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Le Yi King comment ça marche

 

Conflit familial, changement de job… Vous hésitez sur la conduite à tenir ? Consultez le Yi King, un livre chinois ancestral. Ses oracles sont réputés favoriser la prise de décision et la connaissance de soi. On l’utilise même en thérapie.

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Le Yi King, le plus ancien livre chinois (vieux de 3 500 ans)est un oracle, mais il ne sert pas à prédire l’avenir : il donne des indications sur le présent et aide à la prise de décision. Sans être une méthode thérapeutique, on peut donc s’en servir comme un outil de connaissance de soi. D’ailleurs, certains thérapeutes commencent à l’utiliser, en séances, comme outil d’appoint.

A la base du Yi King, un grand principe chinois. Selon la philosophie taoïste, l’univers est régi par deux forces fondamentales opposées et complémentaires : le féminin (yin) et le masculin (yang). Un hexagramme représente ainsi les forces yin et yang d’un moment particulier de notre vie : « Ce sont des “lignes de force”, des lignes d’énergie, explique Pierre Faure. Certaines proposent des choix positifs ; d’autres mènent à des impasses. Faire un tirage du Yi King, c’est comme prendre une photo des principes énergétiques de la situation où l’on se trouve. »

Poser la bonne question

Avant de tirer le Yi King, il faut poser une question dont la formulation est essentielle. « Je demande toujours à la personne de m’expliquer son problème en donnant le plus de détails possible, explique Pierre Faure. Cela permet de connaître tous les paramètres de la situation pour construire une question cohérente. Il m’est arrivé parfois de passer les trois quarts d’une séance à déterminer la phrase la plus adéquate ! »

A exclure, toutes les demandes divinatoires du style : mon mari va-t-il revenir ? Vais-je réussir cet examen, obtenir ce contrat ? etc. Il faut être acteur de son questionnement : quelle attitude dois-je avoir envers mon mari, pour réussir cet examen, obtenir ce contrat ?

Lorsque l’hexagramme apparaît, le consultant se réfère à sa signification : « Je fais des rapprochements entre le texte chinois et la problématique de la personne, explique Pierre Faure. Ensuite, nous engageons un dialogue autour des symboles qui lui parlent. » Car le Yi King en contient une multitude : couleurs, animaux, personnages, etc. Un même hexagramme a donc plusieurs interprétations possibles.
Exemple, Tsing (le puits) : « On peut changer la ville, mais on ne peut pas changer le puits. » Pour l’un, cela signifiera qu’il doit puiser ses ressources en lui ; pour l’autre, qu’il doit entreprendre un travail sur sa relation corps-esprit, à l’image du puits qui relie le ciel et la terre.

Un langage symbolique

Pour un Occidental non initié, le langage semble obscur. Pourtant, un peu d’entraînement et une ouverture d’esprit sur d’autres systèmes de pensée suffisent. 

=> Exemples :

  • Liu (la marche)

Le jugement dit : « Marcher sur la queue du tigre. Il ne mord pas. Succès. » Le tigre est le symbole d’une grande force yang qui peut rapidement déborder la capacité humaine. Réveiller par inadvertance un tel potentiel d’énergie peut se révéler périlleux. Il est cependant possible d’intégrer cette force et de la développer de façon positive, à condition de l’approcher avec souplesse et vigilance.

  • Yu (l’enthousiasme)

Le jugement dit : « S’enthousiasmer. Il est profitable d’instituer des vassaux et de faire marcher les armées. » Un moment d’enthousiasme ne mène à rien si l’énergie éveillée n’est pas tout de suite investie dans les projets concrets. En établissant des priorités et en se disciplinant, on canalise sa ferveur au lieu d’en être le jouet.

Un nouvel outil thérapeutique ?

Le Yi King en thérapie, une nouveauté ? Pas vraiment. Dès le début des années 20, Jung avait commencé à l’expérimenter avec ses patients. Puis, après avoir rencontré Richard Wilhelm, l’auteur de la plus connue des traductions, il en a fait régulièrement usage, y compris pour lui-même. A la fin de sa vie, il le consultait tous les jours. Il avait même défini le Yi King comme « un rêve expérimental » que l’on peut déchiffrer au même titre que nos songes nocturnes.

En interrogeant le Yi King, disait-il, on est obligé de constater qu’il existe un parallélisme étonnant entre l’événement intérieur, psychique (le problème et la question) et l’événement extérieur, physique (la réponse de l’oracle). Jung n’explique pas comment peuvent survenir ces coïncidences répétitives. Pour lui, ce sont des « synchronicités », et il ne fait que les constater : « Dans son foisonnement irrationnel, la vie m’a enseigné à ne rien rejeter, même ce qui va à l’encontre de toutes nos théories. »

 

YI KING

 

YI KING

Un compagnon de route

  • Le Yi King peut être utilisé chez soi. Beaucoup avouent qu’ils le consultent régulièrement, voire quotidiennement, comme un véritable « compagnon ». Il n’y a aucune contre-indication.
  • Cependant, en tant qu’outil de développement personnel, il pose deux problèmes :
  • une interprétation du texte délicate, car nous refusons souvent de voir nos propres zones d’ombre, « ce côté inférieur de notre personnalité, fait en grande partie de complexes refoulés », disait Jung. En clair, même avec le Yi King, il est difficile de reconnaître ses défauts !
  • le bon choix de la traduction. La plus connue, celle rédigée au début du siècle par Richard Wilhelm, pasteur allemand, est obsolète, affirment les spécialistes modernes. Car elle comporte beaucoup d’erreurs et ses commentaires sont imprégnés de la pensée moralisante de l’époque. Pour aborder ce livre chinois, il est donc préférable de travailler avec plusieurs traductions. La plus recommandée néammoins : “Le Yi King, mot à mot”.

A LIRE

  • “Le Yi King mot à mot” Traduction collective du Centre Djohi. Une référence (Albin Michel, “Question de”, 1994).
  • “Yi King : le livre des transformations” de R. Wilhelm. Traduction la plus connue. Les commentaires sont toutefois dépassés (Librairie de Médicis, 1994).
  • “Le Yi King : le livre des changements” de Paul-Louis Philastre. Traduction historique, mais utilisable (Zulma, 1998).
  • “Les Mutations du Yi King” Collectif. Un aperçu historique, psychologique, scientifique… Indispensable pour tout savoir sur ce livre chinois (Albin Michel, “Question de”, 1994).

Nous sommes tous des guérisseurs

Bernard Blancan : “”

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On le connaît acteur. Il s’est découvert sourcier et guérisseur. Réfutant tout don ou pouvoir magique, il assure que c’est à la portée de chacun de nous. Rencontre avec un esprit cartésien ouvert à l’inconnu.

[EXTRAIT] Quand, ayant épuisé tous ses arguments théoriques pour vous convaincre, Bernard Blancan approche sa main à six ou sept centimètres de votre épaule, vous vous figez. Il ne vous touche pas, il ne vous effleure pas, mais cette main, vous la « sentez ». C’est d’abord un fourmillement, puis une chaleur. Un poids. Il recule : « Ce que vous avez ressenti, je l’ai ressenti aussi. Le même fourmillement, la même chaleur. J’ai eu, comme vous, la sensation d’être en toucher, alors que nous ne l’étions pas. »

« Comment faites-vous ? » C’est la question qu’il attend. Celle qui le taraude depuis ce jour de 2006 où il s’est essayé sourcier, puis guérisseur. Rien ne l’y prédisposait sinon, admet-il, un vague intérêt pour « le domaine de l’étrange ». Comme beaucoup de monde, sans plus. Il était bien assez occupé par sa carrière de comédien – c’est l’année où il recevait le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes, conjointement avec ses compères du film « Indigènes », Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajila. L’année, aussi, où il faisait la connaissance de son père biologique. « Il venait de se découvrir sourcier. A notre deuxième rencontre, nous étions à Pau, il m’a mis ses baguettes entre les mains. Nous avons marché, elles se sont mises à bouger. De retour à Paris, j’ai essayé tout seul. Ça a encore fonctionné. » …

Parlons-en sur  » La Vie Devant Soi « 

LA TECHNIQUE DU TAO

– Texte 18 -

LA TECHNIQUE DU TAO  dans Le Livre des Principes jo_cdg2-229x300Depuis des millénaires, la Tradition du Tao conserve ce qu’il a été convenu d’appeler le « Dit des Anciens ».
Il s’agit d’une très ancienne cosmologie, ou, plus exactement, de son résumé. C’est, si l’on veut, la théorie sur laquelle s’appuient les plus extraordinaires (certains diront : les plus extravagantes) ambitions des hommes du Tao.

Nous ne savons pas exactement qui étaient les Anciens que d’autres appellent « les Géants ». Nous sommes simplement sûrs du fait qu’ils n’appartenaient pas à notre espèce humaine. D’où venaient-ils ? La tradition suggère que leur lieu d’origine était, non pas une autre planète mais un autre univers, obéissant à des lois différentes, sur certains points, de celles que nous connaissons.

Ce que vous allez lire ne s’écarte guère de ce qu’affirment d’autres traditions. L’originalité du « Dit des Anciens » tient à un seul détail : son rédacteur a essayé, dans la mesure de ses moyens, de lui conserver une signification, un caractère, en quelque sorte laïque. Aucun dieu, aucun héros divinisé n’apparaissent dans cet exposé. Aucune poésie non plus. Enfin, direz-vous sans doute, aucune clarté. Visiblement, le ou les rédacteurs de ce texte n’a, ou n’ont qu’imparfaitement compris ce qui fut relaté devant lui ou devant eux. Ce n’était pas, ce ne pouvait être, des scientifiques. Mais il y eut indéniablement bonne volonté d’hommes qui tentèrent de communiquer un message à des générations ultérieures qu’ils espéraient mieux préparées qu’eux-mêmes à le comprendre. De plus, ces anonymes s’attachèrent tout spécialement à tirer de l’enseignement reçu toutes les applications pratiques qui pouvaient en être tirées.

« L’Univers (disaient les Anciens) est une figue géométrique d’inimaginable complexité. En fait, on doit dire « les Univers » car celui que vous connaissez n’est que l’expression, sur quatre dimensions, d’une des faces multiples et entre-mêlées du Grand Tout ou Tao. Bien que la formule soit impropre, vous pouvez considérer votre Univers comme un Plan de ce Grand Tout.

« Chaque Plan, chaque Univers, est fait de « points » dont chacun représente un être. Il faut entendre par « être » non point seulement ce que l’on nomme les créatures et les objets inanimés, mais tout ce qui est. Un événement, réalisé par la conjonction de plusieurs « passés » qui fusionnent et culmine en un « présent » est un « être ». Chaque être est un « point ». On pourrait dire que tout point n’a aucune existence par lui-même car il est fait du croisement de lignes de force qui vont d’un Univers à l’autre. Chaque ligne n’apparaît qu’une fois dans chaque Univers. Par conséquent, chaque point est forcément unique dans chaque Univers. Toutefois, tout univers, bien que non-limité, n’est pas infini. Dans ces conditions, tous les croisements de lignes possibles ne peuvent se produire dans tous les univers. Par conséquent, chaque point, chaque être, aura son homologue dans un nombre incalculable d’univers mais non dans tous. Il est évident qu’en dépit de la similitude réelle, foncière, de ces « êtres- points », leurs apparences, leur comportement, subiront des influences modificatrices dues au milieu.
Prenons par exemple un point A de votre univers. Certaines des lignes qui le forment et qui formeront dans un autre univers un point A1, contribuent à former, dans cet univers-ci, d’autres points B, C et D. Dans le second univers, elles peuvent ne plus se rencontrer en B1, C1 et D1 – ces points n’existant pas dans ce deuxième univers. Elles peuvent, par contre contribuer à former des points X, Y, Z qui n’existaient pas dans le premier univers – le vôtre. Par suite de ce changement « d’apparentement » A1, quoique intrinsèquement semblable à A, présentera des différences d’apparence et de comportement. A pourra être un homme dans un monde humain et A1 une créature très différente dans un monde peuplé de ces créatures…

lire la suite ici…. 

La voie du Tao

La voie du Tao dans Le Livre des Principes zen9-300x225

L’adepte doit emprunter la voie du Tao progressivement, sans se tyranniser. Il existe certaines pratiques qui, lorsqu’elles sont quotidiennes, aident considérablement à progresser dans la voie positive du Tao.

1° Le première consiste, tout simplement, à consacrer dix minutes ou un quart d’heure chaque jour à l’observation de l’acte respiratoire. Il suffit, durant ces minutes, de s’asseoir commodément, le dos droit, les genoux plus bas que le bassin ; de fixer le regard devant soi, à un mètre cinquante environ, et de s’astreindre à observer:  » inspiration, expiration, inspiration, etc…  » sans se laisser distraire, en principe, par quoi que ce soit. Au début, l’adepte pourra conserver les yeux fermés. Si un bruit ou un spectacle quelconque le trouble dans son observation, il NOMME :  » entendre – voir… » et reprend l’observation sans attacher d’importance à l’incident.

2° La seconde pratique consiste à consacrer 10 minutes/un quart d’heure à l’observation d’un geste simple. N’importe quel geste peut servir à cet usage mais il doit être décomposé en chacun de ses éléments. La marche, par exemple. Elle doit être très lente et décomposée ainsi : l’adepte NOMME : intention de marcher (il s’apprête à lever un pied). Lever (le pied en question). Projeter (le pied). Poser (le pied). Puis : intention de marcher (c’est à dire de lever l’autre pied = il s’apprête). Lever (l’autre pied). Projeter, etc… Nommer également les bruits ou spectacles perturbateurs (entendre – voir) et reprendre l’observation sans s’émouvoir pour autant.

3° La troisième pratique est dite :  » Vie et mort des bâtonnets d’encens  ». Laissant de côte tout exotisme onéreux et sens intérêt pratique, nous conseillons à l’adepte occidental d’utiliser tout bonnement des allumettes de la Régie. S’asseoir confortablement, le dos droit et les genoux plus bas que le bassin. (Très important). Avoir devant soi une bougie allumée et à sa droite (à gauche pour les gauchers) une boîte d’allumettes ouverte. Prendre une allumette et l’enflammer à la bougie en fixant sa pensée sur un objet donné (le Tout Effeil, par exemple). Penser à la Tour Effeil tant que l’allumette brûlera. Lorsque l’allumette s’éteint, en enflammer une autre aussitôt en portant sa pensée vers un sujet très différent : disons, vers la faim dans le monde. Laisser l’allumette se consumer en maintenant la pensée fixée sur la faim dans le monde. L’allumette éteinte, en enflammer aussitôt une autre en changeant encore une fois l’objet sur lequel va être fixée la pensée tant que durera la combustion de la troisième allumette. Agir ainsi avec dix allumettes. Il est bien entendu que le sujet auquel on pense doit être trouvé au moment même où l’allumette précédente s’éteint.

Variantes :

a) décider à l’avance quels seront les sujets évoqués. Les noter sur un papier et évoquer chaque sujet à son tour.
b) Agir comme en a), puis recommencer en suivant un ordre d’évocation différent. La pratique de cet exercice favorise ta maîtrise de la pensée.

Nota : il est bien entendu que dans les exercices 1 et 2, il convient comme dans le tao proprement dit, de NOMMER par la seule pensée.

Extrait de la méditation Tchan …

L’Enseignement du Tao

Le but essentiel de l’Enseignement étant de donner à l’être humain les moyens de conquérir sa Liberté, nous allons aujourd’hui préciser ce que, dans la phraséologie du Tao, ce vocable signifie.

L'Enseignement du Tao dans Le Livre des Principes zen6-300x225Qu’il soit bien entendu, tout d’abord que la liberté dont nous parlons ne dépend pas de causes politiques, sociales ou économiques. Ce n’est pas que nous négligions ces facteurs. Le totalitarisme politique, de quelque tendance qu’il soit, ne saurait être accepté par des hommes en marche vers l’Eveil et il est certain qu’un milieu social ou économique défavorable entraîne à la longue, l’abrutissement. Cependant, il faut bien noter que certaines natures- assez rares- trouvent au sein d’une existence particulièrement difficile les ressources nécessaires à la conquête de la véritable Liberté. D’autres, au contraire, plus nombreuses, reçoivent comme une charge les facilités d’une vie économique et sociale favorable. Epictète, esclave, était un homme libre. César, Imperator, était en fait, un esclave. Même si- et ce n’est pas le cas !- il avait réussi à maîtriser les passions qui le gouvernaient, il serait demeuré un homme  » conditionné, soumis à toutes sortes d’influences extérieures. Pour les initiés du Tao, César et après lui, les « grands hommes » de l’Histoire, font plus encore que l’homme commun, figures d’individus irresponsables.

Dans quelle mesure, l’être humain est-il responsable de ses actes et même de ses pensées ? Au cours des siècles passés, en Occident, une controverse interminable opposa les tenants du libre arbitre et ceux de l’irresponsabilité de l’homme, jouet du Destin. De nos jours, ce différent s’est notablement apaisé. Un modus vivendi est apparu, chacune des parties ayant fait des concessions. Si l’on examine le problème de près, on peut même dire qu’aujourd’hui tout le monde est à peu près d’accord, mis à part quelques extrémistes. Extrémistes  » de gauche « , behaviouristes pour lesquels l’homme n’est rien d’autre qu’une machine cybernétique de haute précision- et pavloviens plus royalistes que le  » roi  » PAvlov. Extrémistes  » de droite  » : certaines sectes excentriques pour lesquelles la responsabilité de l’homme est totale, absolue. Mais la majorité des grandes écoles de pensée actuelle a, en fait, adopté un point de vue qui est le nôtre depuis bien des siècles : la responsabilité humaine existe, mais dans la pratique, elle est très, très limitée. Des objections pourront être faites à notre affirmation. Aux yeux de l’Eglise Catholique, dira-t-on, la responsabilité de l’homme ne se discute pas. Pourvu par Dieu d’un libre arbitre, il est responsable devant son créateur. Nous pourrions ergoter et faire remarquer que l’Homme, au sens propre du terme, tel qu’il fut d’après la Bible, créé par Dieu, n’a que peu de point communs avec l’homme actuel. Nous n’en ferons rien et noterons simplement que l’Eglise pose de telles conditions à la réalisation du péché mortel (volonté délibérée, connaissance, etc.) qu’il est bien difficile à l’être humain de commettre un tel crime. D’autre part, dans le camp opposé, le marxisme, nous dira-t-on, e manque jamais, avec les néo-lamarckiens, d’ériger en axiome le fait que :  » l’homme est le produit de son milieu « …mais il est bien obligé d’admettre, du moins implicitement, qu’il peut y avoir des exceptions à la règle : Lénine appartenait à un milieu bourgeois.

Notre position exacte est celle-ci : dans la vie courante, l’être humain est pratiquement irresponsable tant qu’il n’est pas conscient, nettement de la triomphante immixion du milieu dans son  » moi « . A nos yeux, il demeure un mineur tant qu’il n’a pas compris que son métabolisme, que son hérédité, l’éducation reçue et les multiples apports extérieurs de chaque jour, déterminent entièrement chacun de ses gestes et chacune de ses pensées. En bref, l’homme qui se croit déjà libre de ses actes est un simple robot télécommandé par des forces que nous appelons, par commodité, son Tao personnel- d’autres diraient : son destin…

Mais nous pensons- nou savons- que l’homme ne peut pas  » chevauher son destin », selon l’expression imagée de l’un des nôtres. Que faut-il faire pour obtenir ce résultat ? C’est simple, il s’agit de prendre conscience au maximum, de la sujétion dans laquelle nous nous trouvons. Lorsque nous accomplissons une action  » délibérée « , il nous faut voir jusqu’à quel point cette action vient de notre volonté propre : jamais, dans la pratique… Vous ne croyez pas ? Vous êtes dans le vrai en ne nous accordant pas une confiance aveugle. Vous ne devez accorder un crédit absolu qu’à votre expérience personnelle. Cette expérience, faites-la donc. Prenez par exemple, la profession que vous exercez actuellement. Il se peut qu’elle vous ait été imposée visiblement, par les circonstances. Mais il est aussi possible qu’elle soit le résultat d’une vocation… N’y a-t-il pas à ses origines, une influence étrangère ? Cherchez et surtout n’imaginez pas pouvoir découvrir aisément toutes les raisons, extérieures à vous-même qui vous ont poussé dans cette voie. Vous pouvez renouveler l’expérience avec n’importe laquelle des options que vous avez  » choisies  » : politique, religion, goûts les plus divers. Si vous poussez assez loin vos recherches, voua vous apercevez que votre personnalité entière a été crée par influences extérieures (ou héréditaires, ce qui revient au même). Ces influences vous ont modèle, en agissant soit par attraction ,soit par répulsion. Vérifiez : vous constaterez qu’elles ont exercé leur action, en ce qui vous concerne, dans tous les domaines, du plus important à vos yeux, au plus insignifiant. Actes, pensées, tout chez vous, comme chez tout homme, est conditionné par elles. Lorsqu’une idée quelconque vous traverse l’esprit, essayez d’en faire l’historique à l’envers et d’en retrouver la genèse. Agissez exactement à l’inverse des détectives de roman et , de la conclusion- votre idée actuelle- remontez aux prémisses. C’est un jeu de société amusant et combien instructif ! Vous verrez clairement que vous ne créez pas votre pensée mais qu’elle vous est imposée par des influences étrangères à votre  » moi « . En fait, tant qu’il n’a pas pris pleine conscience de la réalité de ces influences toutes puissantes, chaque être humain voit sa personnalité confondue avec elles. Cette constatation entraîne le double corollaire suivant :

1° Pour le moment, vous n’avez pas pleine conscience des influences diverses, qui sans arrêt, façonnent votre  » moi « . Mais vous allez conquérir cette conscience. Après cette acquisition, VOUS SEREZ RESPONSABLE DE VOS ACTES ET DE VOS PENSEES.

Ne l’oubliez pas !

2° Les humains qui vous entourent sont, eux aussi (et maintenant plus que vous) inconscients de leur sujétion. tenez-en compte.

Extrait de la méditation Tchan …

LIVRE 5 – Des Principes

LIVRE 5 - Des Principes dans Le Livre des Principes le-livre-des-principes7-254x300

LIVRE 5

Ici, tu entres dans les coulisses du grand jeu que ce livre t’a proposé. Les fondements des processus psychologiques, intellectuels, émotionnels, spirituels, sur lesquels repose le Jeu du Tao, sont aussi anciens que la sagesse humaine. Leurs formulations sont de notre temps. Elles intègrent le meilleur de ce que les sciences humaines et les techniques de développement personnel ont mis au point au XXè siècle.

POUR CEUX QUI VEULENT EN SAVOIR PLUS.

 

                                               

zen-300x225 dans Le Livre des Principes

Issu du Livre du JEU du TAO – Comment DEVENIR le Héros de Sa Propre Légende créé par Daniel Boublil et Patrice Levallois

Le Livre du Jeu du Tao a été conçu sur une idée originale de Marc de Smedt et réalisé sous la direction de Patrice Van Eersel, Patrice Levallois et Sylvain Michelet

 

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