Archives pour la catégorie Le Monde de l’AIR

Méditation de l’Air

 

Je vous propose une méditation-visualisation sur le thème des quatre éléments que sont l’air, le feu, la terre et l’eau. Je les ai écrit moi-même Siannan ,  inspirée par mes ressentis et expériences, ainsi que d’autres méditations de divers auteurs que j’ai pratiquées, comme celles issue du livre The Spiral Dance de Starhawk’s Website 

 

Vous pourrez à votre tour l’adapter pour vous l’approprier. Il s’agira de lâcher prise, de porter son attention aux sensations, sous forme d’images, de sons, de goûts, de sensations tactiles ou d’idées. 

Nous avons tous des sens privilégiés par rapport aux autres, la visualisation est la plus courante, mais si vous ne parvenez pas à visualiser, ne vous inquiétez pas et appuyez-vous sur les autres sens qui sont plus développés chez vous . 

Pour les pratiquer, plusieurs méthodes s’ouvrent à vous. Vous pouvez soit lire le texte en réalisant la méditation ; soit le lire et le mémoriser, puis expérimenter les yeux fermés ; soit l’enregistrer, ou demander à quelqu’un d’autre de vous le lire. Dans tous les cas, allez très lentement, laissez le temps aux sensations d’émerger. En expérimentant vous trouverez la méthode qui vous convient le mieux.

Installez-vous dans un lieu sécurisé, où vous ne serez pas dérangé. Débranchez les téléphones et toute autre source de distraction. 

Vous pouvez vous installer devant votre autel habituel, créer un autel en lien avec l’élément, en associant couleurs et symboles, vous pouvez utiliser selon vos souhaits bougie, encens etc. Idéalement vous pouvez aussi aller dans un lieu avec une forte présence de l’élément (au bord d’un cours d’eau, au soleil, allongé par terre, dans un endroit venteux etc.), mais évitez les lieux fréquentés, et où vous ne vous sentiriez pas en totale sécurité. 

Vous pouvez selon vos habitudes tracer un cercle, ou demander à une divinité protectrice de veiller sur vous pendant la méditation. S’il vous arrivait de ressentir des sensations désagréables, de vous trouver dans des situations effrayantes, vous pouvez à tout moment sortir de la méditation en vous reconnectant à ce qui vous entoure, au concret. 

Pour chacune des méditations, commencez par trouver une position confortable, en gardant le dos droit. Vous pouvez vous tenir debout, assis, ou allongé.  Vous allez laisser vos préoccupations quotidiennes, vous pouvez imaginez les mettre dans une boîte, ou sous forme d’un manteau que vous enlevez. 

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Méditation de l’Air

 

Inspirez profondément, retenez un moment votre respiration, puis expirez. 

Visualisez l’Air que vous respirez traverser votre trachée, vos bronches puis vos poumons. Retenez votre respiration. L’Air passe dans votre sang et se repend dans tout votre corps. 

En expirant rejetez toutes les toxines, toutes les choses négatives qui sont en vous. 

Continuez à respirer ainsi, en ressentant le mouvement, inspirer, faire venir à soi, intégrer, puis rejeter.

Songez à l’importance de l’air pour nous : privés de lui plus de quelques minutes et nous mourrons…

Écoutez le bruit de votre expiration… Puis explorez les bruits du souffle, cherchez le son que vous pouvez produire en soufflant, en utilisant la langue, les lèvres, la mâchoire, les joues, les cordes vocales… 

Avec ce son, vous formez un mot. Avec les mots vous influez sur le monde autour de vous. Réalisez l’impact que peuvent avoir vos mots sur le monde qui vous entoure. Puis revenez au silence, et prêtez attention aux odeurs… 

Écoutez les bruits autour de vous. Ceux qui sont proches, et ceux qui sont plus éloignés. Prenez conscience de l’Air, cet élément qui nous entoure constamment, cet élément impalpable. Percevez sa présence qui vous entoure. Ressentez la brise sur votre visage et sur chaque partie de votre corps… 

Puis la brise devient une bourrasque de vent. Sentez-vous entraîné-e comme une feuille par le vent.

Laissez-vous aller, faites confiance au vent, laissez-vous porter. Vous n’opposez plus aucune résistance. A présent vous vous métamorphosez en oiseau. 

Vous jouez avec le vent. Vous vous sentez libre… Demandez à l’esprit de l’air de vous accorder un conseil. Soyez ouvert à tout son, image, ou ressenti qui viendrait. 

Respirez profondément, retenez votre respiration puis expirez.

Revenez ici et maintenant. Ouvrez les yeux, frottez votre corps et étirez-vous. 

Prenez quelques grandes respirations. Focalisez toute votre attention sur ces respirations, et les mouvements qui l’accompagnent naturellement. Vous pouvez visualiser chaque partie de votre corps l’une après l’autre. 

Lorsque vous vous sentez calme et détendu-e, commencez la méditation. Une fois la méditation finie, je vous conseille de noter ce que vous avez vécu, avant que les « ombres » ne se dissipent…

  

par Siannan

respiration continue « air sans fin »

 : Le Secret de la Fleur d’Or  

ay4rLa méditation taoïste comporte plusieurs exercices de respiration-concentration dont l’exercice primordial est celui qui réunit par l’énergie les points du vaisseau gouverneur (VG) et du vaisseau conception (VC) dans une boucle sans fin pour balancer et équilibrer le Yin et le Yang de tout le corps. Cette méditation est aussi considérée comme l’art de guérir les « cent maladies ».

Cette pratique de méditation est rapportée dans plusieurs livres spirituels dont Le Secret de la Fleur d’Or et même médicaux comme le « Zhen Jiu Da Cheng » (Condensé de la pratique de l’acupuncture et de la moxibustion), et ce depuis au moins deux siècles avant J.-C., sous les Han.

Un maître taoïste contemporain, Mantak Chia a expliqué plus en détail cette pratique qu’il nomme « Orbite Microcosmique » dans un livre intitulé « Énergie vitale et autoguérison » en rendant plus accessible aux Occidentaux les explications ésotériques et symboliques anciennes (voir Chia M. 1984). Il décrit les seize principaux points énergétiques en indiquant leurs manifestations énergétiques (émotives et mentales) selon la présence (ouverture) ou l’absence (fermeture) d’énergie dans ces points. Mais ceci demeure la voie externe (voie Wai), la voie des livres. Le véritable enseignement, la voie interne (voie Nei) est celle du maître. 

Concernant l’Orbite Microcosmique, cette voie interne consiste à enseigner les secrets de la respiration rythmée. C’est la pratique qui facilite la compréhension pour un Occidental des textes spirituels et de certains textes médicaux.

La pratique de l’Orbite Microcosmique est aussi exposée par Chao Pi Ch’en (né en 1860) dans un texte « The Secrets of Cultivating Essential Nature and Eternel Life » où il illustre les deux canaux et les trois chaudrons et le feu, appelés aussi les trois Tan Tien (voir Lu K’uan Yü 1970, p. 9). Cette pratique de la réunion des deux vaisseaux pour la conservation de l’essence, de l’énergie et de l’esprit a été décrite en détails par Zhao Bichen au début du XXe sciècle, dans son « Traité d’Alchimie et de Physiologie Taoïste » (Despeux C. 1979, p. 108, trad. fr).

Le livre spirituel « Le Secret de la Fleur d’or » de Lu Tsou (1969), traduit par Richard Wilhelm et étudié par Carl Gustav Jung dans son « Commentaire sur le Mystère de la Fleur d’Or » (1979) fait aussi état cette pratique. Elle est appelée, pendant les premières étapes d’évolution de l’énergie : la « révolution céleste », la « révolution de la lumière » (Lu Tsou 1969, p. 47) et à un stade plus avancé : la « méthode rétrograde » (idem p. 64) ou « tourner la meule du moulin » (idem p. 60) ou la « rotation de la roue à eau » (idem p. 116). 

L’illustration du corps taoïste réfère aussi à ces exercices de transport et de transformation de l’énergie du bas (Eau-Sexualité) en énergie du haut (Cerveau-Montagnes-Shen). (Tremblay, N., 2004, p. 118, fig. 2.6)

Les textes chinois anciens des livres spirituels et médicaux reconnaissent l’importance du Shen et de la respiration en parlant du rythme des reins et du cœur. Dans « Le Secret de la Fleur d’Or », l’importance du lien reins-cœur est exprimé symboliquement dans cette phrase : « La poule peut couver ses œufs parce que son cœur écoute toujours. » (Lu Tsou, 1969, p. 80). « Couver ses œufs » veut dire garder le germe de vie, la force vitale, « conserver la semence » (idem p. 119), le Jing des reins, la réserve de vie à l’intérieur du corps.

« Le cœur », ceci veut dire qu’à l’aide du cœur, l’adepte peut rythmer la respiration et conduire l’énergie de la chaleur à l’intérieur. En y mettant tout son cœur, il peut garder l’attention et la concentration pour diriger le souffle, l’énergie vers le centre.

« Écoute toujours », cette phrase « son cœur écoute toujours » met en relation le cœur et les reins. L’énergie des reins est impliquée dans l’attitude et la réalisation intérieure « couver ses œufs » ce qui permet de retourner l’essence vitale dans les reins qui sont en relation avec les oreilles, pour donner l’écoute attentive, pour que la concentration de l’esprit n’aie pas d’interruption. C’est pourquoi il est dit « l’oreille écoute à l’intérieur » (Idem, p. 83) et elle peut garder ainsi le cœur et l’énergie rassemblés par la respiration rythmée.

Nous voyons ici l’importance des énergies rassemblées du cœur, des reins et de la respiration pour avoir un Shen équilibré. Le but est de « mettre le cœur et la respiration l’un avec l’autre. » (idem p. 84). Mais comment mettre le cœur et la respiration en relation ? C’est par la méditation répondent les maîtres du Secret de la Fleur d’Or. L’état de méditation se manifeste quand le mental, l’esprit, l’intention juste, la pratique de l’attention et de la concentration sont accomplis et que l’on sait éviter l’indolence et la distraction, les deux défauts de la méditation. Le SuWen dit : « Le mental dirige l’énergie, l’énergie dirige le sang et le sang guérit. » La voie de réalisation intérieure parle d’objectivité obtenue par l’introspection appelée « l’ouverture de l’œil du cœur ». 

Le Houei Ming King (Le Livre de la Conscience et de la vie) qui suit le texte du Secret de la Fleur d’Or parle aussi de l’art de rythmer la respiration et de la nécessité de ramener les cinq sens à l’intérieur pour que le cœur et la respiration soient mis en harmonie pendant la méditation qui réunit les deux vaisseaux par la Révolution de la Lumière. Plusieurs figures font état de cet art du rythme de la respiration pour opérer la révolution de la lumière telle que décrite dans le Secret de la Fleur d’Or. (Lu Tsou 1969, p. 129).

De plus, les textes de la médecine traditionnelle chinoise confirment le lien entre les Reins, les moelles, le sang et le cœur. « Les Reins engendrent la moelle et les os ».(Chapitre. 23 du Su Wen). Ce sont les Reins qui produisent les os, les moelles qui produisent à leur tour le sang. Le sang rouge vient de la moelle des os ronds et le sang blanc de celle des os plats et génère la force du système immunitaire. « Le cœur est le siège de l’esprit, il régit les activités mentales » (Chapitre. 23 du Su Wen). L’importance du Shen et ses relations avec le Jing (essence), le Qi alimentaire (Rong) qui donne le sang rouge, le Qi défensif (Wei) qui donne le sang blanc et l’impact des émotions sur ces phénomènes est clairement exposée dans cette phrase du Su Wen : « Si l’essence est épuisé, les esprits en fuite, les deux éléments circulants (Rong et Wei) non récupérables, c’est parce que des désirs insatiables et des soucis incessants gaspillent l’essence, figent les  Rong et bannissent les Wei ; il s’ensuit la déroute des esprits et l’incurabilité de la maladie. » La médecine traditionnelle chinoise reconnaît que le mental peut donner le rythme du sang qui suit celui de la respiration (Qi de l’air, le souffle), que la respiration oxygène le sang et que le sang est régénéré dans les moelles des os.

La prévention est possible par la conservation et le maintien de l’équilibre des énergies. Cet équilibre peut être atteint, maintenu et consolidé par le mental, l’esprit et la force du Shen entretenue par la pratique de la réunion des deux vaisseaux. Dans le livre de la médecine le Zhen Jiu Da Cheng (Condensé de la pratique de l’acupuncture et de la moxibustion), les énoncés 134 et 135, rapportent les chansons sur les points du Ren Mai (VC) et Du Mai (VG) et les disciples du taoïsme précisent que pour conserver et renforcer l’énergie vitale, il faut activer le vaisseau conception Ren Mai et le vaisseau gouverneur Du Mai (voir Nguyen Van Nghi, 1989, pp. 62-94).

images (7)Cette pratique de la réunion des deux vaisseaux « consolide la base » ou donne une force qui vient de l’augmentation de la force du bas du corps, le Shen inférieur ou le Tan Tien inférieur. « Il est important de savoir que la compréhension parfaite de Ren Mai et du Du Mai est indispensable dans l’entretien de la santé lorsque Ren Mai est en détresse, on risque la disparition de l’énergie du rein. De ce fait, ceux qui détiennent la connaissance appliquent la méthode d’activation (conduction) énergétique au niveau de ces deux vaisseaux. Agir ainsi, c’est consolider la base. » (voir Nguyen Van Nghi, 1984, p. 63). Dans « Le Secret de la Fleur d’Or », cette image de « consolider la base » est aussi évoquée en ces termes : « La révolution de la lumière peut être comparée au fondement de l’édifice. Si le fondement est solidement posé, comme on peut rapidement construire dessus ! » (Lu Tsou 1969, p.72). 

Le Zhen Jiu Da Cheng précise que cette méthode de régénération se prépare par plusieurs étapes : 
« – Faire le vide de l’esprit en évacuant soucis, désirs, passions ; 
– Acquérir la quiétude de l’âme ; 
– Concentrer l’attention sur la circulation de l’énergie vitale dans Ren Mai (VC) et Du Mai (VG) ; 
– Faire circuler cette énergie du haut en bas, du nez jusqu’au Hui Yin (1 VC), sur tout le trajet du Ren Mai ; 
– Puis faire remonter cette énergie le long du dos en suivant le trajet du Du Mai. 

Par la pensée, on décrit ainsi une succession ininterrompue de cycles énergétiques qui tournent autour de l’axe vertical du corps. » (Énoncé 134 du Zhen Jiu Da Cheng, voir Nguyen Van Nghi, 1984, p. 63). Le reste du texte précise les étapes de consolidation, de raffinement et de transformation du Jing, du Qi et du Shen par cet « exercice cyclique » et indique qu’il est essentiel parallèlement de supprimer les « six vices » et de respecter les « dix modérations ». « Il est donc indispensable pour le médecin qui s’intéresse à l’hygiène mentale et corporelle de connaître ces règles. » (Énoncé 134 du Zhen Jiu Da Cheng, idem, p. 65). Et j’ajouterais, de les pratiquer lui-même, pour respecter la règle : « médecin guéris-toi toi-même ».

Dans « Le Secret de la Fleur d’Or », Lu Tsou parle de ce même exercice mais en le nommant différemment et sous plusieurs vocables : « la méthode rétrograde », « la révolution de la lumière » ou « la rotation de la roue à eau ». Pourquoi ces termes différents ? Ceci signifie que le maître est rendu à un niveau plus avancé de pratique, qu’il sait conserver la semence et la retourner à son origine pour transformer le Jing (essence) en Qi (énergie) et en Shen (esprit). « Lorsqu’au moment de l’orgasme, on ne la (l’énergie des reins, l’énergie sexuelle) laisse pas s’écouler vers l’extérieur mais qu’on la ramène en arrière par la force de la pensée, de sorte qu’elle pénètre dans le creuset du créateur et rafraîchit et nourrit le cœur et le corps, cela est également la méthode rétrograde. » C’est pourquoi il est dit : « La Voie de la pilule d’or repose pleinement sur la méthode rétrograde. » (Lu Tsou 1969, p. 64). Cette pilule d’or est aussi appelée la « Fleur d’ Or » (idem, p. 104) ou la « perle d’essence de Yang Véritable » (Despeux C. 1979, p. 124).

Plus loin Lu Tsou ajoute : « Lorsqu’au moment où l’énergie véritable s’est rassemblée en abondance, le disciple ne la laisse pas s’en aller tout droit vers l’extérieur, mais lui imprime une direction rétrograde, c’est la lumière de la vie ; on doit utiliser cette méthode de rotation de la roue à eau. Si l’on continue à tourner l’énergie véritable retourne goutte à goutte aux racines. »… « C’est la sublimation de l’essence en énergie » (Lu Tsou 1969, p. 116). Pratiquer « la méthode rétrograde » ou « la rotation de la roue à eau », c’est savoir comment réutiliser l’énergie sexuelle (Jing) pour la retourner dans « la cavité originale de l’esprit » au centre du cerveau (Shen) et le régénérer pour qu’il laisse descendre en énergie (Qi) comme une chute bienfaisante qui coule dans le corps et nourrir et conserver ainsi les Trois Trésors de l’Homme. 

En Occident le rôle de la glande hypophyse n’a été découvert que tout récemment par House et Pansky (1960) (rapporté dans Grossman S. P., 1967, p. 272) qui ont établi la relation entre l’hypothalamus et la glande antérieure, la pituitaire (hypophyse) et leur effet bénéfique de retour des hormones dans le corps. En effet, cette glande a pour fonction de recharger à nouveau le corps en retournant les hormones dans les glandes endocrines (thyroïdes, surrénales, pancréas, testicules, ovaires) de même que dans le foie et la moelle des os. Ceci confirme la justesse et l’importance toujours actuelle de cette pratique taoïste de l’Orbite Microcosmique pour conserver la santé, prévenir les maladies et se guérir. Actuellement, ne produit-t-on pas une pilule pour stimuler la glande pituitaire et retrouver la jeunesse par la régénération du corps à partir de la stimulation de cette glande ? Mais cela est encore la voie externe et on ne connaît pas encore les conséquences et les effets secondaires. La voie interne est plus sûre mais demande de la constance.

En Chine, les médecins de médecine traditionnelle chinoise devaient connaître cette pratique de la réunion des deux vaisseaux qui guérit les « cent maladies ». Sachant que « lorsque le Ren Mai (Vaisseau Conception, à l’avant) est en détresse, il y a risque de la disparition de l’énergie du rein. » ( Zhen Jiu Da Cheng, énoncé 134, p. 63), ils suivaient la voie du taoïsme avec de « nombreuses méthodes de relaxation, de respiration, d’immobilisation, de concentration, d’aspiration de l’énergie solaire et d’« assimilation de la fleur lunaire »… dans le but de conserver et de renforcer l’énergie vitale. Tous ces moyens avaient pour objectif une action activatrice sur le Ren Mai (VC) et le Du Mai (VG) » (voir Nguyen Van Nghi, 1984, p. 63). Ces méthodes consistaient à absorber les lumières cosmiques et l’air dans les organes, les entrailles, les glandes, les canaux lumineux du corps (dont font partie Ren Mai et Du Mai), dans les cellules pour illuminer et oxygéner la matière. 

En médecine traditionnelle chinoise, il est clair que l’esprit guérit. En Occident, la guérison par « voie spirituelle » est appelée par Carl Gustav Jung la « voie non-matérielle » Il disait : « Je crois que l’art de guérir par la voie non-matérielle, au moyen de méthodes spirituelles, a des possibilités d’avenir insoupçonnées. Et je crois que son domaine va s’étendre peu à peu au-delà de ce que nous désignons par le terme fonctionnel et qu’il englobera tout ce qui est organique ».

Article Alchymed 26-01-08 Nicole Tremblay, Ph.D., Ac. 
2è article à partir de la conférence prononcée à Paris, mai 2007.
Extrait du Livre de Nicole Tremblay, Le Tao de l’énergie, corps, mental, esprit, Quebecor, 2004.

Se libérer de la jalousie

 
La sagesse naturelle de l’eau

Une vidéo de Frédérique DUMAS, 
fondatrice de l’Académie « NIWAKI Inspiration ZEN »

Image de prévisualisation YouTube

La majeure partie des gens préfèrent dépenser leur énergie à empêcher les autres de faire, plutôt que de la dépenser à créer ce qu’ils désirent réellement voir se passer dans leur propre vie. Et ce comportement est tout simplement le résultat d’une faible estime de soi. Pour parvenir à nous libérer de cette jalousie envieuse, suivons un des enseignements de la nature et adoptons la sagesse naturelle de l’eau…!

Cursus de formation d’hortithérapeutes quantiques.
France : http://www.frederique-dumas.com
Québec : http://www.japanese-garden-institute.com

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L’AIR C’EST LA VIE

 

Une bonne oxygénation aide non seulement à maintenir l’équilibre hydrique, mais elle supprime immédiatement les effets nocifs du stress psychique.

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Il n’est pas étonnant de constater que la majorité des adultes ne savent plus respirer correctement. « Correctement » veut dire « naturellement » et ramène à ce mouvement naturel : La respiration ventrale. Pourquoi est-elle si importante ? Tout simplement parce qu’elle a le pouvoir d’apaiser votre mental et votre système émotionnel. Celle-ci est directement liée au stress, qui a un pouvoir dévastateur sur les fonctions physiques, notamment en cas de stress chronique. A chaque fois que vous vous sentez stressé (le premier symptôme visible est la respiration thoracique), une libération d’hormones s’en suit. Sa fabrication nécessite une quantité d’eau non négligeable. Or, si vous souffrez de stress, c’est déjà un signe de déshydratation. Les messages de votre psyché sont en corrélations avec les symptômes de votre corps. L’un engendre l’autre et cela peut donner naissance à un « cercle vicieux » : stress- déshydratation-stress-…

Il existe une manière simple et immédiate pour contrecarrer ce problème:

1) Buvez de l’eau lorsque le stress se manifeste.

2) Posez quelques grains de sel de mer sur votre langue, laissez fondre et buvez encore un peu d’eau (le sel ne doit pas être appliqué par les personnes qui souffrent de problèmes de coeur ou de reins).

3) Respirez calmement par le bas du ventre et observez le relâchement de votre mâchoire.

4) Ne luttez pas contre le stress, car cela en engendre davantage, ce qui ramène au cercle vicieux.

La respiration ne génère pas uniquement de la relaxation, mais une oxygénation appropriée, qui aide à la diminution du taux d’acidité. Prenez l’habitude de vous promener au minimum 30 minutes par jour (dans l’idéal deux fois par jour) et si possible au soleil, afin de profiter de la vitamine D. Vous n’avez pas besoin de faire un marathon, simplement vous oxygéner à l’air libre. Cela sera profitable au corps, mais également à votre mental et à votre système émotionnel. 

 

Pour de plus amples informations, contactez-nous par mail : mail nutri-emotion

 

La Nutri-Emotion ne remplace aucunement la médecine. C’est une approche préventive et complémentaire.

Prendre de l’oxygène

2011 : année internationale des forêts !

L’année 2011 a été proclamée année internationale de la forêt par l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Elle sera l’occasion de sensibiliser et de renforcer les initiatives devant contribuer à la gestion durable

de nos forêts, dans l’intérêt des générations présentes et futures. Elle vise également à accroître la collaboration entre les organisations travaillant sur les problèmes du secteur forestier au sein des Nations Unies et d’autres partenaires internationaux, régionaux et nationaux.

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Chaque jour, 350 km2 de couverture forestière sont détruites à travers le monde. Pour freiner ces pertes, une politique

de plantations sur terrain libre et de reboisement a été mise sur pied, ainsi que d’autres initiatives complémentaires proposées par le Forum des Nations Unies sur les forêts, à savoir : la création d’un instrument international sur les

forêts, la mise en valeur des compétences et des expériences pratiques des professionnels de la forêt à l’échelle de la

planète et une contribution du public au débat sur les forêts. La déforestation est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre mondiale, c’est plus que le secteur des transports…

 

30 minutes par jour…

Bouger 30 minutes par jour, c’est facile !… et c’est surtout un excellent moyen de se  maintenir en forme. Une activité physique modérée et régulière permet, en effet, de prévenir de nombreuses maladies, telles les maladies cardiovasculaires. Nous avons tous, au cours de notre journée, de nombreuses occasions de bouger.

Pourtant, de nombreux trajets qui pourraient facilement être réalisés à pied ou à vélo le sont en voiture : 25%

des trajets en voiture feraient moins d’un km et 50% concernerait des distances inférieures à 3 km.

Allez, plus d’excuses : on s’y met !

 

Earth Hour 2011

Le samedi 26 mars à 20h30, plus d’un milliard d’individus ont éteint leur lumière pendant une heure en participant

à l’opération Earth Hour, la plus grande manifestation planétaire en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique.

Certains des monuments les plus célèbres seront éteints, tels que le Golden  Gate Bridge, l’Empire State Building,…

Dès maintenant informons nos amis, nos collègues, écrivons à nos élus qu’ils puissent faire éteindre les monuments de nos villes. Votons pour la planète, éteignons nos lumières, allumons nos consciences !

Info sur http://earthhour.fr

 

Vivre libre comme le vent avec Lao Zi

 

images (10)Lao Zi (ou Lao Tseu) est un pilier de la sagesse chinoise. Ses leçons sont applicables par tous.

Il a décidé de disparaître. Décidé, c’est beaucoup dire… En fait, c’est venu tout seul : un jour, il en a eu assez. Alors Vieux Maître (c’est ce que veut dire son nom, Lao Zi) a quitté son poste de fonctionnaire. Adieu, les querelles des lettrés, l’ennui de l’administration. A dos de bœuf, il a cheminé vers l’ouest, vers le vent des steppes, les barbares, l’oubli de l’Empire. 

 Une fois arrivé à la passe de l’ouest, le col de Xiangu, Vieil Enfant (Lao Zi signifie aussi cela !) fut retenu par l’homme qui gardait le passage. Ce dernier était encore jeune, se nommait Yin Xi et avait du flair : il repéra que le vieux voyageur bourru était sans doute un esprit d’exception, une source de sagesse vertigineuse. Il s’employa donc à le retenir, le questionner, tenter de le faire parler. L’autre se taisait.

 L’eau-de-vie les rapprocha. Lao Zi buvait bol sur bol, s’enivrait sans vergogne. Il resterait bien ici quelques jours, finalement, avant de dire adieu au monde civilisé. Le jeune homme le supplia alors de laisser une trace de ce qu’il avait compris, de dire sa sagesse. « Celui qui parle ne sait pas, celui qui sait ne parle pas », répondit le vieux. Ne fallait-il pas au moins le dire, indiquer ce que cela signifiait, montrer le chemin ? Ce que le sage avait à dire était si simple… Pourtant personne ne le comprenait. Quelques-uns, malgré tout, peut-être… 

Pour ceux-là, fallait-il essayer de laisser quelques traces ? Ténues, comme des signes de piste, des effleurements, des paroles paradoxales. Vieux Maître-Vieil Enfant se mit à dicter, l’eau-de-vie à portée de main, pendant quelques jours. Puis il reprit sa route vers l’ouest, comme le vent. Personne ne le revit jamais.  

Sa doctrine : le plus fort, c’est le faible 

Personne ne sait, en fait, si Lao Zi a vraiment existé. Beaucoup d’historiens pensent que c’est le nom d’un fondateur mythique, non d’un personnage réel. Mais le livre qu’on lui attribue, celui qu’il aurait dicté avant de disparaître, le Tao Te King, existe bel et bien. C’est un des piliers de la culture chinoise, un texte culte de la sagesse universelle. Il se pourrait qu’il ait eu plusieurs auteurs, et qu’il n’y ait pas eu de Lao Zi… Mais ne le dites pas aux Chinois ! Ce sage fondateur est pour eux si présent, sa silhouette est si connue, les scènes de son existence, notamment sa rencontre conflictuelle avec Confucius, sont si célèbres qu’ils ont du mal à admettre qu’il soit légendaire. 

La sagesse, pour Lao Zi ? Suivre le Tao, terme qui signifie à la fois le chemin, la voie, la méthode et le principe des choses. Des bibliothèques entières sont consacrées au taoïsme, mais on pourrait en condenser l’esprit en une phrase : vivre comme le vent. Il faudrait devenir faible et invisible comme le vent, qui est pourtant capable d’éroder les montagnes comme de renverser les arbres. Vivre comme le vent, ce serait aussi agir comme il souffle : sans intention, sans plan, sans but – devenir un mouvement imprévisible et instable, mais incessant, inépuisable, immortel.

Et comme le vent n’a pas de bord, de limite ni de contour, les mots ne peuvent jamais vraiment l’enfermer ni le décrire. 

Le principe le plus puissant n’est pas dans la force qui s’impose. Il réside dans ce qui est le plus faible (souffle du vent, goutte d’eau, nouveau-né), dans ce qui se tient au plus bas. L’action la plus efficace ne consiste pas à concrétiser un projet préétabli en maîtrisant tout ce qui se présente. Au contraire, paradoxalement, c’est en se retirant, en s’abstenant, qu’à terme on agit le plus puissamment. Il faut d’abord accepter de laisser faire la nature, le vent et l’eau, tous les processus à la fois infimes et surpuissants. Tel est le point de départ, celui où « les paroles vraies semblent être des paradoxes ».

 

Quelle utilité pour aujourd’hui ?  

Pas question pour nous, concrètement, de tout quitter pour vivre en ermite ou en mendiant. Malgré tout, les préceptes de Lao Zi peuvent nous être utiles au quotidien. Apprendre à laisser les situations mûrir d’elles-mêmes, comprendre que nous ne sommes pas toujours efficaces en étant actifs, discerner très tôt les métamorphoses qui vont s’amplifier et savoir s’insérer dans leur courant, ne jamais oublier que nous sommes une infime partie d’un grand Tout, voilà quelques leçons du Vieux Maître applicables par tous.

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