danois ? Que le « Don Juan » de Mozart peut servir de point d’entrée dans la philosophie de l’existence. Pourquoi ? Cet opéra raconte le premier stade de l’existence : le désir, la vie effrénée, l’éros immédiat dont le chant est le médium par excellence. Pour résumer : chanter et exister sont d’abord proches pour des raisons de plaisir. Aujourd’hui, les neurologues nous apprennent que, dans le cerveau, les réseaux activés quand nous chantons (distincts de ceux du langage parlé) sont directement liés au « circuit de la récompense » : le fait même de chanter nous fait jouir d’exister, sans attendre un quelconque résultat extérieur. 

Peut-on expliquer cette jubilation ? 

L’une des modalités vient du fait que, comparé à la parole, le chant nous oblige à ralentir notre débit verbal. Ce ralentissement plaît aux humains. Il met par ailleurs en œuvre un instrument interne – nos cordes vocales, notre appareil phonatoire – dont les résonances portent notre corps vers le bien-être. Comme on accorde un instrument, chanter nous harmonise, nous mobilise de la tête aux pieds, nous métamorphose. Cette autotransformation est fascinante. D’autre part, la voix est un puissant ­marqueur d’identité : il n’en existe pas deux pareilles. Le chant s’appuie là-dessus : il s’enracine dans notre personnalité profonde. Chanter permet au « je » de s’exprimer. Mais il ouvre aussi sur une dimension où l’individu rejoint le collectif : le chœur harmonique est la métaphore d’une société idéale où chaque voix singulière trouve sa place dans l’arrangement commun. Chaque individu produit un son propre. Il s’agit de le trouver, avant de partir à la rencontre du son des autres. 

Comment trouver mon « son propre » ? 

Notre voix ne nous est pas donnée, il faut la chercher. C’est un travail, une quête. Je ne parle pas de techniques de vocalise, mais d’une exploration de soi. La plupart du temps, nous ne parlons pas avec notre vraie voix, notre « voix première ». Pour permettre à celle-ci d’émer­ger, il faut chanter. Quand vous chantez de toute votre âme, quelque chose de vous s’exprime que l’on n’entend pas d’ordinaire, au point que vous-même pouvez avoir l’impressiond’entendre quelqu’un d’autre. Procéder à ce travail de découverte n’est pas évident, parce que chanter nous révèle, nous dénude. J’avoue que je suis admiratif et stupéfait devant les chanteurs qui osent se produire devant un public : cette impudeur les rend tellement vulnérables à qui sait observer. 

Et si je chante faux ? 

Rien n’est plus irritant à entendre. Plus troublant aussi : comme s’il y avait une faille, une fêlure dans l’âme. Il est évidemment possible d’apprendre à se corriger par des techniques de rééducation. Celles-ci ne visent pas à « normaliser », mais à aider chacun à trouver sa voix, et donc sa voie. 

On a longtemps chanté à tout propos : lever, coucher, labour, semailles, récolte, naissance, mariage, enterrement, etc. L’homme moderne ne se trouve-t-il pas en manque, contraint à l’écoute passive de chanteurs professionnels ? 

Cette histoire de « passé chantant » est un vieux fantasme où l’on retrouve Rousseau et sa modernité désenchantée : il y aurait eu une humanité innocente et chantante avant notre humanité malheureuse et non chantante. En réalité, c’est faux. Nous continuons à chanter, sous la douche ou en voiture, mais aussi en groupe : il n’y a jamais eu autant de chorales.  

Vous-même, chantez-vous ? 

Comme beaucoup, je voulais avoir, adolescent, un groupe de rock. C’est resté à l’état de fantasme. Je chante toujours, mais en solitaire désormais. Et j’écoute ma femme… 

Peut-on savoir ce que vous chantez et quel effet cela vous fait ? 

Je chante essentiellement du rock, d’où la nécessité de m’isoler. Surtout du rock arty ou « indépendant », aux textes puissants. Nick Cave a été mon dieu (il l’est toujours). Que je les entende ou les chante, ses morceaux me bouleversent et me transportent, avec un sentiment extrême de libération. C’est comme si j’avais un autre corps, à côté duquel mon corps ordinaire ne ferait que vivoter. Je ne connais pas d’autre action qui mette le corps intégral dans cet état.  

Faire l’amour peut-être ?

Certes ! 

Vous semblez très agacé par l’idée que le monde se serait « désenchanté » et qu’il faudrait donc le « réenchanter »… 

images (10)Exact. Si j’ai eu envie d’écrire « Chanter », c’est en particulier par désir d’en finir avec cette nostalgie un peu aigre, ce regard négatif et dédaigneux vis-à-vis de la modernité et du temps présent. La vision d’une innocence première supposée m’exaspère. Elle confond l’origine des civilisations avec notre origine personnelle – cette éternité « magique » où l’on nous chantait des berceuses – et cela véhicule des idéologies rétrogrades. Par « désenchantement du mon­de », le sociologue Max Weber, au début du xxe siècle, entendait le recul du religieux. Il est vrai que le chant était lié au religieux et que celui-ci occupait l’essentiel de la vie sociale. L’humanité moderne faisant reculer l’emprise du sacré, un monde de chants et de cantiques a commencé à se dissoudre. Mais le chant n’a pas disparu pour autant. Porté par un autre contexte social, culturel, politique, artistique, l’enchantement s’est libéré des pesanteurs institutionnelles et ecclésiastiques. Tant mieux ! 

Cette histoire d’« humanité chantante » et d’« humanité non chantante » semble être un mythe répandu… 

Lévi-Strauss a montré que la plupart des cultures humaines nourrissent un mythe d’origine fondé sur le chant. C’est par un chant, qui guérit ou qui tue, céleste ou maléfique, porté par des oiseaux ou des sirènes, que le monde est censé être passé de l’inhumanité à l’humanité. Ce mythe est aussi important que celui du vol du feu, de la découverte du métal ou de l’agriculture.

 

N’y a-t-il pas des langues plus chantantes que d’autres ? Le « bon français » sonne monocorde, sans accents toniques, avec ses voyelles endiguées dans les consonnes…  

Cette question a passionné les XVIIe et XVIIIe siècles, débouchant par exemple sur la querelle des Bouffons où les défenseurs de la « musique française », regroupés derrière Rameau, s’affrontèrent aux partisans d’une ouverture vers d’autres horizons musicaux, notamment italiens, réunis autour de Rousseau. Ce dernier y consacra son fameux « Essai sur l’origine des langues ». Selon lui, en gros, les langues méridionales sont chantantes, liées aux émotions et à la sensualité, alors que les langues nordiques ne le sont pas, liées aux besoins et à la rationalité – point de vue discutable, évidemment, quand on songe qu’au même moment, Mozart révolutionnait le monde de l’opéra en imposant des livrets en allemand. Mais voilà, pour certains contemporains de Rousseau, l’allemand grogne, alors que l’italien déborde de sensualité. On trouve des textes hilarants à ce sujet. En réalité, toutes les langues peuvent se chanter, même si elles s’adaptent plus ou moins bien à tel ou tel type de chant. 

L’anglais semble le mieux adapté aux musiques d’aujourd’hui. 

Son avantage est peut-être de procéder par mots très courts, qui facilitent des chants hachés, violents, rapides, comme ceux du rock, où le sens des mots importe moins que la mélodie, ou même l’énergie, avec ses aspérités et sa rage, sa gouaille – je pense à l’accent vulgaire, cockney, de John Lennon. 

Vous avez des mots très durs contre la chanson française… 

A de rares exceptions près (Brassens, Brel…), je trouve qu’en France – où c’est « le sens » qui prime – trop de chanteurs se prennent pour des poètes… et ne le sont pas. Avec toujours cette fichue nostalgie, leurs chansons me donnent l’impression d’un frigo où l’on chercherait à conserver la « belle langue française d’antan ».  

Et que pensez-vous des nouvelles formes comme le rap ou le slam ? Le chanteur Brian Eno prétend que le meilleur rap est chanté en français. 

La prosodie hachée liée au français se prête à merveille au rap. Mais toute langue évolue et le chant accompagne cette évolution. Les nouvelles musiques peuvent froisser certaines oreilles, ou lasser. Mais l’histoire de la musique est celle d’une intégration progressive du « diable », c’est-à-dire de la dissonance. Prenez le jazz : il aurait sonné faux aux oreilles de nos ancêtres, perturbant leur image de l’harmonie. 

Votre livre est construit sur des chapitres ultracourts, ressemblant parfois à des sketchs dont beaucoup parlent de séduction et d’amour. Mais vous dites aussi que le chant est d’abord solitaire… 

Oui, parce qu’il se suffit à lui-même. Mais Roland Barthes disait que tout rapport à la voix est un rapport amoureux. Cela venait de Lacan qui faisait de « l’objet voix » l’objet érotique par excellence – d’attraction ou de répulsion. Exaltant la voix, le chant démultiplie son caractère sexué. Non sans paradoxe : pensez aux castrats dont le corps châtré a abouti à un résultat hyperérotisé. A la grande époque du baroque, leur voix faisait tomber leurs fans dans les pommes, provoquant des émeutes que même les Rolling Stones n’ont pas connues ! Le chant est ce qui nous paraît le plus ancré dans la nature, en particulier la nature sexuelle de l’individu ; et pourtant, aucune propriété humaine n’a été plus retravaillée, reconquise, façonnée par l’art. Cet inextricable mariage de nature et de culture me fascine. 

interview par Patrice Van Eersel pour clé

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