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Rat des villes – Rat des champs

 : émergence d’une « noosphère »

 

images (3)On se demande jusqu’à quand notre écosystème pourra supporter les poids de nos déchets et des substances empoisonnées dont nous l’inondons. Mais, l’étonnante leçon de cet ouvrage remarquable, c’est que, dès que nous disparaissons d’un endroit, même après l’avoir pollué gravement, voire irradié comme à Tchernobyl, la nature reprend, plus ou moins vite, ses droits. Je ne fais pas partie de ceux qui disent, comme Yves Paccalet : “l’humanité disparaîtra, bon débarras“ (Titre d’un livre qu’il a publié aux éditions Arthaud), mais je continue à penser que seules les initiatives locales de plus en plus nombreuses et une gouvernance mondiale infléchiront le cours des choses, s’il est encore possible de le faire. Mais ce qui me frappe, c’est que tout avance si lentement, et ce malgré la prise de conscience grandissante du réchauffement global, de ses effets pervers et du rôle de la pollution générale dans tout cela. Crois-tu que nous gagnerons en sagesse ou la menace doit-elle se faire plus précise, plus insistante ?

Mon cher cousin des champs,

C’est drôle que tu me parles de tout ça, parce que j’y pensais justement hier, en regardant les très belles photos que tu m’avais envoyées d’Angkor, au Cambodge, où l’on voit les racines géantes des arbres, qui ont envahi la cité royale abandonnée, enserrer les blocs de pierre dans leurs tentacules fantastiques, avec une force telle qu’elles les broient. Contrairement à ce que nous aurions tendance à nous imaginer, la vie naturelle, le programme vie, actuellement connu sous le nom de code ADN, est une force colossale. Il y a là-dedans quelque chose d’effrayant… mais aussi, paradoxalement, de rassurant. Que le végétal soit en quelque sorte plus fort que le minéral place la vie biologique à un niveau cosmique élevé ! Et ne sommes-nous pas parents plus proches du végétal que du minéral ? L’idée que nous sommes habités par une force pareille devrait nous donner du cœur au ventre pour la suite du Grand Jeu ! Quant au fait que nos villes (très minérales) seraient rapidement recouvertes d’arbres si nous disparaissions, cela me va plutôt… Plus je vieillis, plus je me sens locataire d’où je vis. L’idée qu’en achetant une terre, un nid, une maison nous en soyons « propriétaire » (plus ou moins pour l’éternité, dans notre subconscient) n’est-elle pas dérisoire ? (je te dis ceci au moment même où, enfin, mon cher cousin, je me suis acheté une barraque !)

Mais venons-en plutôt à ta grave interrogation. Je t’ai déjà parlé, je crois, que l’impression très forte que m’avait fait la lecture du géologue russe Vladimir Vernadsky. Né en 1863 et mort en 1945, ce visionnaire, qui échappa (je me demande comment) aux griffes staliniennes, mériterait d’être mieux connu. Mesurant inlassablement les masses vivantes (par exemple le poids d’un troupeau d’antilopes, ou d’un nuage de criquets rouges au-dessus du Sahel, ou de toutes les fourmis de la terre, ou de toutes les bactéries) et calculant les effets considérables de la vie sur la surface terrestre, qu’elle malaxe continuellement, il était parvenu à la vision de ce qu’il a baptisé « Noosphère ».

C’est une formidable saga cosmique, que je ne peux me priver du plaisir de te camper une nouvelle fois (ça se clarifie chaque fois un peu plus dans ma caboche..).

Imagine donc ça ! Sur une acide et brûlante lithosphère (une boule de pierre) appelée Terre, est venue se greffer, il y a 3,8 milliards d’années, une biosphère, alias la “vie”, alias l’ADN, force colossale et somme toute mystérieuse, capable de littéralement modeler l’écorce terrestre et l’atmosphère à sa guise. De cette sphère de vie a fini par émerger, il y a quelques millions d’années à peine, une couche particulière, la ratitude humaine, elle-même productrice d’une technosphère (ensemble de toutes les techniques, depuis la hache de pierre jusqu’aux réacteurs nucléaires). Or, à partir de l’invention de l’élevage, puis de l’agriculture, cette technosphère s’est mise à agresser la biosphère, qui était pourtant sa matrice, son nid, son placenta. D’abord à l’agresser si peu que ça ne s’est pas senti pendant plusieurs milliers d’années. Puis plus nettement, quand l’agriculture s’est intensifiée – le Croissant Fertile et l’Afrique du Nord forestière sont, par exemple, devenus des déserts -, avant de s’affirmer franchement biophobe, il y a deux-cent-cinquante ans, avec la Révolution industrielle. Enfin, l’aggression de la technosphère contre la biosphère est devenue si rapide que, depuis cinquante ans, les graphiques sont devenus affolants, avec leurs courbes en asymptote vers l’infini à partir d’une date de plus en plus rapprochée.

Une seule solution, explique le matérialiste Vernadsky (qui rejoint d’une certaine façon la vision mystique d’un Pierre Teilhard de Chardin) : l’émergence d’une “ noosphère”, ou “sphère de conscience”, qui sache enfin rendre la technosphère (l’ensemble de nos techniques et de nos comportements) biophile et non plus biophobe. Voilà désormais la question n°1 : comment œuvrer à l’émergence d’une logique si radicalement neuve qu’aucun rat humain ne l’a jamais imaginée jusqu’ici, ni a fortiori mise en application ?

Concilier la formidable démesure d’une pareille ambition et la nécessaire humilité d’une redécouverte de la nature originelle, voilà typiquement une question spirituelle, mais aussi matérielle, technologique, économique, financière, politique…. globale !

1657875-2252269La logique du vivant, qu’il faut urgemment intégrer à nos activités, est fondée sur un ensemble très dense de symbioses et d’échanges, d’interactivité coopérante et mutualiste, et cela entre en contradiction avec les principes supposés “pragmatiques” du monde des rats humains, notamment sur la scène économique et dans les entreprises, où la “dure logique des choses” nous est trop souvent présentée comme celle de la guerre. Il n’en est rien – du moins devons-nous le comprendre si nous avons envie que le Grand Jeu se poursuive. La vie ne fonctionne pas avec des forts qui écrasent des faibles et monopolisent toutes les richesses. Ou plutôt : quand la nature fonctionne ainsi, c’est qu’elle est très malade – congestion et anémie, dérégulation immunitaire et cancer. Les réalistes ne sont pas ceux qu’on croit. Il s’agit de créer un modèle qui n’a jamais existé dans l’univers connu et ce modèle, que nul individu ne peut inventer seul, émanera forcément de l’intelligence collective d’humains fonctionnant de façon nouvelle.

Ici, de deux choses l’une :

- soit l’actuel boom du business écolo signale le début d’une Renaissance, et nous allons voir la planète peu à peu changer d’allure grâce à de nouvelles technologies biophiles ;

- soit tout ceci est une illusion de plus et les problèmes majeurs (biodiversité en chute libre, pollution de l’eau et de l’air, effet de serre…) continueront de se dégrader. On aboutit alors à ton amère constatation : nous, individus, évoluons bien trop lentement pour être au rendez-vous des échéances écologiques planétaires. C’est vrai, comment le nier ? Nous faisons réparer la fuite du robinet, mais nous roulons en voiture. Nous achetons des légumes bio, mais nous partons en vacances en avion, faisant exploser notre empreinte écologique. Nous recyclons sagement nos déchets, mais nous mangeons de la viande. Nous changeons. Nous ne changeons pas. À quoi bon ? Nos efforts paraissent si dérisoires… Je comprends, je change, je ne change pas, je culpabilise… Et pendant ce temps la situation biosphérique continue de se détériorer à toute vitesse.

So what ?

Bien malin qui affirmerait savoir ce que va devenir l’aventure terrestre. Je voudrais juste te souffler une hypothèse que j’ai plusieurs fois entendue, dans la bouche d’explorateurs de la ratitude humaine…

Quand un rat humain n’écoute pas ce que lui disent ses symptômes et son corps, il tombe malade. Si la maladie est grave, souvent, c’est pour lui l’occasion d’un réveil. Tu vois alors des rats te dire qu’ils remercient leur maladie, parce qu’elle leur a ouvert les yeux ! Quand c’est une maladie très très grave et que les gens se trouvent à deux doigts de mourir, il se peut bien sûr qu’ils y restent et disparaissent sans avoir rien compris – dommage ! Mais il arrive aussi qu’ils connaissent une véritable métamorphose – avant de disparaître… ou de poursuivre autrement. Il y a un “avant” et un “après” leur maladie. Jamais ils ne seront plus les mêmes. Ça rejoint les fameuses Expériences de Mort Imminente, ou NDE, dont les rescapés racontent qu’ils ont contemplé leur vie en entier, en un flash, et qu’ils se sont enfin rendu compte combien ils avaient jusque-là stupidement perdu leur temps. Depuis qu’ils en sont revenus, leur échelle de valeurs a changé. Ils prêtent beaucoup moins attention aux apparences, aux objets, aux statuts sociaux, au fric, à la « réussite »… Ils deviennent plus sages, attentifs aux autres dans les détails de chaque instant. Etc.

Eh ben mon vieux, voilà ce que pensent les explorateurs dont je te parlais : il se pourrait que l’humaine ratitude toute entière, qui est si malade globalement, en soit arrivée au point où une énorme « Expérience de Mort Imminente collective » est devenue notre dernière chance d’éveil. Tu me diras que le fait de voir des humains mourir ou “presque mourir” (near death) en masse n’est pas un fait nouveau, surtout depuis que nous avons inventé les « civilisations », il y a six ou sept mille ans, pourvoyeuses de stocks, donc de surpopulation, donc de famines. Aujourd’hui même, nous le savons bien, des centaines de millions de nos frères et sœurs survivent de misère, à deux doigts de la disparition. D’une certaine façon, une troisième Guerre Mondiale rampante n’a pas cessé depuis des décennies, et nos parents et grands-parents, qui ont connu les deux premières,ont bien cru eux-mêmes que c’en était fini. Jamais pourtant, me semble-t-il, les conditions mêmes de la survie biologique sur terre n’ont été touchées – du moins pas depuis la dernière grande extinction, il y a plusieurs dizaines de millions d’années.

Dans ces conditions-là, aucune annale historique, ni préhistorique, ne peut nous fournir de mémoire : quelque chose de jamais vu, de jamais entendu, de jamais reniflé, de jamais senti ni touché va peut-être nous arriver.

Quoi ?

Tu sais bien : le mot Apocalypse signifie à la fois catastrophe et révélation, n’est-ce pas ?

Bon, c’est pas tout, ça ! Ma rate va rentrer du boulot et c’est moi qui préparer à dîner. Alors je t’embrasse et je te souhaite, à toi aussi, de te reposer bien tranquillement cet été !

 Patrice van Eersel / Marc de Smedt

Communiquer avec la nature

 

Développant sans cesse la communication virtuelle, nous nous sommes coupés de l’expérience sensorielle de la nature. Celle-ci a pourtant tellement à nous apprendre.

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Instinctivement, l’être humain accorde à la nature une place privilégiée. On a retrouvé des jouets en forme d’animaux datant de l’Antiquité. Nos enfants grandissent l’imaginaire peuplé de héros animaliers : le pingouin d’Happy Feet en quête de destinée, Nemo le poisson-clown, Kung-Fu Panda, sans parler des indémodables Rox et Rouky, Bambi, Flipper et autres Willy, Lassie… Une nature virtuelle mais omniprésente. Quant à la nature réelle, nombre de parents ont pu constater combien leur progéniture semble s’épanouir au contact du monde végétal et animal. Il ne s’agit pas seulement de salutaires bols d’air. Il y a comme un échange à un niveau subtil, une atmosphère de retrouvailles entre deux amis trop longtemps séparés.

Et en effet, nous sommes pour beaucoup complètement séparés de la nature. Nous tentons de nous en rapprocher en fréquentant les rayons bio des supermarchés. Le week-end, nous rejoignons parfois un coin de campagne – « en voiture le plus souvent », souligne non sans ironie le biologiste Rupert Sheldrake. Pour lui, la séparation remonte à Descartes, pour qui l’esprit était l’apanage de l’homme, de Dieu et des anges, tandis que la nature, les animaux, le corps humain, étaient ravalés au rang de matière sans âme. Aujourd’hui, ce n’est plus notre nature divine qui justifie notre complexe de supériorité sur le reste du monde vivant, et notre utilisation abusive des ressources de la terre : c’est la science. Ou du moins une vision matérialiste qui nous parle d’un monde objectif que des chercheurs tout-puissants, surhommes au- dessus des passions humaines, observent au microscope et autopsient au scalpel. Et pourtant, voilà que la science elle-même est en train de démolir cette conception : nous ne saurions nous abstraire de ce que nous observons. Tant de témoignages et de découvertes nous incitent aujourd’hui à repenser notre rapport au vivant, à nous inclure de nouveau dans ce vaste règne. Nous avons beaucoup à partager avec les non-humains. « Le cerveau émotionnel des animaux est très proche du nôtre », nous apprend Temple Grandin. Cette autiste qui pense en images et non en langage a développé sa compréhension des animaux en se mettant physiquement et mentalement à leur place. Lorsqu’elle était adolescente, souffrant de terribles problèmes de communication, elle a été rejetée par les humains. Ce sont les chevaux, mais aussi les vaches, qui lui ont permis de dépasser ce handicap. Se rapprocher d’eux lui a permis de prendre contact avec sa nature humaine, puis avec les autres êtres humains. « Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien », disait Pierre Desproges. Pour Temple Grandin, ce fut le contraire. Toutefois, elle ne parle pas de communication, au contraire de Laila del Monte, communicatrice animale qui affirme qu’un véritable échange en images est possible entre l’être humain et l’animal. Fermiers et simples propriétaires peuvent souvent témoigner de phénomènes de télépathie entre eux et l’animal.

Le cas des plantes est encore plus troublant. Ces organismes silencieux dialoguent parfois selon des modalités mal connues. Entre eux et nous, il se produirait un échange énergétique d’une grande richesse, qui expliquerait le bien-être que nous ressentons lors de nos promenades en forêt. Selon le chercheur canadien Pier Rubesa, qui étudie ces échanges, « les recherches scientifiques pourraient nous permettre de reprendre conscience du lien qui nous unit à la nature ». Un lien largement exploré par les chamanes amazoniens, qui ont avec les plantes une relation de maître à élève et apprennent d’elles, au cours de voyages dans d’invisibles dimensions, le secret de préparations et de remèdes d’une grande complexité. En juillet dernier, une déclaration signée par plusieurs scientifiques a concédé au règne animal une part de conscience.

 

Et si l’ensemble du monde vivant était conscient ? et si comme le suggère Sheldrake, tout organisme était modelé de l’extérieur par un champ morphogénétique invisible qui l’entourerait et contiendrait le plan de sa forme finale ? Et si les habitudes de comportement social étaient régulées par d’autres champs, auxquels tous les membres de l’espèce contribueraient par résonance ? Ces champs les relieraient les uns aux autres de manière instantanée, quelle que soit la distance. Dans le modèle de Sheldrake, des champs peuvent également se créer entre des espèces différentes, un chien et son maître, par exemple. Sans le savoir, nous serions pris dans un réseau, une multitude de fils invisibles, semblables à ces fins tissages de toiles d’araignées superposées les unes aux autres qu’on trouve dans les recoins humides. Quelle que soit la théorie qui a votre préférence, nous espérons que la lecture des articles qui suivent vous inspirera avant tout le besoin d’une balade au grand air. Car il n’y a au fond rien à penser. Des concepts erronés sur nous-mêmes et notre rapport au monde nous ont éloignés de la nature. Y retrouver notre juste place passe par la sensualité de l’expérience.

 

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La géobiologie au secours des animaux et des hommes

 

téléchargement (3)De nombreux éleveurs ont constaté chez leurs animaux d’étranges troubles du comportement et des problèmes de santé dont ils ignorent la cause. Avec un pendule et des baguettes de sourcier, des spécialistes en géobiologie seraient capables de trouver la source de ces nuisances. Et de proposer des solutions simples pour améliorer la santé des animaux… Enquête.

« Il faut le voir pour le croire ! » Lionel Bauché n’en revient toujours pas. Jamais il n’aurait pu imaginer qu’il était possible de trouver l’origine du mal-être de ses vaches avec un simple pendule et deux baguettes de sourcier. Et surtout, de résoudre leur problème de santé en rétablissant l’équilibre tellurique au sein de son exploitation agricole et alentours. « Je suis très cartésien, je ne croyais pas à ces choses-là, et pourtant, il a bien fallu se rendre à l’évidence ! ». Eleveur bovin dans l’Indre, Lionel avait beau s’occuper de son troupeau avec soin, ses vaches montraient, depuis un an et demi, de sérieux signes de fatigue. « Elles manquaient d’énergie, ne montaient plus en lactation, et avaient des difficultés à mettre bas. ». Inquiet, il augmente la ration de nourriture de ses vaches mais ne constate aucune amélioration. 

« Je leur ai fait faire des prises de sang mais tout allait bien de ce côté-là. Je ne comprenais pas. J’étais désemparé. ». En novembre dernier, il décide de faire appel à Philippe Arzul, un vétérinaire spécialiste des vaches laitières qui, après une formation en géobiologie, aurait déjà été capable – dit-on dans la région – d’apporter des solutions là où les autres vétérinaires avaient échoué. « J’étais sceptique mais je n’avais rien à perdre en essayant ! », lance Lionel Bauché. Après avoir passé en revue les éventuelles causes du problème au sein de l’exploitation agricole -vérification du confort du bâtiment, de l’équipement de traite, de l’équilibre alimentaire, de l’hygiène du lieu et des bovins, mais aussi de l’état des appareils et des installations électriques parfois obsolètes et « un peu trop bricolées » -, Philippe Arzul cherche ailleurs. « Une fois que j’ai vérifié que tout était aux normes, je me tourne vers la géobiologie en recherchant une nuisance extérieure à l’exploitation qui peut avoir une incidence sur la santé des animaux. ».

A 50 mètres de la ferme de Lionel Bauché, il repère un transformateur EDF et une antenne de téléphonie mobile, tous deux placés sur une zone de faille tellurique, qu’il a immédiatement identifiée à l’aide de son pendule et de ses baguettes de sourcier. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il a suffi ensuite à Philippe Arzul d’installer trois petits cônes composés de silice, de poudre de plantes et de poudre de roches, l’un au niveau de la prise de terre de l’antenne, l’autre du transformateur, et le troisième sur un point stratégique de l’exploitation agricole déterminé par ses baguettes, pour qu’en quelques jours seulement, les vaches retrouvent la forme. « La production de lait ne cessait de baisser. Chaque vache ne donnait plus que 24 litres par jour. C’est peu. Quelques jours après l’intervention de Philippe Arzul, la production est passée à 36 litres par jour avec la même ration. ! Et les vaches ont de nouveau mis bas normalement. Le résultat a été spectaculaire ! » 


. « Il arrive, dans d’autres exploitations, que les vaches souffrent de mammites ou de comptage cellulaire élevé,
 précise le vétérinaire-géobiologue, ce qui va rendre le lait impropre à la consommation. ». Mais les vaches ne sont pas les seules victimes. Dans certains élevages porcins, les cochons deviennent très agressifs, allant jusqu’à s’entretuer, parfois même s’entredévorer.

Des techniques inexpliquées

Mais quelle est la nature d’un tel phénomène ? Qu’est-ce que la géobiologie, et surtout, comment ça marche ? « Il existe, depuis toujours, des zones de failles telluriques qui provoquent des nuisances naturelles, c’est-à-dire des émissions d’ondes électromagnétiques naturelles générées par la terre, explique Jean-Marie Devimeux, lui aussi géobiologue. Durant des milliers d’années, les anciens ont tenu compte de ces zones géopathogènes pour se préserver de ces perturbations naturelles générées par le sol. On disposait même des pierres pour harmoniser certains sites, comme les fameux menhirs par exemple, qui ne sont pas installés au hasard mais bien sur des lignes de force. Au fil du temps, ces préoccupations, malheureusement, ont été délaissées, particulièrement en Occident. Aujourd’hui, on construit des installations n’importe où. Et à chaque fois qu’on les place mal, la terre réagit. »


« Ces dernières décennies, avec l’avènement des nouvelles technologies, on a en effet observé une augmentation des nuisances perturbant la santé des organismes vivants – stress, troubles de croissance, du sommeil, perte de fertilité et autres maladies graves,
 ajoute le vétérinaire Philippe Arzul. Parce qu’à ces nuisances naturelles, l’homme y a ajouté des nouvelles perturbations qu’on appelle les nuisances géo-industrielles – châteaux d’eau, pylônes électriques, éoliennes, antennes de téléphonie mobile – qui vont amplifier ces phénomènes. Conduites par le sol, ces nuisances peuvent parfois s’étendre sur des distances importantes. Mal placées, ces structures verticales avec une mise à la terre créent des perturbations sur tout le vivant. Les animaux, les plantes mais aussi les humains. Pour neutraliser ces nuisances, on va effectuer un travail sur le taux vibratoire du lieu. Ce travail n’a aucune réalité scientifique. Comment ça marche ? Je n’ai images (14)aucune explication rationnelle. Ce qui est important, c’est que l’on observe des résultats très positifs un peu partout ! ».

Pour le bien-être des humains aussi

Gwenaël Thébaud, éleveur bovin dans le Morbihan, s’est lui aussi fait « beaucoup de mouron » pour ses vaches. Une fatigue croissante, une chute de la production, des boiteries et de graves problèmes de fécondité qui mettaient en péril son exploitation. Après l’intervention de Philippe Arzul, il a constaté les mêmes améliorations. « En janvier 2010, mon troupeau a commencé à décliner. Durant six mois, j’en ai cherché la cause. C’est alors que Philippe Arzul est intervenu. L’amélioration a été quasi immédiate. Grâce à lui, j’ai pris conscience qu’en décembre 2009, soit un mois avant le début de mes problèmes, une antenne de téléphonie mobile avait été installée à trois kilomètres de mon terrain, sur une faille d’eau souterraine qui s’étendait jusque sous mon exploitation, créant alors un stress électrique important sur mes vaches. Il se trouve que cette faille passe aussi sous ma maison. J’ai alors réalisé pourquoi ma femme, ma fille et moi-même souffrions nous aussi de fatigue et de troubles du sommeil. Et j’ai bien l’intention de demander au géobiologue d’intervenir chez moi ! ».

Philippe Arzul et Jean-Marie Devimeux font tous deux partie de l’association Prosantel, un réseau de scientifiques, d’ingénieurs et de géobiologues qui étudient ces nuisances invisibles tout en développant des protocoles d’analyse et de traitements de ces troubles, que les autorités sanitaires n’ont jusqu’ici pas encore pris en considération. Il faut dire que ces phénomènes telluriques inexpliqués et les solutions qui sont proposées pour y remédier ont de quoi surprendre ; pourtant, en Asie, à Hong Kong par exemple, les forces telluriques sont prises très au sérieux, au point qu’aucune construction, même industrielle, n’est envisagée sans l’intervention de spécialistes en Feng Shui. Une méthode ancestrale considérée comme indispensable au bien-être de la maison, des entreprises et de tous lieux abritant des êtres vivants. Le Feng shui, une déclinaison orientale de la géobiologie ?

La France s’ouvre peu à peu à ces techniques, Jean-Marie Devimeux reste optimiste : « Des éleveurs, pourtant très sceptiques, ont approché cette discipline, presque contraints et forcés après avoir tout essayé pour tenter de sauver leur troupeau. Une fois qu’ils ont constaté l’efficacité du dispositif, ils en parlent aux autres éleveurs. Le bouche-à-oreille fonctionne bien. J’en connais même qui, par la suite, ont décidé de se former à la géobiologie. Nous avons également eu des demandes d’intervention de la part d’entreprises d’installation éolienne. Ils trouvent nos pratiques un peu bizarres, un peu « druidesques » mais ils constatent qu’après notre passage, les personnes qui se plaignaient de troubles divers témoignent d’un mieux. Si l’on se plaît à dire que pour les humains, tout est psychologique, on ne peut toutefois pas taxer les animaux de menteurs ! ».

Parlons-en sur le Forum « La Vie Devant Soi«  

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Notre Terre, une planète qui souffre

 

Entretien avec Jean-Marie Pelt
Jamais notre planète n’a autant souffert. Jamais l’espèce humaine, à travers son histoire, n’a exercé un effet aussi dévastateur sur la nature. Rencontre avec Jean-Marie Pelt, professeur de biologie végétale et de pharmacologie à l’université de Metz et président de l’Institut européen d’écologie.
 

 

téléchargement (2)Pourquoi, à l’aube du XXIe siècle, l’homme en est-il arrivé à une telle situation ? Comment expliquez-vous cette évolution dangereuse pour le sort de l’humanité ?

Je pense que ce XXe siècle a été marqué par trois totalitarismes – le fascisme avec Hitler, le communisme avec Staline et la conversion à la fin du siècle à l’ultra libéralisme américain, véritable totalitarisme économique. Quand le mur de Berlin est tombé j’ai dit, en toute bonne foi qu’une ère nouvelle s’ouvrait pour l’humanité, que nous serions dégagés du souci imminent d’une guerre et que nous allions pouvoir continuer à évoluer. Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé puisqu’en fait nous sommes entrés dans une extraordinaire guerre de consommation. Dans cette économie américaine ultra libérale vous êtes quelqu’un de bien si, à l’instant même où vous allez déposer vos papiers pour créer votre propre entreprise, vous avez déjà gagné un million de dollars la veille. C’est la mythologie de la start-up. Or, ce rythme-là n’est ni le rythme de la vie, ni celui de la nature. Les hommes s’épuisent, la terre s’épuise à force d’être pillée et polluée. Déforestations, surexploitations agricoles, extinctions d’espèces végétales dues à la pollution, tout cela parce que les seuls objectifs de production ont pris le dessus sur toutes les autres considérations. Cet ultra libéralisme est donc très dangereux car il génère des ressources énormes qui ne correspondent pas toujours aux vrais besoins. Il y a un décalage entre les vrais besoins et ceux que l’on crée sans arrêt artificiellement.

Pouvez-vous nous donner un exemple pour illustrer vos propos ?
Regardez, si nous nous étions rencontrés en 1995, à cette époque l’Internet, le téléphone portable, le C.D. rom et la télévision satellitaire ne connaissaient pas le développent d’aujourd’hui, encore moins d’OGM ou de clonage. Est-ce que vous vous rendez compte du rythme tenu en cinq ans ? Alors forcément, à terme quelque chose va se produire. Ce qui est extraordinaire, c’est que l’on parvienne à convaincre les gens que tout cela est indispensable pour eux. Or ce qui est indispensable, c’est la nature, les plantes essentielles à notre survie. Nous sommes très dépendants de la nature, de son bon vouloir et non des technologies. En fait nous avons inversé les choses.

Société de consommation, civilisation du désir et de la séduction. Prenons la voiture par exemple. Lors de la crise du carburant, personne n’a imaginé ou voulu imaginer que les voitures pourraient peut-être consommer moins de carburant. Cela coûterait moins cher et apporterait une réponse aux questions à la fois économiques et écologiques. Peu de temps après se déroule le salon de l’automobile. Si le design et les performances des véhicules sont largement commentés, en revanche pas un mot sur le problème de la pollution qui est à la base de l’effet de serre. Il y a là une incohérence de fond : pas une seule publicité concernant la non pollution ou la faible consommation, mais par contre beaucoup de publicité sur le luxe, le confort, les performances des véhicules. C’est le système qui crée le désir et ceci n’est pas toujours compatible avec notre terre, avec la nature. Au rythme cosmique la nature nous fait des dons, elle nous offre les fleurs, les plantes pour nous soigner, les légumes, mais aussi des paysages magnifiques ou des instants magiques.

Mais alors quels sont, à l’heure actuelle, les principaux dangers qui menacent notre planète ?
D’une façon réaliste, ils sont nombreux, mais retenons sur le plan économique le libéralisme tel qu’il fonctionne aujourd’hui et sur le plan des priorités écologiques, les bouleversements climatiques ainsi que la génétique. Bouleversements climatiques parce que, avec l’effet de serre, nous sommes en train de dérégler un système que nous ne pourrons plus régler. Cet effet de serre qui préoccupe tant les scientifiques entraîne un réchauffement progressif de la planète dont il est difficile de mesurer les conséquences.

Quant à la génétique, l’homme joue à l’apprenti sorcier. Jusqu’où va-t-il aller ? La recherche s’emballe car la génétique, à l’aube du XXIe siècle, c’est un peu la quête du graal et puis les scientifiques sont devenus, au nom de la sacro-sainte rentabilité, des techniciens au service des multinationales. Le fait que la science soit devenue dépendante de l’économie et de la politique est quelque chose de très inquiétant. Voilà pourquoi j’ai écrit ce livre qui est un cri d’alerte à la dégradation sans scrupule de notre terre. Quel héritage allons-nous léguer à nos enfants ?

Et pourtant le salut ne réside-t-il pas dans l’homme lui-même qui, malgré tout, ressent un besoin de contact avec la nature ?
Oui, vous avez certainement raison. Témoin cet engouement pour le jardinage qui, dans l’esprit des gens, est devenu aussi important qu’internet, sauf que le jardinage n’est pas médiatisé. C’est un système de compensation face au rythme infernal dans lequel on vit. L’homme ressent cela et a besoin de ces havres de paix. Nous devons donc sensibiliser, informer, former nos tout petits-enfants à la connaissance de la terre et de la nature, leur apprendre à mieux aimer et respecter notre planète. Lorsqu’on envisage d’enseigner à la maternelle les nouvelles technologies, ce n’est pas nécessaire car il n’y aura aucun problème pour que les enfants apprennent celles-ci. Elles font partie intégrante de notre civilisation. Par contre pour la nature c’est autre chose. Nous en sommes complètement coupés. L’ouverture à la nature devrait se faire dès la maternelle et le jardin d’enfants devrait être un véritable jardin. Il est très important qu’un petit enfant voit pousser des fleurs, des radis, des poireaux, qu’il acquiert le sens des rythmes de la terre. Les technologies, il les apprendra automatiquement car elles imprègnent sa vie. Quant à la nature elle est omniprésente et l’on ne peut s’en passer. Alors développons des actions d’éducation et de prévention de façon à ce que l’homme approche désormais la nature avec respect et humilité. C’est de là que viendra notre salut : que l’homme soit à la fois jardinier et gardien de la terre.

 

L’élément TERRE

maudpar Maud Séjournant

La cosmologie amérindienne nous permet de comprendre les deux aspects du mot Terre : celui de l’axe vertical Terre/Ciel, et celui du cercle horizontal que l’on appelle Terre de l’humanité ou « des humains qui fleurissent ».

Pour illustrer le premier aspect, il me vient une histoire qui m’a été transmise par Touhou Pouvou, chamane amérindienne.

« Autrefois, au commencement des temps, au temps d’avant, le Ciel qui contient tout l’univers avait accouché du Soleil. Celui-ci se promenait d’un pas régulier dans l’espace et se délectait de sa course. Au cours de ses pérégrinations, il se mit à remarquer cette belle planète qui se rapprochait de lui à intervalles réguliers. Il la regardait sans se lasser et s’émerveillait de la beauté de ses formes et de ses couleurs. Il finit par en tomber amoureux, et ne savait comment lui exprimer sa passion ; il continuait sa marche lente au fil des siècles tout en réalisant qu’il ne pouvait en altérer le cours pour pouvoir la toucher. Il devint tellement plein d’amour et de désir pour elle qu’il se mit à suffoquer et à sentir une rougeur lui monter au visage. Il ne put rien faire pour arrêter le processus. Un beau jour, il entra même en éruption ! De sa masse de feu, se détachèrent alors des étincelles qui descendirent sur la planète Terre. En touchant le sol, les étincelles de feu s’enfoncèrent dans la matière tendre et délicate ; le soleil crut qu’elles s’étaient éteintes et continua à envoyer tout son amour à la planète si belle et douce mais si lointaine : La Terre qui, elle aussi, aimait le Soleil garda les particules de feu dans son ventre, leur donna sa substance pour créer une forme qui entoure les précieuses étincelles venues de son amoureux fait de lumière. Un jour, quelques jours après pour le soleil, des millions d’années pour nous, le soleil crut percevoir un mouvement à la surface de sa planète bien-aimée ; il discerna des formes qui bougeaient là où étaient tombées les étincelles. Ces formes changèrent, changèrent et changèrent encore en laissant à chaque fois des traces dans le corps de la Terre ; ainsi naquirent les roches, les végétaux, les animaux et les humains, témoins des amours du Soleil et de la Terre. »

« Cette histoire, commenta Touhou Pouvou, nous dit un secret : la lumière a été recueillie dans le ventre de la Terre. Nous sommes ses enfants. Notre corps nous a été donné par la Mère Terre et chaque cellule abrite la lumière du Père Soleil. »

L’élément terre

La Terre a aussi un rythme bien à elle qui a pu être mesuré scientifiquement ; son cœur bat, disent les amérindiens ; le battement du tambour des cérémonies et danses amérindiennes nous le rappelle. Des recherches récentes ont révélé que les personnes qui sont exposées régulièrement au rythme d’un tambour ont une meilleure résistance aux infections. Ils retrouvent l’harmonie du rythme terrestre, de la voix de la Terre Mère qui leur rappelle leurs neuf mois de vie aquatique près du cœur de leur mère biologique.

Une femme indienne m’a dit un jour : « Sais-tu ce qu’est l’attraction terrestre ? » Et moi, bonne élève, de penser « gravitation, masse, distance » et de tâcher de trouver quelque loi physique qui décrive le phénomène. Elle me regarda lâcher mes bribes de souvenirs de cours de physique puis éclata de rire. Elle dit alors : « Non, je parle de la vraie chose : de l’amour qu’a la Terre pour nous. » Devant mon air ahuri, elle poursuivit : « Oui, la Terre nous aime tant qu’elle nous maintient sur la surface de cette planète, sur son corps, par la puissance de son désir de nous nourrir. Sans cela, nous volerions dans l’atmosphère, ajouta-t-elle avec un clin d’œil. Elle nous garde ainsi près d’elle pour que nous soyons près de tous les cadeaux qu’elle nous offre en permanence : son eau qui baigne chaque cellule de notre corps, son bois qui nous réchauffe et nous permet de construire des abris, ses minéraux pour renforcer notre corps et pour créer des outils. »

Je me remémore alors cette expérience d’enfant que j’eus un jour alors que je suivais mes grand-parents à la chasse. Je n’avais pu m’empêcher de me coucher dans un champ fraîchement labouré, fascinée par le sentiment de fertilité et d’accueil de cet espace où j’avais envie de me blottir à nouveau.C’était donc cela ! La Terre Mère avait parlé à l’enfant et je lui avais répondu en me laissant prendre dans ses bras. Mon amie indienne venait de mettre des mots sur l’impression puissante de cette générosité permanente qui m’avait alors touchée au cœur.

Le deuxième aspect est le niveau horizontal, celui du Cercle de l’Humanité ; c’est celui que l’enfant découvre lorsqu’il commence à marcher à quatre pattes et à se déplacer en regardant ce qui est autour de lui sur un plan horizontal. Nous sommes tous incarnés dans cette Roue naturelle qu’est la surface de la terre.

Sur ce plan, nous retrouvons les autres éléments qui vont venir compléter l’élément Terre sur la Roue de Médecine : l’Eau, si fluide et mouvante, l’Air, invisible et omniprésent et le Feu à l’alchimie si particulière. Même dans ce plan horizontal, la Terre garde son aspect sacré : C’est un potier indien qui me l’a fait comprendre. Alors que j’admirais un de ses pots qui avait une forme inhabituelle, il me dit simplement : « Ce n’est pas moi qui crée la forme, c’est l’esprit de la Grand-Mère Argile qui me guide et parle à mes doigts pour leur montrer ce qu’ils doivent faire. Et moi, je dois l’écouter avec mon cœur pour savoir ce qu’elle veut devenir. »

S’ancrer dans la terre

Cette substance apparemment si dense et prosaïque est habitée par un esprit qui est prêt à se manifester si nous savons l’entendre. Il me donnait là la clé pour ouvrir la porte de la relation aux éléments : savons-nous les écouter comme lui ? Dans cet espace, tout est basé sur le cercle qui, combiné avec le temps, crée la spirale ou le cycle ; cycle des saisons, de la journée, de la fertilité féminine liée au cycle de la lune. Le cercle a un centre, qui est celui où nous sommes à chaque instant ; il est fondamental de savoir se relier aux différents éléments de la Roue pour savoir où est notre vraie place. Le chemin pour devenir un humain n’est donc pas linéaire et ne mène pas à un but précis mais c’est en parcourant la Roue que nous apprenons qui nous sommes : c’est donc le processus même de recherche qui est la découverte. Lorsque nous sommes vraiment attachés à l’élément terre nous jouissons de chaque pas au lieu de nous précipiter vers le but. Les chamanes l’ont toujours su : ils savent s’ancrer dans l’élément terre avant d’entreprendre leur voyage dans le monde d’en bas ou dans le monde d’en haut, ainsi ils pourront revenir sur ce plan terrestre à l’issue de leur voyage.

Les chamanes sont souvent artistes et manifestent leur relation à l’esprit à travers un art. J’eus une conversation un jour avec deux amis. Nous avions convenu que les deux arts les plus proches de l’élément terre étaient la sculpture et la danse. L’un utilise l’élément terre à travers le bronze ou le bois, le métal ou encore l’argile comme les potiers. L’art de la danse utilise le corps humain qui a son origine dans l’élément Terre (et eau aussi).

« La danse, disait l’un, c’est donner du mouvement à la terre et la source de la musique vient du battement du cœur de notre Mère ; nous donnons de multiples formes à la vie à travers notre corps. La force vitale s’exprime là de la manière la plus directe. » Si l’on garde cette perspective, on peut alors voir comment les mots grâce et gratitude sont liés : la grâce du danseur est le reflet de sa gratitude d’avoir un si bel instrument, gratitude qu’il exprime à travers les mouvements de son corps.

Depuis, j’ai décidé de faire une danse de chaque mouvement avec la conscience de contribuer à la mouvance de l’esprit de l’élément terre : je lui donne une émotion. Chaque geste devient alors sacré, et chaque pas que je fais est une caresse de gratitude pour ma mère la Terre. Notre culture occidentale a oublié comment s’ancrer dans la Terre. Un conseil : cultiver quelques plantes en pot !

Devenir une pierre précieuse sur la couronne de l’Eternel

 

1vNous sommes dans l’univers comme dans un sanctuaire où nous devons marcher avec un sentiment sacré. Car non seulement la nature est vivante, mais elle est aussi intelligente, et si nous nous ouvrons à elle, elle nous répond en nous faisant participer à sa vie. Quelqu’un dira : « Mais tous ces phénomènes de la nature se produisent mécaniquement, il n’y a aucune intelligence derrière ». Eh bien si, justement ! Les humains ont observé que l’univers obéit à des lois, et ils ont créé les sciences dites « naturelles », mais ce n’est pas une raison pour qualifier ces phénomènes de « mécaniques ». En pensant ainsi, ils se mortifient, ils empêchent que la vie se déverse dans leur cœur, dans leur intellect, dans leur âme et même dans  leur corps physique. Ils ne deviendront vraiment vivants que le jour où ils décideront d’entrer en relation avec cette vie qui est partout présente dans la nature. A commencer par la terre.

 

Qu’est-ce que la terre, la véritable terre ? C’est une entité vivante et intelligente qui travaille à l’élaboration de la matière brute. Depuis des milliards d’années, patiemment, inlassablement, elle amène à maturation les minéraux grossiers, jusqu’à ce qu’ils deviennent des métaux précieux, des pierres précieuses. Et avez-vous réfléchi à cette capacité qu’elle a de transformer tout ce qu’elle reçoit comme déchets, comme cadavres des règnes humain, animal et végétal ? Des saletés repoussantes dont vous détournez le regard dès que vous les apercevez, elle les prend, les transforme et donne, à la place, des arbres et des fleurs magnifiques, des céréales, des légumes et des fruits succulents. De quels laboratoires alchimiques formidables doit-elle disposer !… Eh bien, si vous savez entrer en relation avec elle, la terre peut vous aider à faire ce même travail de transformation en vous-même. Vous ne me croyez pas ?

 

Essayez au moins de faire cet exercice.

Un jour où vous irez marcher dans la nature, trouvez un endroit où vous pourrez tranquillement vous mettre à plat ventre ; là, allongez-vous, creusez un petit trou, mettez-y vos doigts et parlez à la terre comme à un être qui vous écoute et vous comprend. Dites-lui : « O Terre, ma mère, toi qui m’as donné mon corps et qui me nourris chaque jour, je te remercie… Maintenant j’ai une demande à te faire. Accepte de prendre dans tes chantiers tous les éléments obscurs accumulés en moi depuis des années. Transforme-les et rends-les moi transparents et purs, afin que je puisse faire le travail que le Ciel attend de moi… » Et vous terminez cette prière en prononçant ces mots : « Taro – Tora – Rota – Tarota – Rotaro. » C’est une formule kabbalistique d’une efficacité formidable ; Donc vous prononcez cette formule et vous restez quelques minutes en méditation. A ce moment-là, la terre, l‘intelligence de la terre vous entend ; elle donne l’ordre à ses ouvriers de venir vous décharger de toutes les particules nocives et ténébreuses, et vous vous sentez allégé, libéré.

 

Quelle est l’origine des pierres précieuses ?… La terre possède une science qu’elle a reçue du monde divin. Par son corps éthérique, elle est sans cesse en contact avec le soleil, et c’est à travers lui que lui sont communiquées les directives d’en haut. Alors, lentement, passionnément, elle travaille sur la matière brute qui lui a été confiée, afin de créer des structures géométriques extraordinairement élaborées et d’une harmonie parfaite. De tant de masses opaques et vides, elle arrive à extraire une quintessence qu’elle sublime, puis condense, et quel émerveillement pour ceux qui découvrent ces mines de diamants, de rubis, de turquoises, d’émeraudes, de saphirs… ces filons d’or et d’argent !…

 

Conformément à la loi énoncée par Hermès Trismégiste , tout ce qui est en bas, dans le monde matériel, a une correspondance avec ce qui est en haut, dans le monde spirituel. Doc ce qui est en bas, dans les entrailles de la terre, est comme ce qui est en haut dans les régions célestes. Tout ce qui se réalise en bas est une copie, une transposition fidèle de ce qui existe en haut. C’est cette loi des correspondances qui nous fait comprendre l’unité de la vie.

 

Quand vous comprendrez la signification de toutes les figures géométriques qui forment la structure des cristaux et des pierres précieuses, vous posséderez la vraie science. Et même, un jour, il se peut que vous visitiez les entrailles de la terre pour voir le travail des esprits de la nature qui, autant qu’ils le peuvent, essaient de reproduire sur la terre la beauté et la perfection du Ciel. Evidemment, ni les pierres ni les métaux n’arriveront jamais à refléter exactement le Cie dont la beauté est inégalable, mais au moins ils nous en donnent une image, ils sont pour ainsi dire un rappel de la pureté, de la transparence, de la limpidité, de l’architecture parfaite du monde d’en haut.

 

Les pierres précieuses représentent la quintessence de la Terre ; Tous ces trésors qu’elle prépare dans ses chantiers sont une matérialisation des qualités et des vertus divines. Et les humains, qui sentent cela intuitivement, sont attirés par les pierres précieuses, ils éprouvent le besoin de s’en parer ou seulement de le savoir en leur possession, comme si le fait de s’approprier les beautés de la terre leur permettait d’imaginer qu’ils possèdent les beautés du Ciel. Ils n’ont pas compris que les pierres précieuses sont seulement des manifestations extérieures de richesses célestes, et si elles se présentent à eux, ce n’est pas pour éveiller leurs convoitises, mais pour créer dans leur âme la même transparence, les mêmes couleurs. Les vertus, les qualités condensées dans les pierres doivent être à nouveau rendues au Ciel, c’est à dire sortir des pierres pour s’infiltrer dans l’âme des humains. Même si elles possèdent une certaine forme de vie, les pierres ne sont que des objets matériels, et la tâche des humains est de les rendre encore plus vivantes, en les accueillant dans leurs laboratoires intérieurs pour les transformer en vertus.

 

En formant les cristaux, les pierres précieuses, la terre a réussi à faire descendre des puissances et des vérités du monde divin. Dans chaque pierre, la matière est organisée de façon à ne laisser passer qu’une catégorie de vibrations du spectre solaire, à l’exclusion de toutes les autres. Par sa couleur, chaque pierre a la propriété de capter une qualité déterminée de la lumière, et chacune représente le travail que l’homme peut faire sur lui-même pour parvenir à cette même transparence, à cette même splendeur. Ce qui fait la valeur d’une pierre précieuse, c’est sa transparence ; elle laisse passer la lumière. Combien d’êtres humains sont encore comme des pierres opaques ! Ils s’opposent à la lumière, et la lumière qui ne peut pas les pénétrer, les abandonne, elle ne les éclaire qu’en surface. En regardant une pierre précieuse, nous devons apprendre à déchiffrer son langage. Et que dit-elle ? « De plus en plus je m’efforce de laisser passer la lumière à travers moi afin de la faire apparaître dan stout son éclat, dans toutes ses nuances. Alors, je serai aimée, appréciée, on ne m’abandonnera pas sur un chemin pour y être piétinée, écrasée par n’importe qui. Je serai toujours dans la lumière, toujours dans la splendeur, et même, le moment viendra où je serai placée sur une couronne ».

 

Nous devons tous avoir pour idéal de devenir une pierre précieuse, si pure, si belle, si transparente que Dieu Lui-même en soit étonné, qu’il se penche sur nous et envoie ses serviteurs en disant : « Allez chercher cette pierre et apportez-la moi pour que je la mette sur ma couronne ». Car Dieu, le Roi du Ciel et de la Terre, possède aussi une couronne qui est ornée de pierres précieuses de toute beauté, et ces pierres ce sont les archanges et les divinités. Si vous savez comment devenir une pierre précieuse, vous aussi vous serez, un jour, placé sur la couronne du Créateur.

 

Le travail spirituel peut avoir un point de départ matériel, oui, mais seulement un point de départ. Une pierre a la propriété de devenir un lien avec la réalité invisible qui lui correspond, et une pierre précieuse, la plus petite soit-elle, est un récipient susceptible de retenir une force cosmique. Mais c’est à vous de faire le travail. Vous ne devez pas vous arrêter sur la pierre précieuse en vous disant que c’est elle qui vous donnera la santé, la paix et la lumière. Non, si vous ne faites pas le travail spirituel, ne comptez pas sur elle, elle ne vous servira à rien. La pierre est comme une antenne, il faut lu donner des ordres et des messages à transmettre ; à ce moment-là, elle est fidèle, elle travaille, elle exécute… Parce que derrière cette pierre il ya des forces qui tournent, qui vibrent. Vous ne pourrez faire un bon travail qu’en acquérant des notions justes ; si vous ne savez pas comment considérer les objets, vous risquez de leur attribuer des pouvoirs i s n’ont pas, et vous tomberez dans la superstition.

 

Ce n’est donc pas la pierre précieuse qui fera le travail, mais vous. Bien sur, elle est déjà préparée par la nature pour être comme une antenne capable de capter certaines énergies du cosmos et de les diffuser, les projeter. Mais il ne suffit pas de faire confiance à une pierre précieuse et se mettre ensuite à dormir tranquillement. il faut se servir d’elle comme support du travail que vous êtes vous-même en train de faire. Une pierre précieuse peut vous aider à vous lier à la vertu qu’elle représente, mais c’est vous qui devez cultiver cette vertu. Autrement dit, cette pierre doit entrer en vous, c’est en vous qu’elle doit naître et être cultivée. Une pierre physique ne peut être qu’un modèle qui vous instruit, qui vous inspire, qui vous montre comment la reproduire au-dedans de vous. Elle ne fera pas des miracles, elle ne fera pas le travail à votre place. Donc regardez une pierre précieuse, touchez-la, portez-la, mais c’est à vous de la rendre vivante dans votre âme.

 

par OMRAAM MIKHAEL AIVANHOV

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